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A propos du Livre d’exercices:
« Chaque petit pas dissipera un peu des ténèbres,
et la compréhension viendra finalement éclairer chaque recoin de l’esprit qui aura été débarrassé des débris qui l’enténèbrent. »
– Leçon 9
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Bonjour 🙂
Merci pour votre intérêt dans notre programme sur le Livre d’exercices d’Un cours en miracles.
Cette fiche pratique contient deux parties:
Première partie : Leçon 7
Deuxième partie : Leçon 8
Nous vous souhaitons une très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia
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Un petit mot avant de commencer…
« Je clique pour soutenir ce que je reçois«
Merci d’avance 🙏💛
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Version MP3 audio de cette vidéo
Pour écouter cette séance :
* en voiture,
* dans les transports en commun, …
* ou même en faisant la vaisselle ; )
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Première partie : Leçon 10
« Mes pensées ne signifient rien «
Chers amis,
Si nous avions encore tendance à croire que nos pensées sont importantes, cette leçon vient doucement ébranler cette habitude. 🙂
« Mes pensées ne signifient rien. » Que veut nous dire Jésus par cette formule surprenante?
Remarquons tout d’abord que Jésus ne dit pas que nos pensées sont « mauvaises ». Il ne les juge pas. Il ne nous dit pas non plus d’arrêter de penser (comme si cela était possible).
Et bien sûr, il ne s’agit pas non plus d’ignorer nos pensées, surtout pas celles qui nous sont pratiques, concrètes et nécessaires. Si une situation requiert de prendre une action concrète, soyons simples, naturels et efficaces. Comme le rappelait Kenneth Wapnick : «Soyons normaux » – un conseil précieux à garder en tête en faisant les leçons du Cours.
Que peut donc signifier cette leçon?
Elle nous invite à observer attentivement l’activité de notre esprit pour en constater sa nature dispersée, changeante et souvent contradictoire – en un mot, « insignifiante ».
Des pensées si instables peuvent-elles réellement porter une signification durable ?
En nous montrant leur «insignifiance», Jésus ne nous enlève rien — il fait de la place.
Car derrière tout ce tumulte, un autre Esprit demeure: celui de notre Soi, dont les pensées sont claires, cohérentes et paisibles.
Lui seul connaît la véritable signification du monde: le pardon.
Vue par le Soi, chaque situation se transforme en une opportunité de relâcher le jugement et de se retrouver en paix.
Commençons … 🌸
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1) Se désidentifier de nos pensées… avec douceur
Dire que nos pensées ne signifient rien requiert, de notre part, un certain détachement.
Nous avons tellement l’habitude de croire nos pensées — voire de nous identifier à elles — que cette idée peut, d’un coup, générer beaucoup de résistance en nous.
Observez simplement :
Qu’est-ce que cela vous fait de dire: «Mes pensées ne signifient rien»?
Toute gêne, même subtile, nous montre à quel point nous accordons de l’importance à nos pensées… et à l’image que nous avons de nous-mêmes.
Nous n’aimons pas l’idée d’être «aussi insignifiants» que nos pensées 😉.
Pourtant, nous ne sommes pas nos pensées.
Notre véritable Identité — celle que nous partageons avec le Christ — demeure intacte, lumineuse et paisible.
Et si nous pouvons observer que nous pensons, et ce que nous pensons, cela signifie bien que nous ne sommes pas nos pensées. Nous ne pouvons pas être nos pensées (être identifiés à elles) et en même temps les observer.
Rappelons-nous tendrement :
«Mes pensées ne signifient rien…
et ce n’est pas un problème.
Cela me libère d’une fausse identité
et fait de la place pour mon véritable Soi en Christ.»
2) Se libérer dans les situations ordinaires de la vie
Pratiquons cette leçon au cœur même de nos réactions quotidiennes :
- dans un embouteillage,
- dans un bus, un métro ou un train,
- dans une file d’attente,
- au téléphone avec un proche,
- dans une conversation difficile avec un collègue ou un client…
Dans ces moments où l’esprit se contracte, rappelons-nous doucement :
«Mes pensées au sujet de cette situation et au sujet de cette personne ne signifient rien.»
Ce simple retournement d’esprit fait déjà place pour un peu de paix.
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3) Remettre en question toute l’activité du petit soi
Ce n’est pas seulement nos pensées qui manquent de signification :
c’est toute l’activité de l’esprit séparé — sensations, émotions, souvenirs, interprétations.
Nous pouvons élargir la pratique :
«Mes pensées ne signifient rien…
et mes ressentis, mes sensations, mes émotions, mes souvenirs non plus.
Rien de ce qui appartient à mon petit soi n’a de signification réelle.
Je cesse de leur accorder de l’importance.
Ainsi, mon véritable Soi pourra remplir mon esprit de paix et de joie.»
