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Les blessures : les accueillir pour guérir

 

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Version courte pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps


Thème : 

Accepter notre sensibilité face à la blessure pour la transformer

« Cette semaine, je suis attentif à ma blessure et j’accepte la douceur de Jésus pour la guérir. »
(Lectures suggérées : Manuel 17.7 – Leçon 337)


En résumé

Le Cours nous apprend que ce monde est basé sur la peur et qu’il occasionne souvent des paroles ou des gestes blessants.
Nous y rencontrons des gens qui, comme nous, agissent sous l’effet de la peur — et les gens apeurés peuvent être méchants.

Notre travail, c’est d’apprendre à regarder nos blessures avec douceur.
Ainsi nous préparerons notre esprit à la paix.

Cette semaine, nous pouvons pratiquer ainsi, en trois étapes simples :

  1. Regarder et accueillir notre blessure avec tendresse.
  2. Changer les pensées qui entretiennent notre sensibilité.
  3. Nous élever au-dessus du petit soi pour retrouver la paix du Soi.

Car, derrière toute blessure, se cache la vieille douleur d’avoir cru nous séparer de Dieu.
Mais cette rupture n’a jamais eu lieu : Dieu ne nous a jamais blessés, et nous ne L’avons jamais blessé.


Pratique de la semaine

Quand une parole ou un geste nous blesse :

  1. Ressentir et accueillir notre émotion sans jugement.
  2. Disons-nous :
    • « Cette douleur vient de ma peur, pas de l’autre. »
    • « Jésus comprend et m’offre sa douceur. »
  3. Souvenons-nous :
    • Je n’ai jamais fait de mal à Dieu.
    • Dieu ne m’a jamais fait de mal.
    • Je suis complet et aimé.

Intention de la semaine

« Je prends soin de ma blessure, avec Jésus et ma paix est toujours intacte. »


Bonne semaine de pratique !
Bernard et Patricia

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Version complète


Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche de pratique
pour cette semaine

Notre thème :
Accepter notre sensibilité face à la blessure
pour la transformer

« Cette semaine, je suis attentif à ma blessure et j’accepte la douceur de Jésus pour la guérir. »

Ne cache pas tes souffrances à Sa vue,
mais apporte-les-Lui avec joie.
Dépose toute ta douleur devant Son éternelle santé d’Esprit
et laisse-Le te guérir

(T-13.III.7)

Lectures suggérées:
Manuel pour enseignants 17.7
Leçon 337


Bonjour à toutes et à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION
Question:
« Je travaille mes leçons de pardon, mais ma vulnérabilité aux propos et aux gestes des autres continue de me tendre des pièges. D’où vient cette sensibilité et que puis-je en faire? »

Chers amis,

Le Cours est là pour nous rappeler notre force intérieure et nous stimuler pour nous permettre de nous souvenir de notre invulnérabilité au-delà de toute épreuve.

Tout cela est bien vrai dans notre Soi en Christ.

Mais peut-être que, pour vous comme pour nous, cet état reste encore à découvrir! 🙂

Comment est-il possible qu’au moment d’une blessure vive, nous puissions inviter notre esprit à prendre du recul et à s’apaiser?

Voilà la question qui sera notre fil conducteur pour cette semaine.


Ce monde n’est pas rempli que de gentils. 😦
Il y a de la bonté, bien sûr, mais aussi beaucoup de peur. 

Le Cours nous l’explique de cette façon:
Nous avons construit ce monde sur la base d’une « attaque contre Dieu » (T-5.V.2:1-12).
Nous avons maintenant peur de Lui, et comme le dit Jésus:

« Les gens qui ont peur peuvent être méchants ».   (T-3.I.4:1-7)

Jésus est bien trop gentil.
Ce n’est pas que les gens « peuvent » être méchants –
Les gens apeurés sont méchants!

Cela veut dire, qu’à un moment où un autre, quelqu’un cherchera à nous blesser.

