Non-Dualité et Un cours en miracles

Ecoutez aussi nos présentations sur la non-dualité ici.

Un cours en miracles se situe pleinement au cœur de la famille des spiritualités dites ‘non-duelles’. Pour ceux qui s’intéressent à cet aspect important du Cours, nous avons sélectionné ici quelques extraits pour exemplifier la remarquable qualité de sa philosophie qu’il partage avec le Bouddhisme, l’Hindouisme (Vedanta Advaïta) et d’autres spiritualités orientales. Ces extraits vous donneront un aperçu du langage hautement symbolique et lyrique du Cours, qui est pour certains une grande source d’inspiration, et pour d’autres une cause de confusion et d’erreur d’interprétation.

D’entrée, il faut noter que le Cours utilise un langage emprunté au Christianisme pour tisser son tableau d’une spiritualité purement non-duelle. Il est important de persister dans sa propre compréhension de l’utilisation de ces symboles pour comprendre comment le Cours arrive à parler d’une unité parfaite et indivise en utilisant le langage de la dualité.

Pour lire plus sur Un cours en miracles en tant qu’une philosophie de la non-dualité: »
« Le non-dualisme d’Un cours en miracles et l’Advaïta Védanta« 

Sujets:
Le grand tableau ici
Le langage de la dualité ici
Le processus de la transformation de notre pensée ici
La naissance d’une illusion – au cœur du paradoxe ici
Langage et symboles ici
Notre incapacité de comprendre ici
La structure de l’esprit ici
Le rôle de notre pouvoir de choix ici
Le chemin ici
L’inspiration ici
Les mots, les noms, la réligion ici
Sur l’effort ici

« Bien que la vérité soit simple, elle doit tout de même être enseignée
à ceux qui ont déjà perdu leur chemin dans d’infinis labyrinthes de complexité.
C’est la grande illusion. »

« Le Ciel n’est ni un lieu ni une condition. C’est simplement la conscience d’une parfaite Unité, et la connaissance qu’il n’y a rien d’autre : rien en dehors de cette Unité, et rien d’autre au-dedans. »

« L’unité est simplement l’idée que Dieu est. Et dans Son Être, Il embrasse toutes choses. Aucun esprit ne contient autre chose que Lui. Nous disons : «Dieu est», puis nous cessons de parler, car dans cette connaissance les mots sont in-signifiants. Il n’est pas de lèvres pour les prononcer et pas de partie de l’esprit suffisamment distincte pour ressentir qu’il est maintenant conscient de quelque chose qui n’est pas lui-même. Il s’est uni à sa Source. Et comme sa Source même, il est simplement. »

« Ce cours peut donc se résumer très simplement de cette façon : Rien de réel ne peut être menacé. Rien d’irréel n’existe. En cela réside la paix de Dieu. »

« L’opposé de l’amour est la peur, mais ce qui embrasse tout ne peut avoir d’opposé. »

« L’amour ne peut pas juger. Étant lui-même un, il voit tout ne faisant qu’un. Sa signification réside dans l’unité. »

« Ce qui est le même ne peut pas être différent, et ce qui est un ne peut pas avoir de parties séparées. »

« L’expérience – ni apprise, ni enseignée, ni vue – est là, tout simplement. »

« La séparation n’est qu’un espace vide, qui ne renferme rien, ne fait rien, aussi insubstantiel que l’espace vide entre les rides qu’un bateau a faites en passant. Et recouvertes tout aussi vite, comme l’eau déferle pour combler le fossé, et comme les vagues en se joignant le recouvrent. Où est le fossé entre les vagues une fois qu’elles se sont jointes et ont recouvert l’espace qui semblait les maintenir séparées un petit moment ? »

« Le monde que tu vois est l’illusion d’un monde. »

« C’est seulement la conscience du corps qui fait que l’amour semble limité. Car le corps est une limite à l’amour. … Toi qui te vois au-dedans d’un corps, peux-tu te connaître en tant qu’idée ? Tout ce que tu reconnais, tu l’identifies à l’extérieur, à quelque chose qui est en dehors. Tu ne peux même pas penser à Dieu sans un corps ou sans une forme quelconque que tu penses reconnaître. »

