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Vidéos « Les trois besoins », la suite…

Bonjour,
Nous continuons à mettre les différentes séquences-vidéos de notre atelier « Les trois besoins » sur Youtube et Facebook. Vous trouverez les liens sur cette page et également sur notre page « Vidéos« . 
Nous espérons que vous trouverez ces vidéos utiles pour éclairer différents aspects du Cours.
Dans la joie du partage,
Bernard et Patricia

Descriptif: Cet atelier utilise un schéma pour présenter la nature de notre travail avec « Un cours en miracles », et sa méthode de guérison. L’atelier parle de trois besoins inhérents en chacun, des besoins de reconnaissance, d’innocence et de plénitude. C’est parce que nous avons oublié notre condition véritable de perfection dans l’Unité que nous cherchons maintenant à satisfaire ces trois besoins, 1) en renforçant notre différence d’avec les autres (pour trouver de la reconnaissance), 2) en jugeant les autres (pour accentuer notre innocence personnelle), et 3) en nous affairant à chercher le maximum de biens et d’expériences stimulantes (pour pallier notre manque de plénitude).
Il suffit de bien connaître cette dynamique de l’esprit, puis de choisir la vraie solution dans le souvenir de Ce qui nous a déjà été donné, pour satisfaire enfin ces trois besoins, et connaître à nouveau la paix intérieure. Cet atelier décrit le processus proposé par Un cours en miracles pour retrouver cette Vérité, au-delà des erreurs que nous avons acceptées dans notre esprit.

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‘Un cours en miracles’ est un livre de philosophie spirituelle. Il nous présente une vision unique du monde et de l’esprit, retranscrite dans un langage poétique et hautement symbolique. Il utilise des symboles chrétiens mais son but est de communiquer un enseignement universel appartenant à la non-dualité.* La pratique utilise une forme particulière d’observation de l’esprit pour retrouver la connaissance et l’expérience, toujours présentes en nous, de l’Amour parfait, abstrait et intemporel. Pour plus d’informations, visiter le site uncoursenmiraclesenfrance.com.
* Les symboles chrétiens du Cours n’ont pas la même signification que dans la Bible et il ne faut pas leur donner l’interprétation qui leur est traditionnellement attribuée. Ils sont à replacer dans le contexte d’une démarche spirituelle qui utilise ces symboles dualistes pour guider vers une connaissance non-dualiste pure de la réalité.

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Vidéo 5: L’individualité et la reconnaissance

Vidéo 6: La culpabilité et l’innocence

Vidéo 7: La plénitude et le manque

Vidéo 8: La dynamique des trois besoins

Atelier « Les trois besoins » en vidéo

Bonjour,
Nous sommes en train de mettre les différentes séquences-vidéos de notre atelier « Les trois besoins » sur Youtube et Facebook. Vous trouverez les liens sur cette page et également sur notre page « Vidéos« . 
Nous espérons que vous trouverez ces vidéos utiles pour éclairer différents aspects du Cours.
Dans la joie du partage,
Bernard et Patricia

Descriptif: Cet atelier utilise un schéma pour présenter la nature de notre travail avec Un cours en miracles, et sa méthode de guérison. L’atelier parle de trois besoins inhérents en chacun, des besoins de reconnaissance, d’innocence et de plénitude. C’est parce que nous avons oublié notre condition véritable de perfection dans l’Unité que nous cherchons maintenant à satisfaire ces trois besoins, 1) en renforçant notre différence d’avec les autres (pour trouver de la reconnaissance), 2) en jugeant les autres (pour accentuer notre innocence personnelle), et 3) en nous affairant à chercher le maximum de biens et d’expériences stimulantes (pour pallier notre manque de plénitude).
Il suffit de bien connaître cette dynamique de l’esprit, puis de choisir la vraie solution dans le souvenir de Ce qui nous a déjà été donné, pour satisfaire enfin ces trois besoins, et connaître à nouveau la paix intérieure. Cet atelier décrit le processus proposé par Un cours en miracles pour retrouver cette Vérité, au-delà des erreurs que nous avons acceptées dans notre esprit.

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‘Un cours en miracles’ est un livre de philosophie spirituelle. Il nous présente une vision unique du monde et de l’esprit, retranscrite dans un langage poétique et hautement symbolique. Il utilise des symboles chrétiens mais son but est de communiquer un enseignement universel appartenant à la non-dualité.* La pratique utilise une forme particulière d’observation de l’esprit pour retrouver la connaissance et l’expérience, toujours présentes en nous, de l’Amour parfait, abstrait et intemporel. Pour plus d’informations, visiter le site uncoursenmiraclesenfrance.com.
* Les symboles chrétiens du Cours n’ont pas la même signification que dans la Bible et il ne faut pas leur donner l’interprétation qui leur est traditionnellement attribuée. Ils sont à replacer dans le contexte d’une démarche spirituelle qui utilise ces symboles dualistes pour guider vers une connaissance non-dualiste pure de la réalité.

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Vidéo 1: Introduction à Un cours en miracles

Vidéo 2: La problématique de l’esprit séparé

Vidéo 3: Le grand tableau

Vidéo 4: Les trois qualités du Ciel

QU’EST-CE QUE CELA VEUT DIRE, SE JOINDRE A « JÉSUS »?

Bonjour Bernard,
Je me permets de te poser une question à propos du pardon. Tu dis:

« Toutefois, si nous pouvons nous joindre à un reflet de cet Amour tel que Jésus ou le Saint-Esprit, et regarder comme nous nous accusons nous-mêmes avec leur présence aimante à nos côtés… »

Comment nous joindre? Exemple: je me surprends en train d’avoir une réaction par rapport à une situation pour laquelle je me serais énervé si je n’en avais pas été conscient. Comment me joindre à Jésus avec ce que je viens de découvrir? Lui en parler? Lui dire voilà ce que j’ai remarqué?
Peux-tu m’éclairer sur cette notion de se joindre à Jésus ou au Saint-Esprit en donnant un exemple concret? (cafetière, Dupont, etc.)

Merci

Bonjour,
Alors, qu’est-ce que cela veut dire « Se joindre avec Jésus ou le Saint-Esprit? » c’est un peu ça, ta question, je crois.

La réponse courte:
Cela veut dire imaginer une présence qui ne pense pas comme vous, qui ne réagit pas comme vous, qui reste en quelque sorte en dehors de votre situation, qui peut vous aider à trouver une autre explication pour votre réaction négative, une explication qui n’est pas la même que la vôtre. Avec cette sagesse à côté de vous, vous changez votre perception de l’autre personne, vous laissez tomber votre énervement, votre jugement, et votre sentiment d’avoir été contrarié.

En bref, cela veut dire arrêter d’insister sur votre jugement.  Et si vous n’y arrivez pas, alors vouloir arrêter de juger. » La condition nécessaire de l’instant saint ne requiert pas que tu n’aies pas de pensées qui ne soient pures. Mais cela requiert que tu n’en aies aucune que tu veuilles garder. »  (T-15.IV.9:1-2)

Quand j’entends Mr Dupont, le serveur au café, faire une réflexion sur moi à un collègue, d’une façon à peine voilée pour que je l’entende, j’essaie immédiatement de vouloir trouver une autre façon de réagir, au lieu de me sentir attaqué et humilié dans ce lieu public. J’essaie de trouver une autre Sagesse qui n’est pas la mienne, parce que mon propre esprit va mal me guider dans cette situation. Une autre présence est là pour nous, assise juste à côté de nous au café, dans la voiture, à table à la maison, au bureau. Je veux me joindre avec la perception de cette présence aimante.  Quelle est cette perception ? Voilà la question que je dois me poser. Comment cette présence regardera cette personne ?

Cela veut dire aussi prendre du recul par rapport au problème, faire basculer mon attention vers un autre endroit dans mon esprit où je cherche une autre expérience plus calme, plus mature et sage, plus en retrait. Un endroit où je peux me poser cette question: est-ce que ma souffrance et ma réaction sont vraiment, vraiment justifiées par cette situation, ou bien est-ce que je ne pourrais pas être un peu plus heureux ici, malgré ce qui se passe?

Je fais cette démarche et je me pose ces questions en imaginant qu’il y a une véritable présence de sagesse, mature, intelligente et détachée, qui peut m’aider.

La réponse longue:
L’idée de se joindre avec Jésus est justement ça, d’abord une « idée ». C’estàdire que sur notre chemin vers la Vérité ultime, nous cherchons toujours l’expérience derrière les idées et les concepts. Nous ne cherchons pas littéralement à nous joindre avec quelque chose ou avec quelqu’un – tout cela, c’est des symboles, un langage, que nous utilisons pour accéder à un certain état d’esprit que nous avons écarté de notre conscience. Donc, ce sont des mots, des concepts, des idées. Et nous pouvons trouver plusieurs façons de dire exactement la même chose, en utilisant chaque fois un langage différent ou des symboles légèrement différents, mais le fond sera toujours pareil. Si tu arrives à trouver ce fond, cet état d’esprit, cet « esprit juste » dans le langage du Cours, alors tu t’es joint avec Jésus, même si tu n’as pas cette impression spécifique.

Qu’est-ce que cet état d’esprit si spécial que nous cherchons?

Kenneth Wapnick nous disait toujours que s’il y a une absence de jugement ou de différence dans notre perception, nous pouvons être sûrs que nous avons fait le travail.

Il n’existe en réalité que Jésus (le symbole du Cours de notre esprit juste où demeure le souvenir de la réalité) et l’égo (le symbole de notre esprit faux où réside le mensonge de la séparation). Il n’y a que ces deux présences entre lesquelles nous pouvons choisir, et nous sommes toujours dans l’un de ces esprits.

