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Comment le Cours voit-il le suicide et 19 autres questions sur UCEM

Nous venons de faire traduire vingt questions supplémentaires sur Un cours en miracles, venant de la base de données des Q&R de la Foundation for A Course In Miracles aux USA. (Tous nos remerciements à Franchita Cattani et André Bonneau pour leur travail). Vous pouvez les visionner sur le site français des Q&R ici ou cliquer sur les liens en dessous.

131 – Dieu nous a-t-Il abandonnés?
132 – Obtenir ce que je veux dans le monde des formes
133 – Quels sens ont les maladies comme le Syndrome de Gilles de la Tourette (SGT)?
134 –Les animaux de compagnie font-ils partie de la Filialité?
135 – Comment le Cours voit-il le suicide?
136 – Comment Dieu peut-Il être «seul»?
137 – Comment puis-je accepter la complétude?
138 – Est-ce que ce quoi que nous fassions peut changer l’issue?
139 – Comment reconnaître mes croyances en ce qui concerne l’argent?
140 – Parler avec Jésus et lui demander quelque chose
141 – Pourquoi le Cours est-il si difficile? Est-ce que cela va devenir plus facile?
142 – Je me sens coupable d’avoir mal partout
143 – Faire face à une dépression concernant la guerre de l’Irak
144 – Comment faire face à l’anxiété?
145 – Comment sait-on si on choisit de défaire la séparation?
146 – Pourquoi un côté en moi a peur de Jésus?
147 – Comment apporter la paix à l’esprit d’autrui?
148 – Comment un état d’Unité pouvait-il produire la pensée de séparation
149 – Si je pense que mon esprit est guéri, pourquoi est-ce que je souffre encore?
150 – Comment est-ce que je peux défaire le tort d’avoir attaqué quelqu’un?

Cette entrée a été publiée le janvier 26, 2017. 1 commentaire

La douceur de la création est tout ce que je vois (Leçon 265) avec commentaire

La douceur de la création est tout ce que je vois.
(Leçon 265)
« J’ai certes mal compris le monde, parce que j’ai posé sur lui mes péchés et les ai vus là qui me regardaient. Comme ils semblaient féroces! Et comme je me trompais en pensant que ce que je craignais était dans le monde plutôt que seulement dans mon esprit. Aujourd’hui je vois le monde dans la douceur céleste dont resplendit la création. Il n’y a pas de peur en lui. Qu’aucune apparence de mes péchés n’obscurcisse la lumière du Ciel qui luit sur le monde. Ce qui est reflété là est dans l’Esprit de Dieu. Les images que je vois reflètent mes pensées. Or mon esprit ne fait qu’un avec Celui de Dieu. Ainsi je peux percevoir la douceur de la création. »

« Dans la quiétude je voudrais regarder le monde, qui ne fait que refléter Tes Pensées et les miennes aussi. Que je me souvienne qu’elles sont les mêmes, et je verrai la douceur de la création. »

Commentaire:
Cette belle leçon, comme tant d’autres, cherche à nous emmener vers les plus hauts sommets de l’esprit en nous montrant ce que nous faisons pour rester en bas, dans les abîmes de ce monde. Il nous suffit de voir nos pensées d’auto-condamnation et de jugement (nos ‘péchés’), puis de comprendre leur insignifiance, comprendre qu’elles ne sont pas du tout ‘féroces’. Nous ne voyions pas la douceur de la création parce que notre esprit se focalisait sur l’idée du péché, sur notre péché, que nous voyions en suite à l’extérieur sur les épaules des autres, par l’effet de la projection.

Mais notre perception est fausse. Les idées de mal et de péché provenaient simplement de la croyance en notre séparation d’avec l’Amour. C’est en dissipant cette croyance que nous faisons disparaître notre sentiment de péché et d’exil. Alors nous voyons notre parfaite innocence, un état de perfection et d’impeccabilité partagé par tous et par tout. Une fois dissipée l’ombre de notre culpabilité, le monde apparaît maintenant baignant dans une lumière éclatante, et nous respirons enfin la douceur de la création.

La mise en pratique:
Concrètement, cela veut dire que quand nous entendons une information dérangeante au journal télévisé le soir, et que nous ressentons de la tristesse, du dégoût, de la peur ou de l’horreur, nous devons d’abord nous rappeler que, d’une façon ou d’une autre, nous devons avoir tort (« Préfères-tu avoir raison ou être heureux ? »  T-29.VII.1:9).

Car la douceur de la création est là, quelque part, malgré les tragédies de ce monde et malgré les puissantes émotions qu’elles suscitent en nous. Cette étape est essentielle. Nous ne pourrons pas accéder à une autre perception et à une autre expérience du monde si nous continuons à renforcer et à justifier notre perception actuelle, qui est désastreuse. Il va falloir que nous arrêtions de nous faire mal!

Puis nous nous suggérons que le mal que nous ressentons n’est pas le mal « là-bas » mais le mal ici, en nous. En moi. Chacun doit apprendre à se dire:
« C’est mon mal. La douleur que je ressens vient d’un puissant sentiment de péché et de culpabilité que j’ai entretenu et que je renforce au moyen de ces images à la télé. Mais ce n’est pas grave. Voilà ce que je dois finalement comprendre: ce sentiment de mal-être n’est fondé sur rien, absolument rien. (Ceci est le principe de l’Expiation du Cours.) L’Amour m’entoure et m’accepte pleinement à chaque instant. Ce même Amour entoure et accepte totalement chaque personne dans ces scènes tragiques à la télé. »
Voilà le miracle. Le mal n’est pas le mal une fois qu’il est vu correctement; la tragédie n’est plus une tragédie une fois que nous retournons vers l’Amour.

