Version courte pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps 🙂
Thème :
« Dépasser » l’échec en nous souvenant de notre « perfection »
“Cette semaine, je mets de côté mes échecs et je me souviens de la nature parfaite de mon esprit en Christ.” (leçon 191)
PRÉPARATION
Nous parlons souvent d’échec lorsque ce qui arrive ne correspond pas à ce que nous voulions. Mais ce n’est pas le résultat qui crée l’échec, c’est le jugement que porte l’ego.
Le Cours nous apprend que :
“Certaines de tes plus grandes avancées, tu les as jugées comme des échecs.” (T-18.V)
Nos “échecs” sont souvent des portes vers plus d’introspection, de compassion ou d’authenticité envers nous-mêmes et envers les autres. Nos “réussites” renforcent parfois simplement l’ego en nous.
Le véritable accomplissement ne vient pas de nos actions extérieures mais de notre capacité à revenir à la paix en nous. Cette paix nous est toujours accessible — dans le silence intérieur.
PRATIQUE
1) Quelques instants de silence À tout moment de la journée, arrêtez-vous, prenez conscience de votre respiration et dites-vous: “J’ai déjà réussi l’essentiel. La paix est en moi.”
2) Laisser tomber les jugements sur soi Lorsque l’ego nous murmure : “Tu n’as pas assez bien fait”, répondons-lui : “Je ne t’écoute plus. Je choisis la paix.”
Et invitons-nous régulièrement à nous rappeler : “Je suis le saint Fils de Dieu Lui-même.” 🕊️
Très belle semaine de pratique !
Bernard et Patricia
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VERSION COMPLETE
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question:
« Malgré tout ce que j’ai étudié et pratiqué, j’ai l’impression que l’échec me hante et que je ne ferai jamais assez bien. Que se passe-t-il? »
Chers amis,
Le chemin du Cours… c’est de nous mener à ressentir de plus en plus de compassion pour tous les êtres.
Et si ce chemin nous menait d’abord à ressentir une bonne dose d’amour pour nous-mêmes? 🙂
Les échecs, dans cette vie, sont inévitables, mais ce ne sont que de simples moments où nos efforts semblent ne pas avoir produit le résultat attendu.
En soi, rien de cela n’est un problème. Nous n’avons ni besoin de réussir ni d’obtenir tout ce que nous désirons.
Ce qui transforme, par contre, un résultat neutre en un échec, c’est un jugement:
« Ce résultat n’est pas acceptable et celui qui en est responsable est fautif. »
Ainsi, le simple décalage entre ce que nous attendions et ce qui se produit, devient, sous le regard jugeant de l’ego, une faute, voire un péché. Et cela fait mal.
Ce jugement peut ensuite nourrir des pensées destructrices:
« Mieux vaut que je n’essais plus jamais! »
Je suis né(e) sous une mauvaise étoile, tout ce que j’entreprends échoue! »
« Je ne suis vraiment pas doué(e) pour la vie! » 😦
Et tout cela survient dans notre esprit parce que nous avons décidé d’écouter et de croire la petite voix intérieure qui nous murmure que nous sommes incompétents ou fautifs.
Ces situations peuvent pourtant, selon le Cours, cacher un tout autre message :
Toutes choses sont des leçons que Dieu voudrait que j’apprenne. (leçon 193)
Toutes choses sont des échos de la Voix pour Dieu. (leçon 151)
Et si nous avions seulement mal-interprété ces événements?
Dans la section « Le rêve heureux » du chapitre 18, Jésus nous dit:
Certaines de tes plus grandes avancées, tu les as jugées comme des échecs, et certaines de tes plus profondes retraites, tu les as considérées comme des succès. (T-18.V.1:1-6)
Nos « réussites » sont souvent l’opportunité, pour l’ego, de se sentir supérieur.
Alors que nos « échecs », eux, nous « forcent » vers l’interrogation, l’introspection et le travail intérieur.
Ces moments où « rien ne se passe comme prévu » nous conduisent plus aisément vers la compassion; ils nous propulsent vers notre humanité partagée et nous éclairent sur nos faiblesses et nos fragilités, qui ne demandent que notre attention, notre compréhension et notre acceptation.
Ces moments « difficiles » peuvent nous aider à réajuster nos intentions et nous questionner sur le but que nous souhaitons atteindre. Souhaitons-nous vraiment être en paix? Cherchons-nous réellement à nous pardonner?
Nos « échecs » peuvent en réalité nous être très bénéfiques! 🙂
Pour faire cette transformation, Jésus nous invite à détourner notre regard du monde extérieur et à trouver refuge dans notre Esprit juste.
Pour cela, la voie est simple.
Cela passe par le silence intérieur.
Ce silence est avec nous à chaque instant de la journée et pas simplement en méditation formelle.
Dans une vie bien affairée, il est là.
Ce silence, c’est l’absence de l’ego.
Il vient quand nous souhaitons sincèrement entendre autre chose que les jugements et les commentaires incessants.
C’est ainsi que nous transformons toute situation, quelle que soitson résultat, en une grande réussite: Celle d’avoir retrouvé la paix intérieure.
Commençons ! 🌸
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PRATIQUE :
« Cette semaine, j’écoute bien la voix de l’ego qui me rabâche tous mes défauts et toutes mes incapacités et je lui dis finalement très gentiment de se taire parce que j’ai décidé d’écouter la voix de la vérité en moi et de la paix. »
Pratique 1 –Accueillir le silence au milieu d’un jour bien rempli
Nos journées sont bien chargées; nous voulons accomplir beaucoup; pourtant, bien souvent, rien ne se déroule comme prévu. 😦
Pour prévenir tout sentiment d’échec, aussi petit soit-t-il, arrêtons-nous un instant pour entendre ces mots dans le silence:
« Tu as déjà tout réussi ».
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Selon Jésus, un sentiment durable d’accomplissement ne peut pas venir de nos actions extérieures. Il ne peut venir que de notre pratique intérieure et de notre intention de revenir à l’Esprit juste en nous.
. Écoute dans un profond silence. (leçon 49.4)En silence ferme les yeux sur le monde et cherche asile dans le lieu tranquille où les pensées sont changées et les fausses croyances abandonnées. (leçon 126.10)
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Qu’entendrons-nous dans ce silence?
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« Tout est déjà accompli, le projet essentiel à notre vie est déjà réussi: nous avons trouvé l’Amour de Dieu. »
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Ô mon enfant, si tu connaissais ce que Dieu veut pour toi, ta joie serait complète! (T-11.III.3:1)
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Pratique 2 –Dépasser notre résistance et accepter la si belle vérité à notre égard
Nous aimerions lâcher prise de nos échecs et des jugements qui les renforcent. Nous y sommes pourtant bien plus attachés que ce que nous croyons!
Pourquoi?… Parce que notre ego a l’habitude de nous vanter ses « pouvoirs » pour accomplir tout un tas de projets et de s’en fabriquer une identité.
Mais nous devons maintenant apprendre à puiser notre véritable identité, non pas dans le « faire », mais dans l’acceptation.
Cette semaine, préparons-nous à nous accepter tel que nous sommes, sans rien forcer, sans vouloir juger ni changer quoi que ce soit.
Pur-esprit je suis, saint Fils de Dieu, libre de toute limite, en sécurité, guéri et entier, libre de pardonner et libre de sauver le monde.
(leçon 97.7)
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Maintenant est arrivé un temps tranquille, où nous rangeons les jouets de la culpabilité et enfermons à jamais nos désuètes et puériles pensées de péché loin des esprits purs et saints des enfants du Ciel et du Fils de Dieu. (leçon 153)
Version courte pour ceux qui courent après le temps 🙂
Thème :
🕊️ Comment nous sentir méritants de l’Amour de Dieu
« Cette semaine, je m’ouvre à une nouvelle possibilité : je suis parfaitement digne de tout l’Amour de Dieu. »
Chers amis,
Le Cours nous rappelle que l’Amour de Dieu est notre héritage, notre seul héritage. Et il nous semble encore très loin.
Et nous ne croyons toujours pas le mériter.
Ce sentiment d’indignité est ancien et profond.
Il s’est formé dans le temps et à travers nos expériences, mais il ne veut rien dire de nous.
Chaque fois que surgit la pensée :
« Je ne mérite pas mieux » ou « Je ne suis pas digne d’être aimé »,
… souvenons-nous : c’est une erreur de perception.
Notre valeur ne dépend pas de ce qui arrive dans le monde.
« Tu n’as pas établi ta valeur, et rien ne peut l’attaquer. Elle est, simplement. » (T-9.VIII.11)
À pratiquer cette semaine
✨ 1. Accueillir l’indignité, sans y croire.
Regardons avec douceur les pensées qui nous rabaissent.
Ne les combattons pas, ne les jugeons pas — mais ne leur donnons plus crédit. Prenons de la distance avec notre expérience.
💗 2. Écouter la bonne voix.
L’ego se nourrit de notre culpabilité.
Le Saint-Esprit, lui, nous rappelle notre vraie valeur :
« J’écoute la voix qui parle de la bonté et de la tendresse de Dieu pour moi. »
Saint enfant de Dieu, quand apprendras-tu que seule la sainteté peut te contenter et te donner la paix ?
(T-15.III.8-9)
Très belle semaine de pratique !
Bernard et Patricia
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Notre thème : Nous sentir méritants de l’Amour de Dieu
« Cette semaine, je m’ouvre à une nouvelle possibilité – je suis parfaitement digne de tout l’Amour de Dieu. »
Dieu te rend grâce à toi, Son Fils, d’être ce que tu es: Sa Propre complétude et la Source de l’amour, avec Lui.
(leçon 195.10)
Lecture suggérée:
UCEM leçon 95: Je suis un seul Soi, uni à mon Créateur.
UCEM Chapitre 15 section III paragraphes 8-9
Bonjour à toutes et à tous,
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Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question: « Malgré mes prières et mes efforts, j’ai l’impression que l’expérience de l’Amour de Dieu est encore bien lointaine. Que puis-je faire? »
Chers amis,
Qui ne voudrait pas rencontrer l’Amour de Dieu?
Que nous croyions en Dieu ou non, chacun de nous connaît le désir d’être profondément apprécié, chéri et entouré d’une telle tendresse que toute douleur et tout chagrin s’effacent.
Le Cours nous dit qu’une telle expérience est non seulement possible, mais qu’elle est notre véritable héritage.
Alors pourquoi ne vient-elle pas plus facilement? Et comment pouvons-nous nous en approcher?
Cette semaine, nous avons exploré le thème de l’indignité – ce sentiment de ne mériter ni amour ni tendresse.
C’est un point clé pour comprendre pourquoi nous n’avons pas encore rencontré l’amour de Dieu.
Il serait bien difficile, voire impossible, de ressentir un amour que nous ne croyons pas mériter.
Et même si l’expérience s’approche de notre conscience, nous reculons, comme devant une hallucination ou une menace.
Nos exercices de la dernière séance nous ont montré combien ce sentiment d’indignité peut être enraciné dans notre vie – combien il est douloureux, et surtout combien il semble lié aux circonstances extérieures.
Or, selon la pratique du Cours – la pratique du miracle – la guérison commence en remettant en question la cause de notre souffrance:
Un miracle est une correction. … Il regarde simplement la dévastation et rappelle à l’esprit que ce qu’il voit est faux. (L-pII.13.1)
Autrement dit, lorsque la pensée erronée surgit : « C’est normal, je ne mérite pas mieux » ou « Je ne mérite pas tout ce bonheur », … nous pouvons demander un « miracle » pour transformer cette fausse perception.
Nous avons par erreur fait un lien entre un événement extérieur et notre condition intérieure : « cet événement indique une terrible vérité sur moi – mon indignité ».
Mais notre valeur, elle, est immuable:
Tu n’as pas établi ta valeur et elle n’a pas besoin de défense. Rien ne peut l’attaquer ni prévaloir contre elle. Elle ne varie pas. Elle est, simplement. (T-9.VIII.11:1-9)
Notre difficulté est d’accepter cette vérité.
C’est notre résistance à l’amour de Dieu – la peur de laisser tomber notre ego et notre identité particulière.
Aussi paradoxal que cela puisse sembler, nous avons peur de la beauté de la vérité à notre sujet … et nous prétendons qu’elle n’existe pas. 😦
🎥 Visionnez l’extrait de la séance ici pour approfondir ce point. [voir la vidéo ici].
Et la suite de ce passage nous éclaire encore mieux:
Demande au Saint-Esprit ce qu’elle est [ta valeur] et Il te le dira, mais n’aie pas peur de Sa réponse, parce qu’elle vient de Dieu. (…) Il voudrait que tu remplaces la croyance de l’ego en la petitesse par Sa Propre Réponse exaltée à ce que tu es, afin que tu cesses de la mettre en question et la connaisses pour ce qu’elle est. (T-9.VIII.11:1-9)
Tout simplement : cessons d’évaluer notre valeur et laissons Dieu nous la révéler. 🙂
Commençons ! 🌸
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je reste attentif à tout sentiment d’indignité et j’écoute une autre voix – celle qui parle de ma bonté et de ma valeur. »
Pratique 1 – Accueillir l’indignité (oui!)
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Nous avons l’habitude d’écouter une petite voix intérieure nous parler de notre petitesse.
Cette semaine, nous allons:
Accueillir cette voix, sans la combattre,
Mais sans la croire.
C’est d’ailleurs la première étape de notre pratique de l’Instant saint.
Nous ne pouvons pas transformer une condition intérieure dont nous refusons de prendre conscience.
Observons cette condition avec douceur. ✨
Voici la méditation qui facilite cette étape [la visionner ici].
Pratique 2 – Accepter qu’il n’y a, en nous, aucun « péché » qui puisse nous séparer de Dieu et L’empêcher de nous aimer.
« L’évaluation que fait l’ego de toi est l’exact opposé de celle du Saint-Esprit, parce que l’ego ne t’aime pas. » (T-9.VII.3:1-10)
L’ego n’est pas notre ami et il ne nous chuchotera aucun compliment. Il nous hurle nos fautes, qu’il transforme en péchés, devenus preuves de notre indignité.
Pipeau! 🙂 Tout est mensonge.
Répétons-nous souvent cette semaine:
« J’entends cette voix mais je ne lui céderai plus. J’écoute et j’accepte la Voix qui me parle de tendresse et me rappelle la bonté de Dieu pour moi. »
Que veut nous dire cette voix? Voici dans les mots de Jésus:
Apprends que tu dois être digne du Prince de la Paix, né en toi en l’honneur de Celui Dont tu es l’hôte. L’amour n’est pas petit et l’amour demeure en toi, car tu es Son hôte. Devant la grandeur qui vit en toi, ta piètre appréciation de toi-même et toutes les petites offrandes que tu donnes glissent dans le néant. Saint enfant de Dieu, quand apprendras-tu que seule la sainteté peut te contenter et te donner la paix ?
(T-15.III.8-9)
Si nos enseignements de ce mois d’octobre ont nourri votre cœur ou votre pratique, s’ils vous ont apporté paix ou inspiration, vous pouvez soutenir notre travail en contribuant.
Version courte pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps 🙂
Thème :
Ouvrir notre « porte intérieure » aux autres
« Cette semaine, je dépasse la méfiance que je ressens envers les autres et j’ouvre ma « porte intérieure » à une identité plus grande en eux et en moi. »
Nos jugements sont la racine du ressenti de séparation que nous avons tous. Chaque fois que nous jugeons, nous excluons l’Amour de Dieu de notre esprit.
Le pardon nous aide à relâcher cette habitude et à retrouver notre innocence en reconnaissant celle des autres.
Selon le Cours, l’unité est toujours présente, mais nous la recouvrons de jugements et de peurs.
Nos frères et sœurs deviennent alors les miroirs de notre esprit : ils nous montrent là où nous excluons encore l’Amour, et là où nous pouvons le laisser revenir.
Pratique 1 – Reconnaître notre méfiance
Cette semaine, observons chez nous chaque mouvement de fermeture ou de distance intérieure. Ne le jugeons pas — offrons-le simplement à Jésus avec douceur. Reconnaître la méfiance, c’est déjà commencer à la dépasser. Visionner cette méditation pour vous aider.
Pratique 2 – Se souvenir de l’Amour en nous
Quand nous nous sentons séparés ou méfiants, rappelons-nous :
« Cette peur est une défense contre la présence du Christ en moi. Je la vois, je la mets doucement de côté, et je choisis de connaître la force de l’Amour maintenant. »
Chaque jugement relâché rouvre notre porte intérieure. Et par elle, c’est la lumière du Christ qui entre — chez nous, et chez nos frères.
Très belle semaine de pratique !
Bernard et Patricia
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Notre thème : Ouvrir notre porte intérieure aux autres
« Cette semaine, je dépasse la méfiance que je ressens envers les autres et j’ouvre ma « porte intérieure » à une identité plus grande en eux et en moi. »
Ne vois personne comme un corps.
Accueille-le comme le Fils de Dieu qu’il est, en admettant qu’il ne fait qu’un avec toi en sainteté.
(Leçon 158.8)
Lecture suggérée:
UCEM section « Être sauvé de la peur » T-24.VI
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question: « Le Cours parle souvent du besoin d’accepter les autres comme nos frères et sœurs. Mais je ressens encore une vraie méfiance envers eux et une difficulté à pardonner certaines personnes. »
Chers amis,
Vous avez souvent entendu ces devises dans le Cours que le « pardon est la clé du bonheur », et qu’il « nous offre tout ce que nous voulons » (leçons 121 et 122).
Peut-être n’est-il pas encore bien clair pourquoi le Cours accorde autant d’importance à cette pratique et à la nécessité de trouver l’innocence chez les autres.
Le but du jugement, le rôle du pardon
Selon le Cours, l’Unité est une réalité constante et immuable, présente à chaque instant.
Mais dés l’instant où nous insistons que nous sommes séparés de Dieu, nous entrons dans une dynamique d’exclusion: nous excluons l’Amour de notre esprit, et nous nous excluons du Ciel.
Arrivés dans le monde de l’illusion, nous répétons ce sentiment d’exclusion — cette fois dans nos relations.
Ce sont nos jugements qui traduisent maintenant notre désir d’exclusion.
Nous jugeons ceux qui, selon nous, ne nous ont pas accueillis, considérés ou aimés.
Et nous les écartons de notre cercle intérieur, convaincus qu’ils ne méritent pas notre confiance.
Ceux et celles qui étaient nos chers frères et nos chères sœurs au Ciel deviennent des étrangers qui méritent la méfiance, et parfois même l’hostilité.
Et tout cela sert parfaitement bien au plan de l’ego pour nous garder dans sa prison de dualité et de séparation.
Mais Jésus nous offre une autre voie.
Et au lieu d’utiliser les autres pour renforcer la séparation, ceux-là mêmes peuvent devenir le tremplin vers notre guérison et vers le souvenir de notre Unité.
Regarde ton frère et contemple en lui le renversement total des lois qui semblent gouverner ce monde. Vois dans sa liberté la tienne, car c’est ainsi. (T-24.VI.5)
C’est la main de mon frère qui me guide sur la voie qui mène à Toi. (leçon 288.1)
Pardonne-moi, donc, aujourd’hui. Tu connaîtras que tu m’as pardonné si tu contemples ton frère dans la lumière de la sainteté. Il ne peut pas être moins saint que moi, et tu ne peux pas être plus saint que lui. (leçon 288.2)
C’est dans nos relations que nous avons caché les obstacles à la vision de l’Unité, en prétendant que chacun est séparé et différent de nous.
Et c’est donc dans nos relations que nous retrouverons aussi les traces de cette Unité. 🙂
Ces obstacles sont nos jugements et nos peurs.
Les reconnaître et les lâcher, c’est le pardon.
Et en apprenant à pardonner, nos frères et sœurs deviennent des phares sur notre chemin d’éveil, nous indiquant la direction vers le Ciel.
Commençons !🙂
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PRATIQUE : « Cette semaine, je dépasse la méfiance que je ressens envers les autres et j’ouvre ma « porte intérieure » à une identité plus grande en eux et en moi. »
Pratique 1 – Accepter et dépasser notre méfiance des autres
« La sainteté de ton frère te montre que Dieu est un avec lui et avec toi. » (T-24.VI.2:1-5)
Dans ce passage, Jésus nous invite à découvrir la sainteté de nos frères.
Mais nous ne nous sentons pas encore prêts!
Nous sommes encore trop méfiants, trop fixés sur nos corps et nos egos.
Au lieu de gravir la montagne d’un seul coup, nous pouvons commencer par faire de petits pas sur le chemin.
Le premier pas, c’est de reconnaître notre méfiance — non pas pour lui donner raison évidemment 🙂 mais pour qu’elle n’agisse plus en secret et pour la mettre consciemment de côté.
Cette semaine, soyons attentifs à tout manque de tendresse et d’ouverture envers les autres. (Pour vous aider, nous vous encourageons à faire cette méditation.)
Pratique 2 – Ne plus nous exclure de l’Amour
Notre méfiance semble exclure les autres de notre amour…
En réalité, c’est nous-mêmes que nous excluons de l’Amour.
Comment expliquer cela?
Dans ce passage, Jésus nous décrit la vision du Christ en nous, pleine de bonté et de pardon:
Ainsi ses péchés lui sont pardonnés, car le Christ a une vision ayant le pouvoir de passer sur eux tous. Dans Son pardon ils disparaissent. Non vus par l’Un, ils disparaissent simplement, parce qu’une vision de la sainteté qui se trouve au-delà d’eux vient prendre leur place. (leçon 158.9)
Jésus parle alors d’un Amour en nous totalement inclusif.
Mais c’est justement cet Amour que nous avons fui au départ!
Et dans cet Amour, fort et non-différencié, notre blessure et notre particularité n’existent pas.