Puisque l’ego est la voix du jugement, il ne peut pas ne pas juger. Et donc, s’il y a une absence de jugement, nous avons forcément choisi de nous joindre à notre esprit juste, à Jésus. Ça c’est le résultat de ce processus que nous essayons de mettre en place dans notre esprit, le fait de chercher un endroit où il y a cette absence de désir de juger.

Maintenant, comment faire?
Des suggestions pour procéder par « étapes »:

1) Être conscient et attentif à son état d’esprit.

Être vigilant de notre état d’esprit pour savoir quand nous commençons à ne plus être en paix. Être attentif à nos réactions de colère, d’irritation, de tristesse, de peur, d’anxiété etc.

«Ce que Dupont a dit à mon sujet n’est vraiment pas gentil. Je suis triste, contrarié, en colère et un peu humilié.»

Nous ne devons pas prétendre à être parfait, et devons être suffisamment conscients pour savoir que nous sommes en train d’avoir une expérience négative.

2) « J’ai tort, car la paix est toujours présente. »

Dès qu’on remarque une perte de paix intérieure, on considère qu’on a forcément mal choisi et qu’on a tort. Pour référence: T-30.I «Les règles pour la décision» ; T-5.VII.6.7-11 «La décision de choisir Dieu» ; «Est-ce que tu veux avoir raison ou être heureux?» T-29.VII.1:9 ; «Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense.» Leçon 5.

Donc, je me suggère, «Dupont a dit ce qu’il a dit et il pense ce qu’il pense, mais ça n’a rien à voir avec moi. Je n’ai pas raison de ressentir cet agacement, cette colère et cette honte. J’ai forcément mal choisi. J’ai tort, je dois forcément avoir tort parce que la Paix doit toujours être présente ici.»

3) « Je n’arrive pas relâcher le problème. J’ai peur de le relâcher, et j’ai peur de l’Amour. »

On remarque sa difficulté à trouver cette paix d’esprit. Ce n’est pas parce qu’on est bête ou méchant, c’est un signe de notre résistance ou de notre peur de relâcher notre façon de voir le problème. Cette difficulté est un reflet de notre peur de relâcher notre attachement à notre particularité et reflète aussi notre peur de l’Amour. Voir «La peur de la rédemption», une section très importante.

Donc, on se dit: «D’accord, je dois avoir un peu peur de relâcher ma réaction négative, de trouver la paix et de voir cette personne différemment, c’est pour ça que je n’arrive pas bien à ressentir la Paix qui doit être là, ici et maintenant.»

4) On crie «Au secours – je ne peux pas faire ça tout seul! Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut m’aider?»

Et en criant son besoin d’aide, on cherche à se souvenir qu’il y a Un autre qui ne pense pas comme nous, qui ne réagit pas comme nous face à cette situation, qui pourrait nous aider à voir comment il est possible de ne pas réagir avec agacement, colère, tristesse et peur. On peut essayer d’imaginer comment Jésus ou un grand Sage réagirait dans cette situation, s’il était à côté de nous. Comment serait-il, face à Mr Dupont? Agacé, comme nous? Ou serein et heureux?

5) Plus de légèreté
Pour terminer , nous devrions avoir  une toute petite pensée de légèreté, pour dédramatiser un peu la situation, pour enlever le trop plein de sérieux. Notre première défense est de faire une grande histoire de cette situation. Mais notre deuxième défense sera de faire une grande histoire de notre incapacité à enlever nos réactions d’ego, et de retrouver la paix. Dans les deux cas, nous devons apprendre à transformer notre sérieux avec une petite pensée de légèreté.

D’abord, ce qui se passe dans notre vie n’est pas aussi sérieux que nous pensons. Deuxièmement, ce qui se passe dans mon esprit n’est pas vraiment aussi sérieux que ce que je crois. Il ne faut pas enlever un problème juste pour en créer un autre!

L’idée est de transformer le problème extérieur (ce que cette personne nous a dit) en un problème intérieur (mon refus de l’Amour présent), puis de voir que le problème intérieur est un faux problème (l’Amour est néanmoins toujours présent, malgré tous nos efforts de Le détruire) – donc, plus de problème du tout!

Dans la pratique
Dans la pratique, «se joindre à Jésus» peut vouloir dire l’imaginer devant soi ou assis à côté de soi, ou lui parler de notre contrariété. Peu importe la façon dont nous imaginons que Jésus vient nous aider, l’essentiel est de se voir aidé par une présence d’un Amour infaillible, qui nous aime malgré nos réactions égotiques, qui ne juge personne, ni nous, ni notre bourreau, et qui n’accepte pas l’idée que nous nous faisons de notre souffrance.

Choisir le bon «Jésus» !
Mais attention : il faut être absolument sûr de l’image que nous avons de Jésus, car il sera très facile de visualiser le « Jésus de l’ego » en train de nous aider ! Le Jésus de l’ego nous dirait, par exemple, que l’autre est vraiment méchant, mais que nous devons lui pardonner puisque nous sommes « très spirituels » et liés avec Jésus. Le Jésus de l’ego nous dirait que nous sommes vraiment des victimes, que notre souffrance est réelle et importante, et que notre situation est vraiment difficile, mais que nous pourrions nous en sortir avec son aide parce qu’il a des pouvoirs spéciaux.

Cela n’est pas le Jésus du Cours qui nous regarde tous avec la plus grande douceur, complètement en retrait de la situation, en train de nous rappeler qu’il n’y a pas de vrai problème devant nous, qu’il n’y a pas eu de vraie contrariété ni d’attaque. Que notre souffrance n’est pas ce que nous pensons. Qu’il n’y a pas de véritable cause à notre souffrance parce que seul son Amour est réel. Et par conséquence nous ne sommes pas véritablement des victimes.

Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas souffrir – souffrir est inévitable dans le monde de la séparation. Mais que quand nous souffrons, nous devons tourner aussi vite que nous pouvons vers un autre Esprit, celui de Jésus ou de n’importe quel autre symbole de Sagesse intemporelle, pour lui demander de l’aide afin de transformer notre perception de notre situation.

J’espère que cela te donne quelques idées pour mettre en pratique cette idée de chercher de l’aide en faisant appel à Jésus, le symbole du Cours de la vérité, de la sagesse et de l’Amour intemporel.

Bien à toi,
Bernard

L’INDIVIDU ET LE CIEL

Bonjour Bernard,
Je vous sollicite, bien qu’ayant poursuivi les leçons, à propos de la leçon 134 qui se termine sur la phrase suivante:
« Nul n’est crucifié seul, et pourtant nul ne peut entrer au Ciel tout seul ».
Malgré mes efforts et avoir pris du recul, je n’arrive pas à en trouver le sens. Je crois pouvoir comprendre « Nul n’est crucifié seul » mais je ne comprends pas la relation avec la 2ème partie et ce lien « et pourtant ».
Pourriez-vous m’éclairer sur le sens de cette phrase?
Je vous remercie,
Cordialement,
Jacques

Extrait complet de la leçon 134 :
« Tu devrais t’exercer au pardon tout le long de la journée, car il y aura encore de nombreuses fois où tu oublieras sa signification et t’attaqueras toi-même. Quand cela se produit, permets à ton esprit de voir au travers de cette illusion en te disant : Que je perçoive le pardon tel qu’il est. Est-ce que je m’accuserais d’avoir fait cela ? Je ne poserais pas cette chaîne sur moi-même. Dans tout ce que tu fais, souviens-toi de ceci :
Nul n’est crucifié seul, et pourtant nul ne peut entrer au Ciel tout seul. »
(W-pI.134.17:1-7)

Bonjour Jacques,
Je vais tenter de vous donner une petite explication.

« Nul n’est crucifié seul » – Puisque nous sommes tous unis et joints, et puisque toute pensée que j’ai envers une autre personne est, inévitablement et évidemment, aussi bien une pensée envers moi-même, une pensée qui m’inclut, alors quand je « crucifie » une autre personne avec mes jugements ou avec une simple pensée d’irritation ou d’impatience, je subis immédiatement l’impact de cette attaque, même si l’effet se fait ressentir uniquement sur le plan inconscient (càd je ne suis pas conscient de ma véritable souffrance). Quelque part, je sais que je « nous » ai trahis, attaqués et blessés. Cette expression: « Nul n’est crucifié seul », a pour but de me mettre en garde contre l’idée que je peux attaquer une autre personne impunément, sans conséquence pour moi-même, et donc j’ai intérêt à faire doublement attention à ne pas laisser passer ce genre de pensée. Sinon, je suis vraiment masochiste (ce que nous démontrons tous les jours! 🙂 ).

« et pourtant nul ne peut entrer au Ciel tout seul » – est le complément logique de la première partie. Cela veut dire que non seulement je me fais mal quand je crucifie une autre personne – ce qui est une façon de vouloir l’exclure d’entrer au Ciel, de dire que cette personne n’a pas sa place au Ciel – mais aussi que je ne pourrai pas retourner à mon état d’origine (dans l’unité parfaite du Ciel) avec de telles pensées parce que dans mon état d’origine, je ne suis pas seul, mais joint et uni. Tant qu’il y a la moindre pensée de jugement, de séparation ou d’exclusion, je m’exclus du Ciel. Je dois m’unir (dans l’esprit) avec tous, sans exception, pour pouvoir me souvenir de mon état d’origine. (A savoir que « m’unir » n’est pas quelque chose que je « fais », cela veut dire uniquement que j’accepte que je suis déjà uni et n’ai jamais été séparé.) Cela est vrai parce que je ne suis pas un individu, mais une Unité. Tant que je veux garder la moindre pensée d’individualité (dont ces pensées de jugement, de séparation et d’exclusion sont les témoins) alors forcément je ne pourrais pas comprendre, ni accepter, ma Réalité parfaitement unie.