Le monde n’a pas réellement changé, mais notre expérience du monde, elle, a complètement changé. La Douceur sous-jacente est apparue, révélant la dimension céleste que nos pensées de séparation avaient si longtemps dissimulée.

NB: Souvenez-vous que le Dieu du Cours n’est pas le Dieu de la Bible, mais une présence d’amour parfait et intemporel, incapable de juger, condamner ou de faire une différence entre un être et un autre.

Comment pardonner à un chauffard ?

Voici un échange avec quelqu’un sur le pardon qui reprend cette question éternelle : « Comment pardonner à un chauffard ? » Son email avec mes commentaires.

Interlocuteur : Par ailleurs je continue ma réflexion sur les émotions parfois violentes qui nous étreignent le long de notre chemin avec le cours. En relisant pour mon travail un texte de Luc Boltanski  intitulé : l’amour et la justice comme compétences, je tombe sur cet énoncé « l’émotion surgit lors du basculement d’un régime à l’autre, celui de l’amour (agapé) à celui de la violence ou de la justice. » Je trouve que ça éclaire ce dont tu parles souvent dans tes interventions, comment le chauffard qui nous coupe la route nous expulse du domaine de l’amour…

Commentaire : (J’interromps le cours de ta pensée) En fait, ce n’est pas vraiment le chauffard qui nous expulse de l’Amour – il n’a pas ce pouvoir. C’est très important de garder ça en tête, sinon le processus de guérison du Cours ne fonctionnera pas. Ces passages du Cours nous aident à comprendre ce point sur la perception:

« La projection fait la perception. Le monde que tu vois, c’est ce que tu lui as donné et rien de plus. … C’est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. … La perception est un résultat et non une cause. (T-21.in.1:1-12)

« La projection fait la perception… Tu as attaqué ton frère maintes et maintes fois, parce que tu voyais en lui une figure d’ombre dans ton monde privé. » (T-13.V.3)

« Pardonner, c’est simplement te rappeler les pensées aimantes que tu as données dans le passé et celles qui t’ont été données. Tout le reste doit être oublié. … Les figures d’ombre sont les témoins que tu amènes avec toi pour démontrer qu’il a fait ce qu’il n’a pas fait. « (T-17.III.1)

Cela veut dire qu’une partie de nous se sert du chauffard pour s’auto-expulser de l’Amour. C’est pour ça que nos attaques sur le chauffard sont injustifiées. Inconsciemment, nous avions décidé, ce jour-là, de rester en-dehors de l’étreinte de l’Amour. Nous avions besoin de trouver une justification pour l’inconfort intérieur provoqué par ce refus de l’Amour, et le chauffard nous a fourni un prétexte pour exprimer cet inconfort et le justifier. Du coup nous nous disons que c’est à cause de lui que l’Amour n’est pas présent.

Interlocuteur: …vers celui de la justice et que ce basculement s’accompagne d’une vive émotion de laquelle…

Commentaire : (Désolé, je t’interromps encore…) Une vive émotion qui était déjà présente en nous avant le passage du chauffard. Le basculement dont tu parles est juste la prise de conscience soudaine de ce qui était déjà dans notre esprit. Seulement, avant l’incident, nous arrivions à le dissimuler. Le fait de frôler un accident grave nous rappelle un autre fait grave dans l’esprit – le refus de l’Amour. L’accident potentiel est donc un symbole qui nous ramène à la conscience de la catastrophe présente dans notre esprit, c’est un symbole de ce qui semble s’être produit là en nous, l’exil de notre Foyer céleste.

Interlocuteur: …il n’est pas toujours facile de rebasculer vers le pardon et l’amour.

Commentaire: Ce n’est pas facile, non, mais pas à cause du chauffard (très important) mais parce qu’une partie de nous n’a pas encore déterminé qu’elle veut regagner la présence de l’Amour. « Nous ne sommes jamais contrariés pour la raison à laquelle nous pensons. » (leçon N° 5) Nous sommes toujours contrariés parce que nous avons repoussé la présence de l’Amour, puis nous cherchons à trouver une justification extérieure pour notre mal-être, pour éviter de faire face à notre choix intérieur. « La projection fait la perception. Le monde que tu vois … est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. » (T-21.in.1)

Interlocuteur: C’est un peu comme si on se disait : certes il n’y a pas beaucoup d’amour mais on veut au moins un peu de justice bordel!!!!

Commentaire: La justice est là pour nous à chaque instant – la justice de l’Amour qui dit: « Je ne te quitterai jamais. » En fait, ce n’est pas la punition de cette personne que nous recherchons vraiment, car cela ne changerait pas grande chose pour nous. Mais retrouver le souvenir de l’Amour pour nous, et pour les autres, voilà ce qui fera une grande différence.

Interlocuteur: Je sais Bernard, je t’entends dire, la solution c’est le pardon, toujours, mais que d’émotions!!

