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Ai-je le droit de « secouer le cocotier » de quelqu’un?

(Vous pouvez laisser un commentaire en bas de cet article, si vous le souhaitez)

Secouer son cocotier, oui ou non, that is the question!

Réflexions sur la pratique de la bienveillance dans les relations

Bonjour,

J’ai une toute petite question à te poser. Il m’arrive parfois de penser que j’ai envie de secouer le cocotier (au sens figuré rassure-toi) de certaines personnes proches. Je me dis que tout ça n’est pas très bienveillant….que cela manque de compassion. Puis, je me ravise et me demande : »et si, justement, il serait bienveillant d’agir de la sorte car ceci pourrait être bénéfique pour la personne ? » Que penser de cela ? Merci à toi.

Bonjour Giovanna,

Alors, pour ces personnes-cocotiers! 🙂 Vous vous êtes rencontrés pour une raison! Pour toi, c’est pour apprendre que « la colère/frustration/

contrariété/impatience n’est jamais justifiée » (extrait d’Un cours en miracles). Que chaque fois que quelqu’un m’énerve, il y a toujours, toujours, toujours une pensée de séparation qui rode quelque part dans mon esprit, et c’est alors nettement, nettement plus facile de m’énerver après cette personne que de remettre en question l’ensemble de mon expérience. QUI est énervé? Qui est cette personne? Il n’y a que mon petit soi qui peut s’énerver. Et ce petit soi existe uniquement pour me faire oublier mon grand Soi.

Mon petit soi est TOUJOURS énervé. Parfois il dit que c’est à cause des autres, parfois à cause de moi-même. Mais il est toujours dérangé. Point. Mon grand Soi n’est jamais contrarié. Qui pourrait le déranger? Il comprend la bêtise de tout le monde et ne la juge pas. Il comprend que tout le monde souffre, tout le monde est assassin, tout le monde est égoïste, et il n’attend rien de personne, surtout pas un comportement stable et censé.

Mais si je m’énerve, ceci n’est pas un problème. Ce n’est pas un crime ou un péché. Mais un signe clair que je suis dans l’erreur. C’est une opportunité pour moi de retrouver Ce qui est censé et stable dans la vie, la vraie Vie.

Cela dit, ça ne veut pas dire que m’énerver après une personne ne peut pas être une bonne chose pour l’autre. Tout comme je me sers du comportement égoïste d’une autre personne pour m’approcher de la Vérité, l’autre personne peut faire pareil avec mon énervement. Cela peut lui servir positivement. Il peut voir ça comme une opportunité de se mettre en question. Donc Il y a du juste dans ce que tu as dit. Seulement, il faut s’énerver contre l’autre de la « bonne façon » et pour la « bonne raison ». C’est à dire, en toute connaissance de ce qu’on est en train de faire. Parfois nous sommes obligés de « prétendre » de nous énerver pour percer l’inconscience et l’égoïsme de l’autre, des couches qui sont parfois imperméables à tout argument calme et raisonné.

Kenneth Wapnick notamment était obligé de prétendre d’être énervé après des ouvriers qui glandaient sur le chantier chez lui. « Will you get up and move your asses! » il paraît qu’il leur a dit. « Levez vous et bougez vos culs! » 🙂

Mais au fond de lui il était calme. Il n’était pas contrarié par leur paresse et leur manque de respect envers le client. C’était simplement la façon juste de les empêcher de continuer à rester dans leur esprit faux. Ce n’est pas rendre un service à quelqu’un, Kenneth nous l’a rappelé à plusieurs reprises, de le laisser continuer avec un comportement motivé par son esprit faux. Comme pour un petit enfant qui veut absolument traverser une route tout seul ou jouer avec un couteau, il faut trouver un moyen de l’empêcher de le faire, de percer son caprice, même si le moyen doit être ferme.

Comme avec tout, on essaie de prendre conscience de l’état de notre esprit et de l’origine, la véritable origine de nos sentiments, en gardant le schéma de la séparation en tête. Donc, il y a une réponse OUI à ta question, et une réponse NON, selon l’esprit dans lequel on est quand on secoue son cocotier! Et si jamais on réagit mal, on peut toujours reconnaître son erreur, la regretter, trouver le pardon pour soi, et recommencer.

Autre petite anecdote… parfois on doit laisser quelqu’un dans son « jus » d’esprit faux. Il ne faut pas y toucher. Kenneth avait appris cela – à ses dépens! – avec Helen Schucman. Il a voulu, un jour, l’aider avec un problème qu’elle ressassait, sans fin. Il lui a dit d’essayer de trouver la paix avec cette personne comme elle l’avait fait dans une autre situation, en pratiquant une sorte de visualisation qui avait bien marché avec cette autre personne. Le jour d’après, en arrivant chez Helen, Ken était fusillé par son regard noir. « Ne me fait plus jamais ça! » Il paraît qu’après cette méditation qu’elle avait faite, elle s’était réveillée dans la nuit avec une colère totalement débridée et n’avait pas refermé l’œil de la nuit. Il avait bien appris sa leçon et n’avait plus jamais essayé de l’aider ou de la corriger de cette façon. 🙂

Merci pour ta question !

Bernard

Question reçue sur les réseaux sociaux :

« En quoi cela est-il mauvais de secouer le cocotier ? Cela peut être fait avec douceur et bienveillance ….c’est aussi être thérapeute, non ? »

 Bonjour, 

J’espère ne pas avoir communiqué qu’il est mauvais de « secouer le cocotier », mais que tout dépend de la façon dont nous le faisons. Si nous ressentons de l’irritation qui nous donne envie de le faire, alors nous ferions mieux, en premier lieu, de régler notre erreur de sensibilité. Si nous ressentons une envie ou un besoin de secouer quelqu’un, idem, il vaut mieux que je regarde en moi pour voir pourquoi je pense que je dois être le thérapeute pour quelqu’un.

Si je ressens que secouer quelqu’un doucement et gentiment, pour son bien, vient d’un esprit de bienveillance et même de compassion, alors cela peut être tout à fait juste et bien. Mais je dois d’abord faire le tour de mon esprit pour connaître ma véritable motivation : décharger ma frustration ou être une véritable présence de bienveillance pour quelqu’un.

 

Un psychiatre peu ordinaire

(Vous pouvez laisser un commentaire en bas de cet article, si vous le souhaitez)

Interview avec Serge Tribolet
sur la nature de la pensée

Nous présentons cet article pour tous ceux qui s’intéressent à la nature de l’esprit et la pensée. Serge Tribolet était psychiatre aux hôpitaux de Paris et soutenait l’idée (pas très populaire!) que l’esprit et la pensée n’étaient pas localisées dans le cerveau, une idée clé de la vision métaphysique d’Un cours en miracles. Vous pouvez ajouter un commentaire en bas de cet article, si vous le souhaitez.

