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Se guérir grâce à la gentillesse

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

Il y a deux semaines, nous avons identifié deux raisons derrière notre tendance à juger : la souffrance (voir la séance ici) et la culpabilité. La culpabilité est un jugement sur nous-mêmes qui déclare notre inéligibilité à l’amour à cause d’une faute grave qui, nous en sommes convaincus, ne peut pas être défaite.

Dans une tentative très maladroite de gérer ce mal-être, nous jugeons d’autres personnes pour prouver que leur faute est plus grande que la nôtre, ce qui serait censé diminuer la gravité de notre propre tort mais qui s’avère totalement inefficace. Au contraire, cela ne fait qu’augmenter notre sens de culpabilité! 😦

Le seul remède efficace est simplement de réduire notre culpabilité, qui plus est, n’a aucun fondement. L’origine de ce sentiment? Nous nous accusons d’avoir brisé l’Unité parfaite de Dieu par notre choix de séparation, de dualité et d’individualité, mais tout cela est faux.

Notre choix erroné n’a eu aucun effet sur la réalité de Dieu – le Ciel reste parfaitement intact, et nous avec. L’Unité est toujours totalement unie; l’Eternité continue tranquillement. Notre séparation d’avec Dieu était impossible et n’est donc jamais arrivée. Nous déplorons et revendiquons un événement tragique qui n’a jamais eu lieu. 🙂

Mais du fait de ce mensonge de culpabilité, nous sommes très durs avec nous-mêmes. Au lieu de la douceur et de la sécurité, nous ressentons beaucoup de stress et de danger. 

Une fois dans le monde réel, nous ne vivrons plus sous le poids du stress et de notre jugement sur nous-mêmes. Nous éprouverons un environnement intérieur fait d’une profonde gentillesse, celle de notre Soi envers notre soi. Entraînons-nous cette semaine à radoucir profondément notre esprit à notre égard et commençons à ressentir notre accueil dans le monde réel.  

PRATIQUE

La pure gentillesse envers nous-mêmes
Pour guérir de la culpabilité, nous nous inciterons à accepter l’innocence à la place. Beaucoup de textes dans Un cours en miracles évoquent justement l’importance de nous rendre compte de notre perfection et de notre impeccabilité. Transformer notre jugement envers nous-mêmes de cette manière est effectivement une phase essentielle de notre chemin vers le Soi.

Pour notre pratique cette semaine, nous avons néanmoins préféré mettre l’accent sur un exercice plus accessible et immédiatement applicable. Si accepter notre totale absence de faute et de culpabilité reste un but lointain, même après des années de pratique, nous pouvons dès aujourd’hui être simplement plus gentils envers nous-même.

La gentillesse est une force puissante qui contre le jugement que nous avons envers nous-mêmes. C’est aussi une manière de nous signifier que nous méritons d’être aimés, protégés, soutenus, réconfortés et appréciés – tels que nous sommes.

Soyons tendres, acceptants, patients et gentils avec nous-mêmes cette semaine – parce que nous sommes dignes de l’amour et de la paix tels que nous sommes, sans changer quoi que ce soit, sans accomplir rien de plus.

Questions:
Comment manquez-vous de gentillesse envers vous-même? 
Comment pouvez-vous être plus gentil envers vous-même? 

Exercice:
A multiples moments dans la journée, arrêtez-vous un instant et chercher à radoucir votre environnement intérieur. Quand avez-vous commencé à vous stresser? Pourquoi vous êtes-vous jugé? Comment avez-vous manqué une opportunité d’être gentil, patient et joyeux? 

Votre Soi voudrait que vous soyez léger, détendu et joyeux…
Vous accordez-vous ce même droit?
Et pourquoi pas? Quelles sont vos raisons? 

Et si vous laissiez tomber vos raisons et vous laissiez aller dans une grande détente … comme si rien dans l’univers ne pouvait vous empêcher d’être pleinement heureux et de vous sentir aimé tel que vous êtes?

C’est bien cela, guérir de la culpabilité.
La culpabilité déclare que vous n’avez pas le droit d’être heureux. 
Mais votre Soi pense tout autrement… 

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Leçon 97 ; Je suis pur esprit 

Très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia

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Nous élever à notre grand Soi

Notre thème:

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Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

Dans le monde réel, le jugement s’efface de notre esprit laissant place à un profond sentiment de paix et d’unité.
Mais  comment effacer le jugement de notre esprit? 
 
Lors de cette séance, nous avons identifié deux raisons pour lesquelles nous jugeons encore: la souffrance et la culpabilité. La souffrance nous fait réagir automatiquement par un jugement, pour nous permettre d’identifier le responsable de notre mal-être. Nous avons donc exploré ce phénomène.
 

PRATIQUE

1) Arrêter de souffrir pour pouvoir aimer à nouveau
Cette semaine, nous voudrions devenir plus sensible à toute trace de souffrance présente dans notre esprit, ce genre de mal-être qui nous fait ordinairement juger les autres et qui nous permet de les accuser.
« Où y a-t-il un point de mal-être dans mon esprit? Y a-t-il quelqu’un que je désigne responsable pour cette souffrance? »
Nous voudrions pouvoir prendre la décision ferme de ne plus vouloir souffrir de cette façon, et ainsi radoucir notre perception, de nous-mêmes et des autres. Tant que nous souffrons, nous ne pouvons pas aimer ces personnes. Nous voulons entrer dans le monde réel, et pour cela, nous voulons savoir aimer à la place de juger.
« Je voudrais maintenant trouver de la paix à la place de ma souffrance pour pouvoir aimer, là où j’ai jugé. »

Vidéo témoignage de Jean-Paul Sanputu (voir ici)
Nous vous encourageons à regarder ce témoignage remarquable d’un Rwandais qui a perdu une partie de sa famille dans le génocide qui a ravagé son pays, et qui a décidé de pardonner pour « pouvoir aimer à nouveau ».  

2) Faire le choix conscient de basculer du petit soi à notre Soi en Christ
Il n’y a que le soi égotique qui souffre; le grand Soi en nous ne connaît pas de souffrance. Si la souffrance est dans notre esprit, c’est toujours pour renforcer l’expérience de notre petit soi particulier. Faisons maintenant le choix pour notre grand Soi en Christ en nous élevant au-dessus du petit soi:   
« Je n’ai plus besoin de ce chagrin pour continuer à renforcer l’histoire de mon petit soi particulier. Je ne veux plus de cette histoire qui me fait mal. Dans cet instant présent, mon histoire personnelle de souffrance n’existe pas. Je préfère maintenant entrer dans mon Soi en Christ et ressentir toute sa paix et son amour. « 

3) Je prends la main de l’Amour
Peu importe comment nous l’appelons – Jésus, le Saint-Esprit, l’Ange… – une Présence d’amour nous accompagne à chaque instant. En prenant conscience d’un point de souffrance dans notre esprit, tournons-nous aussitôt vers cette vaste Présence, intime et réconfortante, qui nous rappelle combien nous sommes aimés et chéris et protégés de tout mal dans ce monde.

Pensant à notre mal-être, disons-nous:

Très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia

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Rencontre avec notre Soi

Notre thème : Accepter d’être reconnu par notre Soi
Diminuer notre besoin d’être apprécié par les autres
C’est ça, vivre dans le monde réel

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

Il y a trois semaines, nous avons porté notre attention sur les différences que nous rendons réelles entre nous et les autres et qui peuvent même nous sembler très  importantes (voir la séance ici). Nous avons découvert, qu’en réalité, nous partageons tous le même esprit, qui nous relie intimement ensemble, au point de pouvoir dire qu’il n’existe aucune différence importante. Dans cette vision claire, nous sommes tous pareils

Malgré cette prise de conscience radicale, nous allons encore tenter de mettre en relief certaines différences et d’insister sur une signification particulière de celles-ci : en bien (« je suis meilleur ») ou en pire (« je ne suis pas aussi bien qu’eux »). Pour déjouer cette dynamique nocive de l’ego, nous devons trouver la véritable cause de cette impulsion puissante. 

Le doute d’exister
Le petit soi nous exhorte à trouver des différences parce qu’il doute de sa propre existence. Trouver ce qui le distingue des autres « prouve » en quelque sorte son existence. « Je suis comme ceci, ils ne sont pas comme cela… »

Le jeu de miroirs du petit soi
Or, tout cela n’est qu’un vaste jeu de miroirs. Jamais la reconnaissance des autres ou la « preuve » de posséder une qualité différente des autres ne pourra suffisamment convaincre notre petit soi d’exister. Et cela pour une raison simple : le petit soi n’est pas notre réalité et, en vérité, n’existe pas. C’est un assemblage de croyances et de pensées, de souvenirs et de ressentis, et rien de plus.