Commentaire: Il faut que j’explique mieux ce qu’est le pardon car il y a toujours un peu de confusion à ce sujet. Ce n’est jamais à quelqu’un d’autre que nous pardonnons, mais à nous-même. Nous constatons d’abord notre jugement et notre envie d’attaquer une autre personne, oui. Mais ensuite, nous devons arrêter de vouloir justifier notre attaque, et nous devons chercher la véritable cause de notre réaction: pourquoi sommes-nous blessés par l’attitude du chauffard, et agressifs envers lui?

Nous trouvons la réponse quand nous constatons le manque d’amour en nous, et que nous comprenons que ce n’est pas l’autre qui nous a expulsés de la présence de l’Amour. C’est un choix que nous avons fait, puis dissimulé derrière les actes des autres, en projetant sur eux les sentiments négatifs qui résultent de ce choix.

Le pardon s’effectue à l’instant où nous acceptons de venir à nouveau tout près de l’Amour et de nous réfugier dans Son étreinte qui nous embrasse tous, nous et les autres. L’Amour ne juge jamais car Il sait que chacun est innocent du « crime » de la Séparation ; le reste n’est pas important.

Le pardon du Cours n’est donc pas quelque chose que nous faisons par rapport aux actes d’une autre personne. Leur acte nous ramène à une conscience de ce que nous avons fait pour écarter la présence d’amour. Le pardon consiste à lâcher prise de notre projection sur les autres et à changer de décision en choisissant l’Amour, pour nous et pour les autres.

Même si ça semble simple, c’est évident qu’il faudra du temps pour s’entraîner à cette nouvelle perception. « Voilà la vérité, d’abord seulement à dire puis à répéter maintes fois ; ensuite à accepter comme partiellement vraie, avec de grandes réserves. Puis à considérer de plus en plus sérieusement pour enfin l’accepter comme la vérité. »  (W-pII.284.1) Et : « C’est leur utilisation [des idées et des leçons] qui leur donnera une signification pour toi et te montrera qu’elles sont vraies. » (Introduction du Livre d’exercices)

Comment parler du Cours à quelqu’un qui ne veut pas entendre parler de spiritualité?

Nous serons tous, à un moment ou un autre, face à une personne proche en difficulté qu’on ne peut pas aider en parlant directement de la spiritualité. Il est néanmoins possible d’encourager un processus d’introspection et de prise de conscience d’une façon très douce et simple, selon les principes du Cours, en évitant toute idée ou terme qui pourrait mettre mal à l’aise la personne. Voici quelques idées:

Une réserve de bien-être intérieure
On commence avec l’idée que nous possédons tous des réserves de bien-être intérieur, une capacité à être heureux et en paix. Il est arrivé à chacun d’entre nous de se sentir bien, ou même très heureux, alors que les circonstances extérieures n’étaient pas spécialement bonnes. Ce qui signifie que tout le monde a connu des moments de bien-être sans pouvoir dire que c’était à cause de quelque chose de particulier à l’extérieur.

Puis on aide la personne à comprendre que ces réserves sont bien plus grandes que nous ne le pensons. En fait, elles sont tellement grandes que nous pouvons nous y ressourcer même quand les choses tournent au vinaigre dans nos vies. Ces réserves de paix et de bonheur seront toujours là, même si les circonstances de notre vie nous trahissent.

Une décision et un décideur
Puis on pose la question: « Qu’est-ce qui, en nous, décide d’aller vers cet endroit de force et de paix intérieure? » Il y a une partie de nous qui décide d’y aller, ou non. Une partie de nous qui parfois décide d’y aller et à d’autres moments choisit de rester fixée, focalisée et quasiment obsédée par ce qui se passe dans nos vies, au lieu de retourner à l’intérieur pour retrouver ces réserves de bonheur et de tranquillité. Cette partie de nous décide selon ce qu’elle veut éprouver de la vie: la dépression ou le bonheur, le conflit ou la tranquillité.

On se met toujours sur un pied d’égalité avec l’autre : en soulignant que nous éprouvons tous cette difficulté à toujours choisir le bonheur plutôt que la colère ou le chagrin. Et c’est tout. Si on arrive à parler de ça, c’est déjà beaucoup. On aura renforcé le bon en la personne, sa capacité à être heureux quoi qu’il se passe dans sa vie. Et on aura parlé de notre Décideur intérieur, la partie de nous qui doit choisir ce qu’il veut éprouver dans la vie.

La résistance et notre attachement à notre souffrance
Si on pense qu’on peut aller plus loin, alors: On essaie de trouver la légèreté dans la situation, en riant de voir comment nous pouvons tous vouloir continuer à être malheureux alors que nous pourrions relâcher un peu notre insistance sur notre malheur. Et en cela nous sommes tous pareils (c’est très important). Ce qui introduit l’idée de la résistance, et de la peur de l’Amour, sans en parler directement.

Si on pense qu’on peut en parler, on peut dire que cette difficulté vient du fait que nous sommes très attachés à notre souffrance, bien plus que nous le croyons. Dire ‘non’ à notre souffrance semble presque une sorte de trahison d’une partie de nous, comme si nous devions abandonner quelque chose d’important ou de précieux. Une partie de nous ne veut pas aller vers la douceur et relâcher nos jugements, les jugements par rapport à d’autres personnes ou nous-mêmes, qui sont en fait la même chose. Oui, nous sommes confus (et non pas ‘idiots’) et nous pouvons préférer garder notre attention fixée sur le malheur de notre situation au lieu de penser à la paix que nous avons toujours à l’intérieur de nous.