Nous n’excluons pas les autres parce qu’ils sont différents de nous,
mais parce qu’ils ne le sont pas.
Et nous craignons encore d’accueillir cet Amour qui accepte chacun comme Soi-même.
Cette semaine, à chaque rencontre, observons tout sentiment de malaise, de peur ou de méfiance, puis disons-nous :
« Cette peur est une défense contre la présence du Christ en moi.
Je la vois, et je la mets gentiment de côté.
Je choisis de connaître maintenant la force de l’amour en moi, capable de voir au-delà de l’ego, vers la vérité en l’autre — et en moi. »
Tu as cru que tu étais sans le Royaume, et dans ta croyance tu t’en es donc exclu. Par conséquent, il est essentiel de t’enseigner que tu dois être inclus, et que la seule chose à exclure est la croyance que tu ne l’es pas. (T-6.V-C.6:5)Maintenant nous ne faisons qu’un en pensée, car la peur a disparu. Et là, devant l’autel à un seul Dieu, un seul Père, un seul Créateur et une seule Pensée, nous nous tenons ensemble comme un seul Fils de Dieu. Ni séparés de Celui Qui est notre Source, ni éloignés d’un seul frère qui fait partie de notre seul Soi Dont l’innocence nous a tous joints ne faisant qu’un, nous nous tenons dans la béatitude et nous donnons comme nous recevons. (Leçon 187)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Version courte pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps
Thème : Radoucir tout sentiment d’injustice
« Cette semaine, je reconnais mes pensées d’injustice pour dissoudre l’erreur cachée derrière et accepter la paix présente. »
Quand l’injustice surgit — grande ou petite — la paix semble nous échapper. Mais selon Un Cours en miracles, ce n’est pas le monde qui nous prive de paix : c’est notre esprit qui s’en éloigne.
Nos pensées d’injustice sont des signaux qui révèlent un malentendu intérieur. Nous pensons que quelque chose ou quelqu’un nous empêche d’être heureux, alors que la paix de Dieu est déjà présente en nous.
Tu ne peux jamais souffrir, car la Source de toute joie va avec toi partout où tu vas. (Leçon 41.4)
Cette semaine, pratiquons deux choses simples :
Pratique 1 – Accepter que nous avons tout ce qu’il faut pour être heureux
Ne nions plus que la paix et la force de Dieu demeurent en nous. Disons-nous: « Cette situation n’enlève pas l’amour et la paix de Dieu de mon esprit. » Ecoutons Jésus nous dire:
« Mon frère, ce que tu penses n’est pas la vérité. » (leçon134.7)
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Pratique 2 – Ne plus être injustes envers nous-mêmes
Cette semaine, reconnaissons le rôle que nous jouons quand nous ressentons l’injustice et reconnaissons cette attirance presque irrésistible chaque fois que nous crions « injustice! ».
Souhaitons-nous plutôt la « Paix… Que tous mes frères soient libérés et sanctifiés avec moi. »
Très belle semaine de pratique !
Bernard et Patricia
Version complète
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Notre thème : Radoucir tout sentiment d’injustice
« Cette semaine, je reconnais mes pensées d’injustice pour dissoudre l’erreur cachée derrière et accepter la paix présente. »
Quand tu sens que tu es tenté d’accuser quelqu’un de péché sous quelque forme que ce soit, ne permets pas à ton esprit de s’attarder sur ce que tu penses qu’il a fait, car c’est une tromperie de soi.
Demande plutôt: « Est-ce que je m’accuserais d’avoir fait cela? »
(leçon 134.9)
Lectures suggérées:
Leçon 134
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question:
« C’est difficile de ne pas ressentir de l’injustice en pensant à certains événements qui sont arrivés dans ma vie. Mais ce n’est pas ce que je veux. Comment le Cours pourrait-il m’aider à trouver la paix face aux injustices que les autres m’ont faites? »
Chers amis,
« Je veux la paix de Dieu »…
Ce titre de la leçon 185 résonne en nous comme la promesse d’une paix bien au-delà de notre entendement. Nous y aspirons profondément.
Pourtant, nos pensées s’envolent bien souvent, trop facilement, vers ce que les autres ont pu faire d’injuste, et notre si cher désir de paix semble alors s’éloigner à grande vitesse.
Comment se remettre sur la voie lorsque les pensées insistent et crient « injustice »?
Etape 1) Regarder et accueillir
Selon la « Pratique de l’Instant Saint », nous commençons toujours par observer pour constater l’absence d’harmonie dans notre esprit.
Pour suivre les conseils de notre guide Jésus, notre regard intérieur doit être:
Honnête et perçant – pour savoir ce que nous pensons et ressentons;
Accueillant et ouvert – c’est à dire, chaleureux, sans peur et sans défense;
Sans jugement de la pensée – non pas bonne ou mauvaise, mais utile et constructive ou non;
Sans critique de soi – nous ne nous jugeons pas le fait d’avoir des pensées de rancœur ou de colère
💡 Souvenons-nous: nous ne sommes pas nos pensées.
Ce regard nous permet d’observer ces pensées et de les garder à distance. Nous avons des émotions fortes et des pensées contrariantes … mais ce n’est pas ce que nous sommes.
Cette étape de « défusion » avec le sentiment d’injustice est essentiel pour accéder à notre Esprit en Christ.
Etape 2) Transformer
Une fois plus détendu, accueillant et ouvert, notre esprit peut commencer à identifier et à corriger les pensées qui nourrissent l’injustice. Ces pensées contiennent des erreurs que seule la vérité peut dissoudre.
La vérité corrigera toutes les erreurs dans mon esprit. (W-pI.107) Qu’est-ce qui peut corriger les illusions, si ce n’est la vérité ? Et que sont les erreurs, si ce n’est des illusions qui restent non reconnues pour ce qu’elles sont ? Là où est entrée la vérité, les erreurs disparaissent.
Correction 1:
Nous avons tout ce qu’il faut pour être heureux et en paix
Notre ego insiste (un peu lourdement) que les conditions ne sont pas réunies pour être heureux — et que d’autres en sont responsables.😦
Mais Jésus nous murmure avec douceur:
Tu ne peux jamais souffrir parce que la Source de toute joie va avec toi partout où tu vas … Rien ne peut détruire la paix de ton esprit parce que Dieu va avec toi partout où tu vas. (leçon 41.4)
Quelque part dans notre esprit, bien cachées de notre conscience, la force et la paix de Dieu demeurent encore.
Gardons confiance en Jésus : il nous y guidera. 🙂
Correction 2 : Le sentiment d’injustice ne vient pas des autres, mais de nous-mêmes.
Nous reconnaissons les manquements des autres, mais rarement les nôtres.
Et pourtant, personne ne peut nous priver de la paix de Dieu — sauf nous-mêmes.
Quand les autres nous font mal, nous nous focalisons sur ça pour prouver l’absence de Dieu.
Sachons que: Le secret du salut n’est que ceci : que tu te fais cela à toi-même. Peu importe la forme de l’attaque, cela reste vrai. (T-27.VIII.10)
Dans ce passage, Jésus nous rappelle que, pour accepter le salut (la libération de l’ego), nous avons seulement besoin de prendre pleinement responsabilité de notre condition.
Commençons !
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je ne prétends pas être impuissant face à l’injustice. J’accepte la force et la paix de Dieu dans mon esprit. »
Pratique 1 – Accepter que nous avons tout ce qu’il faut pour être heureux
Soyons attentifs cette semaine à tout sentiment d’injustice. Ne nions plus que la paix et la force de Dieu demeurent en nous.
Disons-nous:
« Cette situation n’enlève pas l’amour et la paix de Dieu de mon esprit. Je demanderai à Jésus de m’aider à les retrouver. »
« Je ne suis pas faible, mais fort. Je ne suis pas impuissant, mais puissant. Je ne suis pas limité, mais illimité.
Je ne suis pas incertain, mais certain. Je ne suis pas une illusion, mais une réalité. »
(leçon 91.8)
Et lorsqu’il s’agit d’une injustice commise à d’autres personnes, disons-nous:
« Je ne nierai pas la paix et la force du Christ dans l’esprit de ceux que je vois comme maltraités. Je me souviendrai qu’ils peuvent aussi retrouver la présence de Dieu, en se retournant vers le silence intérieur. »
Le pardon est la seule chose qui représente la vérité dans les illusions du monde. Il voit leur néant et regarde au travers des milliers de formes sous lesquelles elles peuvent apparaître. Il regarde les mensonges, mais il n’est pas trompé. Il ne prête aucune attention aux cris des pécheurs fous de culpabilité qui s’accusent eux-mêmes. Il pose sur eux un regard tranquille et leur dit simplement: « Mon frère, ce que tu penses n’est pas la vérité. »
(leçon134.7)
Pratique 2 – Ne plus être injustes envers nous-mêmes
Cette semaine, reconnaissons notre rôle dans notre sentiment d’injustice. Nous ne voulons plus accuser les autres si nous nous privons nous-même de l’amour de Dieu.
Reconnaissons l’attirance forte et le « plaisir » chaque fois que nous crions « injustice! ».
Et maintenant nous voulons murmurer tout bas à la place: « Paix… que tous mes frères soient libérés et heureux avec moi. J’accepte volontiers la présence de Dieu dans mon esprit. »
Il y a une façon très simple de trouver la porte du pardon véritable et de la percevoir grande ouverte en signe de bienvenue. Quand tu sens que tu es tenté d’accuser quelqu’un de péché sous quelque forme que ce soit, ne permets pas à ton esprit de s’attarder sur ce que tu penses qu’il a fait, car c’est une tromperie de soi. Demande plutôt: « Est-ce que je m’accuserais d’avoir fait cela? »
(leçon 134.9)
.
Tu devrais t’exercer au pardon tout le long de la journée, car il y aura encore de nombreuses fois où tu oublieras sa signification et t’attaqueras toi-même. Quand cela se produit, permets à ton esprit de voir au travers de cette illusion en te disant: Que je perçoive le pardon tel qu’il est. Est-ce que je m’accuserais d’avoir fait cela ? Je ne poserais pas cette chaîne sur moi-même.
(leçon 134.17)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Version courte pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps 🙂
Thème : Trouver la paix derrière nos blessures
« Cette semaine, je vois différemment mes blessures et je m’engage à chercher la paix cachée derrière. »
Chers amis,
La paix de Dieu est toujours là, mais souvent nous la refusons sans le savoir.
Nous croyons que les autres nous blessent, alors qu’en vérité, nous rejouons dans chaque relation la blessure d’origine, celle de la séparation d’avec Dieu.
Quand la manière d’agir de quelqu’un nous trouble, souvenons-nous :
“Cette personne ne me fait pas mal personnellement.
Elle souffre de la même séparation que moi.”
Comprendre cela, c’est déjà pardonner.
Mais l’ego, lui, croit que souffrir, c’est vivre — il a peur de disparaître dans la paix.
Pourtant, derrière cette peur se trouve notre véritable Vie, celle du Christ en nous.
💫 Pratiques
1. Voir l’autre avec compassion
Relâchons nos attentes sur les autres.
Ils ne peuvent pas nous donner l’amour que seul Dieu offre.
Disons-nous :
“Je n’ai plus besoin que l’autre me prouve son amour.
L’amour que je cherche est déjà en moi.”
2. Observer nos blessures… et sourire 🙂
Quand nous nous sentons offensés ou tristes, reconnaissons la petite voix de l’ego qui dit :
“Je suis blessé, donc j’existe.”
Et sourions doucement :
“Ce n’est qu’un rêve.”
Ce sourire vient du Christ en nous — et il guérit tout.
Très belle semaine de pratique ! Bernard et Patricia
Version complète
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique
pour cette semaine
Notre thème : Trouver la paix derrière nos blessures
« Cette semaine, je vois différemment mes blessures et je m’engage à chercher la paix cachée derrière. »
Rêve aux gentillesses de ton frère au lieu de t’attarder dans tes rêves sur ses erreurs. Choisis ses prévenances comme objet de tes rêves, au lieu de faire le compte des blessures qu’il a données.
(T-27.VII.15)
Lecture suggérée: La peur de la rédemption (T-13.III)
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question:
« Je n’aime pas être blessé, mais je remarque que parfois je rumine beaucoup mes blessures, même anciennes, et je me fais encore plus mal. Pourquoi? »
Chers amis,
La paix de Dieu? Qui n’en voudrait pas!
Mais sommes-nous bien conscients de tous ces moments où, sans le savoir, nous lui disons « non, merci!« ?
Jésus a justement à cœur de nous montrer comment nous refusons parfois inconsciemment cette paix, tout en croyant la chercher.
Depuis deux séances, nous explorons ce sentiment de blessure — ces moments douloureux où la manière de se comporter de quelqu’un trouble profondément notre paix intérieure.
En observant de plus près cette expérience, Jésus nous révèle une activité secrète dans notre esprit : il s’agit d’une habitude bien ancrée qui nous pousse à prendre personnellement les paroles et les actes des autres, puis à entretenir cette souffrance… tout en souhaitant qu’elle s’arrête.
Comme nous l’avons vu lors de la séance 5 (voir l’extrait de 5 min ici), une blessure plus ancienne se rejoue à travers toutes nos relations: la blessure d’origine, celle de la séparation d’avec Dieu.
C’est comme si nous revivions encore et encore la même scène de séparation d’il y a 14 milliards d’année, rejouée dans le temps, sous mille formes différentes:
Le monde du temps est le monde de l’illusion. Ce qui est arrivé il y a bien longtemps semble arriver maintenant.
(M-2.3:1-8)
En réalité, donc, le temps recule jusqu’à un instant si ancien qu’il est au-delà de toute mémoire et même passé la possibilité de se souvenir. Or parce que c’est un instant que l’on revit sans cesse, encore et encore, il semble être maintenant.
(M-2.4:1-8)
Ainsi, lorsque quelqu’un agit de manière blessante pour nous, nous pouvons nous souvenir que:
« Je souffre d’une rupture spirituelle avec ma Source. Voilà pourquoi j’ai mal! Cette personne joue simplement son rôle dans mon rêve de séparation — et elle souffre tout comme moi, de la même blessure. »
Se souvenir de cela apporte déjà un grand soulagement.
L’autre n’est pas en train de nous attaquer personnellement: il est lui aussi perdu dans le même rêve.
Et comprendre cela, c’est déjà le pardon.
Mais même si tout cela nous semble être clair, nous risquons encore de tomber dans le piège de l’ego et de ressentir la blessure, la déception et l’amertume.
Pourquoi?
Parce que l’ego nous a convaincu que la blessure, c’est la vie!
Dire adieu à la souffrance, pour lui, c’est dire adieu à notre soi personnel, sensible et vulnérable.
Ainsi, pour l’ego, guérir une blessure revient à mourir – à cesser d’exister.
Et d’une certaine manière, il n’a pas complètement tort – la guérison conduit doucement à sa disparition.
Ce qu’il ne nous dit pas, c’est qu’au-delà de lui s’étend un vaste Océan de paix rempli de la présence du Christ.
Déterminons-nous, cette semaine, à utiliser toutes nos relations pour reconnaître le jeu malheureux qui se joue dans notre esprit — celui de la séparation et de l’identité personnelle — pour retourner dans le sanctuaire de notre Esprit juste et respirer l’air libre et doux du Christ en nous.
Commençons ! 🙂
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je transforme chaque relation en un terrain d’apprentissage, dans lequel je me libère du besoin de souffrir. «
Pratique 1 – Accepter que l’autre est aussi confus que nous
Nous avons souvent mis les autres à la place de Dieu, leur demandant de nous donner l’amour qu’Il “n’a pas su” nous offrir.
Quelle forme [relation particulière] peut être un substitut à l’Amour de Dieu le Père ? (T-30.III.2:1-11)
Chaque relation particulière que tu as formée est un substitut à la Volonté de Dieu. (T-17.IV.2:1-7)
Selon notre ego, les autres devraient nous aimer comme Dieu aurait dû nous aimer.
Dis comme ça, ça semble fou!
Pourtant c’est réellement ce que nous faisons.
Or nous savons bien que l’autre est incapable de nous aimer comme nous souhaiterions vraiment être aimés et chéris.
Seul Dieu peut le faire, et son Amour est en nous, dans notre esprit.
C’est notre attente — notre exigence d’être aimés à notre manière — qui crée la blessure.
Cette semaine, essayons de relâcher cette attente.
Disons-nous:
« Je vois la difficulté pour l’autre de m’aimer et de me respecter pleinement, tel que je le souhaiterais exactement. C’est aussi ma difficulté. Mais nous possédons déjà l’amour que nous recherchons. Je n’ai plus besoin de lui en vouloir quand il/elle manque d’exprimer l’amour, l’attention, la patience et le respect que j’attends. »
Et dans le calme de notre cœur, écoutons cette voix intérieure qui nous murmure :
“Tu es déjà aimé, déjà vu, déjà respecté.”
Rêve tendrement de ton frère qui est sans péché et s’unit à toi en sainte innocence. Et de ce rêve le Seigneur du Ciel éveillera Lui-même Son Fils bien-aimé. Rêve aux gentillesses de ton frère au lieu de t’attarder dans tes rêves sur ses erreurs. Choisis ses prévenances comme objet de tes rêves, au lieu de faire le compte des blessures qu’il a données. Pardonne-lui ses illusions et rends-lui grâce de toute l’aide qu’il a donnée. Et ne balaie pas ses nombreux dons parce qu’il n’est pas parfait dans tes rêves.
(T-27.VII.15:1-7)
Pratique 2 – Observer nos ruminations, puis sourire 🙂
Comme l’ego est un grand fan de Descartes, en digne élève de son maître, il déclare fièrement:
« Je suis blessé, donc je suis! »
ou encore
« Je suis sensible, donc je suis! »🙂
Une parenthèse sur la véritable empathie (T-16.I)
Se sentir blessé ou touché par quelque chose semble être la chose la plus normale au monde – voire essentielle – pour devenir un être sensible et empathique. Et, en effet, l’empathie est une qualité précieuse, selon le Cours, à condition qu’il s’agisse de la véritable empathie . Celle-ci compatit avec chaque être humain pour sa véritable souffrance, celle de la rupture avec Dieu.
Au-delà de notre vulnérabilité et de nos faiblesses, nous possédons une grande force en nous – non pas une force personnelle, mais partagée: la force du Christ en nous.
Tu choisis toujours entre ta faiblesse et la force du Christ en toi. (T-31.VIII.2:3)
Jésus souhaite nous encourager à devenir progressivement conscients de l’intention que nous cachons en choisissant la faiblesse en nous, car c’est ainsi que nous préférons préserver le petit soi en mettant l’accent sur sa souffrance personnelle.
Comme il le dit dans le Cours, ce n’était qu’un jeu…
Et nous pouvons maintenant l’observer et commencer à le prendre moins sérieusement, voire même l’arrêter.
Le rêve de jugement est un jeu d’enfants. (T-29.IX.6:4)
L’attaque est une folie, ou un jeu ridicule que jouerait un enfant fatigué quand il a trop sommeil pour se souvenir de ce qu’il veut. (leçon153.6)
Cette semaine, lorsque nous connaîtrons un moment de blues, souvenons-nous qu’une partie de notre esprit s’en trouve presque réconfortée:
« Je suis malheureux, mais au moins j’existe! »
Alors, tout simplement, sourions. 🙂
C’est tout ce que nous avons à faire.
Car ce sourire vient du Christ en nous.
Maintenant, dans les mains rendues douces par Son toucher, le Saint-Esprit dépose une image d’un toi différent. C’est l’image d’un corps encore, car ce que tu es réellement ne peut être vu ni représenté. Or celle-ci n’a pas été utilisée dans un but d’attaque ; par conséquent, elle n’a jamais ressenti la moindre douleur. Elle témoigne de l’éternelle vérité qui est que tu ne peux pas être blessé ; et elle indique au-delà d’elle-même à la fois ton innocence et celle de ton frère. Montre-lui cela, et il verra que toute cicatrice est guérie, et que le rire et l’amour ont essuyé toute larme.
(T-27.I.5:1-8)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Version courte pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps
Thème :
Accepter notre sensibilité face à la blessure pour la transformer
« Cette semaine, je suis attentif à ma blessure et j’accepte la douceur de Jésus pour la guérir. »
(Lectures suggérées : Manuel 17.7 – Leçon 337)
En résumé
Le Cours nous apprend que ce monde est basé sur la peur et qu’il occasionne souvent des paroles ou des gestes blessants.
Nous y rencontrons des gens qui, comme nous, agissent sous l’effet de la peur — et les gens apeurés peuvent être méchants.
Notre travail, c’est d’apprendre à regarder nos blessures avec douceur.
Ainsi nous préparerons notre esprit à la paix.
Cette semaine, nous pouvons pratiquer ainsi, en trois étapes simples :
Regarder et accueillir notre blessure avec tendresse.
Changer les pensées qui entretiennent notre sensibilité.
Nous élever au-dessus du petit soi pour retrouver la paix du Soi.
Car, derrière toute blessure, se cache la vieille douleur d’avoir cru nous séparer de Dieu.
Mais cette rupture n’a jamais eu lieu : Dieu ne nous a jamais blessés, et nous ne L’avons jamais blessé.
Pratique de la semaine
Quand une parole ou un geste nous blesse :
Ressentir et accueillir notre émotion sans jugement.
Disons-nous :
« Cette douleur vient de ma peur, pas de l’autre. »
« Jésus comprend et m’offre sa douceur. »
Souvenons-nous :
Je n’ai jamais fait de mal à Dieu.
Dieu ne m’a jamais fait de mal.
Je suis complet et aimé.
Intention de la semaine
« Je prends soin de ma blessure, avec Jésus et ma paix est toujours intacte. »
Bonne semaine de pratique !