« Ils sont nombreux qui doivent être atteints par des mots, étant encore incapables d’entendre en silence. »

« Il n’est pas signifiant de demander si ce qui doit être est. Mais il est signifiant de demander pourquoi tu es inconscient de ce qui est… »

« A quel moment, sinon maintenant, la vérité peut-elle être reconnue ? Le présent est le seul temps qui soit. »

« Bien que tu sois un seul Soi, tu fais l’expérience d’un soi qui est double : à la fois bon et mauvais, aimant et haïssant, esprit et corps. Cette impression d’être divisé en opposés induit des sentiments de conflit, aigu et constant, et conduit à des tentatives frénétiques pour réconcilier les aspects contradictoires de cette perception de soi. Tu as cherché maintes solutions de ce genre, et aucune n’a marché. Les opposés que tu vois en toi ne seront jamais compatibles. Un seul existe. »

« Ton unité est celle de toute la création. Ta parfaite unité rend le changement en toi impossible. Tu n’acceptes pas cela et tu ne te rends pas comptes qu’il doit en être ainsi parce que tu crois que tu t’es déjà changé. »

Le langage de la dualité
Un cours en miracles utilise les symboles, métaphores et concepts de la dualité pour nous mener vers une expérience de la vérité abstraite et unie. Vous trouverez ici quelques exemples de passages où l’auteur nous aide à comprendre l’utilisation des mots dans son enseignement.

« Ce cours reste dans le cadre de l’ego [de la dualité, en utilisant des mots et des concepts] où il en est besoin. Il ne s’occupe pas de ce qui est au-delà de toute erreur parce qu’il a été conçu uniquement pour orienter dans cette direction. Par conséquent, il utilise des mots, lesquels sont symboliques et ne peuvent exprimer ce qui se trouve au-delà des symboles. »

« Puisque tu crois être séparé, le Ciel [l’état d’éveil] se présente à toi comme étant séparé aussi. Ce n’est pas qu’il le soit en vérité, mais pour que le lien qui t’a été donné pour te joindre à la vérité puisse t’atteindre par ce que tu comprends. »

« En ce monde cela [la non-dualité] n’est pas compris mais peut être enseigné [par le symbole et le métaphore, langage de la dualité]. »

« Tout cela tient compte du temps et du lieu comme s’ils étaient distincts, car tant que tu penses qu’une partie de toi est séparée, le concept d’une Unité jointe en ne faisant qu’Un est in-signifiant. … Cela doit utiliser le langage [de la dualité] que cet esprit peut comprendre, dans la condition où il pense être. »

« En ce monde, parce que l’esprit est divisé, les Fils de Dieu [les ‘parties’ de l’Unité parfaite] paraissent être séparés. Leurs esprits ne semblent pas non plus être joints. Dans cet état illusoire, le concept d’un  » esprit individuel  » semble être signifiant. Par conséquent, le cours le décrit comme s’il avait deux parties : le pur-esprit et l’ego. »

« L’abstraction complète est la condition naturelle de l’esprit. Mais une partie de lui est maintenant non naturelle. Il ne regarde pas toute chose comme étant une. Il ne voit à la place que des fragments du tout, car ainsi seulement pourrait-il inventer le monde partiel que vous voyez. »

« De même que le néant ne peut pas être représenté, de même il n’y a pas de symbole pour la totalité. La réalité est finalement connue sans une forme, non représentée et non vue. … Le pardon est le moyen par lequel la vérité est représentée temporairement. » (T-27.III.5:1-9)

Le processus de la transformation de notre pensée
« Nul ne peut échapper des illusions à moins de les regarder, car ne pas regarder est la façon de les protéger. Il n’y a pas lieu de reculer devant les illusions, car elles ne peuvent pas être dangereuses. Nous sommes prêts à regarder de plus près le système de pensée de l’ego parce qu’ensemble nous avons la lampe qui le dissipera ; et puisque tu te rends compte que tu ne le veux pas, tu dois être prêt. Soyons très calmes en faisant cela, car nous ne faisons que chercher honnêtement la vérité. La  » dynamique  » de l’ego sera notre leçon pendant quelque temps, car nous devons d’abord l’examiner pour ensuite voir au-delà, puisque tu l’as rendue réelle. Ensemble, tranquillement, nous déferons cette erreur, puis nous regarderons au-delà vers la vérité. »