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Cette entrée a été publiée le août 30, 2019. 1 commentaire

Notre retraite d’été à la Source Bleue 2019

Bonjour à toutes et à tous,
Nous sommes sur un petit nuage après le stage et avons envie de garder cette joie et légèreté avec nous pendant notre retour à la « réalité ».  Nous espérons que vous avez trouvé le stage enrichissant et que vous êtes repartis avec l’esprit plein de nouvelles idées pour voir la vie sous un angle bienveillant et apaisant. N’hésitez pas à nous laisser un commentaire en bas de cette page sur votre expérience, si vous avez envie.
Nous vous souhaitons un bon retour à vos activités et espérons vous revoir pour continuer notre belle aventure ensemble.
Dans la paix,
Bernard et Patricia

Votre série d’été: « La bienveillance qui sommeille en nous » en cinq parties

Nous partageons l’ensemble de notre atelier qui a eu lieu à Vannes au mois de mai, « La bienveillance qui sommeille en nous », en cinq parties, pour vous donner une « série d’été » que vous pouvez emporter avec vous où que vous soyez en vacances! Cliquer ici  ou sur la photo pour la première partie, « Cet Amour qui n’est jamais absent »

 

Cher Kenneth, comment veux tu que nous voyons le monde comme un théâtre?

Bonjour,

Nous avons regardé Kenneth dans sa vidéo YouTube « Le monde entier est un théâtre » et nous avons essayé d’imaginer la réaction que vous avez pu avoir en la regardant. Si vous êtes comme nous, vous n’avez pas pu ne pas être étonnés en écoutant ses paroles.

C’est ce qui se produit chaque fois que nous écoutons Kenneth enseigner. Sa manière particulière de présenter son enseignement sur le Cours est directe, tranchante, mais toujours dans la douceur et la bonne humeur.  Les idées qu’il nous propose coulent d’une façon si naturelle que nous pouvons nous laisser emporter par les mots sans vraiment saisir le message radical qu’ils cherchent à communiquer.

Nous avons donc écrit l’article ci-dessous pour relever certains aspects de cette vidéo qui pourraient passer inaperçus, et glisser dans l’oubli sans avoir délivré la puissance de leur contenu.

Bonne lecture!

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  * 

Très cher Ken,

J’ai beaucoup aimé tout ce que tu as dit dans ta vidéo « Le monde entier est un théâtre ». Mais autant  j’apprécie les idées, autant je trouve que « me voir sur l’estrade en train de jouer l’acteur de moi » ne sera pas du tout un exercice évident. Loin de là !

Tu partages toutes tes idées d’une façon si habile et si tranquille qu’on peut facilement croire que ce travail sera fastoche. Mais j’ai quand même des doutes. 

Je résume ce que tu m’as dit:

* De me regarder faire quand je suis dans l’activité et de comprendre que le « moi » qui regarde ne peut pas être le « moi » qui est en train de faire. Je m’observe et je ne juge pas, c’est bien ça?

* De regarder la « dévastation » (mot un peu fort, non?) de ma vie, en pensant à toutes les choses que je n’aime pas dans ma vie ou dans celle d’autres personnes. Selon le Cours, tout ceci est faux, ce n’est pas réel, même si ça semble très réel. Ouf! Comme tu as dit ailleurs, ce n’est pas réel parce que le Ciel est la seule Réalité.

* De rester « normal », de ne pas chercher à changer les choses extérieures dans le but d’être plus spirituel. (Bon, voilà quelques projets qui viennent de s’envoler.)

* De comprendre que je suis une figure dans un rêve (Comment, je n’ai pas plus d’importance ?) et que c’est ça qui va inverser la stratégie de l’ego.

* Qu’il suffit de ne pas juger pour me retrouver dans mon Esprit Juste, dans la position du spectateur, avec Jésus et le Saint-Esprit, parce que l’ego ne sait pas ne pas juger. (Tu dis ça comme si c’était facile d’arrêter de juger!)

* Que ce monde n’a pas de sens et que la seule chose qui lui donne un sens c’est de l’utiliser pour apprendre à choisir de ne pas juger.

* Que je dois d’abord voir le non-sens de cette vie pour pouvoir voir le véritable sens derrière les choses.

* Qu’il n’y a pas d’espoir dans ce monde parce il est fait à partir d’une idée de séparation et que je peux donc arrêter de me stresser pour changer les choses dans ce monde pour être plus heureuseQue je peux continuer à faire des choses dans ce monde mais que maintenant, je vais les faire pour une toute autre raison.

* Et que la seule chose vraiment bien que je puisse faire dans ce monde, celle qui me fera vraiment du bien et qui profitera aux autres, c’est de me changer de l’intérieur. C’est cela qui donnera un véritable espoir de bonheur à nous tous.

Mais c’est énorme! Comment veux-tu qu’on arrive à faire tout ça?

Très cordialement et avec une petite note de désespoir,
Jenifer

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  * 

Très chère Jenifer, Eh oui! 

Tout cela et plus, Kenneth l’attend de nous. Il n’est pas là (du moins, pas physiquement) pour te répondre. Donc nous essayons de te donner quelques idées à sa place.

Si on écoute attentivement, Ken est bien en train de nous demander de « mettre la barre plus haute ». Et il a confiance en nous. Nous y arriverons.

Il suffit de commencer, en faisant de tout petits pas, et le reste suivra.
Nous commençons par nous regarder faire dans une situation banale, comme naviguer entre les voitures sur la route ou entre les caddies au supermarché. Puis nous devenons attentifs à notre ressenti… Sommes-nous en paix?

Si nous ressentons une profonde expérience de tranquillité, de sécurité et d’union avec chaque personne, alors tout va bien. Vous avez de la chance!

Très souvent, par contre, nous constatons sur un arrière plan de notre esprit un certain manque de paix, une pointe d’impatience, de frustration, même d’agression envers les autres sur la route, au travail ou dans le magasin. Ou dans notre propre famille!

Nous allons juger… et nous allons juger encore. Et encore.

Et tout ce temps, on nous demande simplement de nous observer faire. « Je suis en train de juger… » 

Puis, nous pouvons appliquer la leçon 5… »Je ne suis pas impatient pour la raison à laquelle je pense. Je ne suis pas dérangé à cause de cette personne qui vient de se faufiler devant moi dans la queue. Je ne ressens pas cet énervement à cause de ma mère qui insiste qu’elle doit absolument me voir ce weekend. »

« Je pourrais ressentir la paix au lieu de ceci. » (Leçon 34)
La paix n’est jamais loin. Cet espace intérieur, paisible et non impliqué dans l’activité extérieure, est tout proche. Et nous y retrouverons la tranquillité que nous pensons avoir perdue.

Il suffit d’essayer avec les petits instants d’énervements, et cette dynamique positive de se voir spectateur dans le public, en dehors du feu de l’action, se mettra en marche. A condition de ne pas se prendre trop au sérieux, bien sûr!

Selon ce que nous avons compris de ce chemin, nous allons faire erreur après erreur et notre objectif n’est pas de chercher la perfection dans la forme.