COMMENT FAIRE QUAND ON N’ARRIVE PAS A ACCEPTER L’AMOUR?

Bonsoir Bernard,
Je te remercie d’avoir pris le temps de me répondre. Les choses sont un peu plus claires, surtout que je viens d’écouter l’audio « sortir de la prison en 3 étapes  » [conférence enregistrée].
Mais je me demande comment accéder à la 3ème étape. Comment reconnaître l’Amour en soi, cette « zone » où le mal-être est dilué. Je me sens souvent coincé dans la 2ème étape, je comprends que ça vient de moi mais je ne sais pas quoi en faire. Et c’est un mal-être toujours présent, en apparence indépendant de l’extérieur et qui s’accentue depuis que je m’intéresse à UCEM.
Merci

Bonjour,
Ta question est très pertinente. Il faut une bonne dose d’observation de soi pour pouvoir cerner cette difficulté d’accepter la douceur et la tendresse qui nous sont offertes.

Tout l’art du Cours est justement dans cette étape. Le « miracle » n’est pas le fait de constater l’erreur dans notre pensée – c’est certes une première étape indispensable – mais d’accepter l’amour à la place. « L’endroit le plus saint sur terre est là où une haine ancienne a été remplacée par un amour présent », est un extrait que j’aime citer.

Cette étape est probablement la plus difficile. Pour savoir pourquoi, tu peux lire la section «La peur de la rédemption» (Chapitre 13, section 3). Ça fait un peu froid dans le dos, mais c’est essentiel de comprendre les idées de cette section. Elles nous apprennent que nous n’allons pas accepter l’Amour aussi facilement que nous le voudrions, à cause de notre peur de Lui. Notre peur qu’Il nous écrase et nous anéantisse:

  • L’image que tu as de toi-même ne peut résister à la Volonté de Dieu. Tu penses que c’est la mort, mais c’est la vie. Tu penses que tu es détruit, mais tu es sauvé. (W-pI.93.4:1-4)
  • Tu as bâti tout ton système de croyance insane parce que tu penses que tu serais impuissant en la Présence de Dieu, et tu voudrais te sauver de Son Amour parce que tu penses qu’il t’écraserait jusqu’à néant. Tu as peur qu’il t’emporte loin de toi-même et te fasse tout petit, parce que tu crois que l’immensité réside dans le défi et que l’attaque est grandeur. Tu penses avoir fait un monde que Dieu voudrait détruire; et qu’en L’aimant, ce que tu fais, tu jetterais ce monde, ce que tu ferais. Par conséquent, tu as utilisé le monde pour couvrir ton amour, et plus tu t’enfonces dans la noirceur des fondements de l’ego, plus tu t’approches de l’Amour qui est caché là. Et c’est cela qui t’effraie. (T-13.III.4:1-5)
  • Car tu vois l’amour comme destructeur, et ta seule question est de savoir qui est à détruire: toi ou un autre? (T-15.X.7:4)

Tant que nous sommes toujours fortement identifiés avec notre petite identité particulière, nous allons avoir peur de l’Amour, pensant qu’Il est tellement grand qu’Il va enlever tout ce à quoi nous tenons, tout ce qui nous est le plus cher au monde, notamment, notre image du «moi». C’est faux, bien sûr. L’Amour va juste nous aimer, et nous inclure dans son étreinte chaleureuse et bienveillante, et c’est tout.

Donc nous marchons lentement sur ce chemin pour commencer ce processus de nous dés-identifier de notre petite identité, un petit pas après l’autre. C’est ça le processus, et le but, du pardon. Tous les jours, j’essaie de trouver une autre petite erreur dans ma pensée, une erreur de jugement, de blâme et de souffrance qui voulait renforcer ma petite particularité individuelle à la place du souvenir de ma majestueuse réalité unie. Je laisse tomber cette bêtise qui est dans ma pensée, et je m’approche juste de deux centimètres de l’Amour et du souvenir de ma vraie identité.

Quand je trébuche sur cette marche et que je tombe, que je n’arrive pas à accepter la tendresse infinie qui m’est offerte, quand je continue avec le jugement (d’une autre personne ou de moi-même), alors au lieu de renforcer mon jugement sur moi-même et de me critiquer pour mon incapacité, j’essaie de revenir vers la tendresse. Je me suggère que j’ai juste du mal à accepter l’Amour pour l’instant, et c’est tout. Je me permets d’être dans l’erreur, mais cette erreur n’est pas un crime. J’enlève le jugement, j’accueille et j’accepte. C’est une simple bêtise, pas un péché à condamner.

Quand j’échoue, je me permets d’avoir tort, tort sur mon premier jugement sur l’autre, puis tort sur ma peur de l’Amour. Je veux « enlever le problème de mon problème ». Ce n’est pas un problème d’avoir du mal à accéder à cette troisième étape d’accepter l’Amour. C’est juste un signe qu’il reste un peu de peur. C’est juste une autre bêtise dans une très longue série. C’est juste la continuité dans l’émission « Le bêtisier de ma vie » 🙂 Plus nous arrivons à rester légers avec tout ce processus, plus nous arriverons à ressentir le frémissement de l’Amour en nous. Plus nous arrivons à rester patients, plus nous nous envoyons un signal que l’Amour nous accepte tels que nous sommes, ici et maintenant, sans jugement, sans besoin et sans exigence.

LE PARDON ET LA SOUFFRANCE

Bonjour Bernard,
J’ai une question à propos des projections. Tu dis que le miracle c’est quand on arrive à trouver que ce qui nous dérange chez les autres est aussi en nous. Mais il y a des situations où vraiment je ne trouve pas. Je n’ai pas trop de peine à pardonner, parce que j’arrive à comprendre que s’il y a quelque chose qui me dérange dans un comportement, c’est 1. que je suis pas bien 2. que l’autre n’est pas bien non plus. A ce niveau là on peut tout pardonner. Mais est-ce suffisant ? Et que faire avec ? Que demander à Jésus ?

Merci de m’éclairer sur ce point, si tu trouves le temps bien sûr.

Meilleures salutations

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Bonjour,
Enchanté de faire ta connaissance!

Tes perceptions 1) et 2) sont justes et déjà très bien. Pour pardonner, tu n’as pas forcément besoin de faire toutes les autres étapes. Si tu constates un vrai relâchement de l’envie de juger l’autre, dans un sentiment d’égalité avec lui/elle, et un vrai soulagement de ta peine, alors tu as déjà très bien fait le travail.

Cet exercice de trouver la même qualité en nous que chez l’autre est un exercice « d’égalisation », si tu veux. Nous jugeons et condamnons pour prouver qu’il existe une différence importante entre l’autre personne et nous: nous sommes les pauvres victimes et eux sont les bourreaux qui doivent subir une punition. Le fait d’analyser notre propre comportement et le fonctionnement de notre esprit pour trouver comment, en fait, nous faisons exactement comme l’autre est la clé pour défaire cet argument de différence. Je ne peux pas continuer à insister sur cette différence si je vois que je fais comme lui.

Mais si, en faisant comme tu fais, tu arrives déjà à voir que tu es comme l’autre dans votre confusion et votre douleur, alors c’est fait, tout est bon.

Mais si tu veux, je peux t’aider à voir comment cela fonctionne, parce que parfois ce n’est vraiment pas évident. C’est vrai que nous sommes exactement comme les pires criminels (pas dans la forme bien sûr, mais dans l’intention, dans le fond), mais il faut parfois chercher pour le comprendre, et identifier en quoi notre attitude est identique.

L’essentiel dans ce processus de pardon est de laisser tomber non seulement l’envie et le besoin de condamner l’autre, mais aussi l’envie et le besoin de souffrir. C’est cette deuxième partie qui est souvent plus compliquée, mais tellement essentielle. Nous ne pouvons pas pardonner avec le pardon authentique tant qu’il y a toujours de la souffrance, parce que notre souffrance est une façon de déclarer que l’Amour et la Réconfort ne sont pas présents – et automatiquement, comme une action réflexe, il va avoir une projection, une condamnation. Nous allons chercher la personne ou la chose que nous considérons responsable de notre douleur. La souffrance est toujours une accusation, une façon déguisée de culpabiliser une autre personne.
Donc pour pardonner, nous devons trouver cet endroit au-dessus de notre jugement, de notre envie de juger, mais aussi au-dessus de notre souffrance et notre envie (inconsciente) de juger.

Demander à Jésus est demander à une présence d’amour au-dessus de notre souffrance pour nous aider à nous rappeler et éprouver la réalité de cette vérité: il existe un endroit où nous ne sommes pas obligés de souffrir ni d’attaquer, où nous pouvons enfin nous reposer dans le calme et où rien de cette souffrance n’existe. S’il y a un souvenir ou une présence de cet Amour dans tes pensées et dans ton expérience, alors tu peux dire qu’il y a la présence de Jésus, et aussi du Saint-Esprit.

Bien à toi!
Bernard

LES ÉLECTIONS: SOIS CALME UN INSTANT…

Un message de Bernard autour des élections

Extrait d’Un cours en miracles:
« Quels que soient les mensonges auxquels tu peux croire, le miracle ne s’en soucie pas, qui peut tous les guérir avec la même facilité. Il ne fait pas de distinction entre les malperceptions. Son seul souci est de distinguer entre la vérité d’une part et l’erreur d’autre part. Certains miracles peuvent sembler être plus immenses que d’autres. Mais souviens-toi du premier principe de ce cours : il n’y a pas d’ordre de difficulté dans les miracles. En réalité tu es parfaitement inaffecté par toutes les expressions du manque d’amour. Celles-ci peuvent être de toi comme d’autrui, de toi envers autrui ou d’autrui envers toi. La paix est un attribut en toi. Tu ne peux pas la trouver au-dehors. La maladie est une forme de quête extérieure. La santé est la paix intérieure. Elle te permet de rester inébranlé face au manque d’amour venant du dehors et capable, par ton acceptation des miracles, de corriger les conditions qui procèdent du manque d’amour en autrui. »

(T-2.I.5:1-12)

Bonjour à tous,

La préoccupation principale du Cours concerne notre paix intérieure.