Bernard et Patricia
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Version complète
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Notre thème : Accepter notre sensibilité face à la blessure
pour la transformer
« Cette semaine, je suis attentif à ma blessure et j’accepte la douceur de Jésus pour la guérir. »
Ne cache pas tes souffrances à Sa vue,
mais apporte-les-Lui avec joie.
Dépose toute ta douleur devant Son éternelle santé d’Esprit et laisse-Le te guérir. (T-13.III.7)
Lectures suggérées:
Manuel pour enseignants 17.7
Leçon 337
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question:
« Je travaille mes leçons de pardon, mais ma vulnérabilité aux propos et aux gestes des autres continue de me tendre des pièges. D’où vient cette sensibilité et que puis-je en faire? »
Chers amis,
Le Cours est là pour nous rappeler notre force intérieure et nous stimuler pour nous permettre de nous souvenir de notre invulnérabilité au-delà de toute épreuve.
Tout cela est bien vrai dans notre Soi en Christ.
Mais peut-être que, pour vous comme pour nous, cet état reste encore à découvrir! 🙂
Comment est-il possible qu’au moment d’une blessure vive, nous puissions inviter notre esprit à prendre du recul et à s’apaiser?
Voilà la question qui sera notre fil conducteur pour cette semaine.
Ce monde n’est pas rempli que de gentils. 😦
Il y a de la bonté, bien sûr, mais aussi beaucoup de peur.
Le Cours nous l’explique de cette façon:
Nous avons construit ce monde sur la base d’une « attaque contre Dieu » (T-5.V.2:1-12).
Nous avons maintenant peur de Lui, et comme le dit Jésus:
« Les gens qui ont peur peuvent être méchants ». (T-3.I.4:1-7)
Jésus est bien trop gentil.
Ce n’est pas que les gens « peuvent » être méchants –
Les gens apeurés sont méchants!
Cela veut dire, qu’à un moment où un autre, quelqu’un cherchera à nous blesser.
Et selon l’avancement de notre préparation intérieure, il/elle y parviendra … ou non.
Où vous situez-vous sur cette « échelle » de préparation? Essayez de vous noter sur cette échelle de 1 à 10, avec les questions suivantes:
Êtes-vous bien prêt à ne rien prendre personnellement et à pardonner si on vous trahit ou si on vous parle mal?
Ou bien êtes-vous encore facilement dérangé ou blessé si on vous déçoit ou si quelqu’un vous manque de gentillesse?
Comment se préparer intérieurement donc à ces assauts contre notre paix?!
Voici le programme ; )
Regarder et ressentir notre blessure, l’accepter et l’accueillir, et demander l’aide de Jésus et de notre Soi
Observer nos pensées pour prendre conscience que ce sont elles qui nourrissent notre sensibilité, pour pouvoir les relâcher ensuite ou les transformer
Nous élever au-dessus de l’ego et nous ouvrir à notre Soi en Christ
Reconnaissez-vous là notre « Pratique de l’Instant saint »? (voir la vidéo ici).
Être présent à notre expérience, dans l’instant, même si elle n’est pas agréable, est bien la première étape de la guérison.
Et c’est dans l’instant saint que nous trouvons la paix et la force de notre Soi.
Commençons ! 🙂
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je prends soin de mes blessures, avec Jésus, et je vais à la source de ma vulnérabilité pour guérir pleinement.«
Pratique 1 –Accepter d’être vulnérable
En tant qu’étudiants de la spiritualité, nous pensons souvent que le but de notre apprentissage est de devenir aimants et de toujours savoir pardonner, quitte à devenir insensibles aux agressions extérieures! (ce qui renforce grandement le voile du déni!)
Mais ce n’est pas le but — c’est le résultat naturel d’un travail intérieur lent et profond.
Notre but, pour l’instant, est simplement de nous débarrasser de nos couches de déni et de reconnaître notre sensibilité et notre réactivité face aux agressions extérieures.
Oui, nous ressentons encore la peine et la déception, notamment face aux attitudes et aux paroles des autres.
Ce monde instable et changeant déclenche encore en nous des émotions fortes et des pensées dérangeantes.
Nous ne voulons plus les craindre ou les nier, ni nous y opposer. Nous ne pouvons pas non plus les effacer ou les contrôler absolument.
Notre but est d’apprendre à les accueillir consciemment, avec délicatesse et douceur.
A force d’accompagner notre désarroi avec courage et gentillesse, et d’accepter l’aide de Jésus, nous découvrons un nouvel espace intérieur, confiant et pardonnant — notre Esprit juste.
Nous « offrons » nos blessures à la pleine conscience de Jésus, qui est aussi celle de notre Soi, qui les apaise avec douceur et tendresse.
Ce texte peut nous aider dans cet exercice, où Jésus ici nous parle du Saint-Esprit:
Ne cache pas tes souffrances à Sa vue,
mais apporte-les-Lui avec joie.
Dépose toute ta douleur devant Son éternelle santé d’Esprit
et laisse-Le te guérir.
Ne laisse aucune trace de douleur cachée à Sa lumière,
et cherche avec soin dans ton esprit toutes les pensées
que tu pourrais craindre de découvrir.
Car Il guérira chaque petite pensée que tu as gardée pour te blesser,
la lavera de sa petitesse et la rendra à l’immensité de Dieu. (T-13.III.7)
Cette semaine, prenons conscience de « nos moments de baisse », si une émotion ou une pensée vient déranger la tranquillité de notre esprit.
Vous pouvez vous inviter à faire cette méditation, extraite de notre dernière séance, pour prendre soin de la souffrance, en l’entourant de douceur et de patience.
Rappelons-nous que notre but n’est pas d’être sans émotion, mais de pouvoir accueillir chaque instant avec l’aide de Jésus.
Pratique 2 –Guérir la blessure d’origine: voir le millefeuille de l’ego
Nous pensons souvent que ce sont les paroles blessantes d’un proche ou les actes égoïstes d’un ami qui nous dérangent. Mais la vérité, c’est qu’une douleur plus profonde et inconsciente nous rend sensibles à ces événements.
C’est la blessure ontologique de notre séparation d’avec Dieu.
Celle-ci a laissé une empreinte dans notre esprit — comme une brûlure — au moment d’avoir voulu arracher notre identité particulière à celle de l’Un, de l’unique esprit de Dieu.
Celui ou celle qui se croit être un corps, séparé du reste, pensera avoir blessé l’Unité (Dieu).
Il s’en suit une culpabilité sourde qui nous rend hypersensibles à la critique, au rejet…
Notre blessure semble être justifiée, notre reproche aussi — et c’est exactement ce que veut l’ego.
L’ego ne voudra jamais que nous trouvions la véritable cause de notre mal-être i.e. l’erreur de pensée de séparation que nous entretenons dans notre esprit.
Et il va même encore plus loin.
Il inverse les rôles et nous persuade que c’est en vérité Dieu, le bourreau — souhaitant nous priver de notre identité particulière — et nous, la victime.
Selon l’ego, notre attaque contre Dieu était inévitable, en réaction justifiée à son attaque contre nous. (lisez le Manuel pour enseignants 17.7)
Ainsi, la formule de la blessure est complète:
Nous sommes le bourreau, attentif à toute critique.
Et nous sommes en même temps la victime, sensible à toute offense qui nous rappelle l’offense d’origine.
La psychologie de notre petit soi est ainsi un millefeuille de mensonges:
Nous croyons avoir réussi la séparation.
Nous croyons avoir blessé Dieu.
Nous croyons que Dieu nous a blessés.
La guérison consiste à corriger ces trois illusions et à accueillir la douce vérité cachée derrière elles:
Cette semaine, chaque fois que nous nous sentirons ignorés, exclus, rabaissés, moqués ou trahis, comprenons bien l’origine de notre sensibilité, et disons-nous avec conviction et douceur:
Je n’ai jamais fait de mal à Dieu – Il est entier et parfait.
Dieu ne m’a jamais fait de mal – je suis entier et aimé
Dieu m’aime toujours avec un amour tendre et infaillible.
Dieu te demande d’être heureux, afin que le monde puisse voir combien Il aime Son Fils et veut qu’aucun chagrin ne surgisse pour réduire sa joie, qu’aucune peur ne l’accable pour troubler sa paix. (leçon 100.6)
Mon impeccabilité m’assure la paix parfaite, la sécurité éternelle et l’amour perpétuel, la libération pour toujours de toute pensée de perte et la délivrance complète de la souffrance. Seul le bonheur peut être mon état, car seul le bonheur m’est donné. Que dois-je faire pour connaître que tout cela est à moi ? Je dois accepter l’Expiation [la non-séparation] pour moi-même, et rien de plus. Dieu a déjà fait tout ce qu’il est besoin de faire. Et je dois apprendre que je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit de moi-même, car j’ai seulement besoin d’accepter mon Soi, mon impeccabilité, créée pour moi et déjà à moi maintenant, pour sentir que l’Amour de Dieu me protège de tout ce qui est nuisible, pour comprendre que mon Père aime Son Fils ; pour connaître que je suis le Fils que mon Père aime. (leçon 337)
Pour recevoir ces lettres en version « texte riche » (càd en plus joli et lisible):cliquer ici
Version courte pour les pressés 🙂
Thème : Vivre en paix dans ce monde
« Cette semaine, j’accepte mes difficultés avec ce monde et je me rapproche de Jésus. »
Le Cours nous rappelle que le monde, né de la séparation, ne peut pas nous donner la paix que nous cherchons. Il est marqué par les inégalités, le conflit et l’injustice. Pourtant, la paix de Dieu demeure en nous, intacte et toujours accessible.
Idées clés:
👉 Le vrai problème n’est pas le monde, mais notre peur de l’Amour.
👉 Chaque contrariété reflète cette peur collective et notre ressenti d’être séparé.
👉 La guérison consiste à changer notre regard et à nous souvenir que nous sommes le Soi, aimé de Dieu.
Pratiques de la semaine
Comprendre et pardonner le conflit
Derrière chaque conflit, voir la peur de l’Amour, en soi et chez les autres.
Se dire : “Je peux comprendre et pardonner leur peur, car c’est aussi la mienne.”
Présence – Pensée – Prière
Présence : accueillir nos émotions sans jugement.
Pensée : reconnaître que “je ne suis pas troublé pour la raison à laquelle je pense” (Leçon 5).
Prière : demander à Jésus de nous rappeler notre véritable Identité en Dieu.
Phrase-clé de la semaine :
« La paix est toujours là, immuable et accueillante : je peux choisir de la voir. »
Bonne semaine de pratique !
Bernard et Patricia
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Version complète
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Notre thème : Vivre en paix dans ce monde
« Cette semaine, j’accepte mes difficultés avec ce monde, et je me rapproche de Jésus. »
Écoute dans un profond silence. Sois très calme et ouvre ton esprit. Laisse derrière toi tous les cris éraillés et les imaginations malades qui recouvrent tes pensées réelles et obscurcissent le lien éternel que tu as avec Dieu. Plonge profondément dans la paix qui t’attend par-delà le tapage et la frénésie des pensées, des vues et des sons de ce monde insane. Tu ne vis pas ici. Nous essayons d’atteindre ta réelle demeure. Nous essayons d’atteindre le lieu où tu es véritablement le bienvenu. Nous essayons d’atteindre Dieu. (Leçon 49.4)
Dieu est encore Amour, et cela n’est pas Sa Volonté.
(Leçon 99.6)
Lectures suggérées:
Leçons 99 et 198
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question:
« J’ai du mal à regarder les infos sans me sentir parfois submergé par une grande contrariété ou une émotion forte. Qu’en dit le Cours? »
Chers amis,
Qui n’a pas connu un moment de stupeur ou de dépit en réalisant ce qui se passe dans le monde?
En y réfléchissant bien, on pourrait avoir l’impression que l’homme n’a pas beaucoup gagné en maturité, ni en sagesse, depuis le moyen âge!
Et pourtant, nous sommes de plus en plus instruits et nos experts et nos chercheurs connaissent de mieux en mieux ce monde.
C’est comme si quelque chose nous empêchait d’être juste et bon, pour le bien de tous.
Et oui, il existe bien un obstacle dans notre esprit, et le Cours nous aide à l’identifier.
Le Cours nous apprend que ce monde, à la base, n’est pas fait pour bien fonctionner.
Il a en effet été imaginé et « fabriqué », au départ, pour être un lieu d’attaque et de privation. Nous ne sommes pas venus pour y trouver la paix, la justice et la sécurité.
Et tant que l’homme n’aura pas pris conscience de cette programmation destructrice dans son esprit, les guerres et les injustices continueront.
Malgré cela, nous pouvons toujours choisir d’accueillir la paix dans notre esprit et apprendre à la retrouver en chaque circonstance, même sous les apparences de conflit.
Car la paix est toujours là, immuable et accueillante.
Il suffit d’orienter notre perception différemment pour la voir et la ressentir.
Regardons tout cela de plus près.
Nous apprenons dans le Cours que:
Le monde a été fait comme attaque contre Dieu. Il symbolise la peur. Et qu’est-ce que la peur, sinon l’absence de l’amour? (Livre d’exercices, « Qu’est-ce que le monde »)
Nous savons que Dieu est l’état d’Unité parfaite, i.e. une condition spirituelle, d’amour et de paix sans fin.
Au moment où nous avons décidé de quitter cette Unité, nous avons en même temps intégré la mentalité d’attaque et d’opposition. Puis en nous identifiant au corp, nous avons transposé ce même sentiment dans nos relations avec les autres.
Résultat: Celui qui se croit être un individu dans ce monde, sans lien spirituel avec l’Unité, aura l’esprit dominé par des pensées d’attaque, de privation, de péchés et ressentira la peur, la honte et la culpabilité. C’est ce que nous faisons tous.
Nous agissons la plupart du temps par automatisme, c’est à dire, en projetant nos besoins sur les autres pour exprimer notre mal-être.
Un monde ainsi peuplé de personnes apeurées et agressives, ne pourra jamais nous donner la paix et le sentiment d’Union que nous cherchons.
Réfléchissons quelques instants à cette idée … Ce monde ne peut pas être la source de la paix que nous cherchons.
La paix existe, mais nous ne la trouverons pas ici.
Bien comprendre les limites de ce monde peut nous motiver d’aller chercher en nous cette véritable paix, immuable, présente dans notre Esprit juste.
Quelle joie de se savoir enfin sur le bon chemin … et ce n’est que le début! 🙂
Par la suite, et pour bien ancrer cette paix dans notre esprit, nous allons:
1) faire face avec douceur à notre expérience douloureuse
2) la transformer en observant nos pensées et en changeant nos perceptions
3) s’élever pour accéder à l’esprit que nous partageons avec Jésus.
« Cette semaine, j’accepte ma peine et je découvre comment comprendre ce monde différemment, pour dépasser mon petit soi et trouver mon Soi.«
Pratique 1 –Comprendre notre peur collective de l’Amour
L’homme n’a pas quitté le Ciel et fabriqué ce monde pour trouver la paix mais pour entrer en conflit et vivre dans l’opposition.
Mais la paix reste à jamais dans son esprit.
Quand la douleur du conflit devient trop grande, il cherche alors une autre voie.
C’est le début de la vision spirituelle.
Jusqu’à ce qu’il arrive à ce point de rupture, l’homme continuera de fortement ressentir ses besoins personnels (les fameux « trois besoins ») et de lutter avec acharnement pour les satisfaire.
L’homme a besoin de temps pour apprendre. Force est de constater que nous ne pouvons rien exiger, seulement nous accompagner, sans nous juger, en comprenant notre difficulté de « choisir à nouveau », différemment.
C’est seulement notre peur de l’Amour qui nous empêche de voir que nos besoins sont déjà satisfaits, dans la profondeur de notre Identité en Christ (le Soi).
Quand tu auras appris à accepter ce que tu es, tu ne feras plus de dons à t’offrir à toi-même, car tu connaîtras que tu es complet, n’ayant besoin de rien, et incapable d’accepter quoi que ce soit pour toi-même. (T-15.III.10:1-9)
Car notre véritable Identité est celle de l’Amour, et tant que nous insisterons d’être des individus séparés, nous aurons peur de perdre notre soi aux dépens de notre Soi. (Lire la section « La peur de la rédemption » T-13.III)
Cette semaine, chaque fois que nous sommes tentés de juger les acteurs d’un conflit, mondial ou personnel! ;-), rappelons-nous que c’est la peur de l’Amour dans l’Unité qui nous fait ressentir à tous l’injustice et renforcer le conflit.
Cette peur, c’est celle de nous tous ici:
« Je peux comprendre et pardonner leur peur de l’Amour, car c’est la mienne aussi. »
Pratique 2 –Trouver la présence, la pensée et la prière
Le vrai problème n’est pas avec le monde.
Le problème est de continuer de donner raison à nos perceptions et de ne pas chercher la présence de Jésus pour nous aider à retrouver le calme.
Guérissons tout ça ! 🙂
1) La présence des pensées dérangeantes
Cette semaine, chaque fois que nous ne nous sentirons pas en paix, accueillons tous nos ressentis et toutes nos émotions, sans nous y opposer, et sans nous juger.
« Ceci est l’expérience que je fais de cette situation. Mes pensées et mes émotions ne sont pas mauvaises. Mais elles ne sont pas « justes » non plus. »
2) L’erreur dans la pensée
Ensuite, cherchons l’erreur dans notre esprit.
« Je ne suis pas triste, frustré, apeuré et en colère pour la raison à laquelle je pense. » (leçon 5)
Le problème de la séparation … est réellement le seul problème. (leçon 79.1)
De toutes les nombreuses causes que tu percevais comme t’apportant douleur et souffrance, ta culpabilité ne faisait pas partie. (T-27.VII.7:1-9)
Nos pensées « erronées » vont nous guider vers des expériences douloureuses.
Nos pensées justes nous guideront vers la paix.
Pour en savoir un peu plus sur les erreurs spécifiques qui ont besoin d’être corrigées, vous pouvez visionner la vidéo de notre séance du lundi 29 septembre.
Regardons maintenant ces pensées et ces croyances erronées avec tendresse.
Elles ne correspondent pas à la réalité. Elles viennent de la partie illusoire de notre esprit :
Le soi que tu as fait n’est pas le Fils de Dieu. Par conséquent, ce soi n’existe pas du tout. Et tout ce qu’il semble faire et penser ne signifie rien. Il n’est ni bon ni mauvais. Il est irréel, et rien de plus que cela.
(leçon 93.5)
Car en réalité, nous ne sommes pas ce soi qui pense, qui ressent et qui s’émeut devant les scènes de ce monde.
Nous sommes à jamais le Soi que Dieu a créé dans son Amour.
Que je n’oublie pas que mon soi n’est rien, mais que mon Soi est tout. (leçon 358.1)
3) La prière…
Nous prions pour nous souvenir de l’Amour de Dieu qui est notre véritable Identité, et pour nous élever au dessus du soi qui pense vivre dans ce monde.
Pratiquement parlant, cela veut dire d’avoir confiance qu’au delà des conflits de notre vie, et de ceux de ce monde, la paix du Ciel est prête à nous accueillir tous. Cette semaine, laissons nos prières être inspirées par ces mots du Cours:
Si l’amour t’a créé pareil à soi-même, ce Soi doit être en toi. Et quelque part dans ton esprit, Il est là pour que tu Le trouves. (leçon 67.3)
Tu es un seul Soi, en parfaite harmonie avec tout ce qui est et tout ce qui sera. Tu es un seul Soi et il t’est donné de ressentir ce Soi au-dedans de toi et de chasser toutes tes illusions hors du seul Esprit qui est ce Soi, la sainte vérité en toi. (leçon 95.13)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Thème : Mieux se comprendre dans chaque contrariété
« Cette semaine, je me regarde de plus près pour apaiser chaque contrariété. »
Idée clé:
Chaque « perte » de paix est liée à un besoin contrarié. Ces besoins ne sont que le reflet du fait de se sentir séparé de Dieu.
Le Cours nous apprend à les reconnaître pour les « dépasser » et retrouver la paix intérieure.
Les trois besoins fondamentaux
Reconnaissance – être remarqué, respecté.
Valorisation – être aimé, apprécié.
Satisfaction – confort, sécurité physique et psychologique.
Chaque contrariété réveille l’un de ces trois besoins que nous pouvons apprendre à satisfaire de l’intérieur, en retournant près de Jésus dans notre Esprit juste.
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Notre thème : Mieux se comprendre
dans chaque contrariété
« Cette semaine, je me regarde de plus près pour apaiser chaque contrariété . »
Le sentiment d’être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger.
(T-1.VI.2:1-5)
Lecture suggérée:
UCEM Chapitre 1 section 6: L’illusion de besoins
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question:
« Chaque fois que je perds ma paix intérieure, je reste un peu perplexe, et je me demande: comment ai-je pu me laisser entrainer dans de telles émotions et de telles pensées? »
Chers amis,
Ne vous est-il jamais arrivé de vous énerver ou tomber dans une émotion, sans vraiment comprendre ce qui s’est passé?
Parfois cela arrive vite, très vite.
On est déjà bien réactivé avant même de réaliser qu’on a perdu son calme intérieur.
Et l’on se dit qu’il serait utile de savoir ce qui se passe pour prévenir de futurs épisodes semblables. 🙂
Lors de notre dernière séance, nous avons découvert l’existence d’une sorte de « contrariété de fond » qui perturbe notre esprit à un niveau très profond, en dehors de notre conscience ordinaire.
C’est le fameux « crime de déicide » (évidemment entièrement fictif) dont l’ego nous accuse.
Il n’est pas nécessaire d’entrer en contact avec ce drame intérieur pour guérir nos contrariétés, et, selon Kenneth Wapnick, ce n’est d’ailleurs pas conseillé: la peur de ce que nous pourrions voir est trop forte.