Notre but est d’inviter l’Amour parfait à partager notre journée d’imperfection.

La paix intérieure que nous cherchons est avec nous à chaque instant car elle est innée dans notre esprit. Il suffit peut-être d’arrêter de nous juger pour notre manque de paix, d’accueillir notre imperfection avec légèreté et tendresse… pour ressentir un grand soulagement.

Nous n’avons pas besoin de nous mettre sous pression pour faire ce chemin. Nous mettons la barre plus haute, certes, parce que nous voulons cette sérénité extraordinaire dont parle Un cours en miracles. Mais nous ne nous jugerons à aucun  moment pour nos imperfections qui, elles, vont continuer à nous accompagner un certain temps encore.

Tes amis sur le chemin,
Bernard et Patricia

 

Méditation: Je repose en Dieu

Méditation

Un cours en miracles
Leçon 109
Je repose en Dieu.

Nous demandons le repos aujourd’hui et une quiétude inébranlée par les apparences du monde. Nous demandons la paix et le calme, parmi tout le tumulte né du heurt des rêves. Nous demandons la sécurité et le bonheur, même s’il semble que nous voyons le danger et le chagrin. Nous avons la pensée qui répondra à notre requête par ce que nous demandons.

« Je repose en Dieu. » Cette pensée t’apportera le repos et la quiétude, la paix et le calme, la sécurité et le bonheur que tu recherches. « Je repose en Dieu. » Cette pensée a le pouvoir de réveiller la vérité endormie en toi, dont la vision voit par-delà les apparences jusqu’à cette même vérité en tous et en tout ce qu’il y a. Voici la fin de la souffrance pour le monde entier et pour chacun de ceux qui sont jamais venus ou qui viendront encore s’attarder un moment. Voici la pensée dans laquelle le Fils de Dieu est né à nouveau, pour se reconnaître lui-même.

« Je repose en Dieu. » Complètement imperturbé, cette pensée te transportera au travers les orages et les luttes, passé la misère et la douleur, passé la perte et la mort, et vers la certitude de Dieu. Il n’y a pas de souffrance qu’elle ne puisse guérir. Il n’y a pas de problème qu’elle ne puisse résoudre. Et pas d’apparence qui ne tourne en vérité devant tes yeux, toi qui reposes en Dieu.

Voici le jour de la paix. Tu reposes en Dieu et tandis que le monde est déchiré par des vents de haine, ton repos reste complètement imperturbé. Ton repos est celui de la vérité. Les apparences ne peuvent pas te troubler. Tu appelles tous tes frères à se joindre à toi dans ton repos ; et ils entendront et viendront à toi parce que tu reposes en Dieu. Ils n’entendront pas d’autres voix que la tienne parce que tu as donné ta voix à Dieu, et maintenant tu reposes en Lui et Le laisses parler par toi.

En Lui tu n’as ni soucis ni préoccupations, ni fardeaux, ni anxiété, ni douleur, ni peur du futur ni regrets passés. Dans l’intemporel tu reposes, pendant que le temps passe sans te toucher, car ton repos ne peut jamais changer en aucune façon. Tu te reposes aujourd’hui.

Tout en fermant les yeux, plonge dans le calme. Laisse ces périodes de repos et de répit rassurer ton esprit: tous ses fantasmes frénétiques n’étaient que les rêves d’une fièvre qui a passé. Laisse-le être calme et accepter sa guérison avec reconnaissance. Il ne viendra plus de rêves effrayants, maintenant que tu reposes en Dieu. Prends le temps aujourd’hui de glisser des rêves dans la paix.

 

 

Comment parler à quelqu’un qui souffre?

Article:
Une sérénité au-delà de toutes les épreuves:
comment parler à quelqu’un qui souffre?

Bernard Groom

Cette lettre est adressée à une étudiante du Cours qui a perdu son frère et ressent malgré tout un certain apaisement, alors que son père est totalement accablé par la douleur. Elle demande de l’aide pour trouver l’attitude juste face au chagrin de son père.

Bonjour Carine,
Je vois mieux ton questionnement. Avec cette situation, tu abordes l’un des aspects les plus difficiles du Cours, qui nous demande de comprendre le rôle de la souffrance dans notre esprit. C’est un sujet délicat, pas simplement à cause de notre difficulté à comprendre le besoin de chacun de souffrir pour exister, mais aussi parce que l’étudiant du Cours doit se méfier de ne pas utiliser ces informations pour devenir insensible et hautain face à la douleur des autres. C’est un vrai défi. POUR LIRE CET ARTICLE

Ecouter Kenneth Wapnick en français – nouvelle page sur le site

La majeure partie de l’enseignement de Kenneth Wapnick* a été donnée lors de ses stages et conférences. La Foundation for A Course In Miracles, l’organisation d’enseignement de Kenneth Wapnick, nous a gracieusement accordé le droit de traduire des extraits de ces stages pour permettre au monde francophone d’entendre cet enseignement de qualité. Vous trouverez donc sur cette page quelques extraits audio de ces stages avec une traduction en français.

ALLER A LA PAGE

*Kenneth Wapnick fut l’un des proches associés et amis d’Helen Schucman et William Thetford, les deux personnes qui sont à l’origine d’Un cours en miracles. Ses livres et ses conférences sur le Cours font autorité. Pour plus d’informations, visiter sa page sur ce site ou le site de sa fondation aux USA (en anglais).

 

 

Nos relations : reflet de notre relation avec Dieu (l’Unité)

« L’autre ne nous blesse pas : il nous révèle simplement que nos plaies n’étaient pas guéries. Nous avons cru que la rencontre avec un autre nous avait guéri. C’était une illusion, car la guérison ne vient jamais de l’extérieur, toujours de l’intérieur.
La relation avec l’autre est donc pour nous un révélateur de nos manques et de nos souffrances cachées. Croire qu’une relation, quelle qu’en soit la nature, peut nous faire oublier nos manques et nos souffrances est un leurre. Cela conduit inévitablement à la déception. En revanche, si nous envisageons nos relations avec les autres comme une opportunité de nous connaître, nous pourrons commencer à combler nos besoins et guérir nos blessures.
Tant que nous nous berçons de l’illusion que l’autre possède la clé de notre bonheur, nous restons dans un état de dépendance. L’autre représente une drogue dont le sevrage nous est intolérable. Le manque réveille notre souffrance, notre crainte et donc notre colère. »

Thierry Janssen, « Vivre en paix »

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Cet extrait d’un livre de Thierry Janssen, médecin et thérapeute, reflète parfaitement l’enseignement d’Un cours en miracles sur les « relations particulières ». Le Cours nous apprend que ces relations de dépendance sont un substitut à notre véritable Relation avec la Source (Dieu, l’Unité parfaite). Nous pouvons regarder ces relations particulières pour trouver la nature de notre relation non-guérie avec la Source.