En cette période électorale, nous avons l’impression que cette paix peut être bafouée par le monde extérieur, par ces personnages publics qui se présentent sur la scène de la vie, par leurs paroles et leurs intentions pour ce pays. La magnifique promesse exprimée dans cet extrait du Cours est que, peu importe ce qui se passe pendant ces élections et après, notre tranquillité d’esprit peut rester parfaitement intacte. Dans cette lettre, je propose que nous regardions ensemble cet extrait ligne par ligne pour aller aussi profondément que possible vers cette prise de conscience.

« Quels que soient les mensonges auxquels tu peux croire, le miracle ne s’en soucie pas, qui peut tous les guérir avec la même facilité. »
Quelle belle idée! Mais tout de suite nous voyons un énorme défi. « Quels que soient les mensonges… » De nos jours, il est très difficile de trier le vrai du faux dans les médias et dans les paroles des candidats – mais peu importe! Cela n’a pas d’importance pour le « miracle ». Mais au fait, qu’est-ce que ce miracle si miraculeux qu’il peut défaire ces mensonges comme avec une baguette magique? C’est simplement « là où une haine ancienne est devenue un amour présent. » (T-26.IX.6:1) Puisque l’amour en nous est immuable et inchangeable, nous pouvons y accéder quand nous voulons, et il remplacera aussitôt nos perceptions incorrectes et douloureuses.

« [Le miracle] ne fait pas de distinction entre les malperceptions. »
Nous n’avons plus besoin de distinguer maintenant entre les mensonges et les demi-vérités, les manipulations évidentes et les arguments subtils. Quel soulagement! Nous avons simplement à les remplacer tous par une seule vérité, celle d’un « amour présent ».

« Son seul souci est de distinguer entre la vérité d’une part et l’erreur d’autre part. »
L’état d’esprit du miracle ou de l’amour n’a qu’un seul et unique objectif: retrouver les traces de la vérité. Mais attention, nous ne parlons pas ici de la « vérité politique » ni de la « vérité économique », mais de la Vérité tout court. Celle de la réalité de chacun et chacune, au-dessus de son apparence dans ce monde. Ce serait une erreur de penser qu’un candidat ou tout autre personnage public ne fait pas partie de cette magnifique Famille que nous sommes en réalité, celle que le Cours appelle la Filialité. Chacun de nous, sans exception, appartient à la même Source. Nous sommes comme les doigts d’une seule Main cosmique – chaque doigt paraît séparé et indépendant des autres, mais nous sommes des extensions de la même Paume parfaite et à la racine nous sommes tous joints et unis.

« Certains miracles peuvent sembler être plus immenses que d’autres. Mais souviens-toi du premier principe de ce cours : il n’y a pas d’ordre de difficulté dans les miracles. »
Il peut sembler que cela nous demandera un effort immense pour voir au-delà des erreurs des personnes que nous voyons à la télévision. Mais une seule pensée de compassion et de tendresse envers ces gens, en pensant à leur confusion et leur désarroi d’esprit, suffit pour défaire toute notre tristesse, notre colère et notre peur. Il faut simplement le vouloir. Voulons-nous regarder au-dessus de ce « champ de bataille » pour nous élever dans les champs paisibles de la paix? « Ainsi le souvenir de Dieu est-il obscurci dans les esprits qui sont devenus le champ de bataille des illusions. Or bien au-delà de cette guerre insensée, il brille, prêt à revenir en ta mémoire quand tu te ranges avec la paix. » (T-23.I.12)

« En réalité tu es parfaitement inaffecté par toutes les expressions du manque d’amour. Celles-ci peuvent être de toi comme d’autrui, de toi envers autrui ou d’autrui envers toi. »
Ah, voilà un défi de taille! On pourrait s’exclamer avec force: « Mais comment est-ce possible de ne pas en être affecté »? Pour vivre la réponse, nous allons devoir ouvrir une porte intérieure vers un autre endroit dans notre esprit. « Être délivré du conflit signifie qu’il est terminé. La porte est ouverte ; tu as quitté le champ de bataille. … Il n’y a pas de sécurité sur un champ de bataille. Tu peux le regarder d’en haut en sécurité et ne pas être touché. » (T-23.III.6) Il y a une porte dans notre esprit menant à un lieu où nous ne sommes pas touchés par les événements ici. Pour cela nous devons accepter que le conflit soit terminé. Quel conflit? Certainement pas le conflit extérieur – espérer que ce dernier cesse n’est qu’un rêve vain. Ces mots parlent de notre conflit intérieur, bien sûr. Le conflit entre aimer et séparer, entre inclure dans notre amour et exclure de notre plus profonde considération. Puissions nous mettre fin à ce conflit intérieur et choisir une fois pour toute d’aimer et d’inclure au lieu de séparer et d’exclure.

« La paix est un attribut en toi. Tu ne peux pas la trouver au-dehors. »
Par ces quelques mots, le Cours nous rappelle le secret tout entier de la guérison: la paix n’est pas quelque chose d’extérieur. Elle est en nous, une condition inchangeable à jamais. « La paix d’esprit est nettement une affaire interne. Elle doit partir de tes propres pensées, puis s’étendre vers l’extérieur. C’est de ta paix d’esprit que découle une perception paisible du monde. » (W-pI.34.1:1-4)

« La maladie est une forme de quête extérieure. La santé est la paix intérieure. »
Le Cours nous enseigne que tous ceux qui sont perdus dans un rêve où ils se croient séparés d’avec la Source, où ils croient qu’ils ne sont plus dans l’Amour, dans l’Unité absolue, en Dieu, sont malades. Dès l’instant que nous pensons être séparés de cette Unité parfaite, nous cherchons une solution à notre manque à l’extérieur de notre esprit. Nous pouvons être tentés de croire que nous trouverons une solution dans ce monde extérieur, mais c’est faux. Notre expérience personnelle doit nous avertir qu’une telle pensée n’est pas juste: nous avons été déçus suffisamment de fois maintenant pour ne plus croire à ce mensonge.

Nous chercherons le meilleur candidat, nous espérerons que, enfin, un leader national pourra résoudre les problèmes de notre société et de notre économie. Et nous nous tromperons encore. Avec un peu de chance, nous connaîtrons un peu plus de bonheur et de stabilité après les élections, cela ne contredit en rien les principes d’Un cours en miracles. Mais cela n’est pas le but du Cours, qui nous enseigne l’origine et la source de la paix et de la joie. Cette source est entièrement intérieure, elle est dans notre esprit. Peu importe les événements qui suivent l’élection, seul notre choix pour le bonheur intérieur, immuable et inébranlable, compte vraiment.

« Elle [la paix intérieure] te permet de rester inébranlé face au manque d’amour venant du dehors et capable, par ton acceptation des miracles, de corriger les conditions qui procèdent du manque d’amour en autrui. »
Nous sommes tendus et anxieux pour ces élections parce que nous croyons que le résultat aura une importance particulière pour la paix et le bonheur de chacun dans ce pays par la suite. Mais nous pouvons entrer dans un endroit de clarté intérieure d’où nous comprenons que la véritable expérience de paix de chacun restera toujours accessible, dans son cœur et son esprit, quel que soit le résultat des élections. Pour voir comment cela peut être possible, nous devons d’abord, vous et moi, passer du temps à chercher, puis à trouver, cet endroit reculé, au-dessus de ce monde. Il est là.

Cela dit…
Cela dit, nous devons toujours faire un choix dimanche, et dans l’illusion de ce monde, notre choix fera une différence. Surtout pour ceux qui ne peuvent pas encore accéder à cette paix d’esprit et attendent encore beaucoup de notre monde.

Et si j’ignorais l’élection?
Notre choix compte dans l’illusion, même si, dans l’éternité, tout est pour toujours dans un état de perfection inchangeable. Savoir que seule l’Unité parfaite intemporelle est réelle ne veut pas dire que nous pouvons ignorer les conséquences de nos choix ici. C’est pourquoi nous prenons au sérieux notre responsabilité de créer ce qui semble favoriser les meilleures conditions extérieures de stabilité et d’harmonie, afin que nous puissions tous continuer notre chemin dans l’illusion dans les meilleures conditions possibles, tout en cherchant toujours à progresser vers la connaissance au-delà de nos circonstances temporelles.

Comment choisir?
Nos choix ici sont le fruit d’un partenariat entre notre compréhension de l’extérieur et notre ressenti intérieur. « Quel est mon but? » Nous déterminons d’abord le but de nos choix, et ainsi retrouvons la sagesse de notre Guide intérieur. Après seulement, nous regardons le monde et faisons nos choix en fonction de nos convictions et de notre compréhension de l’ordre politique et économique de notre pays.

Nous avons deux vies.
Notre vie terrestre nous demande de faire des choix importants ici, des choix qui ont une conséquence significative dans ce monde. Mais nous avons aussi notre vie réelle et éternelle, dont le souvenir nous permettrait de rester en paix parfaite et en sécurité face aux événements et aux changements qui se produiront dans ce monde.

Je vous invite à lire la belle méditation du Cours en-dessous qui parle de cet endroit parfaitement silencieux en nous, et nous invite à nous y recueillir.

Je vous souhaite un joyeux weekend des élections, dans la confiance que, peu importe le choix que nous faisons dans la collectivité de notre pays, la paix immuable reste intacte en nous à jamais.