Et nous pouvons nous rappeler :
«Que je n’oublie pas que mon soi n’est rien,
mais que mon Soi est tout.»
(Leçon 358)
4) Et qu’en est-il de l’activité du soi des autres ?
Nous avons parfois tendance à accorder plus d’importance aux pensées des autres qu’aux nôtres.
Pourtant, si leur esprit se croit séparé, leurs pensées — tout comme les nôtres — ne peuvent pas être justes.
Nous pouvons alors nous souvenir que :
«Mes pensées ne signifient rien…
et les pensées de ces personnes non plus.
Si elles se croient séparées de Dieu,
leurs pensées ne peuvent pas refléter la vérité.
Derrière elles se trouve la Pensée vivante
de leur Soi en Christ.»
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Première partie : Leçon 11
« Mes pensées insignifiantes me montrent un monde in-signifiant.«
Chers amis,
Nous avons souvent l’impression que si le monde est incohérent, c’est à cause des autres.
Mais Jésus ne partage pas cet avis… et c’est une bonne nouvelle! ; )
Cette leçon 11 nous montre que ce sont nos pensées qui façonnent notre expérience d’un monde chaotique.
Ainsi, si nous souhaitons vivre plus paisiblement dans un monde plus cohérent, nous devons commencer – non pas par arranger le monde – mais par remettre de l’ordre et de la cohérence dans nos pensées.
Si « nos pensées ne signifient rien », c’est parce qu’elles proviennent de l’identité qui a choisi de se séparer de l’Unité de Dieu – seule source de Signification véritable.
A partir de ce moment-là, toute perception est devenue incohérente.
Pourtant, l’Unité de Dieu demeure toujours intacte dans l’esprit de notre Soi.
Chaque fois que nous sommes troublés par ce monde, il nous suffit de « quitter » notre petit soi pour revenir à la sagesse du Soi, là où réside la Signification véritable et où nous attendent la cohérence, le calme et la bienveillance.
Arrêtons de vouloir changer le monde
Cela nous semble évident, pourtant, c’est ce que nous faisons tout le temps.
Pour trouver la paix, nous cherchons encore trop souvent à changer l’extérieur, au lieu de changer notre intérieur…
Changer de travail, de maison, de ville, de relation, même de parents ou d’enfants! 🙂
Mais le Cours est sans équivoque:
La paix d’esprit est nettement une affaire interne. Elle doit partir de tes propres pensées, puis s’étendre vers l’extérieur. C’est de ta paix d’esprit que découle une perception paisible du monde. (leçon 34.1)
Et encore, dans le chapitre 21:
Ne cherche pas à changer le monde, mais choisis de changer ton esprit au sujet du monde. (T-21.in.1)
Il est clair que le problème n’est pas dans le monde mais dans notre esprit.
Apprenons donc à basculer notre attention de l’extérieur vers l’intérieur, puis vers l’esprit du Soi en Christ.
Commençons … 🌸
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1) Voir la confusion du monde autrement…
Le chaos que nous croyons voir à l’extérieur n’est que le reflet du manque de sens, né de la croyance en la séparation.
Rappelons-nous doucement mais avec conviction:
« Je vois un monde confus et des gens confus.
Mais la vraie source de cette confusion est dans mon esprit, qui se croit séparé de Dieu. Aujourd’hui, je veux me souvenir de la source de toute Signification, présente dans mon Soi uni avec Dieu. La paix reviendra alors vite dans mon esprit. »
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2) Basculer du monde à l’esprit … puis au Soi
Cette leçon nous encourage à cesser de chercher le bonheur dans nos circonstances. Le vrai bonheur vient lorsque l’esprit change, pas lorsque les situations changent.
Face à une difficulté, disons-nous avec sincérité:
« Je ne ressens pas cela à cause de ce qui se passe, mais parce que je crois être séparé de Dieu. Je pense être un corps, je pense avoir une conscience séparée du Christ, et ce sont ces croyances qui imprègnent mon esprit de confusion. A partir de ce moment-là, je ne verrais qu’injustice, pénurie et faute. Mais si je tourne mon attention vers le Soi, au-dessus et au-delà du monde, je retrouverai instantanément paix, sécurité et joie. »
3) Comprendre la difficulté des autres à basculer du monde à l’esprit
Si notre propre confusion vient de la séparation, il en est de même pour les autres. Même lorsque leurs situations semblent difficiles, c’est leur croyance en la séparation qui produit des pensées confuses en eux et leur montre un monde confus et menaçant.
Pensons aux personnes souffrantes:
« Ces personnes souffrent non pas à cause du monde, mais à cause de leur pensées confuses venant de la séparation. Au fond d’eux se trouve aussi la présence du Christ, rayonnant sa Paix dans leur esprit. Il n’est pas toujours facile de nous en souvenir, comme je le sais personnellement. Je peux les aider en me reliant à la paix dans mon propre esprit, paix que nous partageons. »