« J’ai mal dans ma relation avec une autre personne parce que j’ai mal dans ma relation avec ma Source. » Je peux apprendre que ma réalité au sein de cette Unité parfaite est toujours intacte, que je suis entier et aimé dans son Étreinte. Plus j’arrive à accepter la réalité de mon union avec l’Amour parfait, moins je ressens le besoin douloureux d’une autre personne.

Mais ce processus simple n’est pas pour autant facile, à cause de ma peur de cette union avec l’Amour impersonnel, et mon envie de garder ma particularité (le sens de ma propre personne). C’est cette peur de l’Amour et ce manque d’envie de relâcher mon individualité qui me font replonger dans les histoires de mes relations douloureuses. Je veux un problème avec une autre personne pour me protéger du vrai problème en moi, le manque d’union avec ma Source (l’Unité).

Petit à petit, je travaille sur ma peur de l’Amour et je relâche mon besoin de séparation, et mon esprit s’ouvre délicatement à la présence de cette Unité sublime au-delà de toute relation terrestre. Ça peut prendre du temps, mais un résultat positif est garanti. Je pardonne mes tentatives de séparation d’avec la Source, et j’accueille la Présence qui me rappelle ma Réalité. J’apprends que je n’ai rien à craindre à revenir vers l’Origine, vers Dieu, et que rien ne fera jamais chanter mon cœur avec autant de joie. Alors mes relations avec les autres m’apporteront beaucoup de bonheur et de paix. Je guéris mon problème avec Dieu (l’Unité parfaite), problème que je projetais sur eux, je libère les autres du rôle du bourreau que je leur avais attribué pour ne pas faire face à ma profonde blessure originelle. Et une paix durable et joyeuse revient dans mon esprit guéri de ses illusions.

Bernard

Guérir notre peur de l’Amour

Ma dernière vidéo dans cette série dévoile les deux peurs inconscientes qui nous empêchent d’aller vers l’Amour parfait. Cette vidéo est composée d’une heure de présentation suivie d’une heure de questions et réponses.
Bernard

Nouvelle vidéo : Comment guérir notre peur de l’Amour, avec Q&R

Bonjour,
Nous venons de mettre en ligne la vidéo de notre dernière web-conférence, retravaillée pour ajouter des textes, sur le thème « Comment guérir notre peur d’accepter l’Amour parfait? ». Cette vidéo est composée d’une heure de conférence suivie d’une heure de questions et réponses.

Nouvelle série de vidéos

Bonjour,
Nous venons de mettre en ligne une nouvelle série de vidéos extraites de notre dernier stage, à Lyon au mois d’octobre.
Bon visionnage!
Bernard

Nouvelle page: « les enregistrements gratuits sur le site »

Nous venons de créer une nouvelle page sur le site qui regroupe l’ensemble des téléchargements audio gratuits sur le site. D’un seul coup d’œil, vous pouvez ainsi voir les enregistrements que vous avez téléchargé et ceux qui restent encore à faire. L’objectif est de rendre plus faciles les téléchargements et plus évidente la progression dans les conférences et ateliers.

Voici la liste complète des enregistrements dont vous trouverez les liens de téléchargement sur la page « Téléchargements gratuits » sous l’onglet « Audio » sur le site.

Bonne écoute!

Conférences de présentation d’Un cours en miracles
La symphonie de l’être
Une note « fugue » de la symphonie
Introduction à Figeac 1
Introduction à Figeac: l’esprit du Big Bang 2
Introduction à UCEM à Montauban 1
Introduction à Montauban 2: UCEM et les relations interpersonnelles
Une vaste tranquillité

Les principes d’Un cours en miracles
1) Le Big Bang, le Bouddha et Freud
2) Comprendre l’ego : son origine et fonctionnement
3) L’esprit juste : le défaire de l’ego par le pardon
4) La signification des relations sur notre chemin
5) Les trois étapes pour sortir de notre prison

Conférences sur des thèmes spécifiques
La Porte qui ne se fermera jamais
Comment aborder le Cours : un symbolisme puissant
Un esprit avec 7 milliards de visages
Le mal-être : un mauvais choix de partenaire de danse
Ecouter la Symphonie de l’être
Enlever la dissonance de l’ego
La Symphonie : Questions et réponses
La lumière dans le tunnel
Au-delà des apparences
Interview à la radio, Bernard Groom sur Un cours en miracles

Thèmes sur la non-dualité
Introduction à la perspective non-duelle
La non-dualité et les relations 1
La non-dualité et les relations 2
La non-dualité et la santé 1
La non-dualité et la santé 2
La non-dualité et le travail

Ateliers sur le Pardon Authentique
Trois centimètres à droite : notre choix de dualité
Les quatre lois des relations selon l’ego
Etape 1 – « Comprendre nos contrariétés et blessures »
« Etape 2a : Peaufiner notre écoute intérieure »
« Etape 2b : Nos motivations secrètes »
Introduction aux étapes 3 et 4 : le guichet de contrôle
Etape 3 : le coût du non-amour
Etape 4 : Notre similitude à l’identique
Etape 5 : Faire un choix conscient pour le pardon
Etape 6 : Chercher Celui qui m’accompagne

Questions et réponses diverses:
Q1 Les concepts dualistes pour guider vers la non-dualité
Q2 Qu’est-ce que Dieu ?
Q3 La perception non-duelle d’UCEM
Q4 La difficulté de garder la perception non-duelle
Q5 Où est Dieu dans ce monde ?
Q6 Comment lire le Cours, dans quel ordre, et avec quelle approche ?
Q7 Comment comprendre le symbolisme Chrétien du Cours ?
Q8 Comment l’intellect peut-il être un outil vers l’expérience pure ?
Q9 Qu’est-ce que le « pardon authentique » ?

Séances de questions et de réponses en groupe:
Séance de Q&R novembre 2016  Descriptif
La réalité et la pratique d’Un cours en miracles – Séance de Q&R juillet 2015
Les deux évaluations – séance de Q&R avril 2015

Cette entrée a été publiée le septembre 21, 2017. 1 commentaire

Vidéos « Les trois besoins », la suite…

Bonjour,
Nous continuons à mettre les différentes séquences-vidéos de notre atelier « Les trois besoins » sur Youtube et Facebook. Vous trouverez les liens sur cette page et également sur notre page « Vidéos« . 
Nous espérons que vous trouverez ces vidéos utiles pour éclairer différents aspects du Cours.
Dans la joie du partage,
Bernard et Patricia

Descriptif: Cet atelier utilise un schéma pour présenter la nature de notre travail avec « Un cours en miracles », et sa méthode de guérison. L’atelier parle de trois besoins inhérents en chacun, des besoins de reconnaissance, d’innocence et de plénitude. C’est parce que nous avons oublié notre condition véritable de perfection dans l’Unité que nous cherchons maintenant à satisfaire ces trois besoins, 1) en renforçant notre différence d’avec les autres (pour trouver de la reconnaissance), 2) en jugeant les autres (pour accentuer notre innocence personnelle), et 3) en nous affairant à chercher le maximum de biens et d’expériences stimulantes (pour pallier notre manque de plénitude).
Il suffit de bien connaître cette dynamique de l’esprit, puis de choisir la vraie solution dans le souvenir de Ce qui nous a déjà été donné, pour satisfaire enfin ces trois besoins, et connaître à nouveau la paix intérieure. Cet atelier décrit le processus proposé par Un cours en miracles pour retrouver cette Vérité, au-delà des erreurs que nous avons acceptées dans notre esprit.