Par contre, nous pouvons utiliser une grille simple d’analyse pour mieux comprendre ce qui se passe et désamorcer notre « bombe à retardement » émotionnelle.
Alors que le manque n’existe pas dans la création de Dieu, il est très apparent dans ce que tu as fait. De fait, c’est la différence essentielle entre les deux. Le manque implique que tu te trouverais mieux dans un état en quelque sorte différent de celui dans lequel tu es. Jusqu’à la » séparation », rien ne manquait. Il n’y avait pas du tout de besoins. Les besoins ne surgissent que lorsque tu te prives toi-même. Tu agis conformément à l’ordre particulier de besoins que tu établis. Cela, en retour, dépend de ta perception de ce que tu es.
(T-1.VI.1:1-10)
Dans l’Unité de Dieu, il n’y a que paix et complétude. Mais ici, dans la dualité, nous faisons l’expérience du manque, qui vient du sentiment d’être séparés de Dieu:
Le sentiment d’être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger. (T-1.VI.2:1-5)
Si ce manque fondamental est difficile à conscientiser, nous pouvons plus facilement observer ses effets quotidiens.
Ces effets se déclinent en un « ordre de besoins » dont trois principaux que nous connaissons très bien:
la reconnaissance,
la valorisation,
la satisfaction (confort)
Si l’idée d’un ordre de besoins a surgi, c’est parce que, ayant fait cette erreur fondamentale, tu t’étais déjà fragmenté en niveaux avec des besoins différents. (T-1.VI.2:1-5)
Chaque fois que nous perdons notre paix, c’est l’un de ces besoins qui est touché.
Prendre conscience de celui qui est activé nous aide à le guérir de l’intérieur, et à revenir plus rapidement à la paix.
Nos trois besoins n’en deviennent alors plus qu’un seul, lorsque nous nous souvenons de la présence de Dieu, ce qui nous aide à guérir le problème d’origine.
En t’intégrant toi-même, tu deviens un ; en conséquence, tes besoins deviennent un. Des besoins unifiés conduisent à une action unifiée, parce que cela produit un manque de conflit. (T-1.VI.2:1-5)
« Cette semaine, je regarde attentivement chaque émotion pour savoir quel besoin a été activé. »
Pratique –La grille des besoins
Si nous n’avons pas de difficulté à admettre que nous ne sommes plus dans la paix de Dieu, nous avons parfois du mal à savoir pourquoi.
Cette grille peut nous aider.
Notre condition de base, « d’absence de Dieu », se décline en trois grandes sensibilités:
1) Notre identité personnelle
Nous cherchons la reconnaissance… que les gens nous remarquent et nous respectent.
2) Notre valeur personnelle et la qualité de notre être
Nous cherchons de la valorisation… que les gens nous aiment et nous apprécient.
3) Notre confort et sécurité
Nous cherchons un certain confort et une sécurité matérielle, physique et psychologique.
Cette semaine, essayons de décortiquer chaque contrariété en observant, parmi nos besoins, celui qui n’a pas été satisfait.
Puis rappelons-nous que la seule manière de satisfaire ces besoins est en nous, dans notre fort intérieur, en nous souvenant de notre véritable condition dans le Christ.
Pour le manque de reconnaissance: notre identité est parfaitement intacte en Dieu, nous n’avons pas besoin de demander aux autres de nous remarquer pour compter. Nous comptons pour Dieu et pour Jésus, et c’est leur reconnaissance que nous avons toujours cherchée.
Pour le manque de valorisation: notre valeur est entièrement intacte, rien de ce que nous avons fait sur Terre n’a eu le moindre impact sur la beauté et la perfection de notre Soi en Christ. Nous sommes chéris et profondément aimés par Dieu et Jésus, et c’est leur amour et appréciation que nous avons toujours cherchés.
Pour le manque de confort: tel que nous sommes, nous avons tout ce qu’il faut pour être parfaitement heureux et satisfait. Les richesses que nous avons toujours cherchées sont dans notre esprit, et aucune situation extérieure ne pourrait nous offrir autant de satisfaction que de nous souvenir de l’Être magnifique que nous sommes, au sein de Dieu et de Jésus.
Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit (T-18.VII)
Quand la paix vient enfin à ceux qui luttent contre la tentation et qui se battent pour ne pas succomber au péché ; quand la lumière vient enfin dans l’esprit adonné à la contemplation ; ou quand quiconque atteint enfin le but, cela s’accompagne toujours de cette unique et heureuse découverte : « Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit ». (T-18.VII.5:1-7)
Faire quoi que ce soit implique le corps. Et si tu reconnais que tu n’as pas besoin de faire quoi que ce soit, tu as retiré de ton esprit la valeur du corps. Voilà la porte rapide et ouverte par laquelle tu passes outre des siècles d’efforts et t’échappes du temps.
Ne rien faire, c’est se reposer et préparer un lieu en soi où l’activité du corps cesse d’exiger de l’attention. C’est en ce lieu que vient le Saint-Esprit et c’est là qu’il demeure. Il reste quand tu oublies, et que les activités du corps reviennent occuper ton esprit conscient.
(T-18.VII.7:1-9)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
« De toutes les nombreuses causes que tu percevais comme t’apportant douleur et souffrance, ta culpabilité ne faisait pas partie. » (UCEM T-27.VII.2)
Idée centrale
Le Cours nous invite à regarder plus attentivement nos contrariétés.
Elles ne viennent pas vraiment du monde extérieur, comme nous avons souvent l’habitude de le croire, mais d’un mal-être métaphysique – la culpabilité cachée dans notre esprit, cette croyance d’avoir claqué la porte au nez de Dieu.
Bonne nouvelle : cette séparation n’a jamais eu lieu. Tout est intact en Dieu, et son Amour reste illimité, prêt à nous recevoir.
Attitude pour la semaine
Observer nos réactions non-aimantes sans jugement.
Reconnaître que derrière nos dérangements se cache le choix de nous voir petit et séparé; un corps vulnérable au lieu d’un Esprit uni et fort.
Se rappeler que notre véritable identité est toujours présente, paisible, et soutenue par l’Amour.
Pratique 1 – le sourire intérieur
Chaque fois que la paix s’éloigne :
Accueillir le ressenti tendrement (nommer l’émotion, utiliser le «tricolore intérieur » si besoin).
Se rappeler :
« Je ne suis pas vraiment contrarié à cause de cela ». (L.5)
Une erreur s’est glissée dans mon esprit. Ce qui me dérange, c’est le sentiment de faute et de vulnérabilité, pas l’événement.
En réalité, je suis soutenu par Jésus et le Saint-Esprit.
Jésus sourit gentiment à ma difficulté et m’invite à sourire avec lui.
Pratique 2 – Et en amont ?
👉 Est-ce que j’étais dans la paix de Dieu avant la contrariété, fort et confiant dans l’Amour de Dieu?
👉 Ce n’est pas la situation qui me trouble, mais mon choix préalable pour la séparation. 👉 L’événement ne fait que mettre en lumière ce sentiment de faiblesse. 👉 Je peux toujours pardonner et revenir au souvenir de mon vrai Soi : fort, aimé de Dieu, protégé par Jésus.
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Notre thème :
Découvrir une nouvelle perception de chaque situation
« Cette semaine, je découvre la véritable cause de ma contrariété . »
De toutes les nombreuses causes que tu percevais comme t’apportant douleur et souffrance, ta culpabilité ne faisait pas partie. (Un cours en miracles T-27.VII.2)
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question:
« J’arrive maintenant à accueillir et à accepter doucement ma contrariété, et ça fait du bien. Mais j’ai toujours l’impression que ce n’est pas ma faute, et du coup, je juge l’autre. D’autres fois, je me juge pour mon mal-être. Comment puis-je faire ? »
Chers amis,
Un cours en miracles est comme nulle autre philosophie spirituelle que nous ayons étudiée.
D’autres approches aident à retrouver un certain équilibre intérieur, mais le Cours nous explique la cause originelle de tout mal-être dans ce monde.
C’est grâce à cette idée que nous pouvons corriger les croyances erronées dans notre esprit et découvrir la paix toujours présente.
Nous avons mal, oui, et c’est normal dans ce monde.
Mais là où l’ego affirme que notre douleur vient de l’extérieur, le Cours nous invite à regarder plus près, en nous.
Derrière nos blessures, nos émotions vives et nos souvenirs douloureux, se cache un traumatisme dont presque personne n’a guéri et dont presque personne ne soupçonne l’existence:
c’est croire dans la rupture de l’Unité avec Dieu.
Il n’y a pas de plus grand mal-être que de se croire séparé de sa Source et de son Identité en Dieu.
Cela engendre un sentiment de mal-être insupportable – la culpabilité ontologique – que nous essayons de balayer sous le tapis de l’inconscience.
Incapables de l’oublier complètement, nous ressentons encore ses effets : une grande vulnérabilité, une sensibilité au moindre inconfort et au moindre dérangement.
Puisque la vie n’est pas parfaite et ne correspond pas à tous nos souhaits, nous sommes facilement troublés.
Et il nous semble alors que ce soit toujours ce monde imparfait qui ôte la paix de notre esprit.
Le monde est imparfait… mais ce n’est pas son imperfection qui nous dérange.
C’est la nôtre qui nous trouble profondément : cette culpabilité que l’ego ne veut jamais que nous regardions vraiment.
«De toutes les nombreuses causes que tu percevais comme t’apportant douleur et souffrance, ta culpabilité ne faisait pas partie.» (T-27.VII.7:1-9)
Malgré les formes variées et parfois convaincantes de notre douleur, l’origine en est toujours la même :
la croyance ferme d’être ce petit soi, auquel arrivent ces choses malheureuses.
Scoop : Nous ne sommes pas ce petit soi!… malgré notre ferme et puissante conviction de l’être.
Nos expériences, blessures, déceptions, fautes, échecs ou réussites ne suffiront jamais à faire de ce petit soi notre Réalité.
Dans cette deuxième étape de notre guérison, nous écoutons Jésus nous rappeler que tout cela n’est qu’une simple erreur, commençant par l’idée de séparation d’avec Dieu.
L’ego nous empêche de voir que cette imperfection – cette faute métaphysique, ce crime céleste – est une illusion totale.
Il n’y a jamais eu de rupture réelle avec le Ciel : tout est encore parfaitement intact.
Et donc tout ce qui découle de cette idée ne peut être qu’une fantaisie, aussi réelle puisse-t-elle nous sembler.
Cette semaine, nous essayons d’embrasser cette magnifique idée :
La paix et la bonté que nous cherchons sont toujours présentes en nous.
Rien ni personne n’ont pu les enlever de notre esprit.
Nous n’avons plus besoin de nous emprisonner dans de fausses idées de faiblesse, de souffrance et de blâme.
Nous sommes libres et forts, capables de libérer chacun et chaque situation de notre jugement et de notre attaque.
« Cette semaine, je radoucis chaque situation par le souvenir de l’amour en moi. »
Pratique 1 –Le sourire intérieur.
Nous sommes sur la bonne piste… de guérison !
Mais notre esprit ne va pas en rester là et s’arrêter aussi vite de nous embêter.
Chaque fois que nous remarquons que la paix n’est plus dans notre esprit :
Nous accueillons notre dérangement en nommant nos ressentis et émotions (le «tricolore intérieur» peut aider). Cela enlève le jugement sur nous-mêmes, et ouvre notre esprit à la prochaine étape.
Nous ajustons notre pensée:
« Je ne suis pas vraiment contrarié à cause de cela. » (Leçon 5)
Ce qui m’embête vraiment, c’est le fait de m’être enfermé dans une petite identité faible, fautive, vulnérable et facilement dérangée – c’est ça qui me fait mal.
J’ai oublié mon Soi qui est fort, innocent et fortement soutenu par Jésus et le Saint-Esprit. Je ressens ma vraie force et la Leur.
Jésus comprend ma difficulté et me sourit avec tendresse.
Et il m’invite à sourire avec lui… 🙂
Pratique 2 –Et en amont ?
Je pense à l’événement qui m’a dérangé et je me pose la question :
Est-ce que j’étais pleinement dans la paix de Dieu à ce moment-là, fort et confiant dans son Amour ?
Ou bien, en amont déjà, étais-je dans un état spirituel fragile, me sentant coupé d’une source d’amour et de force ?
Si nous regardons attentivement, nous constatons que chaque dérangement prend racine dans un sentiment préalable de faiblesse et d’insécurité.
C’est le choix de la séparation et du petit soi fautif qui nous a blessés et rendus vulnérables.
Ce n’est donc pas la situation qui a provoqué notre désarroi : nous étions déjà en détresse, et l’événement n’a fait que mettre en lumière ce sentiment de faiblesse.
Mais ce n’est pas grave. À chaque instant, nous pouvons choisir de pardonner la situation et nous souvenir de la seule sécurité, de la seule justice dont nous avons besoin : celle de notre Soi, aimé de Dieu et protégé par Jésus.
Tu n’as pas perdu ton innocence.
C’est après elle que tu languis.
Voilà le désir de ton coeur.
Voilà la voix que tu entends et voilà l’appel qui ne peut être nié.
L’Enfant saint reste avec toi. Sa demeure est la tienne. Aujourd’hui Il te donne Sa non-défense et tu l’acceptes en échange de tous les jouets de bataille que tu as faits. Et maintenant la voie est ouverte et le voyage a une fin qui est enfin en vue.
Sois calme un instant et rentre chez toi avec Lui, et sois en paix un moment. (leçon 182.12)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Après avoir beaucoup étudié les concepts du Cours, il est temps de passer à la pratique!
Chaque jour nous offre son lot d’opportunités pour appliquer l’enseignement du cours, surtout quand les circonstances semblent être instables.
Jésus nous invite à observer nos humeurs. Cela paraît simple, mais nous passons pourtant la plupart de notre temps sans savoir ce que nous ressentons vraiment.
Le déni est l’arme préférée de l’ego. Prendre conscience de notre état intérieur est la première étape vers la guérison.
Kenneth Wapnick résumait ainsi :
« Être dans l’Esprit juste, c’est être dans l’esprit faux sans se juger. »
Nous n’avons pas à changer nos pensées ou nos émotions ; nous avons simplement à les regarder avec douceur.
Nous ne sommes pas le penseur : nous sommes le témoin paisible, le Soi qui observe.
C’est le message de la leçon 10 : reconnaître que nos pensées ne signifient rien, c’est ouvrir la porte à la vision.
Pratiques
Tricolore intérieur : 3 fois/jour, notez si vous êtes dans le vert (calme), dans l’orange (agité) ou dans le rouge (contrarié).
Nommer l’humeur : mettez un mot simple sur ce que vous ressentez – tristesse, peur, irritation – sans jugement.
Avec cette attention tendre, nous laissons la paix se révéler.
Bonne semaine de pratique !
Bernard et Patricia
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Version complète
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Notre thème :
Au plus près de notre expérience
« Cette semaine, je deviens attentif à mes réactions, avec tendresse. »
Comment te sens-tu?
La paix est-elle dans ta conscience ? (Un cours en miracles T-4.III.2)
Lecture suggérée pour cette semaine: Leçon 10 Mes pensées ne signifient rien.
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question:
« Je commence à bien comprendre la théorie du Cours.
Mais comment avancer maintenant vers une vraie transformation de mon esprit? »
Chers amis,
Pour suivre notre programme « Les six piliers de l’Esprit juste », nous vous proposons une nouvelle saison de pratique concrète, pour rester au plus près de notre vécu quotidien.
Nous connaissons désormais suffisamment bien les concepts du Cours.
Place maintenant à l’expérience.🙂
Et si la rentrée, marquée par tant d’instabilité politique, nous offrait justement les occasions parfaites pour appliquer les principes du Cours?
Chaque crise peut devenir l’opportunité de trouver la paix.
Car, comme nous le lisons dans la leçon 185, si la paix de Dieu est notre but…
Et si…
Le Ciel est ici.
Il n’y a pas d’ailleurs.
Le Ciel est maintenant.
Il n’y a pas d’autre temps.
(M-24.6)
– alors nous avons déjà droit à ces instants de répit, même au milieu des contrariétés et des turbulences.
La paix que nous cherchons est bien là.
Mais comment la saisir au cœur d’une journée bien agitée?
Tout simplement, en restant attentifs à notre expérience … avec tendresse.
Observer nos humeurs
Dans le chapitre 23, Jésus nous demande de nous poser deux questions très simples :
Comment te sens-tu ?
La paix est-elle dans ta conscience ?
(T-23.II.22)
La première question paraît facile … et pourtant, bien souvent nous ne savons pas comment y répondre!
Nos schémas automatiques orientent notre humeur, et l’ego nous maintient dans l’inconscience.
Résultat : nous passons des heures à ignorer nos ressentis.
Combien de fois rentrons-nous le soir « mystérieusement » fatigués, alors que nous avons passé la journée à être stressés, tendus, tristes ou inquiets… sans en avoir eu conscience?
La première recommandation de Jésus est donc claire:
« Soyez conscient de ce que vous ressentez, de ce qui est dans votre esprit, et de ce qu’est votre expérience. »
C’est ainsi que nous désarmons la première arme de l’ego – le déni.
Savoir comment nous allons, même si ce n’est pas confortable, ouvre déjà la possibilité de guérir.
Kenneth Wapnick, notre mentor, répétait assez souvent pour ses étudiants:
« Être dans l’Esprit juste, c’est être dans l’esprit faux… sans se juger. »
Autrement dit, et pour simplifier radicalement les 24 séances de notre dernier programme sur l’Esprit juste :-), observer nos agacements, nos contrariétés, nos colères ou nos déceptions avec patience, douceur et compassion.
C’est une pratique très simple profondément imprégnée de l’esprit du pardon:
Pas besoin de nous juger pour notre ego.
Pas besoin de changer ce que nous ressentons ou pensons.
Il suffit d’observer avec tendresse le contenu de notre esprit.
Qui est le penseur ?
Mais une deuxième question se pose: à qui appartiennent ces pensées et ces émotions?
Réponse : pas à nous !
Nous ne sommes pas le penseur de ces pensées!
Nous ne sommes pas celui qui ressent ces émotions et ces contrariétés.
Ce sont juste des phénomènes qui se produisent dans notre esprit sous l’influence de l’ego.
Le véritable « nous » est le grand Soi-observateur, légèrement en retrait, capable de regarder paisiblement ce qui se passe dans l’esprit (voir la section « Au-dessus du champ de bataille – T-23.IV).
C’est le message de la leçon 10, lecture suggérée pour cette semaine:
L’accent porte maintenant sur le manque de réalité de ce que tu penses penser.
… Maintenant nous mettons l’accent sur le fait que la présence de ces « pensées » signifie que tu ne penses pas.
Ceci n’est qu’une autre façon de répéter ce que nous avons dit plus tôt, à savoir que ton esprit est réellement vide.
Reconnaître cela, c’est reconnaître le néant lorsque tu penses le voir.
Et c’est, comme tel, le préalable à la vision. (leçon 10.2-3)
Kenneth nous rappelait : ne donnons pas trop d’importance à nos pensées, ni à nos émotions, humeurs ou ressentis.
(Remarque : dans certains cas de traumatisme, il est essentiel de demander l’aide d’un professionnel afin de valider notre expérience avant d’aborder cette étape.)
Tout cela ne fait pas partie de notre vrai Soi.
En répétant patiemment ce processus – observer nos états intérieurs avec douceur et sans jugement – nous créons l’espace pour que des miracles se produisent.
Commençons !
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
PRATIQUE :
« Cette semaine, je prête attention à ce je pense tout bas, et je prends du recul.«
Pratique 1 –Le tricolore intérieur
Notre esprit est souvent tellement préoccupé par le monde extérieur que nous ne prenons pas le temps de faire le point sur notre « météo intérieure ».
Dans ce but, essayons de faire cet exercice simple, trois fois par jour :
Vert = tranquille,
Orange = agité,
Rouge = contrarié/tendu.
Rien de plus. La simple conscience de votre état d’être ouvre déjà la porte à la guérison.
Pratique 2 – Nommer l’humeur
Mettez un mot sur ce que vous ressentez : tristesse, irritation, peur, fatigue, etc.
Puis laissez simplement être ce qui est, sans jugement.
Cet entraînement de tendresse et de pardon envers nous-mêmes nous conduit vers l’Esprit juste… et vers la paix que nous cherchons.
Aujourd’hui nous ne laissons aucune pensée de l’ego diriger nos paroles ou nos actions.
Quand de telles pensées se présentent, nous prenons tranquillement du recul pour les regarder, puis nous en lâchons prise.
Nous ne voulons pas ce qu’elles apporteraient.
Ainsi nous ne choisissons pas de les garder.
Elles font silence maintenant.
Et dans ce silence, sanctifié par Son Amour, Dieu nous parle, et Il nous parle de notre volonté, puisque nous avons choisi de nous souvenir de Lui.
(Leçon 254.2)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Voscontributions, même ponctuelles ou modestes, nous aident à maintenir notre partage ici! ; )
Programme d’enseignement : septembre – décembre Première séance sur Zoom lundi 8 septembre 2025 Cliquer ici à 20hheure de Paris. Code: 983790
Le Cours au quotidien
«Comment le Cours peut-il nous aider, jour après jour, dans toute situation, pour chaque difficulté?…» Choix, déceptions, conflits, ruptures, échecs …
« Voudrais-tu qu’il soit tout entier transformé en un radieux message de l’Amour de Dieu, à partager avec tous les esseulés qui L’ont nié ? » (T-14.V.1:2)
Pour chaque difficulté présente ou déjà traversée,
le Cours nous adresse un message de paix. Comment l’entendre, comment le vivre?