« La raison en elle-même n’est pas le salut (ndlr : l’éveil), mais elle fait de la place pour la paix et t’amène à un état d’esprit dans lequel le salut peut t’être donné. »

« C’est le déni des illusions qui fait appel à la vérité, car nier les illusions, c’est reconnaitre que la peur est in-signifiante. »

« L’ego peut accepter l’idée que le retour est nécessaire parce qu’il peut si facilement le faire paraître difficile. Toutefois, tu peux rendre l’idée de retour à la fois nécessaire et difficile. Or il est sûrement clair que ceux qui sont parfaits n’ont besoin de rien, et tu ne peux pas ressentir la perfection comme un accomplissement difficile, parce que c’est ce que tu es. »

« Tu t’identifieras avec ce en quoi tu te pense en sécurité. Quoi que cela puisse être, tu croiras que cela ne fait qu’un avec toi. Ta sécurité réside dans la vérité et non dans les mensonges. L’amour est ta sécurité. la peur n’existe pas. Identifie-toi à l’amour, et tu es en sécurité. Identifie-toi à l’amour, et tu es chez toi. Identifier-toi à l’amour, et trouve ton Soi. »

« L’ego fait les illusions. La vérité défait ses rêves mauvais en les dissipant par sa lumière. La vérité n’attaque jamais. Elle est, simplement. Et par sa présence, l’esprit est rappelé de ses fantasmes, s’éveillant au réel. »

« La vision du sauveur est aussi innocente de ce qu’est ton frère qu’elle est libre de tout jugement porté sur toi-même. Elle ne voit pas du tout de passé en qui que ce soit. Par conséquent, elle est au service d’un esprit entièrement ouvert, dégagé des nuages des vieux concepts et prêt à regarder uniquement ce que contient le présent. Elle ne peut pas juger parce qu’elle ne connaît pas. Reconnaissant cela, elle demande simplement : « Quelle est la signification de ce que je vois ? » Puis la réponse est donnée. »

« L’Expiation pourrait être assimilée à une évasion totale du passé et à un manque total d’intérêt pour le futur. Le Ciel est ici. Il n’y a pas d’ailleurs. Le Ciel est maintenant. Il n’y a pas d’autre temps. » (M-24.6:3-6)

La naissance d’une illusion – au cœur du paradoxe
« La peur a fait tout ce que tu penses voir. Toute séparation, toutes distinctions, et la multitude de différences dont tu crois que le monde est composé. Elles ne sont pas là. L’ennemi de l’amour les a inventées. Or l’amour ne peut avoir d’ennemi ; ainsi elles n’ont pas de cause, pas d’être et pas de conséquence. Elles peuvent être estimées, mais elles restent irréelles. Elles peuvent être recherchées, mais elles ne peuvent être trouvées. Aujourd’hui nous ne les rechercherons pas et nous ne gaspillerons pas cette journée à chercher ce qui ne peut être trouvé. »

« À l’instant où l’idée de séparation entra dans l’esprit du Fils de Dieu, à cet instant même la Réponse de Dieu fut donnée. Dans le temps cela est arrivé il y a très longtemps. Dans la réalité, cela n’est jamais arrivé. »

« Dans l’éternité, où tout est un, s’est glissée une minuscule et folle idée de laquelle le Fils de Dieu ne s’est pas souvenu de rire. Dans son oubli, la pensée devint une idée sérieuse et capable à la fois d’accomplissement et d’effets réels. Ensemble, nous pouvons rire des deux, et comprendre que le temps ne peut pas faire intrusion dans l’éternité. C’est une blague de penser que le temps puisse venir circonvenir l’éternité, ce qui signifie qu’il n’y a pas de temps. »