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‘Un cours en miracles’ est un livre de philosophie spirituelle. Il nous présente une vision unique du monde et de l’esprit, retranscrite dans un langage poétique et hautement symbolique. Il utilise des symboles chrétiens mais son but est de communiquer un enseignement universel appartenant à la non-dualité.* La pratique utilise une forme particulière d’observation de l’esprit pour retrouver la connaissance et l’expérience, toujours présentes en nous, de l’Amour parfait, abstrait et intemporel. Pour plus d’informations, visiter le site uncoursenmiraclesenfrance.com.
* Les symboles chrétiens du Cours n’ont pas la même signification que dans la Bible et il ne faut pas leur donner l’interprétation qui leur est traditionnellement attribuée. Ils sont à replacer dans le contexte d’une démarche spirituelle qui utilise ces symboles dualistes pour guider vers une connaissance non-dualiste pure de la réalité.

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Vidéo 5: L’individualité et la reconnaissance

Vidéo 6: La culpabilité et l’innocence

Vidéo 7: La plénitude et le manque

Vidéo 8: La dynamique des trois besoins

Atelier « Les trois besoins » en vidéo

Bonjour,
Nous sommes en train de mettre les différentes séquences-vidéos de notre atelier « Les trois besoins » sur Youtube et Facebook. Vous trouverez les liens sur cette page et également sur notre page « Vidéos« . 
Nous espérons que vous trouverez ces vidéos utiles pour éclairer différents aspects du Cours.
Dans la joie du partage,
Bernard et Patricia

Descriptif: Cet atelier utilise un schéma pour présenter la nature de notre travail avec Un cours en miracles, et sa méthode de guérison. L’atelier parle de trois besoins inhérents en chacun, des besoins de reconnaissance, d’innocence et de plénitude. C’est parce que nous avons oublié notre condition véritable de perfection dans l’Unité que nous cherchons maintenant à satisfaire ces trois besoins, 1) en renforçant notre différence d’avec les autres (pour trouver de la reconnaissance), 2) en jugeant les autres (pour accentuer notre innocence personnelle), et 3) en nous affairant à chercher le maximum de biens et d’expériences stimulantes (pour pallier notre manque de plénitude).
Il suffit de bien connaître cette dynamique de l’esprit, puis de choisir la vraie solution dans le souvenir de Ce qui nous a déjà été donné, pour satisfaire enfin ces trois besoins, et connaître à nouveau la paix intérieure. Cet atelier décrit le processus proposé par Un cours en miracles pour retrouver cette Vérité, au-delà des erreurs que nous avons acceptées dans notre esprit.

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‘Un cours en miracles’ est un livre de philosophie spirituelle. Il nous présente une vision unique du monde et de l’esprit, retranscrite dans un langage poétique et hautement symbolique. Il utilise des symboles chrétiens mais son but est de communiquer un enseignement universel appartenant à la non-dualité.* La pratique utilise une forme particulière d’observation de l’esprit pour retrouver la connaissance et l’expérience, toujours présentes en nous, de l’Amour parfait, abstrait et intemporel. Pour plus d’informations, visiter le site uncoursenmiraclesenfrance.com.
* Les symboles chrétiens du Cours n’ont pas la même signification que dans la Bible et il ne faut pas leur donner l’interprétation qui leur est traditionnellement attribuée. Ils sont à replacer dans le contexte d’une démarche spirituelle qui utilise ces symboles dualistes pour guider vers une connaissance non-dualiste pure de la réalité.

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Vidéo 1: Introduction à Un cours en miracles

Vidéo 2: La problématique de l’esprit séparé

Vidéo 3: Le grand tableau

Vidéo 4: Les trois qualités du Ciel

QU’EST-CE QUE CELA VEUT DIRE, SE JOINDRE A « JÉSUS »?

Bonjour Bernard,
Je me permets de te poser une question à propos du pardon. Tu dis:

« Toutefois, si nous pouvons nous joindre à un reflet de cet Amour tel que Jésus ou le Saint-Esprit, et regarder comme nous nous accusons nous-mêmes avec leur présence aimante à nos côtés… »

Comment nous joindre? Exemple: je me surprends en train d’avoir une réaction par rapport à une situation pour laquelle je me serais énervé si je n’en avais pas été conscient. Comment me joindre à Jésus avec ce que je viens de découvrir? Lui en parler? Lui dire voilà ce que j’ai remarqué?
Peux-tu m’éclairer sur cette notion de se joindre à Jésus ou au Saint-Esprit en donnant un exemple concret? (cafetière, Dupont, etc.)

Merci

Bonjour,
Alors, qu’est-ce que cela veut dire « Se joindre avec Jésus ou le Saint-Esprit? » c’est un peu ça, ta question, je crois.

La réponse courte:
Cela veut dire imaginer une présence qui ne pense pas comme vous, qui ne réagit pas comme vous, qui reste en quelque sorte en dehors de votre situation, qui peut vous aider à trouver une autre explication pour votre réaction négative, une explication qui n’est pas la même que la vôtre. Avec cette sagesse à côté de vous, vous changez votre perception de l’autre personne, vous laissez tomber votre énervement, votre jugement, et votre sentiment d’avoir été contrarié.

En bref, cela veut dire arrêter d’insister sur votre jugement.  Et si vous n’y arrivez pas, alors vouloir arrêter de juger. » La condition nécessaire de l’instant saint ne requiert pas que tu n’aies pas de pensées qui ne soient pures. Mais cela requiert que tu n’en aies aucune que tu veuilles garder. »  (T-15.IV.9:1-2)

Quand j’entends Mr Dupont, le serveur au café, faire une réflexion sur moi à un collègue, d’une façon à peine voilée pour que je l’entende, j’essaie immédiatement de vouloir trouver une autre façon de réagir, au lieu de me sentir attaqué et humilié dans ce lieu public. J’essaie de trouver une autre Sagesse qui n’est pas la mienne, parce que mon propre esprit va mal me guider dans cette situation. Une autre présence est là pour nous, assise juste à côté de nous au café, dans la voiture, à table à la maison, au bureau. Je veux me joindre avec la perception de cette présence aimante.  Quelle est cette perception ? Voilà la question que je dois me poser. Comment cette présence regardera cette personne ?