Bonjour à toutes et à tous,
Nous espérons que vous avez passé un bon été, agréable et ressourçant. 🙂
De notre côté, nous nous sommes employés à chercher un équilibre entre nous donner du repos, trouver du silence intérieur et pratiquer, mais aussi maintenir nos activités à flot et prendre soin de notre maison, intérieure comme extérieure! ; )
Les challenges du quotidien
Le quotidien – qu’il s’agisse de rénover son appartement, changer de métier ou côtoyer de nouveaux voisins … – peut être une excellente « salle d’apprentissage » spirituel. Nous n’avons jamais besoin de chercher bien loin pour mettre en pratique les principes du Cours. Il suffit parfois de simplement prendre un tournevis ou dire bonjour à la voisine!
L’expérience humaine – expérience de l’ego – nous fait comprendre que nous avons du « travail » avant de pouvoir regagner l’esprit du Christ, en paix à chaque instant!
Le message du Cours est simple:
Dans chaque situation, ressentir la paix de Dieu est possible. Il « suffit » pour cela de bien vouloir regarder au-delà de notre perception ordinaire, pour retrouver l’innocence du Christ en chaque chose, en chaque situation et en chacun. Une grande douceur est toujours présente.
Si ce message est simple, il est pourtant difficile à appliquer, pratiquement parlant, au quotidien.
Les défis extérieurs
Notre paix intérieure a été mise à rude épreuve cette année : difficultés politiques, difficultés économiques, canicules, autres aléas climatiques, et surtout toutes ces tragédies humaines à Gaza, en Ukraine, en Ethiopie, en Iran, en Afghanistan ou au Soudan… pour n’en citer que quelques-unes…
Notre liste personnelle
Plus près de nous, il s’agit de toutes nos difficultés personnelles, celles qui nous préoccupent dès notre réveil le matin et qui surgissent dans notre environnement immédiat:
–> le collègue qui nous tourne le dos sans raison…
–> un parent qui tombe malade…
–> l’enfant qui nous culpabilise…
–> le patron qui ne nous soutient pas …
–> un projet professionnel qui ne décolle pas…
–> un voisin irrespectueux …
–> les fins de mois compliquées…
–> l’âge qui nous rattrape et nous rappelle notre mortalité…
La liste est longue et nous rappelle que la vie sur Terre n’est pas un long fleuve tranquille.
Il y a toujours un moyen pour retrouver son calme
Heureusement, le Cours nous rappelle qu’il existe toujours une autre manière de vivre au quotidien en se souvenant que l’Amour de Dieu est présent et transforme l’impact psychologique de toute situation.
Nous pouvons apprendre, si nous le souhaitons, à rester en paix dans chaque situation, sans pour autant nier ou fuir, mais juste en étant présent et ouvert pour accueillir une nouvelle interprétation de notre perception.
C’est précisément le travail que nous vous proposons de faire cet automne.
Pour chaque séance, nous explorerons un scénario de vie, une expérience particulière et nous trouverons ensemble les principes et les pratiques du Cours qui nous permettront de la vivre sereinement.
C’est ainsi que nous resterons au plus près de notre vécu, en explorant les situations complexes et réelles pour chacun d’entre nous, à la fois individuellement et collectivement.
Et, ensemble, nous trouverons les ressources pour apaiser nos émotions vives et nos pensées douloureuses.
C’est notre invitation pour ce programme:
Passer notre expérience quotidienne à la loupe et traverser nos résistances pour enfin accueillir la perception de Jésus dans chaque situation.
Laisse la vérité être ce qu’elle est.
N’y fais pas intrusion, ne l’attaque pas, n’interromps pas sa venue.
Laisse-la embrasser chaque situation et t’apporter la paix. (T-17.VIII.2:1-7)
Nous espérons avoir préparé et partager un programme riche et inspirant pour cet automne, et nous serons très heureux de vous accueillir lors des séances Zoom, en direct ou en rediffusion, pour vous présenter nos idées et échanger sur vos questions personnelles.
Au plaisir de vous retrouver prochainement pour une nouvelle saison sur Zoom.🙂
Bien affectueusement, Bernard et Patricia
Devant le glorieux rayonnement du Royaume, la culpabilité fond et, transformée en bonté, n’est plus jamais ce qu’elle était.
(T-13.X.14:3)
Un instant de plus, s’il vous plaît…
Ces enseignements sont proposés en accès libre.
Votre soutien, même modeste,
est précieux
pour nous permettre de continuer.
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Notre thème :
Je me repose dans un monde d’innocence
« Cette semaine, j’écoute mon Guide qui me parle d’un magnifique monde libéré de tout jugement . »
Je relâche le monde de tout ce que je pensais qu’il était. (Leçon 132)
Lectures suggérées pour cette semaine:
Le monde pardonné UCEM T-17.II
Par la grâce, je vis. Par la grâce, je suis délivré. (Leçon 169)
Leçons 235 et 237
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question:
« L’union avec Dieu me semble encore bien trop lointaine. :-( Peut-on faire ce voyage de retour par étapes? »
Chers amis,
Le Cours nous présente la fusion totale de notre esprit avec Celui de Dieu comme le but final de notre pratique.
En réalité – et heureusement 🙂 – il existe une sorte d’étape « intermédiaire » sur ce chemin de retour à l’Unité parfaite, et c’est cela le véritable objectif de nos leçons quotidiennes: atteindre le « monde réel ».
Nous croyons fermement être des individus séparés.
Il serait donc trop de nous demander de sauter directement dans l’Océan infini de l’Unité et de perdre toute notion de particularité. Et justement, Jésus ici nous rassure:
Ne crains pas d’être brusquement soulevé et précipité dans la réalité. (T-16.VI.8:1-8)
Pour cela, le Cours nous propose l’idée d’un monde qui possèderait tous les attributs du Ciel mais qui préserverait – du moins temporairement – toutes les formes séparées de l’illusion.
Nous ne disparaissons pas dans ce monde. Nous y gardons nos relations particulières et les conditions de notre vie terrestre. Nous n’y abandonnons pas nos projets et nous préservons tous nos souvenirs du passé.
« En quoi alors ce monde est-il différent de celui que je vis tous les jours … et que je trouve bien insatisfaisant et injuste? »
Et votre question est tout à fait justifiée!
La différence réside dans une prise de conscience qui peut complétement transformer la perception de tous les aspects de notre vie.
Les événements et les conditions ne changent pas.
Mais le sens que nous leur donnons devient alors tout à fait différent.
Notre expérience change du tout au tout.
Le monde n’est alors plus ressenti comme un lieu d’insatisfaction, de douleur, de frustration ou d’injustice.
Il peut devenir un espace de paix, de tendresse et de sécurité jusqu’ici inconnus.
Quelle est la découverte qui pourrait permettre un tel changement?
La redécouverte de notreinnocence d’origine.
Loin d’être ordinaire, cette innocence nous libère totalement — non seulement de nos bêtises ou même de nos plus grandes erreurs — mais aussi de la condition existentielle qui nous hante depuis notre naissance: le mal-être de la séparation.
C’est l‘innocence du Christ que nous retrouvons enfin.
Rien de ce que nous pensons avoir fait ou de ce que nous pensons être, ne peut détruire la beauté et la pureté de notre véritable Esprit.
Car notre faux soi séparé — responsable de ce mal-être — est illusoire et n’a eu aucune conséquence, à aucun niveau, ni ici, ni au Ciel.
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Nous venons de terminer notre programme sur les six piliers de l’Esprit juste.
Nous avons entrepris « l’examen minutieux » (T-17.II.5:2) de toutes nos erreurs de pensée.
Nous voulons maintenant tourner notre regard vers le monde, pour le voir transformé dans la lumière de notre Esprit juste.
Aucun changement extérieur n’est nécessaire.
Il suffit simplement de quitter notre attachement à notre petit soi particulier et d’ouvrir notre esprit à ce qui est notre condition immuable: l’innocence parfaite du Christ en nous.
Le détour par ce monde n’a pas changé notre réalité.
Nous sommes tels que nous avons été créés: les enfants parfaitement dignes d’un Père parfaitement aimant.
Nous avons passé six mois à découvrir et à détricoter les mensonges de l’ego. Nous avons écouté Jésus lorsqu’il nous a dit:
Tu rêves d’un ego séparé et tu crois en un monde qui repose sur lui. … Si tu es désireux de renoncer au rôle de gardien de ton système de pensée et de m’en ouvrir l’accès, je le corrigerai avec beaucoup de douceur et te ramènerai à Dieu.
(T-4.I.4:1-7)
Et nous l’avons laissé corriger nos erreurs avec douceur.
Nous pouvons maintenant commencé à ressentir l’immense bienfait d’avoir accepté sa vision de notre perfection.
Ta fonction ici est d’être la lumière du monde, une fonction à toi donnée par Dieu. C’est seulement l’arrogance de l’ego qui te conduit à remettre cela en question, et seulement la peur de l’ego qui t’induit à te considérer toi-même comme indigne de la tâche que Dieu Lui-même t’a assignée. Le salut du monde attend ton pardon, parce que par lui le Fils de Dieu échappe de toutes les illusions, et ainsi de toute tentation. Le Fils de Dieu, c’est toi. (leçon 64.3)
Le monde nous semblait cruel et injuste, mais seulement parce que nous le voyions à travers notre propre culpabilité. Dans les mots de l’ego:
« Tu as usurpé la place de Dieu.
Ne pense pas qu’Il ait oublié. »
Là nous avons la représentation la plus dure de la peur de Dieu. Car dans cette pensée la culpabilité a déjà élevé la folie jusqu’au trône de Dieu Lui-même. Et maintenant il n’y a pas d’espoir. Sauf de tuer. Là est le salut maintenant. Un père en colère poursuit son fils coupable. Tue ou sois tué, car là seulement il y a un choix. Au-delà de cela, il n’y en a pas, car ce qui a été fait ne peut être défait. La tache de sang ne peut jamais être enlevée, et quiconque porte cette tache sur lui doit trouver la mort. (M-17.7:1-13)
C’était un rêve si effrayant que nous l’avons totalement effacé de notre conscience. Mais un tel cauchemar n’est pas sans conséquence. Il ressurgit dans notre esprit à notre insu et fausse entièrement notre perception de ce monde.
Nous pensons vivre dans ce monde, alors qu’en réalité nous vivons dans un esprit traumatisé par ce crime imaginaire. Chaque douleur, chaque blessure, chaque perte et chaque injustice nous ramène à notre « crime » initial. Mais ce crime n’a jamais existé.
Et Jésus nous déclare que ce jeu malheureux est maintenant bel et bien terminé:
Toi qui as joué que tu étais perdu pour l’espoir, abandonné par ton Père, laissé seul et terrifié dans un monde effrayant rendu fou par le péché et la culpabilité, sois heureux maintenant. Ce jeu est terminé.Maintenant est arrivé un temps tranquille,
où nous rangeons les jouets de la culpabilité et enfermons à jamais nos désuètes et puériles pensées de péché loin des esprits purs et saints des enfants du Ciel et du Fils de Dieu. (leçon 153.13)
Le fait d’accepter notre innocence peut nous révéler ce monde réel, libéré de toutes nos projections et accusations.
Même dans les parties de ce monde couvertes de ténèbres, nous pourrons retrouver la trace du fils endormi dans l’esprit du Christ.
Chaque tache que Sa raison touche prend vie et vibre de beauté, et ce qui semblait laid dans les ténèbres de ton manque de raison est soudain délivré à la beauté. Pas même ce que le Fils de Dieu a fait dans l’insanité ne pourrait être sans une étincelle de beauté cachée que la douceur pourrait libérer. (T-17.II.5:1-5)
Il est peut-être encore difficile d’imaginer partout cette beauté exceptionnelle. Et pourtant, c’est bien là la réalité cachée derrière les apparences sombres de nos illusions.
Cette semaine, nous essaierons d’atteindre — ne serait-ce que quelques instants — cette vision d’un monde libéré de notre fantasme collectif d’un crime contre Dieu.
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PRATIQUE :
« Cette semaine, j’écoute Jésus qui me dit de regarder à travers sa beauté et son innocence un monde libéré de toute faute et de toute laideur.«
Pratique –Accepter notre innocence originelle pour entrer dans le monde réel
Nous revenons à ce thème essentiel de notre transformation spirituelle, selon Un cours en miracles:
Tu n’as pas perdu ton innocence. C’est après elle que tu languis. Voilà le désir de ton coeur.
(leçon 182.12)
Malgré nos différents scénarios de contrariété, dans toute situation, sans exception, notre souffrance réside dans l’abandon de notre innocence.
Le pardon est la pratique pour nous faire redécouvrir cette condition de pureté, et pour nous révéler toute la beauté du monde réel:
Peux-tu imaginer comme ils seront beaux à tes yeux ceux à qui tu pardonnes ? Tu n’as jamais rien vu d’aussi beau dans aucun fantasme. Rien de ce que tu vois ici, endormi ou éveillé, ne se rapproche d’une telle beauté. Et il n’est rien que tu estimeras autant, ni qui te sera aussi cher. Rien dont tu te souviennes et qui a fait chanter ton coeur de joie ne t’a jamais apporté même une parcelle du bonheur que cette vue t’apportera. (T-17.II.1)
A tout ce qu’il regarde, sans exception, le pardon déclare:
« Tu es parfaitement innocent du crime d’avoir attaqué Dieu.
Tu es toujours l’enfant innocent de ton Père. »
Cette semaine, dans chaque situation, pratiquons cette prière avec détermination et conviction. Elle est la clé pour atteindre notre Esprit juste et pour entrer dans le monde réel:
« Cette douleur vient du rejet de notre innocence et de nulle part ailleurs.
Le souvenir de notre innocence est la réponse à cette situation. »
Croyons véritablement ces mots quand nous les prononçons.
Laissons-les nous ouvrir la porte au souvenir du Christ en nous.
Nous ne sommes pas ce que nous avons toujours cru.
Nous ne sommes pas les enfants coupables de la séparation.
Nous sommes un esprit pur et libre, et non ces corps fragiles.
Ne cherchons plus à contredire ou à nous opposer à l’innocence universelle en chacun.
Nous avons besoin de croire Jésus lorsqu’il nous dit:
Le Fils de Dieu est sans ego.
Que peut-il connaître de la folie et de la mort de Dieu, quand il demeure en Lui ? Que peut-il connaître du chagrin et de la souffrance, quand il vit dans la joie éternelle ? Que peut-il connaître de la peur et de la punition, du péché et de la culpabilité, de la haine et de l’attaque, quand tout ce qui l’entoure est la paix éternelle, à jamais libre de conflit et imperturbée, dans le plus profond silence et la tranquillité ? (LEX-pII.12.3)
Nous clôturons ce programme sur les mots de notre Père, qui nous supplie de nous souvenir de Lui, en nous souvenant maintenant de notre véritable Identité:
Voici le Jugement Final de Dieu :
« Tu es encore Mon saint Fils, à jamais innocent, à jamais aimant et à jamais aimé, aussi illimité que ton Créateur, complètement inchangeable et pur à jamais.
Donc réveille-toi et reviens-Moi.
Je suis ton Père, et tu es Mon Fils. » (LEX-pII.10.5:1-3)
Avec ces mots dans notre cœur, nous entrerons dans le monde réel, avant de nous fondre à jamais dans l’étreinte aimante de notre Père:
La perception du monde réel sera si brève que tu auras à peine le temps d’en remercier Dieu.
Car Dieu fera rapidement le dernier pas quand tu auras atteint le monde réel et seras enfin rendu prêt pour Lui. (Leçon 169)
Chaque jour cette semaine, trouvons refuge dans cette magnifique prière qui inaugure notre ascension inévitable dans l’Unité:
Tous les coeurs vivants sont tranquilles, avec un sentiment d’anticipation profonde, car maintenant le temps des choses éternelles est tout proche.
De mort, il n’y en a pas. Le Fils de Dieu est libre.
Et dans sa liberté est la fin de la peur.
Maintenant il ne reste aucun lieu caché sur terre où abriter des illusions malades, des rêves de peur et des malperceptions de l’univers.
Toutes choses sont vues dans la lumière, et dans la lumière leur but est transformé et compris.
Et nous, enfants de Dieu, ressuscitons de la poussière et contemplons notre parfaite impeccabilité.Le chant du Ciel résonne de par le monde,
tandis qu’il est soulevé et porté à la vérité. (M-28.4:1-8)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche de pratique pour cette semaine
Qui marche avec moi ?
« Cette semaine, je suis déterminé à ne pas oublier mon Guide, Jésus. »
Contre nos forces unifiées, l’ego ne saurait prévaloir. (T-4.III.2)
Lecture suggérée pour cette semaine:
Clarification des termes : 6 « Jesus – le Christ »
Bonjour à toutes et à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question: « Je sais que Jésus est la source du Cours, mais je ne sais pas comment l’intégrer dans ma pensée. »
Chers amis,
Nous lisons chacun le Cours avec intérêt et il nous inspire profondément.
Mais tirons-nous pleinement profit de cette œuvre remarquable? Ne laissons-nous pas de côté, bien souvent, un de ses aspects fondamentaux : son auteur?
Comme vous le savez, Helen Schucman a identifié la voix, qui lui dictait le texte qui est devenu le Cours, comme celle de Jésus, qui a vécu sur Terre il y a plus de 2000 ans.
Qui est Jésus?
Ne le confondons pas avec le Jésus biblique! Il y a là bien trop de différences.
A l’inverse de la Bible, Jésus dans le Cours :
est un homme comme nous,
se considère notre égal en tout point,
n’a pas souffert pour nos péchés,
nous enseigne de ne pas donner d’importance au corps,
affirme notre innocence parfaite, en même temps que la sienne,
se voit comme notre frère aîné,
et nous apprend à reconnaître son visage en chacun.
C’est une présence d’une immense bienveillance, d’une grande sagesse et d’une paix éternelle!
Jésus est notre guide et notre enseignant dans le Cours. Mais il souhaite également sortir des pages du livre pour nous accompagner chaque jour dans notre quotidien.
Autrement dit, il veut « vivre » avec nous et faire partie de notre vie.
Jésus ou Saint-Esprit?
Jésus parle très peu de lui-même dans le Cours et évoque plutôt le Saint-Esprit comme Celui à qui nous devrions demander de l’aide.
Mais Kenneth Wapnick insiste, à travers son enseignement, sur l’importance d’intégrer Jésus lui-même dans notre pratique du Cours, car il représente la manifestation du Saint-Esprit et peut nous montrer le chemin vers le Christ :
Jésus est la manifestation du Saint-Esprit, Qu’il a appelé à descendre sur terre après … s’être complètement identifié au Christ… (C-6.1:1-5)
« Quand vous laissez l’amour que Jésus représente imprégner votre vie de plus en plus souvent, cela n’a pas d’égal ici. La plus grande expérience d’amour ici n’est qu’une ombre blême de cet amour qui n’est pas de ce monde. Quelle expérience plus merveilleuse en ce monde que de ressentir cet amour en vous et laisser cet amour passer par vous pour embrasser tout le monde. »
Il précise aussi que le nom de « Jésus » importe peu. Ce qui compte, c’est qu’il soit pour nous une présence non-corporelle, d’une sagesse infinie, libre d’ego, inlassablement aimante et jamais jugeante.
Que signifie « demander de l’aide » à Jésus?
C’est une question importante, qui nous emmène au cœur de notre relation avec Jésus et de notre manière de l’intégrer dans notre vie.
Si nous ne franchissons pas cette étape, la figure de Jésus risque de rester aux marges de notre conscience.Kenneth, dans l’extrait qui suit, rapporte cet épisode avec Helen où il donne deux réponses à cette question:
« Le Cours était déjà terminé, lorsqu’un jour Helen demanda de l’aide à Jésus pour savoir quoi dire à quelqu’un qui avait besoin d’aide. La réponse de Jésus l’a beaucoup surprise. Il lui dit : Ne me demande pas quoi lui dire. Demande plutôt mon aide pour regarder la personne avec les yeux de la paix et non du jugement. Alors toute l’aide du Ciel, tous les anges viendront t’aider.Jésus disait donc clairement à Helen : ne me demande pas de te dire quoi faire ou quoi dire, car ce n’est pas important. Demande-moi de t’aider à enlever les blocages qui empêchent d’être conscient de ma présence. Une fois ces blocages disparus, tu sauras automatiquement quoi dire et quoi faire.Voilà ce que signifiait la métaphore : tous les anges viendront t’aider. Grâce à l’amour en vous auquel vous vous identifierez, vous saurez quoi dire ou quoi faire. Cela touche au cœur de ce que Jésus devrait être pour nous. »
Jésus, la clé pour entrer dans notre Soi en Christ
Kenneth nous aide également à comprendre que Jésus est le moyen par lequel nous retrouverons la conscience de notre propre Soi en Christ.Il n’est pas facile pour nous d’accéder directement à notre grand Soi, et Jésus représente cette partie élevée de notre esprit, tant que nous avons encore peur de ce grand Soi.A mesure que nous laisserons davantage de place à Jésus dans notre esprit, nous découvrirons notre similitude avec son esprit. Plus encore : nous comprendrons que nos deux esprits ne sont pas simplement semblables – mais qu’ils ne font qu’un seul et unique esprit.Cette relation intime et profonde avec Jésus nous mène progressivement à écarter l’ego et à nous éveiller à notre non-particularité — à notre esprit universel, uni avec le sien, avec celui de chacun et uni à l’esprit de Dieu.
Mettons maintenant tout cela en pratique…
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PRATIQUE :
« Cette semaine, j’invite Jésus à partager mon esprit et à regarder le monde avec moi. »
Pratique 1 – Voir Mr. Johnson différemment
Mr. Johnson dit du mal de nous. Il agit aussi souvent par pur intérêt personnel, sans se soucier des autres.