Une présence intérieure de patience et de douceur
Pour terminer, on renforce l’idée que, bien au-delà de notre confusion à vouloir rester avec notre souffrance, notre tristesse ou notre colère, il y a cette réserve de bien-être, comme une sorte de Présence à l’intérieur de nous, qui nous invite à retourner vers le calme et le bonheur.

C’est déjà une très grande partie du processus de relâchement que le Cours appelle le pardon authentique, ce qui est la pratique du « miracle »: une autre façon de voir sa situation où on relâche son insistance sur la dévastation dans sa vie (« Un miracle est une correction … Il regarde simplement la dévastation et rappelle à l’esprit que ce qu’il voit est faux. » W-pII.13.1).

Nous pouvons appeler ceci un « miracle de la perception », et tout le monde peut le pratiquer, qu’il soit familier avec le langage de l’esprit ou non. C’est juste un changement d’orientation à l’intérieur, et rien de plus.

Cette entrée a été publiée le septembre 24, 2016. 6 Commentaires

Comment pardonner ? (1)

J’ai reçu une demande d’aide par rapport au processus du pardon et je trouvais que la réponse que j’ai offerte valait la peine que je la partage avec vous. Je vous demande de me pardonner mes erreurs de français, comme d’habitude. 🙂

Question: Comment suis-je censé pardonner quand je vois une telle quantité de personnes et de choses dans ce monde qui m’agressent et qui me font mal? Je suis très sensible énergétiquement et je trouve le monde rude, dur, agressif, de par ces bruits, de par tout ce qui se passe ici… je ne pourrais pas pardonner tout ceci un par un et donc j’ai plutôt tendance à renoncer avant même d’essayer.

Réponse: Le Cours nous apprend qu’il n’y a qu’une seule et unique chose que nous devons pardonner, et non pas une multitude, et c’est notre choix d’avoir abandonné l’Amour (Dieu) pour avoir adopté un semblant d’individualité (notre identité particulière et séparée) à la place. A la fin, nous devons juste nous pardonner pour notre erreur de pensée et accepter la vérité telle qu’elle est, et c’est tout. Nous devons juste accepter le pardon et l’innocence qui nous sont offerts.

Mais si ça semble simple, en réalité c’est assez compliqué. C’est compliqué parce que notre individualité ne va pas lâcher aussi facilement le morceau!  Nous ne sommes pas prêts et nous en aurons trop peur. Nous n’abordons donc pas le problème directement, mais indirectement. Puisque nous ne pouvons pas accepter le pardon pour notre erreur toute entière, l’erreur d’avoir voulu quitter notre Foyer divin (ce qui ne s’est pas fait en réalité), nous pratiquons le pardon par petit bout – une petite partie de l’erreur à la fois.

Nos esprits sont remplis de cette erreur d’origine mais nous ne la voyons pas (ceci est le déni). Par contre, nous voyons pleines d’autres erreurs dans nos vies tout autour de nous, surtout en d’autres personnes! Cela s’appelle la projection. Quand nous ne supportons pas quelque chose en nous (la culpabilité et le malheur de notre erreur de pensée) nous le refoulons puis nous voyons le problème immédiatement autour de nous.

C’est la dynamique de la projection qui nous donne l’impression que le monde nous agresse et qui produit notre hypersensibilité aux choses extérieures. Notre hypersensibilité n’a pas une cause et une origine extérieure mais intérieure. Ce n’est pas toutes ces personnes imparfaites et tous ces bruits grinçants extérieurs qui nous gênent vraiment ; c’est la pensée imparfaite à l’intérieur et le bruit grinçant en nos esprits qui nous gênent! Ça, oui, ça nous gêne beaucoup.

Nous devons alors commencer par prendre responsabilité pour cette gêne intérieure et d’arrêter de blâmer tous ces facteurs et acteurs extérieurs pour notre dérangement. Ceci est la première démarche dans le processus du pardon. J’accepte que ce soit moi qui suis à l’origine de tous ces instants de manque de paix dans mon existence. Et je fais ceci un petit instant à la fois, et non pas tout d’un bloc.

Alors je commence aujourd’hui par le premier dérangement qui traverse mon esprit, et je me suggère que le vrai problème n’est pas en une autre personne ou dans le monde autour, mais dans mes pensées – « j’ai complètement occulté la présence d’Amour dans mon propre esprit, personne ne m’a enlevé la présence de l’Amour, moi je l’ai fait tout seul. Et moi, je peux le faire revenir dans mon esprit. »

Je fais ceci avec la première chose qui m’arrive, puis avec la deuxième chose dans la journée qui me gêne, et ainsi de suite, toute la journée je bascule mon attention à l’intérieur où je trouve le souvenir de cette magnifique présence qui m’aime, qui me réconforte, qui me rappelle que je suis un enfant parfait de l’Innocence et de la Plénitude, et que j’ai n’ai plus raison d’être malheureux dans ce monde.

Petit à petit, j’arrive à me pardonner pour mon erreur de pensée et à faire lâcher prise sur l’obstacle dans mon esprit. Petit à petit, je ramène mon esprit à la Présence que j’ai repoussée et je me retrouve pleinement dans les bras de sa Paix parfaite.

Voici une petite synthèse de ce travail.

Cette entrée a été publiée le septembre 14, 2016. 4 Commentaires

La relation sainte (2)

La relation sainte est l’un des outils le plus important pour la transformation de notre esprit selon la psychologie d’Un cours en miracles. Ici notre perception de différences est abandonnée pour une vision d’unité et d’universalité, et toute idée de blâme et de jugement relâchée pour la connaissance de l’innocence inhérente en chacun. 