Nous ne trouverons jamais, ô grand jamais, la manière de rassurer suffisamment ce petit soi. Nous continuerons, jusqu’à notre mort, à vouloir prouver son existence et sa particularité … sans doute sans jamais en être totalement convaincus. Nous cohabiterons avec lui jusqu’à la fin. 😦

Le Soi à notre secours ! 🙂
Mais il existe bel et bien un moyen d’obtenir confirmation de notre Existence et ça, sans délai!
Il suffit simplement de nous tourner vers notre Soi pour obtenir cette preuve, et non vers les autres, avec leur soi aussi illusoire que le nôtre. (Quelle mauvaise idée!)

Notre Soi est notre seule source où puiser ce sentiment d’existence et de reconnaissance que nous cherchons. Il est là, maintenant, toujours prêt à nous accueillir et à nous confirmer notre importance, essentielle, au sein de l’unité parfaite de Dieu. Notre Soi nous rappelle notre unité en Dieu ; la cause de notre condition douloureuse, celle de douter de notre existence, peut alors se dissoudre complètement.

PRATIQUE

Il nous suffit maintenant de diminuer notre niveau d’exigence envers cette reconnaissance particulière que nous chérissions tant jusqu’alors et de nous reposer dans la certitude d’une Vie éternelle au sein de l’Amour. (Oui, c’est beaucoup demander, ça ne vient pas vite fait, comme ça… ça prend du temps … Mais ça vient!)

Méditation (visionner notre vidéo)

Une fois par jour cette semaine, invitons-nous à tout arrêter pour nous poser quelques minutes en silence et tourner notre attention vers l’intérieur. Fermons les portes au monde extérieur et ouvrons notre conscience à cet espace sacré où tout est calme et léger. Si nous le souhaitons sincèrement, nous pourrons déceler la présence de quelque chose de grand, de stable et d’intemporel … notre Soi

Cette Présence chaleureuse et aimante nous rassure que nous sommes aimés et chéris au-delà de ce que nous pouvons imaginer, que notre place au sein du Ciel de Dieu est sûre, et que « La lumière, la joie et la paix demeurent en nous » (L93).

Au sein de notre Soi, nous sommes parfaitement reconnus, aimés, entendus, appréciés et respectés … i.e. tout ce que nous avons toujours cherché en compagnie d’autres petits sois illusoires.

En méditant ainsi, nous pouvons ressentir qu’aucune différence n’aura plus la moindre importance pour nous. Nous pouvons accueillir chaque particularité comme superficielle, sans signification spécifique qui aurait pour but de dévier notre attention d’une grande et rayonnante Unité, présente en chacun et en chaque chose. 

Nous sommes aimés et reconnus dans l’Esprit du Christ, le seul esprit en lequel nous pouvons avoir confiance et qui peut confirmer notre Existence par sa parfaite Reconnaissance.

Très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia

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Aimer au-delà de nos besoins

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION :

Aimer comme le Christ en nous
Avoir des besoins ici semblent tout à fait « normal ». Pourtant, notre Soi intemporel en Christ ne connaît pas de besoins! Il trouve de quoi se nourrir parfaitement à chaque instant, dans le souvenir de l’Amour de Dieu.

De fait, notre Soi sait aimer les autres d’une manière tout à fait authentique. Il ne projette pas ses besoins d’affection ou de confort sur les autres. Il est entièrement disponible aux autres et sait les inclure dans sa considération la plus ouverte et la plus pardonnante. 

Et le petit soi séparé?
Il ressent d’une façon très puissante ses besoins personnels de reconnaissance, de valorisation, de satisfaction, d’écoute, de respect, de confort, d’affection etc… La liste est infinie! 

Il est impossible d’aimer sincèrement tant que l’accomplissement de nos besoins reste un impératif absolu. Notre amour dépendra toujours de l’effort des autres :
* S’ils nous aident, nous les aimerons,
* S’ils ne nous aident pas ou nous contrarient, notre amour en sera terni et pourra même se transformer en ressentiment.

Mais, comme nous l’avons évoqué, notre Esprit Juste sait aimer, de la manière la plus juste, pure et sans attachement. Le Christ en nous peut nous aider à faire abstraction de nos exigences et mettre nos besoins en arrière-plan, ne serait-ce qu’un instant, pour apprendre à accepter les autres tels qu’ils sont.

Nous lisons dans le Cours que « Tout nous a été donné » (leçon 195.9). Il est bien possible de ressentir cet état de plénitude parfaite en profonde méditation. Même si cela reste, fort probablement, une belle promesse pour un avenir plus ou moins proche ! ; ) … nous pouvons, dès aujourd’hui, nous y préparer en radoucissant l’intensité de nos besoins.

Le monde réel, une dimension de plénitude
Dans le monde réel, nous ressentirons une abondance intérieure extraordinaire et une absence totale de manque. Rien ne semblera faire défaut dans notre vie. Notre vision du monde réel est recouverte, pour l’instant, du voile de nos besoins. Entrainons-nous, cette semaine, à voir au-delà du voile du manque, pour commencer à concevoir un état d’esprit paisible et entièrement satisfait.

Songeons aux exercices suivants qui peuvent nous aider à changer notre focus et à donner plus d’importance à la qualité de notre amour, en en donnant moins à nos exigences. 

EXERCICES

D’exigence en préférence
Prêtons attention à tous nos objectifs cette semaine, qui ont une importance particulière pour nous. Sans la satisfaction d’avoir accompli ces projets, petits ou grands, nous ressentirons de la déception, de la frustration ou de l’agacement. Observons la pression que nous nous mettons, sur nous-mêmes, sur les autres et sur le monde (sur Dieu!), pour accomplir notre bonheur personnel. 

Pour réduire cette pression, nous pouvons prévenir un échec potentiel en nous disant : « Ce n’est pas si grave si ça ne se fait pas comme je le veux … il y a des choses plus importantes dans la vie. J’aimerais bien que ça se passe comme ça, mais je peux être tranquille si ça n’arrive pas, peu importe la raison. »

NB: Donner moins d’importance à nos besoins ne veut pas dire les nier ou mettre les besoins des autres en priorité non plus. 

Ressentir une plus grande Joie
En tant que petit soi temporel, notre bonheur semble provenir du monde. Mais ce monde est tout sauf fiable comme source de satisfaction. De plus, un autre Monde existe et offre des expériences bien plus belles et bien plus riches que ce monde-ci. Toute la bonté et la beauté du Ciel nous sont offertes et le Ciel est ici et maintenant. 

Le Ciel est un état de conscience, pas un lieu spécifique à atteindre.
En lisant ces mots sur votre écran, vous Y êtes déjà…
Une plus grande joie et un plus profond Confort nous attendent au-delà de nos projets de bonheur temporel. Soyons conscients cette semaine du sacrifice que nous faisons du vrai Bonheur, en donnant trop d’importance aux scénarios d’un bonheur terrestre furtif.    

Un témoignage de NDE – cliquez ici
Regardez ce témoignage de NDE (expérience de mort imminente) qui exprime de manière lucide et inspirante, les joies et les bonheurs existant dans une autre dimension de conscience, au-delà de ce monde. Tout le but du Cours est de nous emmener vers l’expérience de ces dons présents actuellement dans notre esprit, tout en étant de ce monde.  

Quel est votre vrai besoin
Nous voulons sortir ce weekend pour nous détendre et changer d’idée. 
Nous voulons aller chez les amis parce que nous nous sentons seuls. 
Nous voulons refaire la salle de bain parce que nous avons besoin de renouveau et de fraicheur. 
Nous voulons plus d’écoute parce que nous avons besoin de nous sentir existant et reconnu. 
Nous voulons décrocher ce beau projet au travail parce que nous nous ennuyons et avons besoin de reconnaissance et d’un but, d’un sentiment de force et de confiance dans notre vie.

En d’autres mots, nous voulons : 
De la reconnaissance, de la valorisation, un sentiment de réconfort, d’accompagnement, de fraternité, d’amitié, d’accomplissement, de force, de nouveauté, …
Tous ces besoins sont complètement valables et justifiables. 
Le problème survient quand nous nous trompons de source. 
Nous ne pouvons pas satisfaire ces besoins dans ce monde.  