Nous pouvons demander à Jésus de nous aider à regarder Mr. Johnson comme lui le regarderait : non pas pour nier ses actes mais pour enlever nos jugements et voir la paix derrière son apparence hostile et indifférente.
Jésus pourrait nous dire : « Ce n’est pas Mr. Johnson qui te perturbe, mais ton choix de te séparer de moi – c’est cela qui te fait mal. »
Cela nous aiderait à voir que Mr. Johnson souffre aussi de cette séparation, tout comme nous.
Jésus nous rappellerait aussi son amour profond pour Mr. Johnson, qui est son frère — et donc véritablement le nôtre aussi.
En ce qui concerne la souffrance causée aux autres par les actes de Mr. Johnson, Jésus nous rappellerait que son esprit doux apporte également force et réconfort aux esprits de ces personnes.
Pratique 2 – Voir le monde différemment
Face aux actualités troublantes, nous pouvons inviter Jésus à les regarder avec nous.
Une perception différente est toujours possible, même dans les situations les plus dramatiques.
« Qu’est-ce que Jésus voudrait que j’apprenne de cette situation à …? »
Son point de vue, bien plus élevé que le nôtre, tient compte d’une infinité d’éléments que nous ignorons: causes, effets, antécédents et souffrances visibles et invisibles…
Nous cesserons de juger lorsque nous comprendrons que nous ne pouvons pas juger.
Dans le passage qui suit, il est très clair que tout sentiment de faiblesse ou d’impuissance, le nôtre ou celui d’autres personnes, vient du fait que nous nous sommes séparés de Jésus et avons fusionné avec l’ego:
Tu as souvent été enjoint de t’abstenir de juger, non pas parce que c’est un droit qui t’est refusé. Tu ne peux pas juger. Tu peux simplement croire les jugements de l’ego, qui sont tous faux. Il guide tes sens soigneusement, pour prouver combien tu es faible, combien tu es impuissant et effrayé, combien tu appréhendes un juste châtiment, combien tu es noir de péché, combien misérable dans ta culpabilité. (LEX-pI.151.4)
Dans la vision unifiée qui suit, Jésus nous montre que nous sommes unis non seulement aux victimes, mais égalementaux auteurs des crimes.
Son regard guérit en démontrant notre lien universel dans l’amour :
L’amour ne peut pas juger. Étant lui-même un, il voit tout ne faisant qu’un. Sa signification réside dans l’unité. … L’amour est une loi sans opposé. Son entièreté est la puissance qui tient toutes choses en une, le lien entre le Père et le Fils qui garde les Deux à jamais les mêmes. (LEX-pI.127.3)
Cette vision est vraiment exceptionnelle … et tout à fait atteignable. Ne pensons pas un seul instant que nous ne soyons pas capables de voir comme lui:
Dans sa complète identification avec le Christ … Jésus est devenu ce que vous tous devez être. (C-5.3:1-5)
Est-il le Christ ? Oh oui, avec toi. …Et quand tu joindras ta volonté à la sienne, ta vue sera sa vision, car les yeux du Christ sont partagés. (C-5.5:1-9)
Pratique 3 – Marcher tous les jours avec lui…
Jésus n’est ni un esprit enfermé dans un gros livre bleu ni un esprit bienveillant mais distant.
Jésus est un être vivant dans notre propre esprit, capable d’opérer les changements les plus profonds et les plus transformateurs.
Mais souhaitons-nous vraiment qu’il remplace notre ego, voix de notre propre particularité?
Accepter la présence de Jésus, c’est reconnaître que nous avons tort chaque fois que nous ne regardons pas une situation avec ses yeux paisibles.
Et si nous constatons une résistance, si nous restons attachés à notre irritation ou à notre rancœur, partageons-lui avec sincérité:
« Jésus, je vois bien que je préfère mon ressentiment à ta paix. Je ne suis pas encore prêt à lâcher prise de mon ego. Mais je veux t’en parler. Reste avec moi. »
Et il nous répondra :
Je vais t’aimer et t’honorer … Je ne t’abandonnerai jamais… Parce que j’attends avec amour et non avec impatience… (C-5.5)
Dès ce soir, dès demain …
Dès cet instant, vivons comme s’il était là, à nos côtés. Car il l’est.
Allons maintenant avec lui et lâchons prise de tout sentiment de solitude…
Aller avec lui est tout aussi naturel que d’aller avec un frère que tu connais depuis ta naissance, car c’est certes ce qu’il est.
(C-5.5)
« Qui marche avec moi ? » Cette question devrait être posée mille fois par jour, jusqu’à ce que la certitude ait mis fin au doute et établi la paix. Aujourd’hui, que cesse le doute. Dieu parle pour toi en répondant à ta question par ces paroles : Je marche avec Jésus en parfaite sainteté. J’éclaire le monde, j’éclaire mon esprit et tous les esprits que Dieu a créés un avec moi. (LEX-pI.156.8)
Et terminons chaque jour avec cette petite prière:
Jésus est mon seul Guide.
Il vient avec moi avec amour.
Et je Lui rends grâce de me montrer la voie à suivre. (LEX-pI.215.1)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche pratique
pour cette semaine
Notre thème :
Pardonner pour entrer dans l’instant saint
« Cette semaine, j’oublie le passé pour me souvenir de la paix dans l’instant saint. »
« Le passé de ton frère n’a pas de réalité dans le présent, donc tu ne peux pas le voir. (T-13.VI.1:1-7)
Lectures suggérées pour cette semaine:
Section I, chapitre 15 : Les deux usages du temps
Leçon 308 : Cet instant est le seul temps qui soit.
Leçon 335 : Je choisis de voir l’impeccabilité de mon frère.
Bonjour à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.
PRÉPARATION
Question: « Quand je regarde quelqu’un, je ne vois pas le Fils de Dieu en lui. Pourtant, je sais qu’il doit être là. Comment puis-je retrouver la trace de cette beauté en lui? »
Chers amis,
Un cours en miracles évoque un niveau de réalité qui se situe bien au-delà de ce monde.
Même si notre quotidien semble souvent bien réel — parfois trop! —, nous sentons tous intuitivement qu’il existe autre chose:
Un souvenir de chez toi continue de te hanter, comme s’il y avait un endroit qui appelait ton retour, bien que tu ne reconnaisses pas la voix, ni ce que c’est que cette voix te rappelle. (leçon 182.1)
Cette idée de réminiscence — retrouver un savoir oublié — est présente dans de nombreuses traditions : le platonisme, le plotinisme, le soufisme, les évangiles apocryphes…Mais Un cours en miracles est sans doute unique en affirmant que nous pouvons redécouvrir cette vérité en la voyant chez les autres.
Enlever les voiles
* Puisque cette vérité sublime est en nous, elle est donc en chacun.
* Et puisque nous l’avons voilée en nous, nous l’avons également voilée chez les autres.
* C’est en retirant les voiles de notre ignorance que nous pourrons retrouver la lumière, en les autres et en nous.
Jésus nous donne le moyen d’enlever ces voiles, sa méthode s’appelle le véritable pardon.
Il nous enseigne que nous ne voyons jamais l’autre tel qu’il est vraiment, car son être véritable est bien au-delà de ce que nos yeux peuvent voir :
Le pardon est un choix. Je ne vois jamais mon frère tel qu’il est, car cela est bien au-delà de la perception. (leçon 335)
Pour passer de la perception du petit soi à la vision de notre Esprit juste, nous sommes invités à faire deux ajustements en nous :
1) Regarder au-delà du corps
Tant que nous gardons notre perception focalisée sur la particularité de l’autre (son corps et sa personnalité), nous ne pourrons pas trouver la vérité en lui. Car l’autre n’est pas un corps mais un esprit. Nous avons déjà commencé à pratiquer cette démarche la semaine dernière, en percevant une qualité chez l’autre qui nous démontre le lien à son Soi véritable. (lisez T-18.VI.11; T-31.VII.3:1-6; et leçon 158.7). Voici la méditation qui accompagne cette étape.
2) Oublier le passé
Tant que nous maintenons vivant le passé de l’autre, nous ne pourrons pas voir le Christ en lui . Pour nous souvenir de la réalité de l’autre, nous devons oublier, ne serait-ce que quelques instants, son passé et ouvrir notre esprit à un présent totalement neuf.Le Christ en l’autre vit purement dans le présent. Il n’a pas de passé.
Si, en regardant ton frère, tu te souviens du passé, tu seras incapable de percevoir la réalité qui est maintenant. (T-13.VI.1:1-7)
Jésus nous informe que le passé de l’autre n’a pas de signification dans le présent.
C’est à nous de faire abstraction de son passé pour révéler sa réalité ici et maintenant :
Percevoir véritablement, c’est prendre conscience de toute la réalité en prenant conscience de la tienne… Cela signifie que tu perçois ton frère uniquement comme tu le vois maintenant. Son passé n’a pas de réalité dans le présent, donc tu ne peux pas le voir. Tes réactions passées envers lui ne sont pas là non plus, et si c’est à elles que tu réagis, tu ne vois de lui qu’une image que tu as faite et que tu chéris au lieu de lui. Dans ta remise en question des illusions, demande-toi s’il est vraiment sain de percevoir ce qui fut comme étant maintenant. (T-13.VI.1:1-7)
Selon Jésus, il semble que notre désir soit le facteur clé.
Pour trouver le Christ en l’autre, il faudrait vouloir le voir davantage que nous ne voulons donner d’importance à son passé:
Ce que je vois en lui est simplement ce que je souhaite voir, parce que cela représente ce que je veux pour vérité. C’est à cela seul que je réponds, peu importe à quel point j’y semble contraint par des événements extérieurs. Je choisis de voir ce que je voudrais regarder, et c’est cela que je vois, et seulement cela. L’impeccabilité de mon frère me montre que je voudrais contempler la mienne. Et je la verrai, ayant choisi de contempler mon frère en sa sainte lumière. (leçon 335)
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Notre véritable Maison est ici à chaque instant
Elle n’est pas ailleurs, dans un moment futur. Elle est présente avec nous, où que nous soyons.
Ce cours insiste toujours sur le même point : c’est en ce moment que le salut complet t’est offert, et c’est en ce moment que tu peux l’accepter. Cela est encore ta seule responsabilité. L’Expiation pourrait être assimilée à une évasion totale du passé et à un manque total d’intérêt pour le futur.
Le Ciel est ici. Il n’y a pas d’ailleurs. Le Ciel est maintenant. Il n’y a pas d’autre temps. (M-24.6:1-13)
Le Cours nous offre le pardon pour dépasser les limites de notre petit soi et trouver cette paix, même ici, même maintenant.
Au-delà de la matière
Pour cela, il nous faut « décrocher » notre perception de la matière, comme nous l’avons fait la semaine dernière, en élevant notre perception au-delà du corps de l’autre.
Au-delà du temps
Nous poursuivons cet apprentissage en apprenant à « décrocher » notre perception du temps et en élevant notre perception au-delà du passé de l’autre, pour trouver sa réalité spirituelle dans le présent.C’est de cette manière que le Cours nous apprend, par le biais du pardon, à quitter les limites du temps et de l’espace, et à entrer dans le Pur Esprit.Nous avons déjà parcouru un bon bout de chemin ensemble
.
Notre avançons maintenant vers la fin de notre programme et poursuivons notre ascension pour nous souvenir de notre Origine.
Pour cela, il nous suffit de nous offrir quelques instants quotidiens pour entrer dans l’instant saint.
L’instant saint est une miniature du Ciel, à toi envoyée du Ciel. (T-17.IV.11)
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je ne resterai pas fixé sur ma perception très temporelle de l’autre, mais je chercherai le présent en lui, en ignorant son passé, ce qui me mènera dans l’Instant saint. »
Pratique 1 – Voir au-delà du passé de l’autre, vers sa présence dans l’instant.
Comme nous l’avons vu plus haut, nous ne voyons jamais notre frère « tel qu’il est, car cela est bien au-delà de la perception » (leçon 335).
Or, le Cours nous propose de trouver la vérité derrière l’illusion de ce monde :
Faire abstraction de ce que nous pensons savoir de l’autre, et ouvrir notre esprit à une réalité bien plus élevée, comme si nous découvrions l’humain pour la première fois.🙂
A chaque rencontre, nous pouvons alors nous suggérer que la personne en face de nous n’est pas tout à fait ce que nous pensons d’elle.Son être véritable peut nous rappeler le Christ dans le présent … à condition de faire abstraction de son passé et de tout ce que nous pensons d’elle.
Pour chaque rencontre, cette semaine, invitons-nous à nous dire:
« Je pense connaître cette personne, elle a des traits de caractère que je reconnais, nous avons une histoire commune, elle me rappelle même peut-être d’autres personnes que je pense connaître… Et pourtant, il y a autre chose chez cette personne. Je préfère maintenant oublier totalement tout ce que je pense savoir à son sujet, pour ouvrir mon esprit à une autre dimension de la réalité. Je suis prêt à accueillir une vision du Christ en l’autre, au-delà de tout mes préjugés et souvenirs. »
C’est ainsi que nous allons entrer dans l’Instant saint, ce moment si précieux que Jésus nous offre pour goûter au Ciel, même ici dans l’illusion.
Pratique 2 – Laisser de côté son propre passé, accepter sa renaissance à chaque instant
De la même manière que nous regardons maintenant l’autre sans son passé, nous apprenons maintenant à nous regarder de la même manière. Sa pureté est aussi la nôtre.
Nous avons pris l’habitude d’avoir une image de nous-même fixée dans le temps.
La personne que nous sommes aujourd’hui semble être le résultat de nos actions passées.
« Je suis mon passé, je ne peux pas me séparer de ce que j’ai fait. » Ces mots résonnent fort dans l’esprit de notre petit soi.
Et la pensée la plus lourde du passé à laquelle chacun tient si fort, c’est la culpabilité: toutes les fautes, les échecs, les manquements et les imperfections.
A cet argument Jésus répond: Tu n’es pas cet être temporel, mais un magnifique Esprit intemporel. Pour l’accueillir, il suffit de t’imaginer naître à chaque instant dans un nouveau moment totalement séparé et indépendant du passé, et totalement libre de toute culpabilité:
Il n’y a pas de peur dans le présent quand chaque instant se détache clairement, séparé du passé et sans son ombre s’étirant jusque dans le futur. Chaque instant est une naissance, propre, non ternie, par laquelle le Fils de Dieu émerge du passé dans le présent. Et le présent s’étend à jamais. Il est si beau et si propre et libre de culpabilité qu’il n’y a là rien d’autre que le bonheur. Il n’y a plus aucun souvenir de ténèbres, et l’immortalité et la joie sont maintenant. (T-15.I.8:1-7)
Essayons, une fois par jour cette semaine, de nous imaginer naître à nouveau, à chaque minute, à chaque seconde, tout « beaux », totalement dépourvus de passé.
Vous serez peut-être surpris du résultat! 🙂
Pratique 3 – Voir ce monde sans le passé, trouver sa perfection dans l’instant Nous pouvons maintenant nous proposer d’étendre cette vision de pureté à l’ensemble du monde.
Comme chaque personne porte en elle une double identité (petit soi – grand Soi), chaque objet et chaque scène de ce monde contiennent également deux faces: une condition temporelle colorée par leur passé, et une réalité de l’instant, éclatante de fraicheur et d’innocence.
Souvenons-nous maintenant des premières leçons du Livre d’exercices du Cours. Elles portent sur notre manière erronée de voir le monde, avec cette perception ancrée dans le passé. Nous lisons dans la leçon 7 par exemple:
Je ne vois que le passé C’est la raison pour laquelle tu ne comprends rien de ce que tu vois. C’est la raison pour laquelle tu n’es jamais contrarié pour la raison à laquelle tu penses.
Jésus est encore plus explicite dans la leçon 52:
Je ne vois rien tel que c’est maintenant. Si je ne vois rien tel que c’est maintenant, on peut vraiment dire que je ne vois rien. Je ne peux voir que ce qui est maintenant. (leçon 52.4)
Et dans la leçon 265 il explique ce qui fausse notre vision:
J’ai certes mal compris le monde, parce que j’ai posé sur lui mes péchés et les ai vus là qui me regardaient. Comme ils semblaient féroces ! Et comme je me trompais en pensant que ce que je craignais était dans le monde plutôt que seulement dans mon esprit. (leçon 265.1)
Ici, Jésus nous encourage à voir le monde à travers notre propre innocence.
Ouvrons notre esprit, cette semaine, à la possibilité que le monde ne soit pas ce que nous avons toujours cru, simplement parce que nous y avions projeté nos propres imperfections, attentes et déceptions.
Notre innocence, nouvellement acquise, nous fera découvrir un monde neuf.
Les mots qui suivent semblent avoir été écrits pour nous aider à regarder notre monde en flammes par les yeux de la paix. Soyons-y attentifs :
Je pourrais voir la paix au lieu de cela. Quand je vois le monde comme un lieu de liberté, je me rends compte qu’il reflète les lois de Dieu plutôt que les règles que j’ai inventées pour qu’il y obéisse. Je comprendrai que c’est la paix, et non la guerre, qui y demeure. Et je percevrai que la paix demeure aussi dans les coeurs de tous ceux qui partagent ce lieu avec moi. (Leçon 57.4)
La douceur de la création est tout ce que je vois. (leçon 265) Aujourd’hui je vois le monde dans la douceur céleste dont resplendit la création. Il n’y a pas de peur en lui. Qu’aucune apparence de mes péchés n’obscurcisse la lumière du Ciel qui luit sur le monde. Ce qui est reflété là est dans l’Esprit de Dieu. Les images que je vois reflètent mes pensées. Or mon esprit ne fait qu’un avec Celui de Dieu. Ainsi je peux percevoir la douceur de la création.Dans la quiétude je voudrais regarder le monde, qui ne fait que refléter Tes Pensées et les miennes aussi. Que je me souvienne qu’elles sont les mêmes, et je verrai la douceur de la création.
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche pratique pour cette semaine
Notre thème :
Une vision joyeuse qui dépasse la matière
« Cette semaine, je commence à adopter la vision heureuse de Jésus : voir l’Esprit en l’autre au-delà de sa personne. »
« Le Christ en toi n’habite pas un corps.
Or Il est en toi.
Et ce doit donc être que tu n’es pas au-dedans d’un corps. (T-25.in.1:1-9)
Lectures suggérées pour cette semaine:
« Au-delà du corps » Chapitre 18 section 6
Leçon 121 paragraphes 10-13
Bonjour à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.
PRÉPARATION
Question:
« Le Cours nous parle de ce monde comme d’une illusion.
Mais comment atteindre ce niveau de perception très élevé?
Cela me semble vraiment être hors de ma portée. »
Chers amis,
Nous poursuivons doucement notre ascension vers les sommets de l’Esprit, là où la perception se détache peu à peu de la matière, pour nous rapprocher de l’Unité parfaite de Dieu.
Le monde que tu vois est l’illusion d’un monde. Dieu ne l’a pas créé, car ce qu’Il crée doit être éternel comme Lui-même. (C-4.1:1-5)
Selon le Cours, le monde que nous percevons n’est qu’une image sophistiquée projetée en trois dimensions. Le vrai monde est immatériel, et notre véritable identité est elle aussi purement spirituelle.
Assieds-toi tranquillement, regarde le monde que tu vois, et dis-toi : « Le monde réel n’est pas comme cela. Il n’y a pas d’immeubles et il n’y a pas de rues où les gens vont seuls et séparés. Il n’y a pas de magasins où les gens achètent une liste interminable de choses dont ils n’ont pas besoin. Il n’est pas éclairé par une lumière artificielle, et la nuit ne tombe pas sur lui. Il n’y a pas de jour qui se lève, puis s’enfuit. Il n’y a pas de perte. Rien n’est là qui ne brille, et brille à jamais. » (T-13.VII.1:1-7)
Cette vision paraît si élevée comparée à notre perception ordinaire.
Heureusement, Jésus ne nous demande pas d’atteindre ce niveau de conscience. 🙂
Il n’attend certainement pas de nous, que, du jour au lendemain, nous envisagions la réalité purement non-physique malgré les apparences concrètes de ce monde.
Il ne nous demande pas de douter de la réalité de notre voiture ou de notre café chaud ou de notre gaufre au sucre – OUF!. ; )
Il nous demande simplement de remettre en question certaines perceptions; notamment celles que nous prenons pour d’immuables vérités…
Comme, par exemple, cette petite croyance tenace d’être un corps. 🙂
Ce n’est pas là une croyance anodine, nous sommes bien d’accord! Mais l’idée que nous ne soyons qu’un corps n’est néanmoins qu’une simple croyance.
Aussi réel et concret qu’il puisse sembler être, le corps n’est, au fond, qu’une image tangible à laquelle nous nous identifions.
Selon le Cours, l’esprit ne peut pas être « dans » le corps:
L’esprit … ne peut pas demeurer au-dedans d’un corps. (leçon 167.6)
Oui, cela peut ébranler notre notion d’identité personnelle, celle qui commence toujours par ce petit nom que nous donnons à notre corps.
Mais c’est précisément l’intention de Jésus. Il veut nous enseigner un autre nom, une nouvelle identité, celle du Christ. Nous ne sommes pas ces petites personnes que nous croyons être mais le majestueux Soi intemporel, une extension de la Pensée de Dieu.
De même que l’ego voudrait limiter au corps la perception que tu as de tes frères, de même le Saint-Esprit voudrait délivrer ta vision et te laisser voir les Grands Rayons qui irradient d’eux, si illimités qu’ils vont jusqu’à Dieu. (T-15.IX.1:1-7)
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Nous nous appelons par notre nom, ce qui a évidemment une grande utilité dans l’illusion — surtout pour se faire rembourser par la Sécurité sociale, par exemple! 🙂
Mais ce nom particulier a beaucoup moins d’importance sur notre chemin d’éveil.