Et selon l’avancement de notre préparation intérieure, il/elle y parviendra … ou non.

Où vous situez-vous sur cette « échelle » de préparation? Essayez de vous noter sur cette échelle de 1 à 10, avec les questions suivantes:

Êtes-vous bien prêt à ne rien prendre personnellement et à pardonner si on vous trahit ou si on vous parle mal?

Ou bien êtes-vous encore facilement dérangé ou blessé si on vous déçoit ou si quelqu’un vous manque de gentillesse?

Comment se préparer intérieurement donc à ces assauts contre notre paix?!

Voici le programme ; )

  1. Regarder et ressentir notre blessure, l’accepter et l’accueillir, et demander l’aide de Jésus et de notre Soi
  2. Observer nos pensées pour prendre conscience que ce sont elles qui nourrissent notre sensibilité, pour pouvoir les relâcher ensuite ou les transformer
  3. Nous élever au-dessus de l’ego et nous ouvrir à notre Soi en Christ

Reconnaissez-vous là notre « Pratique de l’Instant saint »? (voir la vidéo ici)

Être présent à notre expérience, dans l’instant, même si elle n’est pas agréable, est bien la première étape de la guérison.

Et c’est dans l’instant saint que nous trouvons la paix et la force de notre Soi.

Commençons ! 🙂 

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je prends soin de mes blessures, avec Jésus, et je vais à la source de ma vulnérabilité pour guérir pleinement.« 

Pratique 1 – Accepter d’être vulnérable 

En tant qu’étudiants de la spiritualité, nous pensons souvent que le but de notre apprentissage est de devenir aimants et de toujours savoir pardonner, quitte à devenir insensibles aux agressions extérieures! (ce qui renforce grandement le voile du déni!)

Mais ce n’est pas le but —  c’est le résultat naturel d’un travail intérieur lent et profond.

Notre but, pour l’instant, est simplement de nous débarrasser de nos couches de déni et de reconnaître notre sensibilité et notre réactivité face aux agressions extérieures.

Oui, nous ressentons encore la peine et la déception, notamment face aux attitudes et aux paroles des autres.

Ce monde instable et changeant déclenche encore en nous des émotions fortes et des pensées dérangeantes.

Nous ne voulons plus les craindre ou les nier, ni nous y opposer. Nous ne pouvons pas non plus les effacer ou les contrôler absolument.

Notre but est d’apprendre à les accueillir consciemment, avec délicatesse et douceur.

A force d’accompagner notre désarroi avec courage et gentillesse, et d’accepter l’aide de Jésus, nous découvrons un nouvel espace intérieur, confiant et pardonnant — notre Esprit juste

Nous « offrons » nos blessures à la pleine conscience de Jésus, qui est aussi celle de notre Soi, qui les apaise avec douceur et tendresse.

Ce texte peut nous aider dans cet exercice, où Jésus ici nous parle du Saint-Esprit:

Ne cache pas tes souffrances à Sa vue,
mais apporte-les-Lui avec joie.
Dépose toute ta douleur devant Son éternelle santé d’Esprit
et laisse-Le te guérir.
Ne laisse aucune trace de douleur cachée à Sa lumière,
et cherche avec soin dans ton esprit toutes les pensées
que tu pourrais craindre de découvrir.
Car Il guérira chaque petite pensée que tu as gardée pour te blesser,
la lavera de sa petitesse et la rendra à l’immensité de Dieu.

(T-13.III.7)

Cette semaine, prenons conscience de « nos moments de baisse », si une émotion ou une pensée vient déranger la tranquillité de notre esprit.

Vous pouvez vous inviter à faire cette méditation, extraite de notre dernière séance, pour prendre soin de la souffrance, en l’entourant de douceur et de patience.

Rappelons-nous que notre but n’est pas d’être sans émotion, mais de pouvoir accueillir chaque instant avec l’aide de Jésus.