Trouvons la vraie Source en méditation
Il est bien possible de satisfaire ces aspirations profondes …
C’est en retournant dans la profondeur de notre esprit, en silence, en contemplation, en prière et en méditation que nous trouverons la véritable Source de ces expériences tant souhaitées. 

Très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia

Quand l’attaque rappelle l’amour

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION :
Nous aspirons à retrouver le « Ciel » et à goûter à la profonde paix et à l’amour infini de notre Source. Selon le Cours, Le Ciel est partout et avec nous à chaque instant:

  Nous y accédons par une transformation profonde de notre esprit:

Un premier obstacle à la vision du Ciel – les différences
Dans notre séance précédente, nous avons identifié l’un des obstacles qui nous entrave dans cette transformation profonde et dans la perception de cette Unité parfaite, à savoir l’impression que des différences significatives puissent nous séparer des autres.

Plus nous nous percevons différents des autres, moins nous percevons l’unité véritable du Ciel qui sous-tend toute chose. Plus nous nous voyons pareils aux autres, plus nous nous rapprochons d’eux, et plus la splendeur du Ciel uni devient apparente. 

Le deuxième obstacle au Ciel intérieur – l’attaque
Lundi dernier, nous avons exploré un deuxième obstacle qui obscurcit notre vision du Ciel : notre interprétation des actions de certains comme des attaques. Lorsqu’une personne se comporte de manière agressive ou égoïste, nous jugeons cela, souvent comme inacceptable. C’est un fait qui renforce notre perception de séparation et nous confine chacun dans nos petits egos isolés.

Le Cours nous encourage plutôt à transcender cette réaction automatique pour envisager une autre possibilité:  

Une personne qui ressent la paix de Dieu ne se comporte pas de manière malveillante. Seuls ceux qui se sentent séparés de leur Source en Dieu peuvent être agressifs et égoïstes. L’agressivité de chacun découle de ce profond malaise issu de la croyance en une séparation douloureuse d’avec l’Amour. 

Exercice : 

Cette semaine, faisons un effort particulier pour changer la perception que nous avons des personnes qui nous font réagir négativement. Nous réagissons mal uniquement parce que nous n’avons pas compris ces personnes et les avons jugées.

Une personne dépourvue d’Amour souffre d’une croyance en l’absence de l’Amour. Elle se sent jugée et coupable, et agit sous l’emprise des ces sentiments nocifs.

Comment faire?
Observons au-delà de nos premières impressions, prenons une pause, respirons, détendons-nous, prenons de la distance. Détachons-nous de nos réactions automatiques, ne laissons pas nos sensibilités prendre le dessus, ne nous réfugions pas dans notre amour propre, ne nous replions pas sur nos droits. Surtout, autant que possible, ne prenons pas personnellement les attaques ou l’égoïsme d’autrui . Leur drame est avec Dieu, pas avec nous. 

Essayons de ne pas céder à nos jugements automatiques qui voudraient étiqueter ces personnes, et les considérer égoïstes, méchantes, insensibles, bêtes ou injustes. Observons tranquillement ces jugements sans les valider, sans nous juger. Ecoutons-les comme de simples bruits parasites dans notre esprit, en attendant qu’une perception plus sage émane de notre sagesse innée.

Jésus et le Saint-Esprit, les deux voix qui parlent au nom de notre Soi, nous aideront à transcender nos sensibilités et nous conduiront vers le calme et la force en nous. A partir de cet endroit, paisibles et confiants, nous comprendrons la simple erreur de l’attaque et de l’égoïsme.

Un appel à notre aide
Chacune personne qui attaque et qui agit à partir de son ego nous demande notre aide, notre maturité et notre compréhension. Avant tout, cette personne réclame, non pas notre jugement, mais un rappel de cet Amour qu’elle croit avoir perdu à jamais.

Parlons lui, d’esprit à esprit, pour lui dire que :

Et si Jésus n’était pas le seul ? Une nouvelle interprétation de Pâques

Un cours en miracles utilise les récits et les symboles de la Bible pour tisser une philosophie non-dualiste remarquable. Voici un court article sur la signification de Pâques vue par le prisme du Cours.

Les fêtes de Pâques nous offrent une belle opportunité pour transformer quelques idées reçues par l’Eglise quant à ce thème de Pâques.
Les connaissons-nous ? Prenons juste quelques minutes pour nous en souvenir.

Nous trouvons plusieurs références à Pâques dans Un cours en miracles ; la réinterprétation des messages de la Bible donne une grande puissance de guérison à cette fête, dont nous pouvons tous profiter.  
 
Jésus était-il particulier ? – Notre résurrection à tous
Le catéchisme nous a appris, qu’à Pâques, nous célébrons la résurrection de Jésus et donc son accès à la vie éternelle. Parmi tous les enfants de Dieu, il semble donc que lui seul aurait eu ce privilège.
Quid de nous autres ?
 
Le Cours nous donne, concernant Jésus, un message très différent de celui de la Bible et de ce qu’il peut représenter pour nous aujourd’hui. En aucun cas une idole à vénérer ! Jésus est notre grand frère aimant, issu de la même famille que nous, et pareil en tous points à nous-mêmes : 

 En tant que Fils de Dieu, Jésus est le symbole de ce que nous sommes tous

 Ce n’est pas Jésus qui est le Fils de Dieu. Nous le sommes tous. Nous sommes la résurrection et la vie.
 
Si nous partageons le même esprit que lui, avec exactement la même nature et la même qualité, alors sa résurrection est aussi symbolique de la nôtre. Pâques est, selon le Cours, le temps du souvenir de notre résurrection, de notre réveil du rêve de culpabilité et de séparation d’avec l’Unité parfaite de Dieu, comme nous lisons dans ce passage :   

 Un cadeau pour chacun
Pour honorer Pâques, souvenons-nous de cette idée joyeuse ; tout le mal que nous pensons avoir fait, toutes les maladresses dont nous nous jugeons encore, n’ont pas de réalité. Tout cela a été effacé. Seule l’innocence reste : 

 Après tant d’années à nous sentir amoindris, rejetés, abandonnés et laissés pour compte, réjouissons-nous qu’ensemble, avec Jésus, nous accédions enfin à la Vie intemporelle et entrions au Ciel.

Loin d’être une question de temps ou d’efforts, le Ciel où demeure notre ami Jésus s’accomplit par un simple acte d’acceptation : 

Nous parvenons au Ciel maintenant, à cet instant même, tout comme notre résurrection a lieu à cet instant. C’est notre conscience immédiate qui le permet et non certains actes soi-disant rédempteurs.
 
Jésus a su vivre dans ce monde avec un esprit totalement en paix. Ce passage du Cours nous donne une clé pour apprendre à faire comme lui : 

 Changeons donc notre état d’esprit sur le but du monde. Car la résurrection, c’est bien cela ; ne plus voir le monde comme un lieu où nous insistions d’être des victimes, ou des bourreaux, mais un monde qui nous invite à regarder nos simples erreurs de projection pour accepter les dons de Dieu, de Son amour et de Sa paix : 

 Et quid de la culpabilité quant à la crucifixion ?
L’Eglise nous enseigne le principe du péché originel et elle renforce l’histoire de la crucifixion pour accentuer notre culpabilité. « Jésus est mort pour nos péchés. » Ce message servait aux intérêts de ceux qui détenaient l’autorité sur les Chrétiens, à cette époque.

Nous n’avons plus besoin de croire en ce récit. Le « Jésus » d’Un cours en miracles nous propose une toute autre histoire dans laquelle la crucifixion ne compterait peut-être pour rien. 

Dans ce passage, Jésus ne veut pas dire que son corps n’est pas mort sur une croix. Mais l’accent est mis sur le fait que le Fils de Dieu ne peut pas être crucifié car Il n’est pas un corps ; Il est Pur Esprit. Jésus nous enseigne que nous ne devons pas nous sentir coupable d’une crucifixion qui n’a pas pu avoir lieu.
 
Notre innocence

Par cette déclaration, Jésus nous innocente totalement d’un quelconque assaut sur son intégrité.

Jésus ne s’est pas senti persécuté.
Et il n’a pas souffert pour nous
Rendons-nous vraiment compte de ce message extraordinaire ?

Nous n’avons pas de raison valable de nous sentir coupables de ce qui est arrivé à son corps, car il nous innocente totalement de toute idée d’attaque envers lui. Son Esprit, sa Réalité sont inattaquables. 
 