« Par définition, une illusion est une tentative pour rendre réelle une chose considérée comme étant d’une importance majeure mais reconnue pour fausse. L’esprit cherche donc à la rendre vraie par l’intensité de son désir de l’avoir pour lui. Les illusions sont des simulacres de la création ; des tentatives pour porter la vérité aux mensonges. Trouvant la vérité inacceptable, l’esprit se révolte contre la vérité et se donne une illusion de victoire. Trouvant que la santé est un fardeau, il se retire dans des rêves enfiévrés. Et dans ces rêves l’esprit est séparé, différent des autres esprits, avec des intérêts différents bien à lui, et capable de satisfaire ses besoins aux dépens des autres. »

« Le salut peut être vu comme l’évasion hors des concepts. Il ne se soucie pas du contenu de l’esprit, mais de la simple affirmation qu’il pense. … Ainsi il peut apprendre que tout ce qu’il pense reflète la profonde confusion qu’il ressent quant à savoir comment il a été fait et ce qu’il est. Et le concept de soi paraît vaguement répondre à ce qu’il ne connaît pas. … Ne cherche pas ton Soi dans les symboles. Il ne peut y avoir de concept qui puisse représenter ce que tu es. »

« Naître à nouveau, c’est lâcher prise du passé et regarder le présent sans condamnation. »

Notre incapacité de ‘comprendre’
« Il n’est pas besoin de clarifier davantage ce que nul au monde ne peut comprendre. Quand la révélation de ton unité viendra, elle sera reconnue et pleinement comprise. Maintenant nous avons du travail à faire, car ceux qui sont dans le temps peuvent parler de choses qui sont au-delà, et écouter des mots leur expliquant que ce qui est à venir est déjà passé. Or quelle signification ces mots peuvent-ils communiquer à ceux qui comptent encore les heures, et qui se lèvent, travaillent et vont dormir selon leur compte ? »

« L’ego exigera beaucoup de réponses que ce cours ne donne pas. Il ne reconnaît pas comme question la simple forme d’une question à laquelle une réponse est impossible. L’ego peut bien demander :  » Comment l’impossible s’est-il produit ? « ;  » À quoi l’impossible est-il arrivé ? « ; et le demander sous de nombreuses formes. Or il n’y a pas de réponses ; seulement une expérience. Ne cherche que cela et ne laisse pas la théologie te retarder. »

La structure de l’esprit
« Seule ton allégeance donne à l’ego quelque pouvoir sur toi. J’ai parlé de l’ego comme s’il s’agissait d’une chose séparée, agissant d’elle-même. Cela était nécessaire pour te persuader que tu ne peux pas l’écarter légèrement, et que tu dois te rendre compte à quel point ta pensée est dirigée par l’ego. Toutefois, nous ne pouvons pas sans risque en rester là, sinon tu pourrais te considérer comme étant nécessairement en conflit aussi longtemps que tu es ici, ou aussi longtemps que tu crois être ici. L’ego n’est rien de plus qu’une partie de ce que tu crois à propos de toi. Ton autre vie a continué sans interruption et elle a été comme elle restera toujours totalement inaffectée par tes tentatives pour la dissocier. »

« Le pur-esprit en sa connaissance est inconscient de l’ego. Il ne l’attaque pas ; il ne peut simplement pas le concevoir. »

« Le monde que tu vois est le système délirant de ceux que la culpabilité a rendus fous. »

« Le monde n’est rien en soit. Ton esprit doit lui donner une signification. Et ce que tu y vois, ce sont tes souhaits mais mis en scène, de sorte que tu peux les regarder et les penser réels. »

« Il n’y a pas de monde à part de ce que tu souhaites, et en cela réside ton ultime délivrance. Ne fais que changer d’esprit sur ce que tu veux voir et le monde entier doit changer en conséquence. »

« La séparation est un système de pensée assez réel dans le temps, mais point dans l’éternité. Toutes les croyances sont réelles pour le croyant. »

« Qu’est-ce que l’ego ? Qu’un rêve de ce que tu es réellement. … C’est une folie et pas du tout une réalité. Un nom pour l’innommé, voilà tout ce que c’est. Un symbole de l’impossibilité ; un choix d’alternatives qui n’existent pas. Nous ne le nommons que pour nous aider à comprendre qu’il n’est rien, qu’une pensée ancienne que ce qui est fait a l’immortalité. Mais que pourrait-il en sortir, sauf un rêve … »