Pour accéder à la conscience de Jésus, il nous faut l’entendre nous murmurer un nouveau nom dans notre esprit …
« Tu es (prénom) le Christ »: Tu es Jacques le Christ,
Marie le Christ,
Emmanuel le Christ,
Sophie le Christ.
C’est ainsi que nous pouvons doucement commencer à imager et imaginer la présence d’un autre « nous » derrière notre apparence physique personnelle.
Nous sommes tous ensemble la présence du Christ.
Nous la voyons d’abord émerger individuellement, en cherchant à percevoir le Christ en l’autre, puis collectivement, en reconnaissant cette même lumière en chacun de nous.
C’est alors que nous découvrons l’unité de Dieu dans la révélation de notre lumière partagée, celle de notre esprit en Christ.
Jésus nous a enseigné le pardon pour opérer cette transformation profonde de notre perception.
Le mal de l’ego réside dans l’autre qui nous contrarie, certes, mais ce mal dissimule simplement la bonté profonde de son Soi divin. En dépassant nos jugements et nos attaques dirigés vers le corps de notre frère, nous révélons son esprit en Christ, ce qui nous permet de nous unir avec lui.
L’absence de foi est la perception d’un frère comme un corps, et le corps ne peut pas être utilisé dans un but d’union. Si, donc, tu vois ton frère comme un corps, tu as établi une condition dans laquelle il devient impossible de t’unir à lui. (T-19.I.4:1-6)
Car deux frères ne peuvent s’unir que par le Christ, Dont la vision les voit ne faisant qu’un. (T-22.I.7:1-6)
Cette semaine, nous nous exercerons à reconnaître une réalité spirituelle en l’autre, qui remplacera progressivement notre perception habituelle de sa personne physique.
C’est ainsi que nous élèverons notre regard vers la conscience de l’unité, tout en restant présent dans la dualité.
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je ne resterai pas fixé sur ma perception très corporelle de l’autre, mais je chercherai le bon en lui, qui me mènera vers le Christ.«
Pratique 1 –Voir au-delà de l’apparence physique de l’autre, vers le Christ en son esprit.
Lors de notre dernière séance, nous avons commencé à nous détacher de la vision du corps comme s’il n’était que l’unique réalité de l’autre.
Au lieu de focaliser notre attention sur son apparence, ses mimiques, gestes, paroles et actions, nous avons cherché à percevoir le bon en l’autre: un acte de générosité, un instant de gentillesse sincère, un moment de tendresse, un regard inspiré et spirituel…
N’en doutons pas, il n’y a pas que l’ego en l’autre, aussi méchant ou égoïste puisse-t-il nous sembler être.
La bonté et la grâce du Christ résident aussi en lui.
En maintenant notre esprit figé sur les actes et les paroles spécifiques des autres, l’ego tente de fixer notre esprit dans la séparation.
Nous ne donnerons pas raison à l’ego cette semaine.
Faisons un effort particulier pour élever notre perception au-delà de cette simple forme physique, afin de nous ouvrir à une nouvelle réalité. Le monde réel, purement spirituel et magnifiquement beau, est caché derrière toutes ces apparences matérielles.
Comme lors de notre méditation, trouvons une qualité chez une personne que nous aimons peu, et amplifions-là jusqu’à ce qu’elle devienne tout ce que nous retenons et pensons d’elle. Tout le reste en elle ne devient alors que de simples erreurs passagères dans ce monde de dualité, compréhensibles et pardonnables.
Nos petits efforts pour transformer la vision que nous avons d’une seule autre personne cette semaine, seront récompensés bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer.
La vision du Christ a une seule loi.
Elle ne regarde pas un corps
en le prenant pour le Fils que Dieu a créé. Elle contemple une lumière au-delà du corps ;
une idée au-delà de ce qui peut être touché,
une pureté non ternie par les erreurs,
les fautes pitoyables et les pensées effrayantes de culpabilité
venues des rêves de péché. Elle ne voit pas de séparation.
Et elle regarde chacun, chaque circonstance,
tous les événements et tout ce qui arrive,
sans le moindre affaiblissement de la lumière qu’elle voit. (W-pI.158.7:1-5)
Pratique 2 –S’offrir une joie intérieure à la place d’une tristesse extérieure.
Lors de notre dernière séance, nous avons également évoqué comment développer une nouvelle perception du monde qui serait basée sur la joie. En effet, Jésus nous enseigne que notre fonction dans ce monde est d’être heureux — non pas d’un bonheur mondain, mais d’une joie profonde, née de la reconnaissance de notre pureté et de notre innocence véritables.
Cette semaine, engageons-nous à ressentir cette joie intérieure. Accueillons la joie d’être enfin libre de toute idée de péché et de culpabilité, de faute ou d’imperfection. Libérons ce monde de toutes nos attentes et de tous nos jugements ; il ne pourra jamais nous donner ce que nous cherchons.
Je partage la Volonté de Dieu du bonheur pour moi, et je l’accepte pour fonction maintenant – leçon 102
Sois heureux, car ta seule fonction ici est le bonheur. Arrête-toi fréquemment aujourd’hui pour te dire que tu as maintenant accepté le bonheur pour ta seule fonction.
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Malgré toute cette Lumière, n’oubliez pas la matière ici!! ; )
… vos contributions,
même ponctuelles, changent notre réalité ici! ; )
Avec beaucoup d’humour, de légèreté et de tendresse, nous vous remercions de vous joindre à nous par cette vision très réaliste aussi ! : )
« Cette semaine, je commence à adopter la vision de Jésus:
voir la bonté en chacun au-delà de sa personne. »
« Le nom de Jésus est le nom de quelqu’un qui était un homme mais qui a vu la face du Christ en tous ses frères et s’est souvenu de Dieu. » (C-5.2:1-6)
Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.
PRÉPARATION
« Le Cours parle de l’Unité comme notre véritable condition.
Mais comment La voir ici, dans ce monde de dualité ? »
Chers amis,
Nous approchons de la fin de notre programme:
* nous avons commencé à lever les barrières que nous avions bâties contre l’amour (nos piliers 2, 3 et 4);
* puis nous avons fait le choix de notre Soi intemporel (pilier 5).
Comme dans la séance 19, nous avons commencé à contempler la profonde bonté et l’innocence de notre Soi … 🙂
Peu de choses nous empêchent encore de nous éveiller du rêve de la particularité et de joindre notre esprit à l’immensité de Dieu.
D’accord, ce « peu de choses » peut se révéler difficile à faire disparaître. 🙂
Mais nous pouvons néanmoins pratiquer les principes, en attendant tranquillement le jour où notre esprit sera prêt à accepter la présence de Dieu.
Le principe pour voir l’unité de Dieu dans la dualité est simple:
Nous sommes séparés dans notre culpabilité particulière – Nous sommes unis dans notre innocence commune.
En reconnaissant la lumière de cette innocence dans notre esprit, celle-ci se reflète dans l’esprit de l’autre qui se réjouit de pouvoir la reconnaître à son tour.
Voilà, tout est dit!
Mais comme vous l’avez déjà pressenti, il nous faut pratiquer régulièrement et assidument, avec quelques astuces, pour faire ce voyage jusqu’au bout.
Astuce 1
L’essentiel est de vouloir trouver cette bonté en l’autre, malgré et au-delà de ses erreurs…
C’est à dire, de transformer, dans notre perception, ses « péchés » – ces actes que nous jugeons inacceptables et impardonnables – en de simples erreurs, produites par un esprit confus et souffrant.
Et si « vouloir » trouver cette bonté s’avère trop difficile, nous pouvons « vouloir vouloir » la trouver, pour ouvrir notre esprit le plus doucement possible à cette démarche de pardon. Disons donc: « Je voudrais vouloir voir la bonté en l’autre… ».
Il y a bien une lumière dans l’esprit de l’autre.
Mais cette lumière n’appartient ni à son corps ni à sa personnalité.
Elle appartient à quelque chose de bien plus élevé en lui.
C’est la question essentielle pour chacun:
Sommes-nous prêts à découvrir cette lumière en l’autre au-delà de sa personnalité?
Nous ne pourrons pas conserver nos perceptions ordinaires si nous voulons découvrir la réalité en l’autre … qui est aussi la nôtre … et qui est celle de Jésus.
Astuce 2
Pour dépasser notre perception habituelle de l’autre, pour trouver l’esprit universel en lui, nous allons voir au-delà de son corps, et faire abstraction de son identité particulière.
Nous allons également devoir faire abstraction de nos jugements et surtout de toutes nos réactions à son ego.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
PRATIQUE :
« Cette semaine, je voudrais vouloir diminuer l’importance de l’ego de l’autre et mettre en lumière son esprit éternel. »
Pratique 1 – Je m’entraine à mettre de côté mes réactions face aux autres.
Nous avons maintenant suffisamment de connaissance de nous-mêmes pour observer nos réactions lorsqu’elles ne sont pas alignées avec notre Soi en Christ.
En général, ces réactions sont celles qui ne sont pas « suprêmement heureuses », une expression tirée de la leçon 167:
« Tout chagrin, toute perte, toute anxiété, toute souffrance et toute douleur, même un petit soupir de lassitude, un léger malaise ou le moindre froncement de sourcils… » (leçon167.2)
Ce sont tous des sentiments du petit soi, celui qui ne pense qu’à sa souffrance et à sa condition personnelle.Ne nions pas ces expériences — mais ne leur donnons pas non plus une importance excessive.
Elles sont simplement l’activité d’une toute petite partie de notre esprit:
Le soi que tu as fait n’est pas le Fils de Dieu. Par conséquent, ce soi n’existe pas du tout. Et tout ce qu’il semble faire et penser ne signifie rien. (leçon 93.5)
Mettons-les doucement de côté, comme dans cette méditation, pour laisser la lumière en nous s’étendre et accueillir une autre dimension cachée de l’autre.Pratique 2 – J’ouvre mon esprit à ce qui est plus grand en l’autre.
Nous n’avons pas l’habitude d’imaginer le Christ en l’autre.
Pourtant, Jésus revient sur cette idée plusieurs fois dans le Cours:
Le Christ Se tient devant toi, chaque fois que tu regardes ton frère. (T-25.V.2:1-11)
Le nom de Jésus est le nom de quelqu’un qui était un homme mais qui a vu la face du Christ en tous ses frères et s’est souvenu de Dieu. (C-5.2:1-6)
A cette étape de notre apprentissage, nous devrons faire un effort particulier pour imaginer cet esprit extraordinaire de pureté et de bonté en l’autre … celui que nous trouvons également en nous.
Pour cela, nous allons devoir apprendre à faire abstraction de sa personne, comme nous allons devoir maintenant apprendre à faire abstraction de notre propre personne.
Rien n’est plus important maintenant – ni notre expérience, ni notre histoire – que de trouver les traces de cet Esprit parfait en l’autre, et en nous-mêmes.
L’autre n’est pas son corps, ni l’histoire de son corps.
Quand tu regardes un frère comme une entité physique, sa puissance et sa gloire sont » perdues » pour toi, de même que les tiennes. (T-8.VII.5:1-9)
Sois désireux, donc, de voir ton frère sans péché, afin que le Christ s’élève devant ta vision et te donne la joie. Ne place aucune valeur dans le corps de ton frère, qui le tient aux illusions de ce qu’il est. (T-20.VIII.3:1-6)
Chaque jour cette semaine, nous essaierons de dépasser les détails de l’histoire, du comportement et de l’apparence d’une personne, au moins, devant nous, pour contempler quelque chose de bien plus grand en elle.
L’amour ne connaît pas de corps, et s’étend vers tout ce qui fut créé pareil à lui. (T-18.VIII.8:1-7)
La bonté pure que nous cherchons est en l’autre, puisqu’elle est en nous.
Prions pour que cette semaine soit celle où nous brisons cette dernière barrière à notre vision du Christ:
celle de notre fixation sur la particularité chez l’autre, pour trouver sa parfaite unité avec nous.
PRIERE Rêve tendrement de ton frère qui est sans péché et s’unit à toi en sainte innocence. Et de ce rêve le Seigneur du Ciel éveillera Lui-même Son Fils bien-aimé. Rêve aux gentillesses de ton frère au lieu de t’attarder dans tes rêves sur ses erreurs. Choisis ses prévenances comme objet de tes rêves, au lieu de faire le compte des blessures qu’il a données. Pardonne-lui ses illusions et rends-lui grâce de toute l’aide qu’il a donnée. Et ne balaie pas ses nombreux dons parce qu’il n’est pas parfait dans tes rêves. (T-27.VII.15:1-7)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Nous avons pu de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche pratique
pour cette semaine
Notre thème :
De la bonté pure, pour soi-même et pour chacun
« Cette semaine, je vois le monde à travers l’innocence pure – la mienne. »
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Bonjour à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.
PRÉPARATION
Jésus voudrait que je mette mon petit soi de côté et que j’accepte mon Soi parfait à la place. Mais sa bonté et sa pureté semblent au-delà de ma portée. Comment puis-je faire ?
Chers amis,
Ça y est, après cinq mois à nous entraîner avec les principes du Cours, nous arrivons au carrefour, point de décision : un choix simple s’impose.
Continuer à nous identifier étroitement à notre ego — mesquin, méfiant et méchant — ou nous rapprocher de notre majestueux Soi en Christ qui correspond à notre véritable Identité.
Lors de notre dernière séance, nous avons parlé de l’innocence pure qui appartient à notre Soi, celle que Jésus nous demande maintenant d’accepter comme la nôtre.
S’il en parle aussi fréquemment et avec autant d’insistance dans le Cours, c’est parce que c’est la voie qui nous élève vers notre Soi parfait.
L’innocence est comme une porte d’entrée vers cette réalité intérieure.
Une difficulté avec le mot innocence ?
Comment vous sentez-vous avec cette idée d’innocence, cette impeccabilité (le fait d’être totalement « sans péché ») dont Jésus parle ?
Y a-t-il quelque chose d’inconfortable dans cette idée de sainteté, d’une perfection si pure qu’elle ne permet aucune exception, aucun vice ou déficience ?
Si c’est le cas, c’est normal. Nous sommes si proches de l’ego que nous pensons qu’un tel niveau de pureté est bien au-delà de notre portée — voire même inconcevable.
Souvenez-vous, la culpabilité — comme la contrariété dans la séance 17 et dans cet extrait vidéo — est toute une identité, celle du petit soi, d’où notre difficulté d’en lâcher prise.
Dire non à la culpabilité, c’est dire non au petit soi, à « moi ».
Soyons attentifs à ce possible refus intérieur dont Jésus parle, et gardons notre esprit ouvert à ses paroles.
Commençons donc à gravir l’“échelle de la sainteté” avec quelques idées simples mais puissantes.
Tout d’abord, nous pouvons neutraliser l’idée de nos erreurs passées, toutes celles dont nous nous souvenons et qui voudraient “prouver” que la bonté ne peut exister en nous:
C’est Sa Volonté (de Dieu) que personne ne souffre d’une mauvaise décision, toi y compris. C’est pourquoi Il t’a donné le moyen de la défaire. Par Sa puissance et Sa gloire, toutes tes mauvaises décisions sont complètement défaites, vous délivrant, toi et ton frère, de toute pensée qui emprisonne tenue par n’importe quelle partie de la Filialité. (T-8.III.7:1-10)
Réfléchissons plus attentivement à l’idée que toutes nos erreurs passées sont défaites.Jésus parle d’une condition d’absolution — un mot fort, mais parfaitement approprié pour désigner notre Identité:
Pas une seule erreur ne nous barre le chemin. Car nous avons été absous des erreurs. Tous nos péchés sont lavés quand nous nous rendons compte qu’ils n’étaient que des erreurs. (leçon 98.2)
Essayons de ressentir cette condition extraordinaire de propreté, de pureté et de perfection.Jésus n’exagère pas… et il ne ment pas non plus. 🙂
Il ne choisit jamais ses mots à la légère.
Dans une partie réelle, vivante et actuelle de notre esprit, nous sommes des êtres d’une perfection éblouissante.
Sans exagération.🙂
Arrêtons-nous cette semaine… et réfléchissons à cela.
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je me permets d’être totalement pardonné et innocent de toute faute. Je regarde le monde à travers mon innocence. »
Nous avons tellement l’habitude d’être durs avec nous-mêmes.
Notre sévéritén’est pas méritée.
C’est la stratégie de l’ego pour nous empêcher de regagner la conscience de notre Soi.
Il y a en nous quelque chose de profondément et éternellement bon.
Nous avons le devoir d’accepter cette bonté : c’est notre réalité.
Mettons derrière nous tout rêve de petitesse (voir la section « Petitesse versus immensité » T-15.III).
Essayons de ressentir cette bonté dans chaque geste, chaque respiration, chaque activité.
Ne nous jugeons plus pour l’heure à laquelle nous nous réveillons,
pour notre “tête” du matin, pour la façon dont nous nous préparons pour la journée,
pour l’organisation de notre vie, pour la condition de notre logement,
pour nos finances, nos choix passés, ou notre avenir incertain.
Acceptons le don le plus précieux que Dieu puisse nous faire… notre parfaite innocence et sainteté.
Soyons doux et tendres avec nous-mêmes toute cette semaine.
Aussi doux et tendres que Jésus l’est avec nous…
Notre Soi le mérite.
Vous le méritez.
Peu importe ce que notre petit soi nous crie comme reproches, n’oublions pas d’être profondément gentils et respectueux envers nous-mêmes.
Rappelons-nous qu’au-delà de nos erreurs, de nos maladresses et de nos manquements,
il y a en nous uneprésence d’une beauté éblouissante.
Pratique 2 – Commençons à regarder toute chose avec tendresse et douceur
La façon dont nous nous voyons — notre concept de soi — détermine entièrement notre expérience du monde :
« Ton concept du monde dépend de ce concept de soi. » (T-31.V.11:1-6)
« Le monde que tu vois… est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. » (T-21.in.1:1-12)
Tu dois regarder au-dedans avant de regarder au-dehors. En regardant au-dedans, tu choisis un guide pour ta vue. Ensuite tu regardes au-dehors et tu vois ses témoins. Voilà pourquoi tu trouves ce que tu cherches. Ce que tu veux en toi-même, tu le rendras manifeste, … (T-12.VII.7:1-11)
C’est la croyance en notre culpabilité qui nous rend méfiants, apeurés, honteux, susceptibles et vulnérables… et qui nous fait voir un monde hostile et injuste.
C’est l’acceptation de notre innocence véritable qui nous libérera de toute peur, de toute difficulté, de tout danger — et qui nous rendra la joie et la paix.Innocents, nous regarderons toute chose avec une douceur infinie, n’attendant plus que des choses heureuses et bienveillantes.
Dans chaque difficulté, notre innocence est la seule chose qui nous manque:
Tu n’as pas perdu ton innocence. C’est après elle que tu languis. Voilà le désir de ton cœur. (leçon 182.12)
Essayons donc, cette semaine, de voir le monde à partir de notre innocence profonde.
Essaie donc, aujourd’hui, de commencer à apprendre comment regarder toutes choses avec amour, reconnaissance et ouverture d’esprit. (Leçon 29.3)
Une toute nouvelle expérience du monde s’ouvre à nous dès l’instant où nous cessons de croire en notre culpabilité pour un crime que nous n’avons jamais commis – la séparation d’avec Dieu.
En vérité, nous n’avons pas le choix :
nous ne pouvons pas refuser la vérité de notre innocence tout en nous proclamant coupables et indignes.
Nous sommes tels que Dieu nous a créés : l’Enfant parfait d’un Père parfait.
Nous n’avons pas pu nous changer.
Nier cela, c’est simplement une folie vaine.
L’accepter, c’est retrouver la clarté de l’esprit juste.
« Ma sainteté brille d’une vive clarté aujourd’hui. » (Leçon 285)
Aujourd’hui, je m’éveille avec joie, m’attendant à ce que ne viennent à moi que les choses heureuses de Dieu. Je demande qu’elles seules viennent, et je me rends compte qu’à mon invitation répondront les pensées auxquelles elle a été envoyée. Je ne demanderai que des choses joyeuses, dès l’instant où j’accepterai ma sainteté. Car à quoi me servirait la douleur, quel but remplirait ma souffrance, et comment le chagrin et la perte me seraient-ils utiles, si l’insanité me quitte aujourd’hui et qu’à la place j’accepte ma sainteté ?
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Nous avons pris le temps de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche pratique
pour cette semaine
Notre thème :
Observer notre faux soi pour retrouver notre Soi en Christ
« Cette semaine, je m’entraine à passer doucement du faux soi au vrai Soi. »
Bonjour à chacun,
À la suite de notre dernière rencontre, nous vous proposons quelques pistes de réflexion et de pratique pour approfondir ensemble ce chemin.
PREPARATION
Je me surprends parfois à me dire : « Il doit y avoir une autre façon de vivre ma journée. » Et je me demande: « Comment pourrais-je choisir un peu plus de paix, un peu plus de douceur? »
Chers amis,
Ce mois-ci, nous avançons au cœur de ce que nous pouvons appeler la guérison profonde. Ce n’est pas un petit sujet.
C’est un point central: il correspond à la source cachée de toute expérience malheureuse dans notre vie — ce moment où nous avons décidé de nous séparer de notre Esprit juste, de notre lien vivant avec le Saint-Esprit et le Christ.