Extraits:

« Et si tu regardais au-dedans et n’y voyais aucun péché ? Cette question « apeurante », l’ego ne la pose jamais. Et toi qui la poses maintenant, tu menaces trop sérieusement tout le système de défense de l’ego pour qu’il se donne encore la peine de prétendre être ton ami. Ceux qui se sont joints à leurs frères se sont détachés de la croyance que leur identité réside dans l’ego.  Une relation sainte est une relation dans laquelle tu te joins à ce qui fait partie de toi en vérité. Et ta croyance dans le péché a déjà été ébranlée, et maintenant tu n’es pas non plus entièrement indésireux de regarder au-dedans et de ne pas le voir. « (T-21.IV.3)

« Pense à ce qu’une relation sainte peut enseigner ! Ici la croyance dans les différences est défaite. Ici la foi dans les différences est tournée vers l’identique. Et ici la vue des différences est transformée en vision. La raison peut maintenant vous conduire, toi et ton frère, à la conclusion logique de votre union. Elle doit s’étendre, comme tu l’as fait quand tu t’es joint à lui. Elle doit aller au-delà d’elle-même, comme tu es allé au-delà du corps, pour que toi et ton frère soyez joints. Et maintenant l’identité que tu as vue s’étend et finalement enlève tout sens des différences, de sorte que l’identité sous-jacente à elles toutes devient apparente. » (T-22.in.4)

FB texte La relation sainte 2

 

 

La relation sainte (1)

La relation sainte est l’un des outils le plus important pour la transformation de notre esprit selon la psychologie d’Un cours en miracles. Ici notre perception de différences est abandonnée pour une vision d’unité et d’universalité, et toute idée de blâme et de jugement relâchée pour la connaissance de l’innocence inhérente en chacun. 

Extraits:

La relation sainte est l’expression de l’instant saint en vivant dans ce monde. (T-17.V.1)

La relation sainte, qui est une étape majeure vers la perception du monde réel, est apprise. C’est l’ancienne relation non sainte, transformée et vue à nouveau. La relation sainte est un accomplissement phénoménal de l’enseignement. (T-17.V.2:1-7)

Sous tous ses aspects, comment elle commence, se développe et s’accomplit, elle représente le renversement de la relation non sainte. Sois consolé en ceci : la seule phase difficile est le début. Car là, le but de la relation est brusquement changé en l’exact opposé de ce qu’il était. (T-17.V.2:1-7)

Ta relation particulière sera un moyen de défaire la culpabilité en tous ceux qui sont bénis par ta relation sainte. Ce sera un rêve heureux, un rêve que tu partageras avec tous ceux qui se présenteront à ta vue. (T-18.II.7)

Ce n’est pas un rêve que d’aimer ton frère comme toi-même. Ta relation sainte n’est pas un rêve non plus. (T-18.V.5)

Vaincre le monde n’est pas plus difficile que de surmonter ton petit mur. Car dans le miracle de ta relation sainte, sans cette barrière, chaque miracle est contenu. Il n’y a pas d’ordre de difficulté dans les miracles, car ils sont tous les mêmes. Chacun est une douce victoire de l’attrait de l’amour sur l’attrait de la culpabilité. Comment cela peut-il manquer d’être accompli, partout où il est entrepris ? La culpabilité ne peut pas élever de réelles barrières contre lui. Et tout ce qui semble se dresser entre toi et ton frère doit tomber à cause de l’attrait auquel tu as répondu. (T-19.IV-A.5)

L’amour aussi dresserait un festin devant toi, sur une table couverte d’une nappe immaculée, dans un jardin tranquille où l’on n’entend jamais d’autres sons que des chants et de joyeux et doux murmures. C’est un festin qui rend honneur à ta relation sainte, et auquel chacun est accueilli comme un invité d’honneur. Et tous ensemble, dans un instant saint, comme ils se joignent en douceur à la table de communion, remercient Dieu pour ce repas. Et là je me joindrai à toi, comme je l’ai promis il y a longtemps et comme encore je le promets. Car dans ta nouvelle relation, je suis le bienvenu. Et où je suis le bienvenu, je suis là. (T-19.IV-A.16)

FB texte La relation sainte 1

 

Sur le manque

Sur le manque

Pour continuer notre étude, nous tournons vers le rapport entre l’instant saint est le concept du manque. Le manque est, selon l’un des extraits en-dessous, la « différence essentielle » entre le monde que nous avons fait et celui de la Réalité parfaite (« Dieu »). Le sentiment de séparation est le « seul manque que nous avons réellement besoin de corriger » et cela malgré les multitudes de différents besoins que nous percevons tous les jours dans nos vies. Selon ces extraits, nous nous privons nous-mêmes, or l’instant présent contient tous ce qu’il nous faut en réalité. Nous avons besoin donc d’apprendre à reconnaître que nous avons tout, ce qui se fait en méditant sur l’instant saint. Comme le deuxième extrait sous-entend, nous ne pouvons pas nous trouver dans un moment meilleur que cet instant maintenant.