Il nous donne même ces messages forts concernant la crucifixion : 

Dans une circonstance aussi intense que la sienne, Jésus n’avait pas cessé d’aimer. Il parle même, dans le Cours, de son amour pour Judas : 

Jésus nous demande simplement de continuer à aimer même quand nous sommes tentés de nous croire persécutés, trahis, jugés, exclus ou abandonnés. Voilà l’invitation de Pâques, celle de prendre exemple sur notre grand frère aimant, nous montrant la voie pour nous souvenir de notre vraie nature.
 
Des leçons inspirantes pour nous
Nous n’avons pas besoin d’accepter d’être  « Pur Esprit » ni de faire abstraction du corps comme il a su le faire. Mais nous pouvons certainement prendre doucement l’habitude de nous suggérer que rien ne peut affecter l’Amour dans notre esprit. 

Nous pouvons apprendre à prendre moins personnellement et moins au sérieux les maladresses des autres, pour libérer notre esprit et accepter les vrais dons de Pâques : la reconnaissance d’un Amour intemporel et inattaquable, logé dans nos cœurs.

Cette semaine, prenons le temps de nous souvenir de ces messages extraordinaires de Pâques :
 
* Notre culpabilité n’est pas justifiée. Notre innocence est garantie par Dieu et aucune histoire d’une quelconque crucifixion ne peut, en aucune manière, changer notre impeccabilité.

* Notre vie est celle de Jésus, éternelle, intemporelle, parfaite et sainte. Sa résurrection est bien la nôtre aussi. Peu importe ce que les autres nous ont fait ou ont négligé de faire, notre Soi reste parfaitement intact. 
 
Le mot de fin appartient à Jésus: 

Aucune différence ne nous sépare

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PREPARATION :
Si l’unité est vraie, elle doit être présente partout, sans exception… 
Même dans l’esprit de chaque individu

Blotti en chacun,  au plus profond de notre esprit, se trouve cette sublime Unité que nous appelons la présence du Christ ou de Dieu. 
Chaque jour, pourtant, nous nions cette vérité et insistons sur le ressenti de notre soi particulier, séparé des autres sois. Nous insistons plus spécifiquement sur les différences, entre nous et les autres, pour donner à notre soi un relief tout particulier et pour consolider notre expérience de vivre dans une société de sois séparés. 

Mais en portant un regard plus précis sur ces différences, nous pouvons traverser l’illusion et reconnaître que nous sommes tous parfaitement identiques.

Reconnaître cette parfaite similitude avec chacun est le moyen de guérir la dualité qui nous sépare des autres. C’est ainsi que nous dévoilerons le Saint-Esprit uni que nous partageons avec autrui. 

EXERCICE 1:
Au travail, au restaurant, au supermarché ou dans la rue, regardez les personnes devant vous et dites-vous : « Je crois voir une multitude de personnes différentes. Mais derrière l’apparence de toutes ces personnes, c’est un seul et même esprit, parfaitement identique en chacun. »

Essayez ensuite de mettre de côté toute opposition à cette idée (comme la pensée « C’est impossible! ») et de relâcher toute résistance (comme « Je n’ai vraiment pas envie! ») pour surmonter la perception trompeuse du petit soi. Ayez confiance que ce processus peut profondément guérir notre choix de séparation et nous ramener à notre Soi en Christ. 

EXERCICE 2:
Nous n’essayons pas de nous forcer à voir cette parfaite similitude en chacun mais plutôt de nous la suggérer de manière soutenue. Si nous constatons un malaise ou de la résistance, ne les nions pas, n’essayons pas de les chasser, ni de les justifier ou de les transformer.

Identifions spécifiquement l’aspect qui nous dérange en l’autre et avec lequel nous ne trouvons aucune ressemblance avec nous. Par exemple, nous pouvons nous entendre dire: « Je n’ai pas ça en moi! Je ne peux pas penser comme cette personne! »

Voyons maintenant comment nous pouvons contenir cette attitude ou cet état d’esprit, non pas à l’égard d’une autre personne mais à l’égard de notre Soi, du Christ ou de Jésus, du Saint-Esprit, de l’Amour ou de Dieu.

Parce que nous sommes une Unicité et un Esprit uni, il est impossible qu’une autre personne contienne une impulsion ou une façon de penser qui ne serait pas également présente en nous.

La guérison
En la dénichant en nous, nous pouvons instantanément nous libérer de la prison du jugement et de la dualité dans lesquels nous nous sommes enfermés. La clé de ce processus réside dans le pardon et l’acceptation de ce pardon envers nous-mêmes, quoique nous puissions constater.

Très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia
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Changeons le rôle que nous donnons aux autres

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PREPARATION :
Ce n’est pas une réalité, mais une simple impression de faute.
L’essentiel pour notre ego est de ne pas laisser notre esprit retourner vers l’unité du Christ.
L’ego souhaite en effet nier le Christ en nous et ainsi nier le Christ en l’autre. 
Sa stratégie?
Enfermer les autres dans les rôles spécifiques que nous leur avons donnés, pour garder toute notre attention fixée sur leur comportement. Nous pourrons ainsi totalement nous justifier d’oublier la réalité de leur esprit qui est bien au-delà de leur personnalité particulière.
Les autres remplissent alors deux rôles:
Ils sont une source de confort – nous parlerons de relations d’amour particulières. 
ou bien,
Ils sont une source de conflit – nous parlerons de relations de haine particulières. 
Tant que nous garderons notre attention fixée sur le comportement des autres, qu’il nous plaise particulièrement (confort), ou qu’il nous déplaise particulièrement (conflit), nous ne verrons pas la vérité en eux. 
Au delà du comportement et des attitudes des autres demeure le magnifique esprit du Christ. 
 
EXERCICE 1:
Observons attentivement nos relations cette semaine et essayons de trouver dans quels rôles nous les avons placées. Il nous apparaîtra rapidement et avec évidence que nous n’épargnons personne : chacun représente une source de confort ou d’inconfort.

C’est le propre de notre esprit séparé d’avoir des besoins illimités de confort émotionnel, de justice et de sécurité terrestre.

Nous ne devons pas avoir peur de reconnaître cette façon extrêmement utilitaire de nous servir de nos relations. Cela n’est ni mauvais ni un péché. Cela ne sera simplement pas une source de joie et ne nous mènera pas plus près du Christ. Plus nous pourrons tranquillement et légèrement constater cette façon très égoïste de faire, plus nous serons naturellement disposer à entrer dans un nouveau genre de relation avec les autres. 

EXERCICE 2:
Reposons-nous dans la connaissance que les autres représentent bien plus que les rôles que nous leur avons donnés.

Malgré toutes nos tentatives de « modeler » les gens selon nos impératifs, cela n’a pas eu le moindre effet sur leur splendide réalité. Détendons-nous et ouvrons-nous à cette autre réalité : laissons le souvenir du Christ en eux devenir apparent à nos yeux.

Détournons notre attention de tout ce que les autres font, et ouvrons-nous à ce qu’ils sont, au-delà de leur corps, au-delà de leur ego et au-delà de leur particularité.

Chacun a un message pour l’autre : lui rappeler sa Réalité au delà de son ego. 

« Qui sont-ils vraiment? », « Qui sommes-nous vraiment? »
Voilà la question que nous devons nous poser cette semaine, en laissant le Saint-Esprit et Jésus répondre pour nous :
 « Il est celui qui nous aidera à dépasser nos illusions de nous-mêmes … celui qui nous rappellera notre Réalité, innocente et parfaite »… 

Très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia

Enlever l’épine et respirer…

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION :

Pas une réalité, mais une simple impression de faute
Selon Un cours en miracles, si l’expérience que nous faisons du monde est malheureuse, c’est à cause d’un malheur intérieur non-guéri. Où que nous regardions, nous ressentons cette douleur intérieure qui jette un voile sombre sur tout ce que nous voyons. Le Cours appelle cette condition la « culpabilité », une impression de faute « ontologique » c’est-à-dire attachée à la cause de notre existence.
 
N’en faisons pas une trop grande histoire
Au lieu de penser à cette condition intérieure comme quelque chose de très sérieux et d’inévitable, nous avons vu ensemble, au cours de notre dernière séance, qu’elle peut être vue comme une simple épine. Il suffit d’identifier cette source de douleur pour pouvoir ensuite l’enlever et bénéficier d’un sentiment de soulagement, d’allègement puis de libération.
 