Bernard

Méditation

Sois très calme un instant.
Viens sans aucune pensée de ce que tu as jamais appris, et mets de côté toutes les images que tu as faites. Le vieux s’écroulera devant le nouveau, sans opposition ni intention de ta part. Il n’y aura pas d’attaque contre les choses que tu pensais précieuses et ayant besoin de soin. Il n’y aura pas d’assaut contre ton souhait d’entendre un appel qui n’a jamais été fait. Rien ne te blessera en ce saint lieu où tu viens pour écouter en silence et apprendre la vérité de ce que tu veux réellement. Il ne te sera pas demandé d’apprendre plus que cela. Mais en l’entendant tu comprendras que tu as seulement besoin d’en repartir sans les pensées que tu ne voulais pas, et qui n’ont jamais été vraies.

(T-31.II.8:1-8)

Le miracle ne fait rien. Tout ce qu’il fait, c’est défaire.

Bonjour Bernard,
Comment expliquer le plus simplement possible ce texte :

« Le miracle ne fait rien. Tout ce qu’il fait, c’est défaire. Ainsi il annule ce qui interfère avec ce qui a été fait. Il n’ajoute pas, mais simplement enlève. Et ce qu’il enlève a disparu depuis longtemps, mais est gardé en mémoire et paraît avoir des effets immédiats. Ce monde est terminé depuis longtemps. Les pensées qui l’ont fait ne sont plus dans l’esprit qui les a pensées et les a aimées un court moment. Le miracle ne fait que montrer que le passé a disparu, et ce qui a véritablement disparu n’a pas d’effets. Le souvenir d’une cause ne peut produire que des illusions de sa présence, et non des effets.» (T-28.I.1:1-9)

Merci.

Bonjour Céline,

Cet extrait était souvent cité par Kenneth pour sa richesse. Je vais essayer de expliquer pourquoi.

« Le miracle ne fait rien. Tout ce qu’il fait, c’est défaire. Ainsi il annule ce qui interfère avec ce qui a été fait. Il n’ajoute pas, mais simplement enlève. »

Toute la philosophie de guérison du Cours est basée sur l’idée que notre maladie est un faux problème, un problème que nous avons auto-crée en imaginant une séparation d’avec notre Réalité. Ainsi, la Réalité est toujours parfaite et intacte, notre seul et unique problème est que nous ne La reconnaissons plus. Donc, la méthode de guérison du Cours est d’enlever ce qui nous empêche de voir ce qui est déjà là, présent devant nous. Donc le miracle n’a pas besoin de faire quelque chose dans le sens classique de « faire » ou de provoquer un changement. Nous pensons avoir changé quelque chose, et maintenant le miracle est là pour nous aider à prendre conscience que nous n’avons rien changé, et donc aucun changement supplémentaire n’est nécessaire, juste une reconnaissance. Il enlève le faux, pour laisser apparaître le vrai.

« Il [le miracle] n’ajoute pas, mais simplement enlève. Et ce qu’il enlève a disparu depuis longtemps, mais est gardé en mémoire et paraît avoir des effets immédiats. Ce monde est terminé depuis longtemps. Les pensées qui l’ont fait ne sont plus dans l’esprit qui les a pensées et les a aimées un court moment. »

Ce passage, qui peut sembler très étrange, reflète un autre aspect de cette même problématique. Puisque rien n’est arrivé à la Réalité, ce monde n’est pas réel, et ne l’a jamais été. Il a semblé exister, un court instant, puis est disparu aussitôt. C’est tout à fait comme un rêve nocturne, fugitif, qui dure une demi-seconde, puis est parti, mais dont nous nous souvenons très longtemps après, ne pensant qu’à ça d’une façon obsessive. Kenneth parlait des anciens téléviseurs noir et blanc qui, à l’instant de les éteindre, garder à l’écran l’image pendant deux secondes avant de disparaître. Il disait que ce monde est comme cette image qui semble être toujours là, même si la télé est éteinte. Il parlait aussi de ce monde comme un DVD. Les acteurs et producteurs qui ont filmé le film ne sont plus ici, ils sont partis ailleurs, sont peut-être même morts aujourd’hui. Mais à l’instant de regarder le film, nous le regardons comme si tout était d’actualité. Rien n’est là, mais nous pouvons avons une expérience comme si c’était toujours d’actualité.

Ce monde est une série d’images dont la source n’existe plus. Cette idée peut sembler inaccessible, mais ce n’est pas difficile de l’expliquer à travers de notre expérience de la vie ordinaire. Nous avons tous des événements du passé qui nous hantent, qui resurgissent de temps à autre, en nous provoquons parfois des émotions très fortes même, comme la colère ou la tristesse. Ces scènes n’existent plus, les personnes qui étaient avec nous sont parfois mortes, mais nous vivons ces expériences avec nos émotions comme si elles étaient présentes maintenant.

« Le miracle ne fait que montrer que le passé a disparu, et ce qui a véritablement disparu n’a pas d’effets. Le souvenir d’une cause ne peut produire que des illusions de sa présence, et non des effets. »

Si, en se souvenant d’un événement passé, nous avons une expérience de tristesse, et soudain nous nous rendons compte à quel point l’Amour est toujours parfaitement présent avec nous à cet instant, alors c’est comme si cet événement du passé est effacé. C’est ça, le miracle, un instant de se souvenir que le passé n’a plus aucune importance parce que le présent contient absolument tout ce qu’il nous faut (« Le plus saint de tous les points de la terre est là où une haine ancienne est devenue un amour présent. » T-26.IX.6:1). Il n’y a donc plus d’effets du passé, plus de tristesse ni de colère. Si mon père est parti de la maison quand j’étais petit, et j’ai pensé très fort à ce moment là que l’amour m’avait quitté et j’ai été abandonné (le « souvenir d’une cause »), je peux prétendre aujourd’hui que l’amour est absent à cause de ce qui s’est passé quand j’étais petit, mais seulement dans une illusion. En réalité, l’Amour est toujours parfaitement présent. Donc, l’effet de ce souvenir n’est pas réel, mais une construction que je maintiens par une acte de volonté, parce que je veux maintenir que l’Amour n’est pas présent, et que c’est la faute à mon père. Mais c’est une illusion, et non pas un effet réel.

Nouvel enregistrement d’une séance de travail sur le Cours

Lors d’une rencontre par Skype avec un groupe d’étudiants à Montpellier en novembre 2016, plusieurs sujets intéressants ont été discutés. Après une présentation des trois principes essentiels à retenir de cette philosophie, Bernard a expliqué comment nous pouvions travailler sur notre culpabilité et il a clarifié en quoi consiste le vrai pardon. Puis il a répondu à une question sur la haine de soi et sur le moyen de nous en libérer.

Pour écouter ou télécharger l’enregistrement, cliquez ici.

Comment le Cours voit-il le suicide et 19 autres questions sur UCEM

Nous venons de faire traduire vingt questions supplémentaires sur Un cours en miracles, venant de la base de données des Q&R de la Foundation for A Course In Miracles aux USA. (Tous nos remerciements à Franchita Cattani et André Bonneau pour leur travail). Vous pouvez les visionner sur le site français des Q&R ici ou cliquer sur les liens en dessous.

131 – Dieu nous a-t-Il abandonnés?
132 – Obtenir ce que je veux dans le monde des formes
133 – Quels sens ont les maladies comme le Syndrome de Gilles de la Tourette (SGT)?
134 –Les animaux de compagnie font-ils partie de la Filialité?
135 – Comment le Cours voit-il le suicide?
136 – Comment Dieu peut-Il être «seul»?
137 – Comment puis-je accepter la complétude?
138 – Est-ce que ce quoi que nous fassions peut changer l’issue?
139 – Comment reconnaître mes croyances en ce qui concerne l’argent?
140 – Parler avec Jésus et lui demander quelque chose
141 – Pourquoi le Cours est-il si difficile? Est-ce que cela va devenir plus facile?
142 – Je me sens coupable d’avoir mal partout
143 – Faire face à une dépression concernant la guerre de l’Irak
144 – Comment faire face à l’anxiété?
145 – Comment sait-on si on choisit de défaire la séparation?
146 – Pourquoi un côté en moi a peur de Jésus?
147 – Comment apporter la paix à l’esprit d’autrui?
148 – Comment un état d’Unité pouvait-il produire la pensée de séparation
149 – Si je pense que mon esprit est guéri, pourquoi est-ce que je souffre encore?
150 – Comment est-ce que je peux défaire le tort d’avoir attaqué quelqu’un?

Cette entrée a été publiée le janvier 26, 2017. 1 commentaire

La douceur de la création est tout ce que je vois (Leçon 265) avec commentaire

La douceur de la création est tout ce que je vois.
(Leçon 265)
« J’ai certes mal compris le monde, parce que j’ai posé sur lui mes péchés et les ai vus là qui me regardaient. Comme ils semblaient féroces! Et comme je me trompais en pensant que ce que je craignais était dans le monde plutôt que seulement dans mon esprit. Aujourd’hui je vois le monde dans la douceur céleste dont resplendit la création. Il n’y a pas de peur en lui. Qu’aucune apparence de mes péchés n’obscurcisse la lumière du Ciel qui luit sur le monde. Ce qui est reflété là est dans l’Esprit de Dieu. Les images que je vois reflètent mes pensées. Or mon esprit ne fait qu’un avec Celui de Dieu. Ainsi je peux percevoir la douceur de la création. »

« Dans la quiétude je voudrais regarder le monde, qui ne fait que refléter Tes Pensées et les miennes aussi. Que je me souvienne qu’elles sont les mêmes, et je verrai la douceur de la création. »

Commentaire:
Cette belle leçon, comme tant d’autres, cherche à nous emmener vers les plus hauts sommets de l’esprit en nous montrant ce que nous faisons pour rester en bas, dans les abîmes de ce monde. Il nous suffit de voir nos pensées d’auto-condamnation et de jugement (nos ‘péchés’), puis de comprendre leur insignifiance, comprendre qu’elles ne sont pas du tout ‘féroces’. Nous ne voyions pas la douceur de la création parce que notre esprit se focalisait sur l’idée du péché, sur notre péché, que nous voyions en suite à l’extérieur sur les épaules des autres, par l’effet de la projection.