Extraits:

Le sentiment d’être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger. Ce sentiment de séparation n’aurait jamais surgi si tu n’avais pas distordu ta perception de la vérité, percevant ainsi un manque en toi. Si l’idée d’un ordre de besoins a surgi, c’est parce que, ayant fait cette erreur fondamentale, tu t’étais déjà fragmenté en niveaux avec des besoins différents. En t’intégrant toi-même, tu deviens un ; en conséquence, tes besoins deviennent un. Des besoins unifiés conduisent à une action unifiée, parce que cela produit un manque de conflit. (T-1.VI.2:1-5)

Alors que le manque n’existe pas dans la création de Dieu, il est très apparent dans ce que tu as fait. De fait, c’est la différence essentielle entre les deux. Le manque implique que tu te trouverais mieux dans un état en quelque sorte différent de celui dans lequel tu es. Jusqu’à la « séparation », qui est la signification de la  » chute « , rien ne manquait. Il n’y avait pas du tout de besoins. Les besoins ne surgissent que lorsque tu te prives toi-même. (T-1.VI.1)

Ceux qui perçoivent et reconnaissent qu’ils ont tout n’ont aucune sorte de besoin…. Comme à chacun, tout t’a été donné quand tu as été créé. (T-1.IV.3)

Image extrait le manque 1

L’instant saint (3)

Nous continuons notre exploration de l’instant saint avec les extraits ci-joints.
Ces extraits focalisent sur deux thèmes:
* L’importance de voir notre véritable et unique besoin pour défaire notre particularité;
* L’importance de voir que nous sommes tous identiques dans ce besoin et tous dignes de l’amour. Nous ne pouvons pas reconnaître l’instant saint sans reconnaître le droit de chacun à ce même amour.

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L’instant saint (2)

Je vous présente ici d’autres extraits sur ce sujet de l’instant saint. Voici pourquoi on parle autant de l’instant présent aujourd’hui dans les livres et conférences, parce que cet instant est le portail vers une autre dimension de la réalité, et vers le souvenir de notre véritable Identité.

Nous pouvons nous poser quelques questions…
* Pourquoi est-il si difficile d’oublier le passé et le futur?
* Pourquoi l’instant présent échappe-t-il à notre conscience si facilement?
* Comment revenir vers la paix dans le présent au milieu d’une discussion difficile?
* Qu’est-ce que cela veut dire pour vous, « d’abandonner chaque plan que tu as accepté pour trouver l’immensité dans la petitesse »?
* Quels sont ces ‘plans’?
Soyez libre de laisser un commentaire, si vous le souhaitez.
Bernard.

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Ce qui est né ne peut jamais mourir

Une réponse à l’attentat à Nice

La dure réalité de ce monde nous attendait à notre réveil ce matin-là. Nous n’avions vraiment pas besoin de plus de témoignages de manque d’amour sur la planète ; pourtant nous étions bien servis, une fois de plus. Que sommes-nous censés comprendre de tout cela ? Que des individus ignobles arriveront encore à commettre des actes impensables, que les innocents vont toujours souffrir et mourir injustement ? Nos pensées peinent à retrouver un endroit calme pour se poser. Pourtant, Un cours en miracles partage avec nous cette magnifique idée, que :

« Les miracles tombent du Ciel comme les gouttes d’eau d’une pluie qui guérit sur un monde aride et poussiéreux où des créatures affamées et assoiffées viennent mourir. Maintenant elles ont de l’eau. … Et partout jaillissent les signes de vie, qui montrent que ce qui est né ne peut jamais mourir, car ce qui a la vie a l’immortalité. » (W-pII.13.5:1-4)

Une fois de plus, si nous ne prenons pas garde, nous serons tentés de voir à travers ce prisme fracturé de « eux » contre « nous ». Et nous perdrons tout espoir de retrouver la paix intérieure.

Comme ce cours nous l’enseigne, des choses abominables se passent ici parce que les choses abominables remplissent l’esprit de ceux qui viennent ici. La douleur qu’éprouvent ceux qui perdent un proche dans un attentat est terrible. Le Cours nous rappelle aussi qu’une terrible douleur remplit également l’esprit de celui qui commet cet acte atroce. Comment s’étonner que des actes de barbarie soient commis quand chacun arrive dans ce monde l’esprit déjà torturé ? Comme dit le Cours, chacun pense qu’il est « laissé seul et terrifié dans un monde effrayant rendu fou par le péché et la culpabilité » (W-pI.153.13:1). Si ça ne suffit pas, il pense aussi qu’il est « la demeure du mal, des ténèbres et du péché » (W-pI.93.1:1-3).

Nous pensons tous être séparés de cet Amour qui est notre véritable Foyer. Il est difficile de se souvenir que ce n’est pas le cas. Mais ce n’est pas impossible. Lisons plus loin dans cet extrait :

« Toi qui as joué que tu étais perdu pour l’espoir, abandonné par ton Père, laissé seul et terrifié dans un monde effrayant rendu fou par le péché et la culpabilité, sois heureux maintenant. Ce jeu est terminé. Maintenant est arrivé un temps tranquille, où nous rangeons les jouets de la culpabilité et enfermons à jamais nos désuètes et puériles pensées de péché loin des esprits purs et saints des enfants du Ciel et du Fils de Dieu. » (W-pI.153.13:1-3)

Et quand nos esprits s’ouvriront juste un peu pour accueillir une autre possibilité, nous retrouverons un brin d’espoir, le début d’une sortie de la tristesse, et nous lirons :