Pratique 2 – Guérir la blessure d’origine: voir le millefeuille de l’ego 

Nous pensons souvent que ce sont les paroles blessantes d’un proche ou les actes égoïstes d’un ami qui nous dérangent. Mais la vérité, c’est qu’une douleur plus profonde et inconsciente nous rend sensibles à ces événements. 

C’est la blessure ontologique de notre séparation d’avec Dieu.

Celle-ci a laissé une empreinte dans notre esprit — comme une brûlure au moment d’avoir voulu arracher notre identité particulière à celle de l’Un, de l’unique esprit de Dieu.

Celui ou celle qui se croit être un corps, séparé du reste, pensera avoir blessé l’Unité (Dieu).
Il s’en suit une culpabilité sourde qui nous rend hypersensibles à la critique, au rejet…
Notre blessure semble être justifiée, notre reproche aussi — et c’est exactement ce que veut l’ego.
L’ego ne voudra jamais que nous trouvions la véritable cause de notre mal-être i.e. l’erreur de pensée de séparation que nous entretenons dans notre esprit. 

Et il va même encore plus loin.
Il inverse les rôles et nous persuade que c’est en vérité Dieu, le bourreau — souhaitant nous priver de notre identité particulière  et nous, la victime.
Selon l’ego, notre attaque contre Dieu était inévitable, en réaction justifiée à son attaque contre nous.
 (lisez le Manuel pour enseignants 17.7)

Ainsi, la formule de la blessure est complète: 

  • Nous sommes le bourreau, attentif à toute critique. 
  • Et nous sommes en même temps la victime, sensible à toute offense qui nous rappelle l’offense d’origine. 

La psychologie de notre petit soi est ainsi un millefeuille de mensonges

  • Nous croyons avoir réussi la séparation. 
  • Nous croyons avoir blessé Dieu.
  • Nous croyons que Dieu nous a blessés.

La guérison consiste à corriger ces trois illusions et à accueillir la douce vérité cachée derrière elles: 

Cette semaine, chaque fois que nous nous sentirons ignorés, exclus, rabaissés, moqués ou trahis, comprenons bien l’origine de notre sensibilité, et disons-nous avec conviction et douceur:

  • Je n’ai jamais fait de mal à Dieu – Il est entier et parfait. 
  • Dieu ne m’a jamais fait de mal – je suis entier et aimé
  • Dieu m’aime toujours avec un amour tendre et infaillible.
Dieu te demande d’être heureux, afin que le monde puisse voir combien Il aime Son Fils et veut qu’aucun chagrin ne surgisse pour réduire sa joie, qu’aucune peur ne l’accable pour troubler sa paix. (leçon 100.6)
 
Mon impeccabilité m’assure la paix parfaite, la sécurité éternelle et l’amour perpétuel, la libération pour toujours de toute pensée de perte et la délivrance complète de la souffrance. Seul le bonheur peut être mon état, car seul le bonheur m’est donné. Que dois-je faire pour connaître que tout cela est à moi ? Je dois accepter l’Expiation [la non-séparation] pour moi-même, et rien de plus. Dieu a déjà fait tout ce qu’il est besoin de faire. Et je dois apprendre que je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit de moi-même, car j’ai seulement besoin d’accepter mon Soi, mon impeccabilité, créée pour moi et déjà à moi maintenant, pour sentir que l’Amour de Dieu me protège de tout ce qui est nuisible, pour comprendre que mon Père aime Son Fils ; pour connaître que je suis le Fils que mon Père aime.   (leçon 337)

Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia

 

Vivre en paix avec le monde

 

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Version courte pour les pressés 🙂

Thème : Vivre en paix dans ce monde

« Cette semaine, j’accepte mes difficultés avec ce monde et je me rapproche de Jésus. »

Le Cours nous rappelle que le monde, né de la séparation, ne peut pas nous donner la paix que nous cherchons. Il est marqué par les inégalités, le conflit et l’injustice. Pourtant, la paix de Dieu demeure en nous, intacte et toujours accessible.