Mais notre perception est fausse. Les idées de mal et de péché provenaient simplement de la croyance en notre séparation d’avec l’Amour. C’est en dissipant cette croyance que nous faisons disparaître notre sentiment de péché et d’exil. Alors nous voyons notre parfaite innocence, un état de perfection et d’impeccabilité partagé par tous et par tout. Une fois dissipée l’ombre de notre culpabilité, le monde apparaît maintenant baignant dans une lumière éclatante, et nous respirons enfin la douceur de la création.

La mise en pratique:
Concrètement, cela veut dire que quand nous entendons une information dérangeante au journal télévisé le soir, et que nous ressentons de la tristesse, du dégoût, de la peur ou de l’horreur, nous devons d’abord nous rappeler que, d’une façon ou d’une autre, nous devons avoir tort (« Préfères-tu avoir raison ou être heureux ? »  T-29.VII.1:9).

Car la douceur de la création est là, quelque part, malgré les tragédies de ce monde et malgré les puissantes émotions qu’elles suscitent en nous. Cette étape est essentielle. Nous ne pourrons pas accéder à une autre perception et à une autre expérience du monde si nous continuons à renforcer et à justifier notre perception actuelle, qui est désastreuse. Il va falloir que nous arrêtions de nous faire mal!

Puis nous nous suggérons que le mal que nous ressentons n’est pas le mal « là-bas » mais le mal ici, en nous. En moi. Chacun doit apprendre à se dire:
« C’est mon mal. La douleur que je ressens vient d’un puissant sentiment de péché et de culpabilité que j’ai entretenu et que je renforce au moyen de ces images à la télé. Mais ce n’est pas grave. Voilà ce que je dois finalement comprendre: ce sentiment de mal-être n’est fondé sur rien, absolument rien. (Ceci est le principe de l’Expiation du Cours.) L’Amour m’entoure et m’accepte pleinement à chaque instant. Ce même Amour entoure et accepte totalement chaque personne dans ces scènes tragiques à la télé. »
Voilà le miracle. Le mal n’est pas le mal une fois qu’il est vu correctement; la tragédie n’est plus une tragédie une fois que nous retournons vers l’Amour.

Le monde n’a pas réellement changé, mais notre expérience du monde, elle, a complètement changé. La Douceur sous-jacente est apparue, révélant la dimension céleste que nos pensées de séparation avaient si longtemps dissimulée.

NB: Souvenez-vous que le Dieu du Cours n’est pas le Dieu de la Bible, mais une présence d’amour parfait et intemporel, incapable de juger, condamner ou de faire une différence entre un être et un autre.

Comment pardonner à un chauffard ?

Voici un échange avec quelqu’un sur le pardon qui reprend cette question éternelle : « Comment pardonner à un chauffard ? » Son email avec mes commentaires.

Interlocuteur : Par ailleurs je continue ma réflexion sur les émotions parfois violentes qui nous étreignent le long de notre chemin avec le cours. En relisant pour mon travail un texte de Luc Boltanski  intitulé : l’amour et la justice comme compétences, je tombe sur cet énoncé « l’émotion surgit lors du basculement d’un régime à l’autre, celui de l’amour (agapé) à celui de la violence ou de la justice. » Je trouve que ça éclaire ce dont tu parles souvent dans tes interventions, comment le chauffard qui nous coupe la route nous expulse du domaine de l’amour…

Commentaire : (J’interromps le cours de ta pensée) En fait, ce n’est pas vraiment le chauffard qui nous expulse de l’Amour – il n’a pas ce pouvoir. C’est très important de garder ça en tête, sinon le processus de guérison du Cours ne fonctionnera pas. Ces passages du Cours nous aident à comprendre ce point sur la perception:

« La projection fait la perception. Le monde que tu vois, c’est ce que tu lui as donné et rien de plus. … C’est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. … La perception est un résultat et non une cause. (T-21.in.1:1-12)

« La projection fait la perception… Tu as attaqué ton frère maintes et maintes fois, parce que tu voyais en lui une figure d’ombre dans ton monde privé. » (T-13.V.3)

« Pardonner, c’est simplement te rappeler les pensées aimantes que tu as données dans le passé et celles qui t’ont été données. Tout le reste doit être oublié. … Les figures d’ombre sont les témoins que tu amènes avec toi pour démontrer qu’il a fait ce qu’il n’a pas fait. « (T-17.III.1)

Cela veut dire qu’une partie de nous se sert du chauffard pour s’auto-expulser de l’Amour. C’est pour ça que nos attaques sur le chauffard sont injustifiées. Inconsciemment, nous avions décidé, ce jour-là, de rester en-dehors de l’étreinte de l’Amour. Nous avions besoin de trouver une justification pour l’inconfort intérieur provoqué par ce refus de l’Amour, et le chauffard nous a fourni un prétexte pour exprimer cet inconfort et le justifier. Du coup nous nous disons que c’est à cause de lui que l’Amour n’est pas présent.

Interlocuteur: …vers celui de la justice et que ce basculement s’accompagne d’une vive émotion de laquelle…

Commentaire : (Désolé, je t’interromps encore…) Une vive émotion qui était déjà présente en nous avant le passage du chauffard. Le basculement dont tu parles est juste la prise de conscience soudaine de ce qui était déjà dans notre esprit. Seulement, avant l’incident, nous arrivions à le dissimuler. Le fait de frôler un accident grave nous rappelle un autre fait grave dans l’esprit – le refus de l’Amour. L’accident potentiel est donc un symbole qui nous ramène à la conscience de la catastrophe présente dans notre esprit, c’est un symbole de ce qui semble s’être produit là en nous, l’exil de notre Foyer céleste.

Interlocuteur: …il n’est pas toujours facile de rebasculer vers le pardon et l’amour.

Commentaire: Ce n’est pas facile, non, mais pas à cause du chauffard (très important) mais parce qu’une partie de nous n’a pas encore déterminé qu’elle veut regagner la présence de l’Amour. « Nous ne sommes jamais contrariés pour la raison à laquelle nous pensons. » (leçon N° 5) Nous sommes toujours contrariés parce que nous avons repoussé la présence de l’Amour, puis nous cherchons à trouver une justification extérieure pour notre mal-être, pour éviter de faire face à notre choix intérieur. « La projection fait la perception. Le monde que tu vois … est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. » (T-21.in.1)

Interlocuteur: C’est un peu comme si on se disait : certes il n’y a pas beaucoup d’amour mais on veut au moins un peu de justice bordel!!!!

Commentaire: La justice est là pour nous à chaque instant – la justice de l’Amour qui dit: « Je ne te quitterai jamais. » En fait, ce n’est pas la punition de cette personne que nous recherchons vraiment, car cela ne changerait pas grande chose pour nous. Mais retrouver le souvenir de l’Amour pour nous, et pour les autres, voilà ce qui fera une grande différence.

Interlocuteur: Je sais Bernard, je t’entends dire, la solution c’est le pardon, toujours, mais que d’émotions!!

Commentaire: Il faut que j’explique mieux ce qu’est le pardon car il y a toujours un peu de confusion à ce sujet. Ce n’est jamais à quelqu’un d’autre que nous pardonnons, mais à nous-même. Nous constatons d’abord notre jugement et notre envie d’attaquer une autre personne, oui. Mais ensuite, nous devons arrêter de vouloir justifier notre attaque, et nous devons chercher la véritable cause de notre réaction: pourquoi sommes-nous blessés par l’attitude du chauffard, et agressifs envers lui?

Nous trouvons la réponse quand nous constatons le manque d’amour en nous, et que nous comprenons que ce n’est pas l’autre qui nous a expulsés de la présence de l’Amour. C’est un choix que nous avons fait, puis dissimulé derrière les actes des autres, en projetant sur eux les sentiments négatifs qui résultent de ce choix.

Le pardon s’effectue à l’instant où nous acceptons de venir à nouveau tout près de l’Amour et de nous réfugier dans Son étreinte qui nous embrasse tous, nous et les autres. L’Amour ne juge jamais car Il sait que chacun est innocent du « crime » de la Séparation ; le reste n’est pas important.

Le pardon du Cours n’est donc pas quelque chose que nous faisons par rapport aux actes d’une autre personne. Leur acte nous ramène à une conscience de ce que nous avons fait pour écarter la présence d’amour. Le pardon consiste à lâcher prise de notre projection sur les autres et à changer de décision en choisissant l’Amour, pour nous et pour les autres.

Même si ça semble simple, c’est évident qu’il faudra du temps pour s’entraîner à cette nouvelle perception. « Voilà la vérité, d’abord seulement à dire puis à répéter maintes fois ; ensuite à accepter comme partiellement vraie, avec de grandes réserves. Puis à considérer de plus en plus sérieusement pour enfin l’accepter comme la vérité. »  (W-pII.284.1) Et : « C’est leur utilisation [des idées et des leçons] qui leur donnera une signification pour toi et te montrera qu’elles sont vraies. » (Introduction du Livre d’exercices)

Comment parler du Cours à quelqu’un qui ne veut pas entendre parler de spiritualité?