Le rôle de notre pouvoir de choix
« En ce monde le Ciel [l’état d’éveil, de libération] est un choix, parce qu’ici nous croyons qu’il y a des alternatives entre lesquelles choisir. Nous pensons que toutes choses ont un opposé, et ce que nous voulons, nous le choisissons. … La création ne connaît pas d’opposé. Mais ici l’opposition fait partie d’être  » réel « . C’est cette étrange perception de la vérité qui fait que le choix du Ciel semble être la même chose que le renoncement à l’enfer. Il n’en est pas réellement ainsi. Or ce qui est vrai dans la création de Dieu ne peut entrer ici avant d’être reflété sous une forme quelconque que le monde peut comprendre. La vérité ne peut pas venir là où elle ne pourrait être perçue qu’avec peur. Car cela serait l’erreur voulant que la vérité peut être portée aux illusions. L’opposition fait que la vérité n’est pas la bienvenue, et elle ne peut venir. »

« Choisir dépend d’apprendre. Et la vérité ne peut pas être apprise, mais seulement reconnue. En sa re-connaissance réside son acceptation ; et comme elle est acceptée, elle est connue. »

« Dans ce monde insane et compliqué, le Ciel paraît prendre la forme d’un choix plutôt que d’être simplement ce qu’il est. De tous les choix que tu as essayé de faire, celui-là est le plus simple, le plus définitif et le prototype de tous les autres, celui qui tranche toutes les décisions. Si tu pouvais décider le reste, celui-là reste irrésolu. »

« La lumière ne peut pas entrer dans les ténèbres quand un esprit croit dans les ténèbres et ne veut pas en lâcher prise. La vérité ne lutte pas contre l’ignorance, et l’amour n’attaque pas la peur. Ce qui n’a pas besoin de protection ne se défend pas. »

Le chemin
« Le voyage à Dieu n’est que le nouveau réveil de la connaissance de là où tu es toujours, et de ce que tu es à jamais. C’est un voyage sans distance vers un but qui n’a jamais changé. La vérité ne peut être qu’expérimentée. Elle ne peut être ni décrite ni expliquée. Je peux te rendre conscient des conditions de la vérité, mais l’expérience est de Dieu. Ensemble nous pouvons remplir ses conditions, mais c’est d’elle-même que la vérité se fera jour en toi. »

« Le voyage que nous entreprenons ensemble est l’échange des ténèbres contre la lumière, de l’ignorance contre la compréhension. Rien de ce que tu comprends n’est apeurant. C’est seulement dans les ténèbres et dans l’ignorance que tu perçois l’effrayant et recules devant lui, t’enfonçant davantage dans les ténèbres. »

« Ce cours ne fait aucune tentative pour enseigner ce qui ne peut pas s’apprendre facilement. Sa portée ne dépasse pas la tienne, sauf pour dire que ce qui est à toi viendra à toi lorsque tu seras prêt. Ici, les moyens et le but sont séparés parce que c’est ainsi qu’ils ont été faits et ainsi qu’ils sont perçus. Par conséquent nous nous en occupons comme s’ils l’étaient. »

« Le salut [le chemin d’éveil] ne cherche pas à utiliser un moyen encore trop étranger à ta façon de penser pour être utile, ni à faire le genre de changements que tu ne pourrais pas reconnaître. Il est besoin de concepts tant que dure la perception, et c’est la tâche du salut de changer les concepts. Car il doit user des contrastes, et non de la vérité, qui n’a pas d’opposé et ne peut changer. »

« Bien que la vérité soit simple, elle doit tout de même être enseignée à ceux qui ont déjà perdu leur chemin dans d’infinis labyrinthes de complexité. C’est la grande illusion. »