C’était le choix presque impensable de donner naissance à un « faux soi », à cette conscience qui semble vivre séparée de Dieu, sensible, fragile, apeurée.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, Jésus nous dit clairement que ce « moi » attaché à notre corps n’est pas notre réalité:
Le corps est la figure centrale dans le rêve du monde. Il n’y a pas de rêve sans lui, pas plus qu’il n’existe sans le rêve dans lequel il agit comme s’il était une personne qui peut être vue et crue. (T-27.VIII.1)
Les conditions de notre vie peuvent être difficiles et les événements douloureux, mais c’est néanmoins le fait de dire « non » à la présence aimante de Dieu qui produit la vraie souffrance en nous:
Ton Père t’a créé entièrement sans péché, entièrement sans douleur et entièrement sans souffrance d’aucune sorte. Si tu Le nies, tu apportes le péché, la douleur et la souffrance dans ton propre esprit à cause du pouvoir qu’Il lui a donné. (T-10.V.9:1-11)
Mais la bonne nouvelle, c’est que rien n’a été perdu :
Demeure du Saint-Esprit, et chez Lui en Dieu seul, le Christ reste en paix dans le Ciel de ton esprit saint. C’est la seule partie de toi qui ait une réalité en vérité. (Livre d’exercices-pII.6.3)
Alors pourquoi ne pas simplement le choisir?
Parce que nous vivons tellement proches de ce faux soi que nous ne savons même pas que nous sommes en train de le choisir! 😦
C’est d’ailleurs pour cette raison que nous consacrons autant de temps, ce mois-ci, à ce sujet. Au cas où vous penseriez que nous insistons un peu trop sur ce point 🙂
Sans ce regard honnête et bienveillant, nous retomberons sans cesse dans les mêmes jugements, les mêmes émotions, sans même nous en rendre compte.
* * * * * * * * * * * * * * * *
Lors de notre derniers cours, nous avons vu combien l’ego est habile à utiliser la moindre contrariété, la moindre injustice, pour chasser la paix de notre esprit (lecture conseillée: leçon 136 — en remplaçant « maladie » par « contrariété »).
La vérité est un peu dérangeante :
Nous croyons vouloir la paix… mais nous préférons encore trop souvent l’irritation, la peur ou le ressentiment.
C’est ainsi que nous donnons du poids et de l’énergie à cette image du « moi » qui occupe toute notre attention.
Et tant que cette activité intérieure reste inconsciente, elle continuera à empoisonner nos émotions, nos choix et nos relations.
C’est peut-être devenu plus évident maintenant qu’il est essentiel de nous entraîner avec ces pratiques d’observation, même si cela nous enquiquine un peu parfois. 🙂
Voici le cœur de la guérison profonde que nous visons dans ce pilier de notre programme:
Observer notre esprit pour déceler la présence du faux soi, puis faire un autre choix.
Nous avons, jusqu’ici, suivi machinalement l’appel de l’ego vers le conflit.
Mais il n’y a pas que lui dans notre esprit!
Nous entendons également l’appel doux de la Paix de Dieu.
Or ce que tu veux, c’est la paix, sinon tu n’aurais pas appelé à ton aide la Voix pour la paix. (T-6.V-B.5)
Il y a une paix au-dedans de toi à laquelle tu fais appel aujourd’hui, pour aider à préparer ton esprit très saint à entendre parler la Voix pour son Créateur. (leçon 125.6)
Son Amour (de Dieu) n’a pas cessé de nous appeler depuis le commencement des temps. (L-pII.in.8:1-5)
Passons cette semaine à nous rappeler ce désir profond de retrouver la tendresse de cet Amour qui nous aime si profondément, si constamment.
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PRATIQUE :
« Cette semaine, j’identifie clairement – et tendrement– l’activité de mon faux soi, et je choisis la paix. »
Après ces deux semaines passées sur ce sujet, nous reconnaissons maintenant que la contrariété n’est pas dans notre esprit par hasard.
Il y a un mouvement intérieur qui nous pousse à réagir au monde sans réfléchir, avec impatience et faiblesse.
Mais cette façon de réagir appartient à notre faux soi, celui que Jésus enseigne ne pas être « nous »:
Le soi que tu as fait n’est pas le Fils de Dieu. … Et tout ce qu’il semble faire et penser ne signifie rien. Il n’est ni bon ni mauvais. Il est irréel, et rien de plus que cela. (L-pI.93.5)
Cela ne veut pas dire ignorer ce que nous ressentons.
Mais cela veut dire de replacer toutes ces expériences dans un cadre qui limite les effets de ce mauvais choix de soi:
Tout ce que ce faux moi pense ou ressent… ce n’est pas « moi ».
Mon vrai Soi est ailleurs.
Le Christ est le lien qui te garde un avec Dieu et qui garantit que la séparation n’est pas plus qu’une illusion de désespoir, car l’espoir demeurera à jamais en Lui. Ton esprit fait partie du Sien, et le Sien du tien. (LE-pII.6.2)
Alors cette semaine, plusieurs fois par jour, dès que je remarque un trouble dans mon esprit, je peux me dire simplement:
Ceci est la voix de mon faux soi. Ce n’est pas mon Soi réel. C’est un vieux choix que je ne veux plus entretenir. Et ce n’est pas grave. Mon vrai Soi est toujours là, paisible, patient, aimant.
Voilà comment, doucement mais sûrement, nous apprendrons à ne plus suivre l’appel de la séparation, et à écouter plutôt celui de l’Unité.
Pas de lutte. Pas de rejet. Pas de jugement.
Seulement une douce mise de côté de ce que nous ne sommes pas. Et un retour tranquille vers ce que nous avons toujours été.
Nous avons longtemps baigné dans l’idée que la souffrance était inévitable.
Elle l’est … mais uniquement dans le faux soi.
Aujourd’hui, nous savons … un autre choix est possible.
Un choix d’une paix profonde et durable:
La paix de notre Soi intemporel nous attend patiemment, les bras ouverts.
Venez à Moi, Mes enfants… Vous êtes encore saints de la Sainteté qui vous a enfantés en une parfaite impeccabilité et qui vous entoure encore des bras de la paix. Rêvez maintenant de guérison… Donne tous tes rêves au Christ et laisse-Le être ton Guide vers la guérison, Qui t’emmène en prière au-delà des tristes portées du monde. (C-3.IV.6:1-6)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Nous avons pris le temps de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche pratique pour cette semaine
Notre thème :
Tempérer l’euphorie de l’ego
« Cette semaine, je reconnais le plaisir de me sentir contrarié. » 🙂
Bonjour à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.
PREPARATION
« J’aimerais vraiment me débarrasser de cette habitude de souffrir dans certains domaines de ma vie. Comment puis-je faire? »
Chère amie, cher ami,
Nous sommes dans cette partie de notre programme où nous essayons d’adopter l’état d’esprit qui nous permettrait d’accéder à la paix intérieure dont Jésus parle dans son Cours.
A cette fin, nous pratiquons depuis trois mois des exercices pour effacer les effets de la séparation dans notre esprit.
Nous avons appris à remplacer la culpabilité par l’innocence (pilier 2), la particularité par l’unité (pilier 3) et le manque par la complétude (pilier 4).
Tout est réglé maintenant, non? Nous sommes prêts à transformer chaque situation en un instant saint de reconnaissance de l’Amour de Dieu. La paix profonde s’infuse dans notre esprit, n’est-ce pas? 🙂
Eh bien, il nous manque peut-être encore quelques clés pour faire naître dans notre esprit cet extraordinaire état de félicité.
L’une de ces clés est de comprendre notre opposition farouche à la paix intérieure. Comme nous l’avons vu la semaine dernière, pour notre ego, la paix représente la mort imminente.
La paix étant aussi l’unité, l’ego se dissout dans sa présence. Malgré nous, nous nous opposerons à la paix, soit par le déni, la projection ou la compensation, les trois stratégies préférées de l’ego.
Ainsi, lorsque l’opportunité de transformer une contrariété se présente, nous risquons fort d’attiser le conflit et les troubles au lieu de l’apaiser.
Un exemple: Votre collègue ou votre ami oublie un rendez-vous avec vous. Vous apprenez plus tard qu’il s’est entretenu avec une autre personne à la place, quelqu’un que vous avez du mal à apprécier et avec qui votre collègue/ami semble lier une amitié particulière. Vous sentez les prémices d’une gêne et commencez à glisser vers l’agacement pur et simple.
Quelles sont les options?
Trouver votre sanctuaire intérieur avec Jésus Vous pouvez recentrer votre attention sur votre état d’esprit, en vous fixant comme objectif le pardon et la paix intérieure, et demander de l’aide à Jésus ou au Saint-Esprit (ou à une autre présence aimante).
Guidé par eux, vous pouvez trouver une manière équilibrée et douce de communiquer avec votre collègue/ami pour exprimer votre expérience, tout en gardant votre attention sur l’amitié que vous partagez avec lui, une amitié sans attachement ni obligation.
Ou vous pouvez vous laisser aller vers un bon coup de cafard. 🙂
Dans ce cas, nous allons pratiquer:
Le déni: « je suis vraiment perturbé, mais je vais faire comme si de rien n’était. Je me fiche que ça ressorte d’une façon spontanée et violente plus tard avec mon collègue/ami, et que ça pourrisse ma relation avec lui, je refuse de me laisser embarrasser par son comportement puéril. »
La projection: « Je suis entièrement en droit de dire à cette personne que ce qu’elle a fait est totalement inacceptable. Il doit apprendre à me respecter et réaliser que mon amitié n’est pas gratuite. Il peut fréquenter qui il veut, mais moi, je n’oublie pas mes amis. »
La compensation: « Je ne suis pas content, je n’aime pas ça, soit, mais je vais chercher la compagnie d’autre personnes qui, elles, m’aiment bien. Je vais montrer à mon collègue/ami que je n’ai pas besoin de lui. C’est lui qui viendra me chercher ensuite. »
Comme vous pouvez vous en douter, aussi tentantes que soient ces trois stratégies de l’ego (n’est-ce pas? ; )), elles ne nous apporteront pas la tranquillité que nous avons promis de chercher.
Logiquement … nous savons que ces trois stratégies ne fonctionneront pas.
Et pourtant, nous sommes tout à fait capables de les poursuivre, l’une après l’autre ou les trois à la fois.
C’est toute notre destinée spirituelle qui est en jeu dans ces moments-là.
Nous pouvons nous épargner des années, des décennies, voire des vies entières d’efforts si nous parvenons à transformer une simple contrariété en un instant de paix.
Pour changer durablement cette façon contradictoire de gérer nos sauts d’humeur, il suffit de comprendre et d’observer un phénomène de l’esprit:
L’euphorie de la contrariété
D’un côté, nous sommes malheureux… Et de l’autre côté, notre ego saute de joie. Il s’écrie: « La paix est partie, youpi, j’existe, je suis vivant! »
Chaque fois que nous laissons une contrariété prendre de la place dans notre esprit, nous en profitons pour déclarer que nous sommes bien vivants.
Plus exactement, que notre ego particulier est bien vivant, au détriment de notre Soi uni.
La clé est de s’observer profiter de ces instants de « vie particulière » pour maintenir la paix à distance.
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je deviens plus attentif au plaisir que mon ego prend à chaque contrariété. »
Lors de notre dernière séance, nous avons identifié un domaine particulier de notre vie où nous avons tendance à éprouver une absence de paix intérieure.
Qu’il s’agisse des problèmes de santé, de travail, d’argent, de relations ou de la vie en général, nous allons cette semaine essayer d’identifier le plaisir qui se cache derrière l’inconfort que ces situations nous procurent.
Ce n’est pas un « plaisir confortable » que ces douleurs nous offrent, mais le plaisir de savoir que nous sommes toujours en vie.
La vie de qui ? Celle de notre ego, de notre individualité. Cette situation douloureuse fait que notre histoire personnelle est toujours très intacte et particulièrement intense.
Voici notre interrogation cette semaine:
« Quel plaisir est-ce que je tire de ma douleur dans cette situation? » Et puis, on en sourit – ce qu’il ne faut pas oublier -:)
Il peut s’agir du plaisir de raconter notre histoire aux autres. Ou de ressentir nos émotions d’une manière intense ou « électrique ». Ou de nous plaindre à Dieu « Pourquoi me fais-tu cela? Qu’ai-j’ai fait pour mériter cela? »
« Quel est le bénéfice secondaire de ma contrariété? » Puis on sourit à nouveau.
Il y en a certainement un. Sans bénéficie secondaire, nous changeons rapidement notre perception de la situation et la considérons comme une simple condition à gérer, à traverser ou à quitter.
Sans la moindre contrariété, notre ego s’ennuie et prend peur. Sans la moindre contrariété, nous nous sentons mal, comme au bord d’un gouffre. Nous nous obligeons à ressentir une contrariété pour éviter la réalité.
En réalité, il n’y a pas de contrariétés. Chaque douleur a déjà été guérie par Dieu. Toute situation problématique a déjà trouvée sa réponse dans son Amour. Si nous refusons de le voir, c’est parce que nous avons plus peur de Sa Paix maintenant que de notre douleur.
Lorsque nous désirerons la paix de tout notre cœur, nous reconnaîtrons qu’aucune situation n’a besoin de nous déranger.
Je veux la paix de Dieu Dire ces mots, ce n’est rien. Mais les penser vraiment, c’est tout. Si seulement tu pouvais les penser vraiment ne serait-ce qu’un instant, il n’y aurait plus de chagrin possible pour toi sous aucune forme que ce soit, en aucun endroit ni aucun moment. Le Ciel serait rendu complètement à ta pleine conscience, la mémoire de Dieu entièrement restaurée et la résurrection de toute la création pleinement reconnue. (Leçon 185.1)
Un problème ne peut pas être résolu si tu ne sais pas ce qu’il est. Même s’il est réellement déjà résolu, tu auras encore le problème parce que tu ne reconnaîtras pas qu’il a été résolu. Voilà la situation du monde. Le problème de la séparation, qui est réellement le seul problème, a déjà été résolu. Or la solution n’est pas reconnue parce que le problème n’est pas reconnu. (leçon 79.1)
Essayons de progresser cette semaine chaque fois qu’une contrariété se présente.
Cherchons, sur un plan subtil, le « bienfait » pour notre ego d’attiser cette difficulté au lieu de l’apaiser avec l’aide de notre Esprit Juste et du Saint-Esprit.
« Quel est le plaisir, sur un arrière plan, que me procure cette contrariété? » « En quoi cette contrariété est-elle plus attrayante que la paix de Dieu? » « Quelle est ma raison d’insister que la paix de Dieu n’est pas présente ici? »
Des pas de géant Ce mois-ci, nous ferons des pas de géant si nous voyons, ne serait-ce qu’un peu, le « plaisir » de notre contrariété, dans le but de revenir à la paix. Chaque fois que nous ressentons l’excitation d’un moment de souffrance, adoucissons notre expérience en nous souvenant de notre souhait véritable et sincère:
Je veux la paix de Dieu. La paix de Dieu est tout ce que je veux. La paix de Dieu est mon seul but, auquel vise toute ma vie ici ; c’est la fin que je cherche, mon but et ma fonction et ma vie, tant que je demeure là où je ne suis pas chez moi. (Leçon 205)
Je sens l’Amour de Dieu en moi maintenant. L’Amour de Dieu est ce qui m’a créé. L’Amour de Dieu est tout ce que je suis. L’Amour de Dieu m’a proclamé Son Fils. L’Amour de Dieu en moi me rend libre. (leçon 209)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Nous avons pris le temps de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.
Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche pratique pour cette semaine
Notre thème :
Transformer l’habitude de la contrariété
« Cette semaine, j’observe le paradoxe de mes contrariétés habituelles et je m’accompagne vers la douceur. »
Bonjour à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.
PREPARATION
« Malgré toutes mes bonnes intentions, quelque chose me ramène toujours à ressentir la tension et la contrariété. Que puis-je faire? »
Chère amie, cher ami,
Cette semaine, nous allons examiner de plus près le paradoxe humain de vouloir la paix et pourtant faire la guerre.
« Je veux vraiment la paix de Dieu. » (leçon 34 du Cours)
Voilà un souhait universel : vouloir être plus heureux, éprouver un profond sentiment de grâce et de félicité.
Pourtant, comme nous l’avons vu lors de notre dernière séance, il arrive souvent que le moindre contretemps provoque en nous un sentiment d’agacement, le moindre regard hostile une réaction désobligeante.
Il nous arrive même d’être conscient de nos réactions excessives ou incontrôlées sans pouvoir nous empêcher de continuer sur notre lancée.
Où sont alors passées nos bonnes intentions? Qu’est devenu notre désir profond de connaître la paix de Dieu?
Quel est cet « élastique » qui nous renvoie à la tension chaque fois que nous voulons intégrer la paix et la douceur dans notre esprit?
Une nouvelle phase dans notre programme: traverser notre résistance au Cours
Depuis trois mois, nous travaillons assidûment sur cette instruction de notre guide Jésus dans le Cours:
Pardonne toutes pensées qui s’opposeraient à la vérité de ta complétude, de ton unité et de ta paix. (Leçon 99.10)
Les pensées dont il parle, qui s’opposent à cette vérité, sont le manque, la particularité et la culpabilité.
Vous les reconnaîtrez peut-être comme nos piliers 2, 3 et 4 de ce programme?
Nos pratiques, depuis le mois de février, nous ont permis de progresser avec le pardon et la transformation de ces trois dimensions de la séparation dans notre esprit.
En faisant ces exercices, vous avez sans doute remarqué la rapidité avec laquelle les « mauvaises habitudes » reviennent. Nous aurons besoin d’en savoir plus sur ce phénomène si nous voulons tirer le meilleur parti de notre engagement avec le Cours.
Comme nous l’avons vu lors de notre dernière séance, l’attraction à notre contrariété provient de notre attachement à notre soi particulier.
C’est le soi particulier qui fait écran à la paix de Dieu, et ce soi existe dans un état permanent de stress et de conflit.
Si nous voulons moins de contrariété, nous devons prendre l’habitude de moins de particularité.
Cela signifie de mettre moins l’accent sur nos souffrances, nos droits, nos besoins, nos croyances et nos jugements.
Cette habitude à notre contrariété, et son attirance pour elle, nous conduisent – à notre insu – à défendre ce soi particulier avec toutes ses perceptions personnelles. C’est l’explication pour cet « élastique » qui nous ramène à notre expérience très personnelle du conflit et de la contrariété.
Nous pouvons maintenant nous inviter à regarder, à ressentir et à gérer différemment ces moments de tension et d’inconfort. Nous devons cesser d’insister sur notre souffrance quand nous ne nous sentons pas bien, même si cela peut nous sembler paradoxal.
Il ne s’agit pas d’arrêter d’avoir mal (impossible pour le moment)… Mais il s’agit plutôt de cesser d’insister sur le mal en lui-même. Il s’agit de cesser de justifier que nous avons raison d’avoir mal … Et de commencer à insister sur la présence de l’amour … même si les événements autour de nous ne semblent pas correspondre à cette perception …
Une tension permanente est là … observons-là. Mais ne soyons plus aussi convaincus de sa véracité ni de son importance. Elle est peut-être juste le signe d’un point de résistance à franchir.
Mai est le mois de la guérison profonde, pour commencer à nous détourner plus résolument de nos contrariétés et nous tourner tendrement vers la paix présente.
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je deviens plus attentif à la tension présente dans chaque situation et je décide de privilégier la paix à la place. »
Aujourd’hui,… ce matin, ce soir, … nous allons prendre conscience d’une tension, d’un écran de stress dans le fond de notre esprit.
C’est la tension ontologique, i.e. le fait d’avoir choisi pour identité un faux soi séparé qui contredit la vérité de notre Soi uni.
Ce mal-être n’a pas de source précise rattachée à un événement particulier … il est juste là, tout le temps, en permanence.
Et nous y sommes bien plus attachés que ce que nous croyons.
Ce ne sont pas nos véritables pensées qui alimentent ce sentiment. Et l’esprit qui le ressent n’est pas notre véritable esprit.
Tout est faux.
Le soi que tu as fait n’est pas le Fils de Dieu. Par conséquent, ce soi n’existe pas du tout. Et tout ce qu’il semble faire et penser ne signifie rien. Il n’est ni bon ni mauvais. Il est irréel, et rien de plus que cela. (L-pI.93.5)
Et pourtant ça semble tellement réel, et tellement « nous »!
Cette semaine, pour défaire notre résistance à la paix, nous décidons de prendre conscience de cette tension de fond et de commencer à la transformer avec la plus grande tendresse:
« Cette tension qui me suit partout et qui prend parfois la forme d’une contrariété particulière n’est que ma peur de lâcher mon soi particulier.
Je commence à comprendre que je ne peux pas avoir la paix et insister sur les expériences de ce petit soi. Je prépare le terrain pour la venue de la paix.
Je préfère la paix maintenant à la place de tout ce qui occupe mon esprit. Je n’accorderai pas trop d’importance à cette contrariété. La paix est toujours dans mon Esprit juste. Je peux ressentir plus de paix si c’est vraiment mon souhait. »
Sous les fondements ténébreux de l’ego se trouve la mémoire de Dieu, et c’est cela dont tu as réellement peur. Car cette mémoire te rétablirait immédiatement à ta juste place, et c’est cette place que tu as cherché à quitter. Ta peur de l’attaque n’est rien en comparaison de ta peur de l’amour. …
Tu te rends compte qu’en enlevant le noir nuage qui l’obscurcit, ton amour pour ton Père te pousserait à répondre à Son Appel et à bondir jusqu’au Ciel.
Car au plus profond de toi, plus loin que les fondements de l’ego et bien plus fort qu’ils ne le seront jamais, il y a ton amour pour Dieu, qui brûle d’un feu intense, et Le Sien pour toi. (T-13.III.2 Section La peur de la rédemption)
Très bonne semaine de pratique, Bernard et Patricia
Nous avons pris le temps de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.