Nous serons tous, à un moment ou un autre, face à une personne proche en difficulté qu’on ne peut pas aider en parlant directement de la spiritualité. Il est néanmoins possible d’encourager un processus d’introspection et de prise de conscience d’une façon très douce et simple, selon les principes du Cours, en évitant toute idée ou terme qui pourrait mettre mal à l’aise la personne. Voici quelques idées:

Une réserve de bien-être intérieure
On commence avec l’idée que nous possédons tous des réserves de bien-être intérieur, une capacité à être heureux et en paix. Il est arrivé à chacun d’entre nous de se sentir bien, ou même très heureux, alors que les circonstances extérieures n’étaient pas spécialement bonnes. Ce qui signifie que tout le monde a connu des moments de bien-être sans pouvoir dire que c’était à cause de quelque chose de particulier à l’extérieur.

Puis on aide la personne à comprendre que ces réserves sont bien plus grandes que nous ne le pensons. En fait, elles sont tellement grandes que nous pouvons nous y ressourcer même quand les choses tournent au vinaigre dans nos vies. Ces réserves de paix et de bonheur seront toujours là, même si les circonstances de notre vie nous trahissent.

Une décision et un décideur
Puis on pose la question: « Qu’est-ce qui, en nous, décide d’aller vers cet endroit de force et de paix intérieure? » Il y a une partie de nous qui décide d’y aller, ou non. Une partie de nous qui parfois décide d’y aller et à d’autres moments choisit de rester fixée, focalisée et quasiment obsédée par ce qui se passe dans nos vies, au lieu de retourner à l’intérieur pour retrouver ces réserves de bonheur et de tranquillité. Cette partie de nous décide selon ce qu’elle veut éprouver de la vie: la dépression ou le bonheur, le conflit ou la tranquillité.

On se met toujours sur un pied d’égalité avec l’autre : en soulignant que nous éprouvons tous cette difficulté à toujours choisir le bonheur plutôt que la colère ou le chagrin. Et c’est tout. Si on arrive à parler de ça, c’est déjà beaucoup. On aura renforcé le bon en la personne, sa capacité à être heureux quoi qu’il se passe dans sa vie. Et on aura parlé de notre Décideur intérieur, la partie de nous qui doit choisir ce qu’il veut éprouver dans la vie.

La résistance et notre attachement à notre souffrance
Si on pense qu’on peut aller plus loin, alors: On essaie de trouver la légèreté dans la situation, en riant de voir comment nous pouvons tous vouloir continuer à être malheureux alors que nous pourrions relâcher un peu notre insistance sur notre malheur. Et en cela nous sommes tous pareils (c’est très important). Ce qui introduit l’idée de la résistance, et de la peur de l’Amour, sans en parler directement.

Si on pense qu’on peut en parler, on peut dire que cette difficulté vient du fait que nous sommes très attachés à notre souffrance, bien plus que nous le croyons. Dire ‘non’ à notre souffrance semble presque une sorte de trahison d’une partie de nous, comme si nous devions abandonner quelque chose d’important ou de précieux. Une partie de nous ne veut pas aller vers la douceur et relâcher nos jugements, les jugements par rapport à d’autres personnes ou nous-mêmes, qui sont en fait la même chose. Oui, nous sommes confus (et non pas ‘idiots’) et nous pouvons préférer garder notre attention fixée sur le malheur de notre situation au lieu de penser à la paix que nous avons toujours à l’intérieur de nous.

Une présence intérieure de patience et de douceur
Pour terminer, on renforce l’idée que, bien au-delà de notre confusion à vouloir rester avec notre souffrance, notre tristesse ou notre colère, il y a cette réserve de bien-être, comme une sorte de Présence à l’intérieur de nous, qui nous invite à retourner vers le calme et le bonheur.

C’est déjà une très grande partie du processus de relâchement que le Cours appelle le pardon authentique, ce qui est la pratique du « miracle »: une autre façon de voir sa situation où on relâche son insistance sur la dévastation dans sa vie (« Un miracle est une correction … Il regarde simplement la dévastation et rappelle à l’esprit que ce qu’il voit est faux. » W-pII.13.1).

Nous pouvons appeler ceci un « miracle de la perception », et tout le monde peut le pratiquer, qu’il soit familier avec le langage de l’esprit ou non. C’est juste un changement d’orientation à l’intérieur, et rien de plus.

Cette entrée a été publiée le septembre 24, 2016. 6 Commentaires

Comment pardonner ? (1)

J’ai reçu une demande d’aide par rapport au processus du pardon et je trouvais que la réponse que j’ai offerte valait la peine que je la partage avec vous. Je vous demande de me pardonner mes erreurs de français, comme d’habitude. 🙂

Question: Comment suis-je censé pardonner quand je vois une telle quantité de personnes et de choses dans ce monde qui m’agressent et qui me font mal? Je suis très sensible énergétiquement et je trouve le monde rude, dur, agressif, de par ces bruits, de par tout ce qui se passe ici… je ne pourrais pas pardonner tout ceci un par un et donc j’ai plutôt tendance à renoncer avant même d’essayer.

Réponse: Le Cours nous apprend qu’il n’y a qu’une seule et unique chose que nous devons pardonner, et non pas une multitude, et c’est notre choix d’avoir abandonné l’Amour (Dieu) pour avoir adopté un semblant d’individualité (notre identité particulière et séparée) à la place. A la fin, nous devons juste nous pardonner pour notre erreur de pensée et accepter la vérité telle qu’elle est, et c’est tout. Nous devons juste accepter le pardon et l’innocence qui nous sont offerts.

Mais si ça semble simple, en réalité c’est assez compliqué. C’est compliqué parce que notre individualité ne va pas lâcher aussi facilement le morceau!  Nous ne sommes pas prêts et nous en aurons trop peur. Nous n’abordons donc pas le problème directement, mais indirectement. Puisque nous ne pouvons pas accepter le pardon pour notre erreur toute entière, l’erreur d’avoir voulu quitter notre Foyer divin (ce qui ne s’est pas fait en réalité), nous pratiquons le pardon par petit bout – une petite partie de l’erreur à la fois.

Nos esprits sont remplis de cette erreur d’origine mais nous ne la voyons pas (ceci est le déni). Par contre, nous voyons pleines d’autres erreurs dans nos vies tout autour de nous, surtout en d’autres personnes! Cela s’appelle la projection. Quand nous ne supportons pas quelque chose en nous (la culpabilité et le malheur de notre erreur de pensée) nous le refoulons puis nous voyons le problème immédiatement autour de nous.

C’est la dynamique de la projection qui nous donne l’impression que le monde nous agresse et qui produit notre hypersensibilité aux choses extérieures. Notre hypersensibilité n’a pas une cause et une origine extérieure mais intérieure. Ce n’est pas toutes ces personnes imparfaites et tous ces bruits grinçants extérieurs qui nous gênent vraiment ; c’est la pensée imparfaite à l’intérieur et le bruit grinçant en nos esprits qui nous gênent! Ça, oui, ça nous gêne beaucoup.

Nous devons alors commencer par prendre responsabilité pour cette gêne intérieure et d’arrêter de blâmer tous ces facteurs et acteurs extérieurs pour notre dérangement. Ceci est la première démarche dans le processus du pardon. J’accepte que ce soit moi qui suis à l’origine de tous ces instants de manque de paix dans mon existence. Et je fais ceci un petit instant à la fois, et non pas tout d’un bloc.

Alors je commence aujourd’hui par le premier dérangement qui traverse mon esprit, et je me suggère que le vrai problème n’est pas en une autre personne ou dans le monde autour, mais dans mes pensées – « j’ai complètement occulté la présence d’Amour dans mon propre esprit, personne ne m’a enlevé la présence de l’Amour, moi je l’ai fait tout seul. Et moi, je peux le faire revenir dans mon esprit. »

Je fais ceci avec la première chose qui m’arrive, puis avec la deuxième chose dans la journée qui me gêne, et ainsi de suite, toute la journée je bascule mon attention à l’intérieur où je trouve le souvenir de cette magnifique présence qui m’aime, qui me réconforte, qui me rappelle que je suis un enfant parfait de l’Innocence et de la Plénitude, et que j’ai n’ai plus raison d’être malheureux dans ce monde.

Petit à petit, j’arrive à me pardonner pour mon erreur de pensée et à faire lâcher prise sur l’obstacle dans mon esprit. Petit à petit, je ramène mon esprit à la Présence que j’ai repoussée et je me retrouve pleinement dans les bras de sa Paix parfaite.

Voici une petite synthèse de ce travail.

Cette entrée a été publiée le septembre 14, 2016. 4 Commentaires

La relation sainte (2)

La relation sainte est l’un des outils le plus important pour la transformation de notre esprit selon la psychologie d’Un cours en miracles. Ici notre perception de différences est abandonnée pour une vision d’unité et d’universalité, et toute idée de blâme et de jugement relâchée pour la connaissance de l’innocence inhérente en chacun. 

Extraits:

« Et si tu regardais au-dedans et n’y voyais aucun péché ? Cette question « apeurante », l’ego ne la pose jamais. Et toi qui la poses maintenant, tu menaces trop sérieusement tout le système de défense de l’ego pour qu’il se donne encore la peine de prétendre être ton ami. Ceux qui se sont joints à leurs frères se sont détachés de la croyance que leur identité réside dans l’ego.  Une relation sainte est une relation dans laquelle tu te joins à ce qui fait partie de toi en vérité. Et ta croyance dans le péché a déjà été ébranlée, et maintenant tu n’es pas non plus entièrement indésireux de regarder au-dedans et de ne pas le voir. « (T-21.IV.3)

« Pense à ce qu’une relation sainte peut enseigner ! Ici la croyance dans les différences est défaite. Ici la foi dans les différences est tournée vers l’identique. Et ici la vue des différences est transformée en vision. La raison peut maintenant vous conduire, toi et ton frère, à la conclusion logique de votre union. Elle doit s’étendre, comme tu l’as fait quand tu t’es joint à lui. Elle doit aller au-delà d’elle-même, comme tu es allé au-delà du corps, pour que toi et ton frère soyez joints. Et maintenant l’identité que tu as vue s’étend et finalement enlève tout sens des différences, de sorte que l’identité sous-jacente à elles toutes devient apparente. » (T-22.in.4)

FB texte La relation sainte 2

 

 

La relation sainte (1)

La relation sainte est l’un des outils le plus important pour la transformation de notre esprit selon la psychologie d’Un cours en miracles. Ici notre perception de différences est abandonnée pour une vision d’unité et d’universalité, et toute idée de blâme et de jugement relâchée pour la connaissance de l’innocence inhérente en chacun. 