« Nul ne peut échapper des illusions à moins de les regarder, car ne pas regarder est la façon de les protéger. Il n’y a pas lieu de reculer devant les illusions, car elles ne peuvent pas être dangereuses. Nous sommes prêts à regarder de plus près le système de pensée de l’ego parce qu’ensemble nous avons la lampe qui le dissipera ; et puisque tu te rends compte que tu ne le veux pas, tu dois être prêt. Soyons très calmes en faisant cela, car nous ne faisons que chercher honnêtement la vérité. La  » dynamique  » de l’ego sera notre leçon pendant quelque temps, car nous devons d’abord l’examiner pour ensuite voir au-delà, puisque tu l’as rendue réelle. Ensemble, tranquillement, nous déferons cette erreur, puis nous regarderons au-delà vers la vérité. »

Inspiration
« Il est un lieu en toi où ce monde entier a été oublié ; où nulle mémoire de péché et d’illusion ne subsiste encore. Il est un lieu en toi que le temps a quitté ; et où des échos de l’éternité sont entendus. Il est un lieu de repos si calme qu’aucun son, sauf un hymne au Ciel, ne s’en élève pour réjouir Dieu le Père et le Fils. Là où les Deux demeurent, des Deux revient le souvenir. Et là où Ils sont, là est le Ciel et est la paix. »

« Écoute – tu saisis peut-être comme une allusion à un état ancien pas tout à fait oublié ; vague, peut-être, mais aussi étrangement familier, comme une chanson dont le nom est depuis longtemps oublié, et les circonstances dans lesquelles tu l’as entendue complètement effacées de ta mémoire. Ce n’est pas tout le chant qui t’est resté mais seulement un petit brin de mélodie, qui ne se rattache ni à une personne ni à un lieu ni à rien de particulier. Mais cette petite partie suffit pour que tu te souviennes combien ce chant était beau, comme le cadre dans lequel tu l’as entendu était merveilleux et combien tu aimais ceux qui étaient là et l’écoutaient avec toi. … Les notes [sont] le doux souvenir de ce qui te ferait pleurer si tu te souvenais combien cela t’était cher. »

« Il est un silence dans lequel le monde ne peut faire intrusion. Il est une paix ancienne que tu portes en ton coeur et n’as pas perdue. Il est un sentiment de sainteté en toi que la pensée de péché n’a jamais touché. De tout cela aujourd’hui tu te souviendras. Ta fidélité à t’exercer aujourd’hui apportera des récompenses si grandes et si complètement différentes de toutes les choses que tu recherchais auparavant, que tu connaîtras qu’ici est ton trésor, et qu’ici est ton repos. »

« Fais simplement ceci : Sois calme et mets de côté toute pensée de ce que tu es et de ce qu’est Dieu ; tous les concepts que tu as appris au sujet du monde ; toutes les images que tu as de toi-même. Vide ton esprit de tout ce qu’il pense être vrai ou faux, ou bien ou mal, de toute pensée qu’il juge digne, et de toutes les idées dont il a honte. Ne t’accroche à rien. N’apporte avec toi aucune pensée que le passé t’a enseignée, ni aucune croyance que tu as jamais apprise auparavant de quoi que ce soit. Oublie ce monde, oublie ce cours, et viens les mains entièrement vides à ton Dieu. »

« Toute guérison est délivrance du passé. C’est pourquoi le Saint-Esprit est le seul Guérisseur. Il enseigne que le passé n’existe pas, un fait qui appartient à la sphère de la connaissance et que par conséquent personne en ce monde ne peut connaître. En effet, il serait impossible d’être en ce monde avec cette connaissance. Car l’esprit qui connaît cela sans équivoque connaît aussi qu’il demeure dans l’éternité, et il n’utilise aucune perception. Par conséquent, il ne considère pas où il est, parce que le concept  » où  » ne signifie rien pour lui. Il connaît qu’il est partout, tout comme il a tout, et pour toujours.» (T-13.VIII.1:1-7)

Les mots, les symboles, les noms
« Tu as besoin d’utiliser les symboles du monde pour un temps. Mais ne te laisse pas tromper aussi par eux. Ils ne représentent rien du tout… Ils deviennent de simples moyens te permettant de communiquer d’une façon que le monde peut comprendre, mais tu reconnais que ce n’est pas l’unité où la véritable communication peut se trouver. »