Idées clés:

👉 Le vrai problème n’est pas le monde, mais notre peur de l’Amour.

👉 Chaque contrariété reflète cette peur collective et notre ressenti d’être séparé.

👉 La guérison consiste à changer notre regard et à nous souvenir que nous sommes le Soi, aimé de Dieu.

Pratiques de la semaine
Comprendre et pardonner le conflit

Derrière chaque conflit, voir la peur de l’Amour, en soi et chez les autres.

Se dire : “Je peux comprendre et pardonner leur peur, car c’est aussi la mienne.”

Présence – Pensée – Prière

Présence : accueillir nos émotions sans jugement.

Pensée : reconnaître que “je ne suis pas troublé pour la raison à laquelle je pense” (Leçon 5).

Prière : demander à Jésus de nous rappeler notre véritable Identité en Dieu.

Phrase-clé de la semaine :

« La paix est toujours là, immuable et accueillante : je peux choisir de la voir. »

Bonne semaine de pratique !
Bernard et Patricia

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Version complète


Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche de pratique
pour cette semaine

Notre thème :
Vivre en paix dans ce monde

« Cette semaine, j’accepte mes difficultés avec ce monde, et je me rapproche de Jésus. »

Écoute dans un profond silence. Sois très calme et ouvre ton esprit. Laisse derrière toi tous les cris éraillés et les imaginations malades qui recouvrent tes pensées réelles et obscurcissent le lien éternel que tu as avec Dieu. Plonge profondément dans la paix qui t’attend par-delà le tapage et la frénésie des pensées, des vues et des sons de ce monde insane. Tu ne vis pas ici. Nous essayons d’atteindre ta réelle demeure. Nous essayons d’atteindre le lieu où tu es véritablement le bienvenu. Nous essayons d’atteindre Dieu.  
(Leçon 49.4)

Dieu est encore Amour, et cela n’est pas Sa Volonté.  
(Leçon 99.6)

Lectures suggérées:
Leçons 99 et 198


Bonjour à toutes et à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION
Question:
« J’ai du mal à regarder les infos sans me sentir parfois submergé par une grande contrariété ou une émotion forte. Qu’en dit le Cours? »

Chers amis,

Qui n’a pas connu un moment de stupeur ou de dépit en réalisant ce qui se passe dans le monde?

En y réfléchissant bien, on pourrait avoir l’impression que l’homme n’a pas beaucoup gagné en maturité, ni en sagesse, depuis le moyen âge!

Et pourtant, nous sommes de plus en plus instruits et nos experts et nos chercheurs connaissent de mieux en mieux ce monde.

C’est comme si quelque chose nous empêchait d’être juste et bon, pour le bien de tous.

Et oui, il existe bien un obstacle dans notre esprit, et le Cours nous aide à l’identifier.

Le Cours nous apprend que ce monde, à la base, n’est pas fait pour bien fonctionner.

Il a en effet été imaginé et « fabriqué », au départ, pour être un lieu d’attaque et de privation. Nous ne sommes pas venus pour y trouver la paix, la justice et la sécurité.

Et tant que l’homme n’aura pas pris conscience de cette programmation destructrice dans son esprit, les guerres et les injustices continueront.

Malgré cela, nous pouvons toujours choisir d’accueillir la paix dans notre esprit et apprendre à la retrouver en chaque circonstance, même sous les apparences de conflit.

Car la paix est toujours là, immuable et accueillante.

Il suffit d’orienter notre perception différemment pour la voir et la ressentir.

Regardons tout cela de plus près.

Nous apprenons dans le Cours que:

Le monde a été fait comme attaque contre Dieu. Il symbolise la peur. Et qu’est-ce que la peur, sinon l’absence de l’amour? 
(Livre d’exercices, « Qu’est-ce que le monde »)

Nous savons que Dieu est l’état d’Unité parfaite, i.e. une condition spirituelle, d’amour et de paix sans fin.