« Complètement inaffectée par le tumulte et la terreur du monde, par les rêves de naissance et de mort qui sont faits ici, par les myriades de formes que peut prendre la peur ; tout à fait imperturbée, la Pensée que Dieu a de toi reste exactement telle qu’elle a toujours été. Entourée d’un calme si complet que pas un bruit de bataille ne s’en approche le moindrement, elle repose en certitude et en parfaite paix. » (T-30.III.10)

(Pour voir cet article sur facebook)

Le concept de l’instant saint (1)

L’Instant Saint: Le concept de l’instant saint est indissociable de notre travail avec Un cours en miracles. Si le ‘miracle’ est un relâchement d’un obstacle dans l’esprit à la présence de l’Amour, il a lieu dans le présent, en dehors du temps, et est la façon dont nous regagnons l’intemporalité de la Réalité.
Voici quelques extraits du Cours sur ce sujet important.
Et vous, quelle est votre expérience et votre compréhension de l’instant saint? (réponses possibles sur la page de cet article, accès en cliquant sur le titre du message). Le chapitre 15 jette une lumière claire sur ce sujet.

FB Image extraits Instant Saint 1

Cette entrée a été publiée le juillet 7, 2016.

Extraits-vidéo 4 et 5 de notre atelier ‘Vrais besoins, faux besoins’

J’avance avec le découpage de la vidéo de notre atelier et vous mets les liens pour visionner les numéros 4 et 5 ici, plus une vidéo sur « Je suis gêné par les mots ‘Dieu’ et ‘Ciel' »:

L’histoire de la séparation:

Qui suis-je? et Les trois conditions de la séparation:

« Je suis gêné par les mots ‘Dieu’ et ‘Ciel' »

Cette entrée a été publiée le juillet 5, 2016.

Comment gérer la peur et la confusion en étudiant le Cours?

FB Q&R 1

Nous venons d’ajouté cinquante questions et réponses supplémentaires sur UCEM sur le site Q&R (https://questionsetreponsesucem.wordpress.com/). Je vous partage ici cette réponse à la question 95 qui explique d’une façon très claire et douce la façon de travailler avec le Cours pendant une phase de confusion et de peur:

Q: Je suis de plus en plus confus en ce qui concerne la vie et comment fonctionner. Bien que j’aie traversé des périodes semblables auparavant, celle-ci dure depuis longtemps et est très troublante. Cela est lié au fait de savoir qu’aucune rêverie ni rien de ce que j’avais espéré dans le monde ne m’apportera le bonheur. Je ne sais plus du tout ce que je veux et j’ai du mal à savoir comment me comporter dans mes relations et mon travail, comment prendre des décisions, pratiquer Un cours en miracles, et ainsi de suite. Cet état comporte de la peur. Je sais que cela fait partie du processus et que c’est peut-être lié au fait de lâcher prise d’images de moi-même et de ce que je crois être vrai, et un stratagème de l’ego pour que je reste en conflit. Pourriez-vous s’il vous plaît préciser comment passer par cet état perturbant tout en essayant d’être normal dans le monde? Merci.

R: Oui, le plus souvent l’état que vous décrivez est une phase normale du processus qui consiste à défaire nos croyances erronées à propos de nous-mêmes et le monde, et en ce sens c’est positif. D’une certaine manière cela ressemble assez à la douleur et la désorientation ressenties lors du sevrage d’une dépendance. Nous avons en effet été dépendants de notre identité particulière en tant qu’individu, et donc nous pouvons nous attendre à un sérieux malaise lors du progrès que nous faisons à «…dégager [notre] esprit de sa position fixe ici», comme nous le dit Jésus. Mais il nous assure: «Cela ne te laissera pas sans demeure ni sans cadre de référence. La période de désorientation, qui précède la transition proprement dite, est bien plus courte que le temps qu’il a fallu pour fixer ton esprit si fermement sur les illusions» (T-16.VI.8:3,4-5). Cela demande une certaine dose de foi et de confiance. Dans le manuel pour enseignants, comme vous le savez probablement, Jésus parle des étapes pour développer la confiance, et il décrit la cinquième étape en particulier comme «une période de perturbation» (M-4.I-A.7:1).

Ce qui peut aider à traverser cette période, c’est de changer le cadre de référence pour votre vie quotidienne. Au lieu de penser de la façon habituelle à ce que vous voulez dans la vie ou à ce que le monde a à vous offrir, vous pourriez aborder les circonstances de votre quotidien comme une classe où vous allez en apprendre davantage sur la façon de défaire ce qui vous sépare de l’amour. Suite à cela, vous serez peut-être motivé par le désir de voir des intérêts communs au lieu d’intérêts séparés et concurrents. Autrement dit, c’est ce que vous voulez qui change, comme on peut lire dans la leçon 129: «Au-delà de ce monde, il y a un monde que je veux» (L-I.129). Vous pouvez devenir un «apprenant heureux» (T-14.II), avide d’apprendre plus sur le pardon et sur ce que vous faites et pensez qui mène à ce que vous vous sentez séparé des gens dans votre entourage, parce que vous savez que tout cela ne fait que recouvrir l’amour qui vous unit à Jésus et à tout le monde dans votre vie. Alors vous pouvez voir chaque jour comme une occasion pour mieux reconnaître les moyens que vous utilisez pour cacher l’amour: vous devez prendre conscience de ce que vous choisissez avant de pouvoir choisir contre. Autrement dit, le point de mire de la journée serait d’apprendre ce qui se passe dans votre esprit. Votre joie viendrait davantage du fait de vous voir vous-même et tous les autres comme faisant le voyage ensemble, au lieu de suivre les points d’intérêt de l’ego et la façon dont il définit la joie, ce qui veut toujours dire arriver à ce que nos besoins soient comblés aux dépens d’autrui.