Comme chez l’ostéopathe
Comme vous l’avez sûrement déjà vécu, une fois qu’un gros rhume est guéri, qu’une rage de dents est passée ou qu’un mal de dos est soigné par un ostéopathe, toute notre attitude change. La joie et la confiance reviennent comme par magie. Nous nous tournons vers le monde d’une manière bien différente, à nouveau remplis d’espoir. C’est vraiment la même chose avec l’épine de la culpabilité. Une fois que nous avons pris rendez-vous et nous sommes rendus chez notre « médecin intérieur » (notre Soi intemporel ou le Saint-Esprit), nous pouvons ôter cette fâcheuse épine, et tout change instantanément.   

Stop ! Assez d’auto-flagellation
Sans le savoir, nous plombons notre esprit avec le poids d’une croyance totalement inutile : celle que nous ne sommes pas « assez »… i.e. que quoi que nous fassions, cela ne peut pas être suffisant, car la Vie (ou Dieu) ne nous aime pas vraiment et nous le fera toujours savoir : nous aurons peur de l’avenir. Nous appréhenderons le regard des autres ; nous penserons trop à la maladie ou à la vieillesse.
Le comble, dans tout cela, c’est que cette croyance de base est totalement fausse !
 
Le monde dépourvu de mal-être
Nous pouvons changer le point de départ de toutes ces croyances. La Source, Dieu, nous aime profondément. Dans le langage symbolique du Cours, nous sommes Ses Enfants chéris, et notre réalité spirituelle est totalement protégée.
Peu importe ce que nous pensons de nous-mêmes, nous sommes aimés
C’est ainsi qu’en nous souvenant de notre innocence d’origine et de celle de chaque esprit, nous pouvons avoir une meilleure expérience de ce monde – et entrer dans le « monde réel » sans culpabilité.
 
EXERCICE :

* Je n’ai pas envie de répondre à cet appel
* Je n’ai pas envie de voir cette personne
* Ça me dérange d’écouter les infos
* Les questions du climat m’exaspèrent
* La guerre me rend très triste…

Face à toutes les différentes situations qui peuvent nous déranger, disons-nous : 


Très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia

Transformer par la douceur

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Notre thème :

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

La préparation 

Un cours en miracles nous livre un grand secret pour vivre paisiblement dans ce monde : 

Lever le voile de mal-être qui teinte toutes les scènes devant nous. 

C’est notre façon de regarder le monde et d’éprouver ses événements qui nous font mal, et non les scènes de ce monde en elles-mêmes.

Malgré l’insistance de nos sens à nous faire croire que ce sont les événements qui nous rendent malheureux, c’est en vérité notre façon de les comprendre et de les interpréter qui nous attriste ou nous enrage. Changer notre compréhension de ces scènes ouvre notre esprit à une toute nouvelle et belle expérience du monde.  

Si nous sommes agités, tristes, inquiets, honteux, embarrassés, impatients, frustrés, en colère, indignés, nous percevons le monde depuis notre identité particulière, c’est-à-dire celle de notre soi temporel et séparé.
Ce soi illusoire se sent fautif, vulnérable, sur la défensive, agressé, susceptible; il voit des dangers et des injustices partout parce qu’il pense ne plus être joint à la Source spirituelle et se sent exclu de Son Amour.

Le cœur du problème …
Ce sentiment d’exclusion provient de la croyance en une terrible condition que nous pensons inchangeable. Ce sentiment est la « culpabilité ». 

La solution simple…
La solution est de reconnaître la totale fausseté de ce sentiment et de nous ouvrir à une toute autre dimension d’amour qui, malgré nos meilleures intentions, reste souvent absente de notre conscience.  

Il est difficile de nous dire, lorsque nous avons peur ou lorsque nous sommes en colère, que nous sommes aimés et protégés par cet Amour. Nous avons tous tout d’abord peur de prendre pleinement conscience de cette condition de mal-être, de cette noirceur intérieure qui nous semble si horrible.  

LA PREMIERE ETAPE
La première étape sur notre chemin de guérison consiste à nous permettre de prendre conscience de cette condition intérieure, en veillant à le faire d’une façon qui n’accentue pas notre peur ou notre colère. C’est pour cela que nous pratiquons une méditation d’ouverture, de tendresse et de douceur.

C’est la guérison de la culpabilité par la tendresse

Portez votre attention cette semaine sur votre condition agitée ou sur le malaise que vous pouvez ressentir en regardant le monde autour de vous.

Dites-vous « Ce monde que je vois est teinté par ma condition de mal-être, venant de la croyance d’être séparé de l’Amour en Dieu. »

Puis permettez-vous de ressentir pleinement cette condition de mal-être qui peut prendre la forme de la honte, d’un sentiment d’infériorité, de la peur, de la colère ou de la tristesse.

Approchez ce sentiment avec tendresse, en prenant soin de vous à chaque étape de ce processus, en invitant un Ami ou une Amie de Cœur pour vous accompagner (Jésus ou le Saint-Esprit pour les étudiants du Cours).

Restez là le temps nécessaire pour commencer à ressentir une délicate tendresse, de la patience et du réconfort, tout du moins un petit allègement de l’intensité de votre mal-être. Notez que vous ne faites rien, activement, pour diminuer ce mal-être, mais qu’il change et diminue de lui-même lorsque vous lui apportez cette attention douce et tendre. 

Ayez confiance que rien de mal ne peut vous arriver en vous approchant de cette partie sombre en vous. Souvenez-vous que les ombres ne sont pas réelles mais qu’elles représentent simplement l’absence de lumière. En vous permettant de contacter ces parties vulnérables en vous, vous les verrez perdre en intensité, se dissiper, pour ensuite faire place à la détente et à la paix. 

Les naufragés du Ciel … ah non. 
La noirceur en nous n’a aucune substance car nous n’avons jamais rien fait pour nous exclure de notre Source en l’Amour de Dieu. Il va falloir que nous nous répétions d’innombrables fois ce message! Car nous nous sommes auto-convaincus de l’inverse ; nous pensons être des parias et des naufragés du Ciel. 

Revisionnez dans la semaine, si vous le souhaitez, cette méditation que nous avons pratiquée lors de notre dernière séance:

Vidéo : Faire face à la culpabilité avec tendresse

LA DEUMIEME ETAPE
La deuxième étape consiste à accepter d’être aimé et de ressentir cet amour dans toutes les situations d’où nous l’avons exclu. 

Pensez à toute situation où vous avez ressenti autre chose que la paix. Ça ne devrait pas être trop difficile! 🙂 Puis suggérez-vous avec sincérité que l’amour est aussi présent, que l’amour avait toujours été présent ; qu’il est impossible d’être exclu ou séparé de cet amour. Souhaitez enfin que cet Amour accompagne chacun dans sa détresse ou sa difficulté, où qu’il soit. 

Revisionnez cette méditation que nous avons pratiquée lors de notre dernière séance:

Vidéo : Accepter d’être aimé

Nous sentir pardonnés et aimés à la place de notre mal-être
nous restitue notre innocence et nous révèle un nouveau monde 

Très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia

Ce que l’ego veut que l’on voie

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

Préparation : 

Toute la philosophie du Cours est basée sur l’idée radicale que la vie que nous voyons autour de nous n’est pas notre vraie réalité ; une autre Réalité – belle, majestueuse et entièrement sécurisante – est présente. Pour être en mesure de La voir, nous devons traverser les voiles de confusion de notre esprit pour ainsi révéler Sa présence tout autour de nous.  

Le monde que nous percevons tous les jours, à travers nos sens, est une représentation du monde. Nous ne voyons jamais le monde tel qu’il est vraiment, neutre et objectif. Ce que nous appelons notre « perception » est une pure interprétation d’un ressenti subjectif.

Objectivement, le monde est composé d’atomes, de molécules, de matière biologique et de cellules qui s’assemblent pour former des structures en perpétuel mouvement, évoluant dans un milieu sonore allant du silence aux bruits assourdissants. Selon le Cours, il existe deux voix ou deux enseignants qui attribuent une signification à ces formes objectives. Dès lors que nous choisissons une voix intérieure, nous nous identifions à elle à tel point qu’il n’y a plus de distinction entre notre propre identité et cette voix.

Ainsi, en choisissant l’ego qui défend l’idée d’un monde séparé, de danger et de manque, nous nous imprégnons totalement de ses sentiments de peur et de privation. Si nous percevons le monde comme un lieu de menace, c’est que nous le regardons à travers les yeux de l’ego.

Un monde de danger, de manque et d’injustice est celui que l’ego veut que nous voyions. Ce n’est pas le monde tel qu’il est véritablement. 

Cette semaine, nous nous entraînerons à distinguer la voix de l’ego dans notre esprit, en préparation pour changer de soi et entrer dans le monde réel.