Au moment où nous avons décidé de quitter cette Unité, nous avons en même temps intégré la mentalité d’attaque et d’opposition. Puis en nous identifiant au corp, nous avons transposé ce même sentiment dans nos relations avec les autres.

Résultat: Celui qui se croit être un individu dans ce monde, sans lien spirituel avec l’Unité, aura l’esprit dominé par des pensées d’attaque, de privation, de péchés et ressentira la peur, la honte et la culpabilité. C’est ce que nous faisons tous.

Nous agissons la plupart du temps par automatisme, c’est à dire, en projetant nos besoins sur les autres pour exprimer notre mal-être.

Un monde ainsi peuplé de personnes apeurées et agressives, ne pourra jamais nous donner la paix et le sentiment d’Union que nous cherchons

Réfléchissons quelques instants à cette idée … Ce monde ne peut pas être la source de la paix que nous cherchons.
La paix existe, mais nous ne la trouverons pas ici.

Bien comprendre les limites de ce monde peut nous motiver d’aller chercher en nous cette véritable paix, immuable, présente dans notre Esprit juste.

Quelle joie de se savoir enfin sur le bon chemin … et ce n’est que le début! 🙂

Par la suite, et pour bien ancrer cette paix dans notre esprit, nous allons:
1) faire face avec douceur à notre expérience douloureuse
2) la transformer en observant nos pensées et en changeant nos perceptions
3) s’élever pour accéder à l’esprit que nous partageons avec Jésus.

C’est notre Méditation de l’Instant Saint. 🙂 

Commençons !

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PRATIQUE :

« Cette semaine, j’accepte ma peine et je découvre comment comprendre ce monde différemment, pour dépasser mon petit soi et trouver mon Soi.« 

Pratique 1 – Comprendre notre peur collective de l’Amour

L’homme n’a pas quitté le Ciel et fabriqué ce monde pour trouver la paix mais pour entrer en conflit et vivre dans l’opposition.

Mais la paix reste à jamais dans son esprit.

Quand la douleur du conflit devient trop grande, il cherche alors une autre voie.

C’est le début de la vision spirituelle.

Jusqu’à ce qu’il arrive à ce point de rupture, l’homme continuera de fortement ressentir ses besoins personnels (les fameux « trois besoins ») et de lutter avec acharnement pour les satisfaire.

L’homme a besoin de temps pour apprendre. Force est de constater que nous ne pouvons rien exiger, seulement nous accompagner, sans nous juger, en comprenant notre difficulté de « choisir à nouveau », différemment.

C’est seulement notre peur de l’Amour qui nous empêche de voir que nos besoins sont déjà satisfaits, dans la profondeur de notre Identité en Christ (le Soi).

Quand tu auras appris à accepter ce que tu es, tu ne feras plus de dons à t’offrir à toi-même, car tu connaîtras que tu es complet, n’ayant besoin de rien, et incapable d’accepter quoi que ce soit pour toi-même. 
(T-15.III.10:1-9)

Car notre véritable Identité est celle de l’Amour, et tant que nous insisterons d’être des individus séparés, nous aurons peur de perdre notre soi aux dépens de notre Soi. (Lire la section « La peur de la rédemption »  T-13.III)

Cette semaine, chaque fois que nous sommes tentés de juger les acteurs d’un conflit, mondial ou personnel! ;-),  rappelons-nous que c’est la peur de l’Amour dans l’Unité qui nous fait ressentir à tous l’injustice et renforcer le conflit.

Cette peur, c’est celle de nous tous ici:
« Je peux comprendre et pardonner leur peur de l’Amour, car c’est la mienne aussi. »

Pratique 2 – Trouver la présence, la pensée et la prière

Le vrai problème n’est pas avec le monde.

Le problème est de continuer de donner raison à nos perceptions et de ne pas chercher la présence de Jésus pour nous aider à retrouver le calme.