Cela veut dire aussi prendre du recul par rapport au problème, faire basculer mon attention vers un autre endroit dans mon esprit où je cherche une autre expérience plus calme, plus mature et sage, plus en retrait. Un endroit où je peux me poser cette question: est-ce que ma souffrance et ma réaction sont vraiment, vraiment justifiées par cette situation, ou bien est-ce que je ne pourrais pas être un peu plus heureux ici, malgré ce qui se passe?

Je fais cette démarche et je me pose ces questions en imaginant qu’il y a une véritable présence de sagesse, mature, intelligente et détachée, qui peut m’aider.

La réponse longue:
L’idée de se joindre avec Jésus est justement ça, d’abord une « idée ». C’estàdire que sur notre chemin vers la Vérité ultime, nous cherchons toujours l’expérience derrière les idées et les concepts. Nous ne cherchons pas littéralement à nous joindre avec quelque chose ou avec quelqu’un – tout cela, c’est des symboles, un langage, que nous utilisons pour accéder à un certain état d’esprit que nous avons écarté de notre conscience. Donc, ce sont des mots, des concepts, des idées. Et nous pouvons trouver plusieurs façons de dire exactement la même chose, en utilisant chaque fois un langage différent ou des symboles légèrement différents, mais le fond sera toujours pareil. Si tu arrives à trouver ce fond, cet état d’esprit, cet « esprit juste » dans le langage du Cours, alors tu t’es joint avec Jésus, même si tu n’as pas cette impression spécifique.

Qu’est-ce que cet état d’esprit si spécial que nous cherchons?

Kenneth Wapnick nous disait toujours que s’il y a une absence de jugement ou de différence dans notre perception, nous pouvons être sûrs que nous avons fait le travail.

Il n’existe en réalité que Jésus (le symbole du Cours de notre esprit juste où demeure le souvenir de la réalité) et l’égo (le symbole de notre esprit faux où réside le mensonge de la séparation). Il n’y a que ces deux présences entre lesquelles nous pouvons choisir, et nous sommes toujours dans l’un de ces esprits.

Puisque l’ego est la voix du jugement, il ne peut pas ne pas juger. Et donc, s’il y a une absence de jugement, nous avons forcément choisi de nous joindre à notre esprit juste, à Jésus. Ça c’est le résultat de ce processus que nous essayons de mettre en place dans notre esprit, le fait de chercher un endroit où il y a cette absence de désir de juger.

Maintenant, comment faire?
Des suggestions pour procéder par « étapes »:

1) Être conscient et attentif à son état d’esprit.

Être vigilant de notre état d’esprit pour savoir quand nous commençons à ne plus être en paix. Être attentif à nos réactions de colère, d’irritation, de tristesse, de peur, d’anxiété etc.

«Ce que Dupont a dit à mon sujet n’est vraiment pas gentil. Je suis triste, contrarié, en colère et un peu humilié.»

Nous ne devons pas prétendre à être parfait, et devons être suffisamment conscients pour savoir que nous sommes en train d’avoir une expérience négative.

2) « J’ai tort, car la paix est toujours présente. »

Dès qu’on remarque une perte de paix intérieure, on considère qu’on a forcément mal choisi et qu’on a tort. Pour référence: T-30.I «Les règles pour la décision» ; T-5.VII.6.7-11 «La décision de choisir Dieu» ; «Est-ce que tu veux avoir raison ou être heureux?» T-29.VII.1:9 ; «Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense.» Leçon 5.

Donc, je me suggère, «Dupont a dit ce qu’il a dit et il pense ce qu’il pense, mais ça n’a rien à voir avec moi. Je n’ai pas raison de ressentir cet agacement, cette colère et cette honte. J’ai forcément mal choisi. J’ai tort, je dois forcément avoir tort parce que la Paix doit toujours être présente ici.»

3) « Je n’arrive pas relâcher le problème. J’ai peur de le relâcher, et j’ai peur de l’Amour. »

On remarque sa difficulté à trouver cette paix d’esprit. Ce n’est pas parce qu’on est bête ou méchant, c’est un signe de notre résistance ou de notre peur de relâcher notre façon de voir le problème. Cette difficulté est un reflet de notre peur de relâcher notre attachement à notre particularité et reflète aussi notre peur de l’Amour. Voir «La peur de la rédemption», une section très importante.

Donc, on se dit: «D’accord, je dois avoir un peu peur de relâcher ma réaction négative, de trouver la paix et de voir cette personne différemment, c’est pour ça que je n’arrive pas bien à ressentir la Paix qui doit être là, ici et maintenant.»

4) On crie «Au secours – je ne peux pas faire ça tout seul! Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut m’aider?»

Et en criant son besoin d’aide, on cherche à se souvenir qu’il y a Un autre qui ne pense pas comme nous, qui ne réagit pas comme nous face à cette situation, qui pourrait nous aider à voir comment il est possible de ne pas réagir avec agacement, colère, tristesse et peur. On peut essayer d’imaginer comment Jésus ou un grand Sage réagirait dans cette situation, s’il était à côté de nous. Comment serait-il, face à Mr Dupont? Agacé, comme nous? Ou serein et heureux?

5) Plus de légèreté
Pour terminer , nous devrions avoir  une toute petite pensée de légèreté, pour dédramatiser un peu la situation, pour enlever le trop plein de sérieux. Notre première défense est de faire une grande histoire de cette situation. Mais notre deuxième défense sera de faire une grande histoire de notre incapacité à enlever nos réactions d’ego, et de retrouver la paix. Dans les deux cas, nous devons apprendre à transformer notre sérieux avec une petite pensée de légèreté.

D’abord, ce qui se passe dans notre vie n’est pas aussi sérieux que nous pensons. Deuxièmement, ce qui se passe dans mon esprit n’est pas vraiment aussi sérieux que ce que je crois. Il ne faut pas enlever un problème juste pour en créer un autre!

L’idée est de transformer le problème extérieur (ce que cette personne nous a dit) en un problème intérieur (mon refus de l’Amour présent), puis de voir que le problème intérieur est un faux problème (l’Amour est néanmoins toujours présent, malgré tous nos efforts de Le détruire) – donc, plus de problème du tout!

Dans la pratique
Dans la pratique, «se joindre à Jésus» peut vouloir dire l’imaginer devant soi ou assis à côté de soi, ou lui parler de notre contrariété. Peu importe la façon dont nous imaginons que Jésus vient nous aider, l’essentiel est de se voir aidé par une présence d’un Amour infaillible, qui nous aime malgré nos réactions égotiques, qui ne juge personne, ni nous, ni notre bourreau, et qui n’accepte pas l’idée que nous nous faisons de notre souffrance.

Choisir le bon «Jésus» !
Mais attention : il faut être absolument sûr de l’image que nous avons de Jésus, car il sera très facile de visualiser le « Jésus de l’ego » en train de nous aider ! Le Jésus de l’ego nous dirait, par exemple, que l’autre est vraiment méchant, mais que nous devons lui pardonner puisque nous sommes « très spirituels » et liés avec Jésus. Le Jésus de l’ego nous dirait que nous sommes vraiment des victimes, que notre souffrance est réelle et importante, et que notre situation est vraiment difficile, mais que nous pourrions nous en sortir avec son aide parce qu’il a des pouvoirs spéciaux.