Extraits:

La relation sainte est l’expression de l’instant saint en vivant dans ce monde. (T-17.V.1)

La relation sainte, qui est une étape majeure vers la perception du monde réel, est apprise. C’est l’ancienne relation non sainte, transformée et vue à nouveau. La relation sainte est un accomplissement phénoménal de l’enseignement. (T-17.V.2:1-7)

Sous tous ses aspects, comment elle commence, se développe et s’accomplit, elle représente le renversement de la relation non sainte. Sois consolé en ceci : la seule phase difficile est le début. Car là, le but de la relation est brusquement changé en l’exact opposé de ce qu’il était. (T-17.V.2:1-7)

Ta relation particulière sera un moyen de défaire la culpabilité en tous ceux qui sont bénis par ta relation sainte. Ce sera un rêve heureux, un rêve que tu partageras avec tous ceux qui se présenteront à ta vue. (T-18.II.7)

Ce n’est pas un rêve que d’aimer ton frère comme toi-même. Ta relation sainte n’est pas un rêve non plus. (T-18.V.5)

Vaincre le monde n’est pas plus difficile que de surmonter ton petit mur. Car dans le miracle de ta relation sainte, sans cette barrière, chaque miracle est contenu. Il n’y a pas d’ordre de difficulté dans les miracles, car ils sont tous les mêmes. Chacun est une douce victoire de l’attrait de l’amour sur l’attrait de la culpabilité. Comment cela peut-il manquer d’être accompli, partout où il est entrepris ? La culpabilité ne peut pas élever de réelles barrières contre lui. Et tout ce qui semble se dresser entre toi et ton frère doit tomber à cause de l’attrait auquel tu as répondu. (T-19.IV-A.5)

L’amour aussi dresserait un festin devant toi, sur une table couverte d’une nappe immaculée, dans un jardin tranquille où l’on n’entend jamais d’autres sons que des chants et de joyeux et doux murmures. C’est un festin qui rend honneur à ta relation sainte, et auquel chacun est accueilli comme un invité d’honneur. Et tous ensemble, dans un instant saint, comme ils se joignent en douceur à la table de communion, remercient Dieu pour ce repas. Et là je me joindrai à toi, comme je l’ai promis il y a longtemps et comme encore je le promets. Car dans ta nouvelle relation, je suis le bienvenu. Et où je suis le bienvenu, je suis là. (T-19.IV-A.16)

FB texte La relation sainte 1

 

Sur le manque

Sur le manque

Pour continuer notre étude, nous tournons vers le rapport entre l’instant saint est le concept du manque. Le manque est, selon l’un des extraits en-dessous, la « différence essentielle » entre le monde que nous avons fait et celui de la Réalité parfaite (« Dieu »). Le sentiment de séparation est le « seul manque que nous avons réellement besoin de corriger » et cela malgré les multitudes de différents besoins que nous percevons tous les jours dans nos vies. Selon ces extraits, nous nous privons nous-mêmes, or l’instant présent contient tous ce qu’il nous faut en réalité. Nous avons besoin donc d’apprendre à reconnaître que nous avons tout, ce qui se fait en méditant sur l’instant saint. Comme le deuxième extrait sous-entend, nous ne pouvons pas nous trouver dans un moment meilleur que cet instant maintenant.

Extraits:

Le sentiment d’être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger. Ce sentiment de séparation n’aurait jamais surgi si tu n’avais pas distordu ta perception de la vérité, percevant ainsi un manque en toi. Si l’idée d’un ordre de besoins a surgi, c’est parce que, ayant fait cette erreur fondamentale, tu t’étais déjà fragmenté en niveaux avec des besoins différents. En t’intégrant toi-même, tu deviens un ; en conséquence, tes besoins deviennent un. Des besoins unifiés conduisent à une action unifiée, parce que cela produit un manque de conflit. (T-1.VI.2:1-5)

Alors que le manque n’existe pas dans la création de Dieu, il est très apparent dans ce que tu as fait. De fait, c’est la différence essentielle entre les deux. Le manque implique que tu te trouverais mieux dans un état en quelque sorte différent de celui dans lequel tu es. Jusqu’à la « séparation », qui est la signification de la  » chute « , rien ne manquait. Il n’y avait pas du tout de besoins. Les besoins ne surgissent que lorsque tu te prives toi-même. (T-1.VI.1)

Ceux qui perçoivent et reconnaissent qu’ils ont tout n’ont aucune sorte de besoin…. Comme à chacun, tout t’a été donné quand tu as été créé. (T-1.IV.3)

Image extrait le manque 1

L’instant saint (3)

Nous continuons notre exploration de l’instant saint avec les extraits ci-joints.
Ces extraits focalisent sur deux thèmes:
* L’importance de voir notre véritable et unique besoin pour défaire notre particularité;
* L’importance de voir que nous sommes tous identiques dans ce besoin et tous dignes de l’amour. Nous ne pouvons pas reconnaître l’instant saint sans reconnaître le droit de chacun à ce même amour.

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L’instant saint (2)

Je vous présente ici d’autres extraits sur ce sujet de l’instant saint. Voici pourquoi on parle autant de l’instant présent aujourd’hui dans les livres et conférences, parce que cet instant est le portail vers une autre dimension de la réalité, et vers le souvenir de notre véritable Identité.

Nous pouvons nous poser quelques questions…
* Pourquoi est-il si difficile d’oublier le passé et le futur?
* Pourquoi l’instant présent échappe-t-il à notre conscience si facilement?
* Comment revenir vers la paix dans le présent au milieu d’une discussion difficile?
* Qu’est-ce que cela veut dire pour vous, « d’abandonner chaque plan que tu as accepté pour trouver l’immensité dans la petitesse »?
* Quels sont ces ‘plans’?
Soyez libre de laisser un commentaire, si vous le souhaitez.
Bernard.

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Ce qui est né ne peut jamais mourir

Une réponse à l’attentat à Nice

La dure réalité de ce monde nous attendait à notre réveil ce matin-là. Nous n’avions vraiment pas besoin de plus de témoignages de manque d’amour sur la planète ; pourtant nous étions bien servis, une fois de plus. Que sommes-nous censés comprendre de tout cela ? Que des individus ignobles arriveront encore à commettre des actes impensables, que les innocents vont toujours souffrir et mourir injustement ? Nos pensées peinent à retrouver un endroit calme pour se poser. Pourtant, Un cours en miracles partage avec nous cette magnifique idée, que :

« Les miracles tombent du Ciel comme les gouttes d’eau d’une pluie qui guérit sur un monde aride et poussiéreux où des créatures affamées et assoiffées viennent mourir. Maintenant elles ont de l’eau. … Et partout jaillissent les signes de vie, qui montrent que ce qui est né ne peut jamais mourir, car ce qui a la vie a l’immortalité. » (W-pII.13.5:1-4)

Une fois de plus, si nous ne prenons pas garde, nous serons tentés de voir à travers ce prisme fracturé de « eux » contre « nous ». Et nous perdrons tout espoir de retrouver la paix intérieure.

Comme ce cours nous l’enseigne, des choses abominables se passent ici parce que les choses abominables remplissent l’esprit de ceux qui viennent ici. La douleur qu’éprouvent ceux qui perdent un proche dans un attentat est terrible. Le Cours nous rappelle aussi qu’une terrible douleur remplit également l’esprit de celui qui commet cet acte atroce. Comment s’étonner que des actes de barbarie soient commis quand chacun arrive dans ce monde l’esprit déjà torturé ? Comme dit le Cours, chacun pense qu’il est « laissé seul et terrifié dans un monde effrayant rendu fou par le péché et la culpabilité » (W-pI.153.13:1). Si ça ne suffit pas, il pense aussi qu’il est « la demeure du mal, des ténèbres et du péché » (W-pI.93.1:1-3).

Nous pensons tous être séparés de cet Amour qui est notre véritable Foyer. Il est difficile de se souvenir que ce n’est pas le cas. Mais ce n’est pas impossible. Lisons plus loin dans cet extrait :

« Toi qui as joué que tu étais perdu pour l’espoir, abandonné par ton Père, laissé seul et terrifié dans un monde effrayant rendu fou par le péché et la culpabilité, sois heureux maintenant. Ce jeu est terminé. Maintenant est arrivé un temps tranquille, où nous rangeons les jouets de la culpabilité et enfermons à jamais nos désuètes et puériles pensées de péché loin des esprits purs et saints des enfants du Ciel et du Fils de Dieu. » (W-pI.153.13:1-3)

Et quand nos esprits s’ouvriront juste un peu pour accueillir une autre possibilité, nous retrouverons un brin d’espoir, le début d’une sortie de la tristesse, et nous lirons :

« Complètement inaffectée par le tumulte et la terreur du monde, par les rêves de naissance et de mort qui sont faits ici, par les myriades de formes que peut prendre la peur ; tout à fait imperturbée, la Pensée que Dieu a de toi reste exactement telle qu’elle a toujours été. Entourée d’un calme si complet que pas un bruit de bataille ne s’en approche le moindrement, elle repose en certitude et en parfaite paix. » (T-30.III.10)

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