Guérissons tout ça ! 🙂 

1) La présence des pensées dérangeantes
Cette semaine, chaque fois que nous ne nous sentirons pas en paix, accueillons tous nos ressentis et toutes nos émotions, sans nous y opposer, et sans nous juger.

« Ceci est l’expérience que je fais de cette situation. Mes pensées et mes émotions ne sont pas mauvaises. Mais elles ne sont pas « justes » non plus. »

2) L’erreur dans la pensée
Ensuite, cherchons l’erreur dans notre esprit.

« Je ne suis pas triste, frustré, apeuré et en colère pour la raison à laquelle je pense. » (leçon 5)
Le problème de la séparation … est réellement le seul problème. (leçon 79.1)
De toutes les nombreuses causes que tu percevais comme t’apportant douleur et souffrance, ta culpabilité ne faisait pas partie. (T-27.VII.7:1-9)

Nos pensées « erronées » vont nous guider vers des expériences douloureuses.
Nos pensées justes nous guideront vers la paix.

Pour en savoir un peu plus sur les erreurs spécifiques qui ont besoin d’être corrigées, vous pouvez visionner la vidéo de notre séance du lundi 29 septembre.

Regardons maintenant ces pensées et ces croyances erronées avec tendresse.
Elles ne correspondent pas à la réalité. Elles viennent de la partie illusoire de notre esprit :

Le soi que tu as fait n’est pas le Fils de Dieu. Par conséquent, ce soi n’existe pas du tout. Et tout ce qu’il semble faire et penser ne signifie rien. Il n’est ni bon ni mauvais. Il est irréel, et rien de plus que cela.
(leçon 93.5)

Car en réalité, nous ne sommes pas ce soi qui pense, qui ressent et qui s’émeut devant les scènes de ce monde.
Nous sommes à jamais le Soi que Dieu a créé dans son Amour.

Que je n’oublie pas que mon soi n’est rien, mais que mon Soi est tout.
(leçon 358.1)

3) La prière…
Nous prions pour nous souvenir de l’Amour de Dieu qui est notre véritable Identité, et pour nous élever au dessus du soi qui pense vivre dans ce monde.

Pratiquement parlant, cela veut dire d’avoir confiance qu’au delà des conflits de notre vie, et de ceux de ce monde, la paix du Ciel est prête à nous accueillir tous. Cette semaine, laissons nos prières être inspirées par ces mots du Cours:

Si l’amour t’a créé pareil à soi-même, ce Soi doit être en toi. Et quelque part dans ton esprit, Il est là pour que tu Le trouves.  
(leçon 67.3)

Tu es un seul Soi, en parfaite harmonie avec tout ce qui est et tout ce qui sera. Tu es un seul Soi et il t’est donné de ressentir ce Soi au-dedans de toi et de chasser toutes tes illusions hors du seul Esprit qui est ce Soi, la sainte vérité en toi.  
(leçon 95.13)

 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Appliquer la grille des besoins à chaque émotion

Thème :
Mieux se comprendre dans chaque contrariété

« Cette semaine, je me regarde de plus près pour apaiser chaque contrariété. »


Idée clé:

Chaque « perte » de paix est liée à un besoin contrarié.
Ces besoins ne sont que le reflet du fait de se sentir séparé de Dieu.

Le Cours nous apprend à les reconnaître pour les « dépasser » et retrouver la paix intérieure.


Les trois besoins fondamentaux

  1. Reconnaissance – être remarqué, respecté.

  2. Valorisation – être aimé, apprécié.

  3. Satisfaction – confort, sécurité physique et psychologique.

Chaque contrariété réveille l’un de ces trois besoins que nous pouvons apprendre à satisfaire de l’intérieur, en retournant près de Jésus dans notre Esprit juste.