« Ici tu comprends la Parole, le Nom que Dieu t’a donné; la seule Identité que partagent toutes choses ; la seule re-connaissance de ce qui est vrai. Puis tu retournes dans les ténèbres, non pas parce que te les penses réelles, mais seulement pour en proclamer l’irréalité en des termes qui ont encore une signification dans le monde que gouvernent les ténèbres. »

« Utilise tous les petits noms et symboles qui décrivent le monde des ténèbres; Mais ne les accepte pas comme ta réalité. Le Saint-Esprit les utilise tous, mais Il n’oublie pas que la création a un seul Nom, une seule signification et une Source indivisée qui unifie toutes choses en Elle-même. Utilise tous les noms que le monde leur attribue par simple commodité, or n’oublie pas qu’ils partagent le Nom de Dieu avec toi. »

« Dieu n’a pas de de nom. Et pourtant Son Nom devient la leçon finale qui dit que toutes choses ne font qu’un, et c’est à cette leçon que prend fin tout apprentissage. Tous les noms sont unifiés ; tout espace est empli du reflet de la vérité. Chaque fossé est comblé, et la séparation guérie. »

« Et bien que nous utilisions un nom différent pour chaque aspect du Fils de Dieu dont nous prenons conscience, nous comprenons qu’ils ont un seul Nom, qu’Il leur a donné. C’est ce Nom que nous utilisons dans nos exercices. Et par Son emploi toutes les sottes séparations disparaissent qui nous gardaient aveugles. Et la force nous est donnée de voir au-delà de celle-ci. »

Langage et symboles
Un cours en miracles emprunte les symboles du Christianisme pour construire une spiritualité entièrement différente et à l’opposé de celle de l’Eglise. Cette utilisation du langage biblique peut déranger certains lecteurs, le temps de s’adapter au nouveau sens donné à ces termes. Nous soulignons que d’autres spiritualités appartenant à la non-dualité utilisent également des symboles universels tels que ‘Dieu’, comme cet extrait de la préface de The Collected Works of Sri Ramana Marharshi (en anglais) illustre :
« 
Some feared that it [ndlr: la philosophie de Ramana Marharshi] denied the existence of a personal god to whom they could pray, but it transcends this doctirne without denying it, for ultimately the worshipper is absorbed back into union with the worshipped. The man who prays, the prayer, and the God to whom he prays all have reality only as manifestations of the self. » (p.xiv)
Un cours en miracles sera entièrement d’accord avec cette idée.

« Le voyage à Dieu n’est que le nouveau réveil de la connaissance de là où tu es toujours, et de ce que tu es à jamais. C’est un voyage sans distance vers un but qui n’a jamais changé. »

« Il faudrait bien noter que Dieu a un seul Fils. Si toutes Ses créations sont Ses Fils, chacune doit être partie intégrante de la Filialité tout entière. La Filialité en son Unité transcende la somme de ses parties. »

« Dieu partage Sa Paternité avec toi qui es Son Fils, car Il ne fait pas de distinction entre ce qui est Lui-même et ce qui est encore Lui-même. Ce qu’Il crée n’est pas à part de Lui, et nulle part le Père ne finit et le Fils ne commence comme quelque chose de séparé de Lui. »

« Dieu a créé Ses Fils en étendant Sa Pensée, tout en retenant dans Son Esprit les extensions de Sa Pensée. Ainsi, toutes Ses Pensées sont parfaitement unies en elles-mêmes et les unes avec les autres. »

« Le Christ est le Fils de Dieu tel qu’Il L’a créé. Il est le Soi Que nous partageons et Qui nous unit les uns aux autres, aussi bien qu’à Dieu. Il est la Pensée Qui demeure encore au-dedans de l’Esprit Qui est Sa Source. Il n’a pas quitté Sa sainte demeure ni perdu l’innocence dans laquelle Il a été créé. Il demeure à jamais inchangé dans l’Esprit de Dieu. »