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Changer de soi, c’est changer de monde,

car le monde vient du soi avec lequel nous le regardons.

Ce que nous pensons être détermine le monde dans lequel nous vivons. 

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Méditation :

« Dieu est en tout ce que je vois. »

Je vois le monde que l’ego me montre, pas tel qu’il est vraiment.

Un autre monde est aussi présent autour de moi.

Je veux voir cet autre monde vu par le Christ en moi.  

Si je vois un monde de danger, de manque et d’injustice, c’est parce que l’ego veut que je le perçoive ainsi. Mais je ne suis pas l’ego.

Si je regardais le monde à travers les yeux de mon vrai Soi, uni avec le Christ, je découvrirais une réalité différente derrière ces mêmes apparences.

La présence de Dieu est dissimulée derrière ces images. Malgré ces scènes, la paix, la sécurité et l’abondance existent également dans notre esprit. Je peux choisir maintenant une autre interprétation pour les scènes qui se déroulent devant mes yeux cette semaine. Je veux voir la paix derrière la guerre et l’injustice, car je sais que Dieu ne nous abandonnerait pas dans ce monde sans Son Amour.

* * * * * * * * * *

Dieu est dans tout ce que je vois.        

Derrière chaque image que j’ai faite, la vérité reste inchangée. Derrière chaque voile que j’ai tiré sur la face de l’amour, sa lumière reste sans pâlir. Au-delà de tous mes souhaits insanes est ma volonté, unie à la Volonté de mon Père. Dieu est encore partout et en tout à jamais. Et nous qui faisons partie de Lui, porterons notre regard par-delà toutes les apparences et reconnaîtrons la vérité qui est au-delà.  (Leçon 56.4)

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Très bonne semaine de pratique!

Bernard et Patricia

Cette entrée a été publiée le février 29, 2024. 1 commentaire

Des chars, des virus, ça existe mais…

Un cours en miracles est une spiritualité rare et précieuse, capable de nous emmener au sommet de l’esprit, tout en nous sommant de rester bien ancré sur terre.
Il nous tient à cœur de pouvoir retranscrire ces enseignements, parfois bien difficiles à appréhender, d’une manière très « parlante », tout à fait concrète et pratique pour pouvoir naviguer tous les courants de nos vies.
 
Au fil de ces quatre années passées sur Zoom avec vous, notre travail personnel avec le cours s’est approfondi et beaucoup enrichi. Merci à tous pour votre présence, votre soutien et votre participation douce et patiente dans ce long processus d’acceptation et de transformation.
Nous espérons voir ces changements et cet enrichissement se refléter dans ce que nous vous proposons ! … ; )
 
Tenons la barre pour aller un peu plus loin… un peu plus haut :
 
Tout au long du dernier trimestre, nous avons étudié les principes radicaux du Cours. Certains de ces principes peuvent nous sembler abstraits, voire potentiellement dérangeants. Vos retours positifs nous ont cependant fait au chaud au cœur et nous ont encouragés à poursuivre dans cette voie.
C’est ainsi que nous avons décidé d’aller un peu plus loin et de nous pousser à explorer cette dimension plus soutenue du Cours, en vous proposant maintenant ce programme pour nous révéler la présence du « monde réel ».
 
Le but du Cours est de nous aider à atteindre le monde réel, c’est-à-dire à libérer notre esprit de la confusion de l’ego ; c’est l’objectif sur ce plan de l’illusion. Nos enseignements actuels s’orientent donc pour mettre en application les principes radicaux que nous avons étudiés ensemble, dans l’espoir d’atteindre ce but élevé.
 
Des chars, des inondations et des virus :
 
Le monde semble être « là devant nous » comme un fait accompli. Il existe certes des faits dans ce monde ; il y a des chars… des inondations… et des virus… ça existe. Mais ce n’est pas ce qui nous dérange.
 
Ce qui nous dérange, c’est l’interprétation que nous faisons de ces éléments, ce que cela veut dire pour nous, personnellement. C’est l’histoire que se raconte notre esprit par rapport à ces faits, qui leur donne un sens, notre sens. Cette histoire est différente selon la perception que nous choisissons et il n’existe que deux perceptions possibles : 

  1. Nous pensons être un soi séparé, physique, vivant dans un monde réel en dehors de l’unité du Ciel ; la perception de ce monde est alors totalement imprégnée de peur, de manque, d’injustice, d’agressivité et de culpabilité.
     
    OU BIEN 
  2. Nous nous souvenons d’être un Soi spirituel, uni à l’esprit de chacun et avec le Tout, présent dans un monde qui n’est pas notre réelle demeure mais une scène éphémère ; la perception est là totalement paisible, imprégnée de force, de tendresse, de confiance, d’abondance et de fraternité.  

Pour atteindre cette perspective radicale de notre existence, il nous faut puiser dans les principes les plus radicaux que nous avons étudiés jusque-là. Il nous faut quitter nos repères ordinaires et habituels. Nous ne sommes pas ce que nous croyons si fermement être. La vie ne se déroule peut-être pas comme nous l’avons toujours pensé…
 
Pour comprendre le monde, nous devons comprendre le soi :
 
Notre but est de comprendre, qu’en fin de compte, le monde EST le soi – il n’y a pas de séparation. Tout conflit extérieur n’est que le reflet d’un conflit intérieur

 Apprendre à voir le monde tel qu’il est vraiment :
 
Explorer tous les recoins de notre esprit nous permet de comprendre les erreurs de perception qu’il recèle.
Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est mais tel que l’ego veut que nous le voyions. 

 Le monde réel se révèlera naturellement à nous au fur et à mesure que nous laisserons nos perceptions se corriger. Toute la beauté et la paix que nous implorons tant sont en nous ; nous devons d’abord les chercher en nous pour qu’inévitablement le témoignage de leur présence se reflète tout autour de nous.  

Chaleureusement,
Bernard et Patricia

Imaginons l’Eternité pour de vrai !

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons l’exercice suivant.

Nous n’avons pas un seul esprit mais deux.

  1. L’esprit faux renforce le mensonge de notre existence dans ce monde; il nous confirme que nous sommes des êtres différents et séparés. 
  2. L’esprit juste renforce la vérité en nous; il se souvient de, et nous rappelle notre unité, inhérente avec le tout et avec chacun.

Aussi familiers soyons-nous avec notre perception matérialiste, celle qui donne une réalité à ce monde, nous avons beaucoup plus de mal à accéder à la partie juste de notre esprit, celle qui confirme l’unité et l’éternité derrière les apparences trompeuses. 

Entrainons-nous donc cette semaine à utiliser l’aspect sage et élevé de notre esprit. 

Choisissez un des principes dans la liste suivante, et méditer sur cette idée, aussi souvent et puissamment que vous le pouvez, c’est-à-dire avec une véritable intention, pour commencer à entrevoir la possibilité de sa réalité dans ce monde illusoire.

Notre esprit juste nous enseigne que:  

  • Notre vraie vie à nous tous (sans exception) se trouve dans l’unité parfaite et éternelle de Dieu et ne vient pas de ce monde; 
  • L’amour parfait de Dieu est une réalité accessible à chaque esprit même dans ce monde; aucune situation n’exclut la possibilité de retrouver Son Amour;
  • Notre vraie condition est l’innocence et la perfection, sans compromis aucun, et cela vaut pour chacun, sans exception; 
  • Le pardon est capable de transformer toute souffrance et toute injustice en une expérience de libération et de paix;
  • Notre esprit est uni avec celui de chaque autre esprit ici; il n’y a pas de « pensées privées »; 
  • La vié ne peut pas mourir, les corps se déposent mais l’esprit est incapable de mourir; chaque être autour de nous vivra pour toujours et à jamais, personne ne mourra. 
Cette entrée a été publiée le février 21, 2024. 1 commentaire

S’ouvrir à une nouvelle possibilité

NB: Cliquez ici pour lire une meilleure présentation de cet article.

Bonjour à tous,

Suite à notre dernière séance, nous vous proposons l’exercice suivant.

Nous cherchons le monde réel.
Pour le trouver, nous devons commencer par remettre en question le monde tel que nous le voyons.
Qui a écrit l’histoire de ce monde?  

Notre dernière séance nous a permis de comprendre que ce monde a été fabriqué par l’esprit endormi du Fils de Dieu. Il l’a fait dans le but d’échapper aux conséquences de ce qu’il pensait avoir fait, de ce qu’il croyait être son « péché » de séparation. Mais ce monde n’a jamais pu avoir lieu réellement, du fait d’être l’opposé de l’unité de Dieu qui ne peut avoir véritablement d’opposé. 