Bonne semaine de pratique !
Bernard et Patricia

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Version complète


Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche de pratique
pour cette semaine

Notre thème :
Mieux se comprendre
dans chaque contrariété

« Cette semaine, je me regarde de plus près pour apaiser chaque contrariété . »

Le sentiment d’être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger. 
(T-1.VI.2:1-5)

Lecture suggérée:
UCEM Chapitre 1 section 6: L’illusion de besoins


Bonjour à toutes et à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION
Question:
« Chaque fois que je perds ma paix intérieure, je reste un peu perplexe, et je me demande: comment ai-je pu me laisser entrainer dans de telles émotions et de telles pensées? »

Chers amis,
Ne vous est-il jamais arrivé de vous énerver ou tomber dans une émotion, sans vraiment comprendre ce qui s’est passé?

Parfois cela arrive vite, très vite.

On est déjà bien réactivé avant même de réaliser qu’on a perdu son calme intérieur.

Et l’on se dit qu’il serait utile de savoir ce qui se passe pour prévenir de futurs épisodes semblables. 🙂

Lors de notre dernière séance, nous avons découvert l’existence d’une sorte de « contrariété de fond » qui perturbe notre esprit à un niveau très profond, en dehors de notre conscience ordinaire.

C’est le fameux « crime de déicide » (évidemment entièrement fictif) dont l’ego nous accuse.

Il n’est pas nécessaire d’entrer en contact avec ce drame intérieur pour guérir nos contrariétés, et, selon Kenneth Wapnick, ce n’est d’ailleurs pas conseillé: la peur de ce que nous pourrions voir est trop forte.

Par contre, nous pouvons utiliser une grille simple d’analyse pour mieux comprendre ce qui se passe et désamorcer notre « bombe à retardement » émotionnelle.


Alors que le manque n’existe pas dans la création de Dieu, il est très apparent dans ce que tu as fait. De fait, c’est la différence essentielle entre les deux. Le manque implique que tu te trouverais mieux dans un état en quelque sorte différent de celui dans lequel tu es. Jusqu’à la  » séparation », rien ne manquait. Il n’y avait pas du tout de besoins. Les besoins ne surgissent que lorsque tu te prives toi-même. Tu agis conformément à l’ordre particulier de besoins que tu établis. Cela, en retour, dépend de ta perception de ce que tu es.
(T-1.VI.1:1-10)

Dans l’Unité de Dieu, il n’y a que paix et complétude. Mais ici, dans la dualité, nous faisons l’expérience du manque, qui vient du sentiment d’être séparés de Dieu:

Le sentiment d’être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger. (T-1.VI.2:1-5)

Si ce manque fondamental est difficile à conscientiser, nous pouvons plus facilement observer ses effets quotidiens.

Ces effets se déclinent en un « ordre de besoins » dont trois principaux que nous connaissons très bien:

  • la reconnaissance,
  • la valorisation,
  • la satisfaction (confort)

Si l’idée d’un ordre de besoins a surgi, c’est parce que, ayant fait cette erreur fondamentale, tu t’étais déjà fragmenté en niveaux avec des besoins différents. (T-1.VI.2:1-5) 

Chaque fois que nous perdons notre paix, c’est l’un de ces besoins qui est touché.

Prendre conscience de celui qui est activé nous aide à le guérir de l’intérieur, et à revenir plus rapidement à la paix.

Nos trois besoins n’en deviennent alors plus qu’un seul, lorsque nous nous souvenons de la présence de Dieu, ce qui nous aide à guérir le problème d’origine.

En t’intégrant toi-même, tu deviens un ; en conséquence, tes besoins deviennent un. Des besoins unifiés conduisent à une action unifiée, parce que cela produit un manque de conflit.  (T-1.VI.2:1-5)

Commençons ! 🙂

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je regarde attentivement chaque émotion pour savoir quel besoin a été activé. »

Pratique – La grille des besoins

Si nous n’avons pas de difficulté à admettre que nous ne sommes plus dans la paix de Dieu, nous avons parfois du mal à savoir pourquoi.