« [Le Saint Esprit] semble être une Voix, car sous cette forme Il te dit la Parole de Dieu. Il semble être un Guide à travers un pays lointain, car tu as besoin de cette forme d’aide. Il semble être tout ce qui répond aux besoins que tu penses avoir. »

« À l’instant où l’idée de séparation entra dans l’esprit du Fils de Dieu, à cet instant même la Réponse de Dieu [le Saint Esprit] fut donnée. Dans le temps cela est arrivé il y a très longtemps. Dans la réalité, cela n’est jamais arrivé. »

« La perception n’est pas un attribut de Dieu. Son champ est celui de la connaissance. Or Il a créé le Saint-Esprit en tant que Médiateur entre la perception et la connaissance. … Avec ce lien avec Dieu, la perception deviendra tellement changée et purifiée qu’elle mènera à la connaissance. … En Dieu tu ne peux pas voir. La perception n’a pas de fonction en Dieu et n’existe pas. »

« Ton identificaion est avec le Père et avec le Fils. Ce ne peut pas être avec l’Un sans l’Autre. Si tu fais partie de l’Un, tu dois faire partie de l’Autre, parce qu’ils sont Un. La Sainte Trinité est sainte parce qu‘Elle est Une. Si tu t’exclus toi-même de cette union, tu perçois la Sainte Trinité comme séparée. Tu dois Y être inclus, parce qu’Elle est tout. »

« Le Fils de Dieu fait partie de la Sainte Trinité, mais la Trinité Elle-même et une. »

« [Dieu] t’a crée à partir de Lui-même, mais toujours au dedans de Lui. Il connaît ce que tu es. Souviens-toi qu’après Lui il n’y a a pas de second. »

« Rien et tout ne peuvent coexister. Croire en l’un, c’est nier l’autre. La peur n’est vraiment rien et l’amour est tout. Chaque fois que la lumière pénètre dans les ténèbres, les ténèbres sont abolies. Ce que tu crois est vrai pour toi. En ce sens la séparation s’est produite, et c’est faire un usage inapproprié du déni que de le nier. Toutefois, se concentrer sur l’erreur n’est qu’une erreur de plus. La démarche correctrice initiale consiste à reconnaître temporairement qu’il y a un problème, mais seulement comme indication d’un besoin de correction immédiate. Cela établit un état d’esprit dans lequel l’Expiation peut être acceptée sans délai. Il faudrait souligner, toutefois, qu’il n’y a en définitive aucun compromis possible entre tout et rien. »

«Etre seul, c’est être séparé de l’infini, mais comment est-ce possible si l’infini n’a pas de fin ? Nul ne peut être au-delà de l’illimité, parce que ce qui n’a pas de limites doit être partout. Il n’y a pas de commencements et pas de fins en Dieu, Dont l’univers est Lui-même. Peux-tu t’exclure toi-même de l’univers, ou de Dieu Qui est l’univers ? Moi et le Père Nous sommes un avec toi, car tu fais partie de Nous. Crois-tu réellement qu’une partie de Dieu puisse Lui manquer ou être perdue pour Lui?» (T-11.I.2:1-6)

Sur l’effort
«La délivrance t’est donnée à l’instant où tu la désires. Beaucoup ont passé toute leur vie à se préparer et ils ont certes obtenu leurs instants de succès. Ce cours ne tente pas d’enseigner plus qu’ils n’ont appris dans le temps, mais il vise certainement à gagner du temps. Tu tentes peut-être de suivre une très longue route vers le but que tu as accepté. Il est extrêmement difficile d’atteindre l’Expiation [ndlr: « Expiation » dans Un cours en miracles est l’acceptation de l’idée que la séparation/dualité n’a jamais eu lieu et n’existe pas] tout en luttant contre le péché. D’énormes efforts sont déployés pour tenter de rendre saint ce qui est haï et méprisé. Il n’est pas nécessaire non plus de passer toute une vie en contemplation et en longues périodes de méditation visant au détachement du corps. Toutes ces tentatives réussiront à la fin à cause de leur but. Or les moyens sont fastidieux et prennent énormément de temps, car tous se tournent vers le futur pour la délivrance d’un état présent d’indignité et d’insuffisance.» (T-18.VII.4:3-11)