« L’opposé de l’amour est la peur, mais ce qui embrasse tout ne peut avoir d’opposé. »  (T-in.1:1-8)

« Rien de réel ne peut être menacé.
Rien d’irréel n’existe.
En cela réside la paix de Dieu.« 
(cité de la préface, Un cours en miracles)

Cela dit, ce monde semble bien exister dans notre esprit – ce qui nous permet de parler de l’existence d’un monde irréel ou d’un monde faux, aussi étrange que cela puisse paraître. 

Une fois arrivés dans ce monde, nous n’entendons plus que la voix intérieure qui parle de notre horrible culpabilité. Notre esprit devient totalement dominé par la perception extrêmement ciblée de cette voix.
Toutes ses perceptions sont fausses.
Mais le fait de les croire colore entièrement notre perception du monde. L’amour disparaît, la paix n’existe plus et la division, le conflit, la tragédie et le manque deviennent endémiques.

Dans cette perception extrêmement limitée, nous voulons introduire un doute.
Et si les choses n’étaient pas telles que nous les percevons?    

C’est la question que nous nous poserons cette semaine, tout au début de ce programme « pour retrouver le monde réel ».

Car le monde réel nous offre une vision totalement différente des événements et des conditions de ce monde. Nous ferons comme Jésus nous demande de le faire dans ce passage : 

Assieds-toi tranquillement, regarde le monde que tu vois, et dis-toi:
« Le monde réel n’est pas comme cela. »   
(T-13.VII.1:1)

Si notre perception ne s’accorde pas avec celle du Christ en nous, alors elle est forcément guidée par l’esprit faux ou l’ego.

Mais une toute autre perception du monde existe, pleine de bonté et d’espoir, et c’est celle que nous voulons maintenant. 

Cette semaine, nous répèterons cette prière pour ouvrir notre esprit à un autre monde, apaisé et joyeux : 

« Il y a une lumière en toi que le monde ne peut percevoir. Et avec ses yeux tu ne verras pas cette lumière, car le monde t’aveugle. Or tu as des yeux pour la voir. Elle est là pour que tu la regardes. Elle n’a pas été placée en toi pour être gardée cachée à ta vue. Cette lumière est un reflet de la pensée à laquelle nous nous exerçons maintenant.

Sentir l’Amour de Dieu en toic’est voir le monde à neuf, brillant d’innocence, vibrant d’espoir et béni d’une charité et d’un amour parfaits. »   (W-pI.189.1:1-7)

Très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia

Qu’est-ce que le « monde réel » ?

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Cela peut nous sembler bien étrange de se poser cette question : « qu’est-ce que le monde réel » ?

Pourtant, selon Un cours en miracles, cela pourrait bien être la question fondamentale à se poser.

Rien ne semble plus évident que de se croire déjà dans le monde réel.

Mais quel est véritablement ce monde dans lequel nous croyons vivre ?

Le Cours a deux manières de répondre à cette question.

Aucune des deux ne rassurera notre ego. 😊

Premièrement, le Cours nous dira que cet univers physique est une sorte d’illusion et nous focaliser dessus nous maintiendra longtemps dans une prison « perceptuelle ».

Un autre monde, le Ciel, est notre véritable « chez nous » et le Cours nous guide dans un processus spirituel pour y accéder.

Le chemin est long pour arriver au Ciel car nous sommes férocement attachés au monde de la dualité.

Mais nous suivrons tous ce chemin parce que c’est le seul à nous redonner la conscience de notre réalité au sein de l’unité en Dieu.

Deuxièmement, le Cours nous aidera à comprendre que le monde auquel nous réagissons tous les jours – avec ses événements, ses rencontres, ses conditions et ses relations – est un monde irréel car il est totalement teinté par notre esprit faux.

Nous possédons deux esprits – un esprit juste, un esprit faux.

L’un nous donnera une vision juste de ce monde, l’autre une perception totalement erronée et destructive.

Le monde vu par notre esprit faux n’est pas « réel ». Il nous illustre un monde d’injustice, de pénurie, de dévastation et de violence. Ce sont bien les caractéristiques de notre monde, mais elles cachent une autre vérité.

Le même monde vu par notre esprit juste nous révélera le « monde réel » qui nous entoure même ici dans l’illusion, un lieu de bonté, de paix et de beauté.

L’injustice, la pénurie, la dévastation et la violence, interprétées par notre esprit juste, révèleront une toute autre histoire.

Au lieu et place de victimes et de persécuteurs, de souffre-douleurs, de manipulateurs et d’égoïstes, nous verrons des frères et des sœurs, liés par un destin commun et enfin compréhensible.

En lieu et place des tragédies sans nom et d’insolubles crises, nous percevrons les leçons bénéfiques pour transformer notre esprit et le rendre capable de saisir l’Eternité.

A la place de nos chagrins et de nos déceptions, de notre honte et de notre colère, de notre angoisse et de notre dépression, nous trouverons notre sublime Soi intemporel.

Notre esprit juste nous basculera en dehors de notre soi temporel, vulnérable et rancunier, vers le Christ en nous.

Là, nous découvrirons notre présence de force, de compassion, d’innocence et de pardon qui nous permettra de vivre dans ce même monde, de la façon la plus paisible, aimante et confiante.

Qu’est-ce que le « monde réel » pour chacun ?

Celui dans lequel il choisit de vivre.

Un monde de paix et de bénédictions ou un monde de haine et d’injustices.

C’est une simple question d’état d’esprit avec laquelle chacun décide de vivre.

Quel choix ferez-vous ?

Le rôle de Jésus sur la voie spirituelle

JESUS NOUS OFFRE DEUX GENRES D’AIDE :

Dans une situation qui pose un challenge à votre paix intérieure, demandez de l’aide pour corriger votre perception ou votre compréhension de la situation. Si la paix n’est pas évidente, il y a forcément une erreur quelque part dans votre compréhension de la situation. En demandant de l’aide, vous admettez avoir tort et cherchez activement une nouvelle interprétation des faits. 
Trouvez les mots spécifiques qui vous aideront à formuler votre demande, par exemple: 

Cliquez ici pour visionner cette vidéo sur cet exercice  

Aucune douleur n’est au-delà de l’aide que notre guide Jésus peut nous apporter. Quand nous nous sentons prêt, nous pouvons lui demander de l’aide pour mettre de côté notre douleur et accepter sa paix. Lui, il est en paix. Nous pouvons nous rapprocher de lui pour qu’il partage sa paix intemporelle avec nous.

Cherchez vos propres mots, ceux qui viennent du cœur, pour formuler cette prière, comme par exemple : 

Cliquez ici pour visionner la vidéo de cet exercice
 

L’aspect non-dualiste du symbole de Jésus:

Voir Jésus en l’autre

comme le moyen de retrouver notre unité parfaite en Dieu

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Qui voyez-vous en l’autre?
 Regarder un autre, c’est regarder Jésus …

Lors de notre séance sur notre unité en Dieu, nous avons compris qu’il n’y a rien en dehors de notre conception de soi.

« Le concept de soi embrasse tout ce que tu regardes, et rien n’est en-dehors de cette perception. » 

(T-31.V.15:1-10)

Ce concept de soi ne connaît que deux possibilités. Nous sommes: 
* le soi séparé et temporel de l’ego ou
* le Soi uni et intemporel du Christ en nous, dont Jésus est le symbole. 

Nous ne pouvons alors voir en l’autre que notre ego ou Jésus. 
 
C’est le sens de ce passage important qui révèle le potentiel de chaque relation:  

Méditation:
Ne voyons que Jésus en l’autre.
Pardonnons Jésus en chaque personne que vous croisez.
Ainsi nous trouverons notre perfection jointe avec celle de Jésus et de chacun.
Notre perfection universelle se révèlera et nous nous souviendrons de la perfection de l’unité en Dieu. 

Comment revenir à notre unité en Dieu

Pour donner suite à notre dernière séance (cliquer ici pour la visionner), nous vous proposons plusieurs exercices : 

Selon Kenneth Wapnick, nous n’avons pas de multiples relations particulières, mais une seule : celle avec notre ego.

Dès l’instant où nous choisissons l’ego (la particularité) pour guider nos pensées, toutes nos relations avec autrui suivront le même modèle. Elles seront toutes dominées par nos besoins personnels de nous valoriser (ou de nous dévaloriser) et de nous déculpabiliser en accusant les autres (ou de nous culpabiliser en nous jugeant nous-même). 