Vous pouvez faire cela en même temps que vous vous concentrez sur votre travail et toute autre chose dont vous êtes responsable dans votre quotidien. C’est comme une attention divisée: une partie se consacre soigneusement et consciencieusement aux responsabilités et une autre partie voit toutes ces interactions comme une classe où Jésus ou le Saint-Esprit vous apprend comment défaire la séparation que vous avez rendue réelle et que vous continuez à rendre réelle. Donc, plutôt que d’être découragé et sans entrain, vous pouvez utiliser ce temps comme occasion pour changer la façon de voir votre vie comme vous ne l’avez encore jamais fait. Toute votre pratique du Cours vous a conduit jusqu’ici, où un nouveau niveau de fonctionnement et d’entretenir des rapports s’ouvre à vous.

Assez souvent ce changement de point de mire peut en fait rendre les choses plus faciles au niveau du quotidien, parce que vous ne pensez plus en fonction de «Qu’est-ce que cela m’apporte?», ce qui entraîne inévitablement beaucoup de tensions et de conflits. Comme vous le dites, la peur de faire ce changement est énorme, car l’importance du seul soi que vous connaissez et auquel vous vous identifiez diminue, tandis que celui qui le remplace ne vous est pas encore entièrement apparu. Avoir confiance en ce processus est extrêmement important à ce stade, tout comme la douceur et de vous permettre de tout mettre de côté pendant un certain temps si cela peut vous soulager un peu. Tout au moins vous pouvez être sûr que vous ne passez pas par là tout seul. Vous savez au moins intellectuellement que dans votre esprit se trouve le reflet de l’Amour du Ciel qui vous soutient à chaque étape tout au long du chemin.

On ne devrait pas non plus oublier que parfois la psychothérapie ou une autre forme d’intervention professionnelle peut aider à traverser une période difficile. Ce n’est jamais faux, alors que nous allons de l’avant dans notre processus, de se prévaloir de l’aide d’un bon thérapeute compatissant, et dans de nombreux cas cela peut accélérer les choses. Cela pourrait également servir le but de nous aider à éviter l’erreur de sauter les étapes dans notre processus.

Cette entrée a été publiée le juillet 1, 2016.

Échange de mail: que veut Dieu de nous?

FB Extrait mail 1

Voici un échange de mail avec un étudiant du Cours sur un problème à écouter ‘la voix de Dieu’:
« Voilà, maintenant, je veux me remettre au Cours. A la leçon 71 “Seul le plan de Dieu pour la salut marchera”, le fait de demander à Dieu “Que voudrais-tu que je fasse etc…” me fait peur. Je me sens livrée à l’inconnu et je sens que je n’ai pas assez confiance pour pouvoir poser cette question en toute sérénité. »

Réponse: Je voudrais te rassurer que le Cours ne veut jamais dire que Dieu va nous dire exactement ce que nous devons faire dans ce monde ici, même si le langage peut le suggérer des fois. Parce que, pour l’auteur du Cours, ce monde n’existe pas, et nous ne sommes pas dans ce monde, donc ça n’a pas de sens de nous dire qu’il faut faire des choses dans un monde qui n’existe pas et où nous ne sommes pas!

La seule et unique chose que Dieu voudrait pour nous est que nous retrouvions un profond sentiment de paix et d’amour pour nous-même, à la place de notre mépris de soi et notre culpabilité, et le moyen est le relâchement de notre souffrance et nos rancunes qui est le processus du pardon. C’est tout, c’est tout, et c’est tout.

Une fois que nous avons fait ceci, nous aurons l’impression de savoir ce que nous devons faire dans notre journée, et une fois que nous avons retrouvé cette profonde paix intérieure, tout ce que nous faisons étendra cette même paix que nous ressentons – c’est cela « faire la volonté de Dieu ». Donc la réponse à la question ‘Dieu, que voudrais Tu que je fasse… » sera toujours une forme de cette idée: accepter son amour pour toi, et laisses tomber tes rêves brutaux de haine, d’exclusion, de peur et de tristesse. C’est tout. Est-ce si difficile, ça? 🙂

Pour te rassurer, personne ne peut poser cette question d’une façon pleinement ouverte d’une façon constante sans connaître de difficulté. Parce que nous avons tous peur de Dieu, en ayant fait de Lui notre ennemi. Lui, il en rigole, mais nous le prenons très au sérieux ce jeu de haine et de rétribution divine. Accepter pleinement l’Amour de Dieu veut dire accepter la fin de notre haine de soi. Le problème est que notre haine pour nous mêmes nous définit, et nous garde à part de cette magnifique Unité. Donc il faut du temps pour relâcher notre besoin de garder notre petite identité, pour accepter notre grande Identité en Lui. Voilà tout!

Cette entrée a été publiée le juillet 1, 2016.

Nouvelle page de vidéos

Nous annonçons la création d’une nouvelle page sur ce site qui regroupent les vidéos que nous avons tournées en conférence-web, en atelier, ou en vidéo d’enseignement. Vous pouvez accéder à la page en suivant ce lien ou en cliquant sur l’onglet « Vidéos » en haut de cette page.