Cela n’est pas le Jésus du Cours qui nous regarde tous avec la plus grande douceur, complètement en retrait de la situation, en train de nous rappeler qu’il n’y a pas de vrai problème devant nous, qu’il n’y a pas eu de vraie contrariété ni d’attaque. Que notre souffrance n’est pas ce que nous pensons. Qu’il n’y a pas de véritable cause à notre souffrance parce que seul son Amour est réel. Et par conséquence nous ne sommes pas véritablement des victimes.

Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas souffrir – souffrir est inévitable dans le monde de la séparation. Mais que quand nous souffrons, nous devons tourner aussi vite que nous pouvons vers un autre Esprit, celui de Jésus ou de n’importe quel autre symbole de Sagesse intemporelle, pour lui demander de l’aide afin de transformer notre perception de notre situation.

J’espère que cela te donne quelques idées pour mettre en pratique cette idée de chercher de l’aide en faisant appel à Jésus, le symbole du Cours de la vérité, de la sagesse et de l’Amour intemporel.

Bien à toi,
Bernard

L’INDIVIDU ET LE CIEL

Bonjour Bernard,
Je vous sollicite, bien qu’ayant poursuivi les leçons, à propos de la leçon 134 qui se termine sur la phrase suivante:
« Nul n’est crucifié seul, et pourtant nul ne peut entrer au Ciel tout seul ».
Malgré mes efforts et avoir pris du recul, je n’arrive pas à en trouver le sens. Je crois pouvoir comprendre « Nul n’est crucifié seul » mais je ne comprends pas la relation avec la 2ème partie et ce lien « et pourtant ».
Pourriez-vous m’éclairer sur le sens de cette phrase?
Je vous remercie,
Cordialement,
Jacques

Extrait complet de la leçon 134 :
« Tu devrais t’exercer au pardon tout le long de la journée, car il y aura encore de nombreuses fois où tu oublieras sa signification et t’attaqueras toi-même. Quand cela se produit, permets à ton esprit de voir au travers de cette illusion en te disant : Que je perçoive le pardon tel qu’il est. Est-ce que je m’accuserais d’avoir fait cela ? Je ne poserais pas cette chaîne sur moi-même. Dans tout ce que tu fais, souviens-toi de ceci :
Nul n’est crucifié seul, et pourtant nul ne peut entrer au Ciel tout seul. »
(W-pI.134.17:1-7)

Bonjour Jacques,
Je vais tenter de vous donner une petite explication.

« Nul n’est crucifié seul » – Puisque nous sommes tous unis et joints, et puisque toute pensée que j’ai envers une autre personne est, inévitablement et évidemment, aussi bien une pensée envers moi-même, une pensée qui m’inclut, alors quand je « crucifie » une autre personne avec mes jugements ou avec une simple pensée d’irritation ou d’impatience, je subis immédiatement l’impact de cette attaque, même si l’effet se fait ressentir uniquement sur le plan inconscient (càd je ne suis pas conscient de ma véritable souffrance). Quelque part, je sais que je « nous » ai trahis, attaqués et blessés. Cette expression: « Nul n’est crucifié seul », a pour but de me mettre en garde contre l’idée que je peux attaquer une autre personne impunément, sans conséquence pour moi-même, et donc j’ai intérêt à faire doublement attention à ne pas laisser passer ce genre de pensée. Sinon, je suis vraiment masochiste (ce que nous démontrons tous les jours! 🙂 ).

« et pourtant nul ne peut entrer au Ciel tout seul » – est le complément logique de la première partie. Cela veut dire que non seulement je me fais mal quand je crucifie une autre personne – ce qui est une façon de vouloir l’exclure d’entrer au Ciel, de dire que cette personne n’a pas sa place au Ciel – mais aussi que je ne pourrai pas retourner à mon état d’origine (dans l’unité parfaite du Ciel) avec de telles pensées parce que dans mon état d’origine, je ne suis pas seul, mais joint et uni. Tant qu’il y a la moindre pensée de jugement, de séparation ou d’exclusion, je m’exclus du Ciel. Je dois m’unir (dans l’esprit) avec tous, sans exception, pour pouvoir me souvenir de mon état d’origine. (A savoir que « m’unir » n’est pas quelque chose que je « fais », cela veut dire uniquement que j’accepte que je suis déjà uni et n’ai jamais été séparé.) Cela est vrai parce que je ne suis pas un individu, mais une Unité. Tant que je veux garder la moindre pensée d’individualité (dont ces pensées de jugement, de séparation et d’exclusion sont les témoins) alors forcément je ne pourrais pas comprendre, ni accepter, ma Réalité parfaitement unie.

COMMENT FAIRE QUAND ON N’ARRIVE PAS A ACCEPTER L’AMOUR?

Bonsoir Bernard,
Je te remercie d’avoir pris le temps de me répondre. Les choses sont un peu plus claires, surtout que je viens d’écouter l’audio « sortir de la prison en 3 étapes  » [conférence enregistrée].
Mais je me demande comment accéder à la 3ème étape. Comment reconnaître l’Amour en soi, cette « zone » où le mal-être est dilué. Je me sens souvent coincé dans la 2ème étape, je comprends que ça vient de moi mais je ne sais pas quoi en faire. Et c’est un mal-être toujours présent, en apparence indépendant de l’extérieur et qui s’accentue depuis que je m’intéresse à UCEM.
Merci

Bonjour,
Ta question est très pertinente. Il faut une bonne dose d’observation de soi pour pouvoir cerner cette difficulté d’accepter la douceur et la tendresse qui nous sont offertes.

Tout l’art du Cours est justement dans cette étape. Le « miracle » n’est pas le fait de constater l’erreur dans notre pensée – c’est certes une première étape indispensable – mais d’accepter l’amour à la place. « L’endroit le plus saint sur terre est là où une haine ancienne a été remplacée par un amour présent », est un extrait que j’aime citer.