La première étape pour retrouver l’unité est de percevoir l’universalité de cette unique relation avec notre ego : nous percevons tout le monde à travers le filtre de notre ego. En réalité, nous ne voyons que notre propre ego chez les autres. 🙂

Prenons donc conscience cette semaine que:

Chez Kenneth Wapnick, cet apprentissage est celui qu’il appelle reconnaître notre parfaite « sameness », notre similitude identique avec les autres.

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En nous réside également la présence du Saint-Esprit et du Christ, et il nous est demandé de percevoir cette présence partout chez les autres. Engageons-nous dans la leçon 161 (que nous vous recommandons de lire intégralement), qui nous encourage à transcender notre perception corporelle des autres pour découvrir l’étincelle éclatante du Christ en chacun d’eux.

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Kenneth Wapnick évoque les autres comme des « parties détachées » (split-off parts) de notre propre esprit. Entraînons-nous cette semaine à percevoir les autres comme des parties de nous-mêmes, non pas de notre petit esprit particulier, bien sûr, mais de notre Soi intemporel. Nous ne pouvons pas dire bonjour à un étranger (il n’y en a pas !), mais uniquement à des parties de notre propre être oubliées depuis longtemps.

À présent, essayons de nous en souvenir à chaque rencontre :

Lisons ce texte du Cours plusieurs fois cette semaine pour nous inspirer: 

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Le Cours est catégorique: nous n’avons jamais véritablement quitté notre demeure céleste en Dieu (c’est d’ailleurs tout le principe de l’Expiation dans le Cours). Nous y sommes à chaque instant, même quand une partie de notre esprit semble vivre dans ce monde de folie.

Méditons en profond silence sur cette idée tout au long de cette semaine, nous offrant des moments d’évasion totale de ce monde et nous rappelant qu’à chaque instant, nous sommes toujours au Ciel, enveloppés dans la paix éternelle de notre Père qui nous aime et nous protège à jamais. 

Cette entrée a été publiée le février 1, 2024. 1 commentaire

Transformer nos relations

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Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons un ensemble d’exercices. Nous vous invitons à en choisir un ou deux pour cette semaine et à essayer de le pratiquer pour opérer un véritable changement dans votre esprit. 

Les relations prennent une importance particulière dans le curriculum d’Un cours en miracles. Elles deviennent le moyen de guérir notre esprit de ses erreurs. 

Du fait de nous croire séparés de l’Unité parfaite de Dieu, nous nous croyons également séparés d’autres personnes. Malgré notre séparation physique avec autrui, nous restons joints dans l’esprit. De ce fait, trouver cette unité avec l’autre devient la façon dont nous allons guérir notre esprit de l’illusion de séparation. Une relation dévouée à la satisfaction de nos besoins et à la projection de notre souffrance renforce la séparation; elle s’appelle une relation particulière. Une relation qui a pour but de retrouver la similitude, la fraternité et l’union avec l’autre est ce que nous appelons une relation sainte.   

a) Essayons de transformer nos besoins en préférences. Au lieu de penser « Il me faut… Il/elle doit… », disons « Je voudrais bien ceci, je préfèrerais que cela se passe comme ça, mais si cela ne se produit pas, je ne me sentirai pas lésé-e et je resterai en paix. »

b) Cherchons à satisfaire tout à fait nos besoins dans la richesse de notre Esprit joint au Christ en nous. Disons « Si mes besoins ne sont pas satisfaits, je vais essayer de retrouver un sentiment de joie et de satisfaction au fond de mon propre Esprit. Toute la reconnaissance, l’approbation, la valorisation, le confort et l’abondance qu’il me faut se trouvent à l’intérieur de mon propre Esprit. »
 

a) Cherchons à trouver la vraie cause de notre souffrance dans notre choix d’avoir voulu nous sentir séparés de l’Amour de Dieu. Prenons responsabilité pour ce sentiment de mal-être et nourrissons alors nos besoins de l’intérieur, dans la présence de Jésus et du Saint-Esprit (revisionner la séance 7).

b) Cherchons à trouver l’innocence de l’autre au-delà de son ego, la trace du Christ en lui/elle (revisionner la séance 8).

c) Cherchons à comprendre la souffrance de l’autre au-delà de son comportement dérangeant.

d) Comprenons que sa souffrance est la même que la nôtre. Nous nous ressemblons davantage que nous ne sommes différents.
Alors, explorons, cette semaine, nos manières d’être identiques à ceux qui nous dérangent. Nous partageons aussi le même besoin de pardon et de lien avec l’Amour de Dieu. 

Nous guérir avec l’innocence

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons l’exercice suivant.

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Notre thème : Elever notre esprit vers l’innocence en chacun

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A la veille de Noël, il est naturel de ressentir des inquiétudes face aux situations stressantes, aux pressions du moment. 

Selon Un cours en miracles, tout problème, tout stress et toute contrariété émergent dans notre esprit lorsque nous oublions notre lien avec notre Source en Dieu.

Eprouver cette innocence fondamentale, qu’elle manifeste en nous ou en autrui, c’est rétablir la vérité dans notre esprit.
C’est rétablir la paix pour nous tous.
C’est dissiper tout malaise dans notre esprit, et nous soulager du fardeau de la culpabilité.
C’est enfin être libéré de toute erreur et faute. 

Puisse ce Noël nous révéler la perfection cachée dans l’esprit de chacun.

Malgré la bêtise de l’être humain, malgré son égoïsme, sa difficulté à partager, à écouter et à s’ouvrir aux autres, nous pouvons toujours discerner son innocence et sa beauté originelles. 

Qui est notre « sauveur » ?

Suite à notre dernière séance, nous vous proposons les exercices suivants.

Notre thème : Nous sommes entourés par nos « sauveurs »

Un cours en miracles nous propose un chemin de guérison simple, radical mais pas facile ; c’est en effet le souvenir de notre Identité parfaite au sein du Christ qui fera disparaître nos illusions de particularité, de séparation et de dualité. 

Regardons cette idée d’un plus près 
Nous n’avons jamais quitté notre véritable état d’unité parfaite, incluant tout et chacun autour de nous.
De ce fait, nous partageons avec tous cette même unité.
Logique, non? 
Ceux que nous considérons comme « les autres » ne sont pas séparés de nous (dans l’esprit) et sont l’exact reflet de ce que nous sommes. Et cela malgré les différences parfois importantes que nous percevons. 

Pour trouver notre magnificence en Dieu, il nous suffit donc de la chercher en la personne qui vient de s’asseoir en face de nous. 🙂

Faisons un effort particulier cette semaine pour nous souvenir que, caché dans l’esprit de l’autre personne (et pas dans son corps!), se trouve un être rayonnant de beauté et de bonté. 

Nous renforcerons notre désir de trouver cette beauté en nous souvenant qu’elle nous appartient aussi.
C’est notre Beauté que nous trouverons cachée en l’Autre!
Trouvons-la!

Toute réaction de ma part en constatant les agissements d’autres personnes m’enseigne une leçon importante.

Le Christ en nous ne réagit pas face aux autres … parce qu’il les connaît profondément. Il ne serait jamais surpris ou déçu par quoi qu’ils fassent. Il les aime, c’est tout.
Et nous ne nous critiquerons pas de ne pas être aussi parfait que le Christ en nous; c’est un long apprentissage, c’est le chemin! 🙂

Mais nous pouvons commencer par constater l’ensemble de nos réactions et nous dire :

Insister sur les différences entre nous est la façon principale dont nous nous séparons des autres, et aussi du Christ en nous. A un niveau plus profond – et pas si difficile à trouver – nous partageons exactement les mêmes attitudes et les mêmes états d’esprit que les autres.

Faisons un effort particulier cette semaine pour identifier les caractéristiques qui nous gênent particulièrement chez les autres, pour les dépasser, en répétant :

Effectivement, nous constatons tous beaucoup de résistance à faire cet exercice. Nous ne souhaitons même pas le faire jusqu’au bout, bien souvent, pour nous éviter de faire face à Jésus qui, lui, sait aimer là où nous n’aimons pas. 

En effet, nous pouvons refuser l’amour de Jésus justement parce que nous ne voulons pas être bons comme lui!
Nous pouvons même préférer rester méchants, critiques et égoïstes pour insister sur notre différence avec lui (Jésus).
Tel est notre attachement à notre particularité! 🙂 

« Une fois que nous aurons pardonné cette personne, nous serons comme Jésus » … et c’est justement cette étape que nous ne voulons pas encore franchir.
Patience! 

Cette entrée a été publiée le décembre 14, 2023. 1 commentaire