Cette étape est probablement la plus difficile. Pour savoir pourquoi, tu peux lire la section «La peur de la rédemption» (Chapitre 13, section 3). Ça fait un peu froid dans le dos, mais c’est essentiel de comprendre les idées de cette section. Elles nous apprennent que nous n’allons pas accepter l’Amour aussi facilement que nous le voudrions, à cause de notre peur de Lui. Notre peur qu’Il nous écrase et nous anéantisse:

  • L’image que tu as de toi-même ne peut résister à la Volonté de Dieu. Tu penses que c’est la mort, mais c’est la vie. Tu penses que tu es détruit, mais tu es sauvé. (W-pI.93.4:1-4)
  • Tu as bâti tout ton système de croyance insane parce que tu penses que tu serais impuissant en la Présence de Dieu, et tu voudrais te sauver de Son Amour parce que tu penses qu’il t’écraserait jusqu’à néant. Tu as peur qu’il t’emporte loin de toi-même et te fasse tout petit, parce que tu crois que l’immensité réside dans le défi et que l’attaque est grandeur. Tu penses avoir fait un monde que Dieu voudrait détruire; et qu’en L’aimant, ce que tu fais, tu jetterais ce monde, ce que tu ferais. Par conséquent, tu as utilisé le monde pour couvrir ton amour, et plus tu t’enfonces dans la noirceur des fondements de l’ego, plus tu t’approches de l’Amour qui est caché là. Et c’est cela qui t’effraie. (T-13.III.4:1-5)
  • Car tu vois l’amour comme destructeur, et ta seule question est de savoir qui est à détruire: toi ou un autre? (T-15.X.7:4)

Tant que nous sommes toujours fortement identifiés avec notre petite identité particulière, nous allons avoir peur de l’Amour, pensant qu’Il est tellement grand qu’Il va enlever tout ce à quoi nous tenons, tout ce qui nous est le plus cher au monde, notamment, notre image du «moi». C’est faux, bien sûr. L’Amour va juste nous aimer, et nous inclure dans son étreinte chaleureuse et bienveillante, et c’est tout.

Donc nous marchons lentement sur ce chemin pour commencer ce processus de nous dés-identifier de notre petite identité, un petit pas après l’autre. C’est ça le processus, et le but, du pardon. Tous les jours, j’essaie de trouver une autre petite erreur dans ma pensée, une erreur de jugement, de blâme et de souffrance qui voulait renforcer ma petite particularité individuelle à la place du souvenir de ma majestueuse réalité unie. Je laisse tomber cette bêtise qui est dans ma pensée, et je m’approche juste de deux centimètres de l’Amour et du souvenir de ma vraie identité.

Quand je trébuche sur cette marche et que je tombe, que je n’arrive pas à accepter la tendresse infinie qui m’est offerte, quand je continue avec le jugement (d’une autre personne ou de moi-même), alors au lieu de renforcer mon jugement sur moi-même et de me critiquer pour mon incapacité, j’essaie de revenir vers la tendresse. Je me suggère que j’ai juste du mal à accepter l’Amour pour l’instant, et c’est tout. Je me permets d’être dans l’erreur, mais cette erreur n’est pas un crime. J’enlève le jugement, j’accueille et j’accepte. C’est une simple bêtise, pas un péché à condamner.

Quand j’échoue, je me permets d’avoir tort, tort sur mon premier jugement sur l’autre, puis tort sur ma peur de l’Amour. Je veux « enlever le problème de mon problème ». Ce n’est pas un problème d’avoir du mal à accéder à cette troisième étape d’accepter l’Amour. C’est juste un signe qu’il reste un peu de peur. C’est juste une autre bêtise dans une très longue série. C’est juste la continuité dans l’émission « Le bêtisier de ma vie » 🙂 Plus nous arrivons à rester légers avec tout ce processus, plus nous arriverons à ressentir le frémissement de l’Amour en nous. Plus nous arrivons à rester patients, plus nous nous envoyons un signal que l’Amour nous accepte tels que nous sommes, ici et maintenant, sans jugement, sans besoin et sans exigence.

LE PARDON ET LA SOUFFRANCE

Bonjour Bernard,
J’ai une question à propos des projections. Tu dis que le miracle c’est quand on arrive à trouver que ce qui nous dérange chez les autres est aussi en nous. Mais il y a des situations où vraiment je ne trouve pas. Je n’ai pas trop de peine à pardonner, parce que j’arrive à comprendre que s’il y a quelque chose qui me dérange dans un comportement, c’est 1. que je suis pas bien 2. que l’autre n’est pas bien non plus. A ce niveau là on peut tout pardonner. Mais est-ce suffisant ? Et que faire avec ? Que demander à Jésus ?

Merci de m’éclairer sur ce point, si tu trouves le temps bien sûr.

Meilleures salutations

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Bonjour,
Enchanté de faire ta connaissance!

Tes perceptions 1) et 2) sont justes et déjà très bien. Pour pardonner, tu n’as pas forcément besoin de faire toutes les autres étapes. Si tu constates un vrai relâchement de l’envie de juger l’autre, dans un sentiment d’égalité avec lui/elle, et un vrai soulagement de ta peine, alors tu as déjà très bien fait le travail.

Cet exercice de trouver la même qualité en nous que chez l’autre est un exercice « d’égalisation », si tu veux. Nous jugeons et condamnons pour prouver qu’il existe une différence importante entre l’autre personne et nous: nous sommes les pauvres victimes et eux sont les bourreaux qui doivent subir une punition. Le fait d’analyser notre propre comportement et le fonctionnement de notre esprit pour trouver comment, en fait, nous faisons exactement comme l’autre est la clé pour défaire cet argument de différence. Je ne peux pas continuer à insister sur cette différence si je vois que je fais comme lui.

Mais si, en faisant comme tu fais, tu arrives déjà à voir que tu es comme l’autre dans votre confusion et votre douleur, alors c’est fait, tout est bon.

Mais si tu veux, je peux t’aider à voir comment cela fonctionne, parce que parfois ce n’est vraiment pas évident. C’est vrai que nous sommes exactement comme les pires criminels (pas dans la forme bien sûr, mais dans l’intention, dans le fond), mais il faut parfois chercher pour le comprendre, et identifier en quoi notre attitude est identique.

L’essentiel dans ce processus de pardon est de laisser tomber non seulement l’envie et le besoin de condamner l’autre, mais aussi l’envie et le besoin de souffrir. C’est cette deuxième partie qui est souvent plus compliquée, mais tellement essentielle. Nous ne pouvons pas pardonner avec le pardon authentique tant qu’il y a toujours de la souffrance, parce que notre souffrance est une façon de déclarer que l’Amour et la Réconfort ne sont pas présents – et automatiquement, comme une action réflexe, il va avoir une projection, une condamnation. Nous allons chercher la personne ou la chose que nous considérons responsable de notre douleur. La souffrance est toujours une accusation, une façon déguisée de culpabiliser une autre personne.
Donc pour pardonner, nous devons trouver cet endroit au-dessus de notre jugement, de notre envie de juger, mais aussi au-dessus de notre souffrance et notre envie (inconsciente) de juger.

Demander à Jésus est demander à une présence d’amour au-dessus de notre souffrance pour nous aider à nous rappeler et éprouver la réalité de cette vérité: il existe un endroit où nous ne sommes pas obligés de souffrir ni d’attaquer, où nous pouvons enfin nous reposer dans le calme et où rien de cette souffrance n’existe. S’il y a un souvenir ou une présence de cet Amour dans tes pensées et dans ton expérience, alors tu peux dire qu’il y a la présence de Jésus, et aussi du Saint-Esprit.

Bien à toi!
Bernard