Cette grille peut nous aider.

Notre condition de base, « d’absence de Dieu », se décline en trois grandes sensibilités:

1) Notre identité personnelle
Nous cherchons la reconnaissance… que les gens nous remarquent et nous respectent.

2) Notre valeur personnelle et la qualité de notre être
Nous cherchons de la valorisation… que les gens nous aiment et nous apprécient.

3) Notre confort et sécurité
Nous cherchons un certain confort et une sécurité matérielle, physique et psychologique.

Cette semaine, essayons de décortiquer chaque contrariété en observant, parmi nos besoins, celui qui n’a pas été satisfait.

Puis rappelons-nous que la seule manière de satisfaire ces besoins est en nous, dans notre fort intérieur, en nous souvenant de notre véritable condition dans le Christ.

Pour le manque de reconnaissance: notre identité est parfaitement intacte en Dieu, nous n’avons pas besoin de demander aux autres de nous remarquer pour compter. Nous comptons pour Dieu et pour Jésus, et c’est leur reconnaissance que nous avons toujours cherchée.

Pour le manque de valorisation: notre valeur est entièrement intacte, rien de ce que nous avons fait sur Terre n’a eu le moindre impact sur la beauté et la perfection de notre Soi en Christ. Nous sommes chéris et profondément aimés par Dieu et Jésus, et c’est leur amour et appréciation que nous avons toujours cherchés.

Pour le manque de confort: tel que nous sommes, nous avons tout ce qu’il faut pour être parfaitement heureux et satisfait. Les richesses que nous avons toujours cherchées sont dans notre esprit, et aucune situation extérieure ne pourrait nous offrir autant de satisfaction que de nous souvenir de l’Être magnifique que nous sommes, au sein de Dieu et de Jésus.

Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit  (T-18.VII)

Quand la paix vient enfin à ceux qui luttent contre la tentation et qui se battent pour ne pas succomber au péché ; quand la lumière vient enfin dans l’esprit adonné à la contemplation ; ou quand quiconque atteint enfin le but, cela s’accompagne toujours de cette unique et heureuse découverte : « Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit ».   (T-18.VII.5:1-7)

Faire quoi que ce soit implique le corps. Et si tu reconnais que tu n’as pas besoin de faire quoi que ce soit, tu as retiré de ton esprit la valeur du corps. Voilà la porte rapide et ouverte par laquelle tu passes outre des siècles d’efforts et t’échappes du temps.

Ne rien faire, c’est se reposer et préparer un lieu en soi où l’activité du corps cesse d’exiger de l’attention. C’est en ce lieu que vient le Saint-Esprit et c’est là qu’il demeure. Il reste quand tu oublies, et que les activités du corps reviennent occuper ton esprit conscient.
(T-18.VII.7:1-9)

 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Cette entrée a été publiée le septembre 25, 2025. 2 Commentaires

Et en amont de notre contrariété ?

 

Version courte pour les pressés 🙂


Thème : Ne plus insister d’avoir raison

« De toutes les nombreuses causes que tu percevais comme t’apportant douleur et souffrance, ta culpabilité ne faisait pas partie. » (UCEM T-27.VII.2)

Idée centrale

Le Cours nous invite à regarder plus attentivement nos contrariétés.

Elles ne viennent pas vraiment du monde extérieur, comme nous avons souvent l’habitude de le croire, mais d’un mal-être métaphysique – la culpabilité cachée dans notre esprit, cette croyance d’avoir claqué la porte au nez de Dieu.

Bonne nouvelle : cette séparation n’a jamais eu lieu. Tout est intact en Dieu, et son Amour reste illimité, prêt à nous recevoir.

Attitude pour la semaine

  • Observer nos réactions non-aimantes sans jugement.

  • Reconnaître que derrière nos dérangements se cache le choix de nous voir petit et séparé; un corps vulnérable au lieu d’un Esprit uni et fort.

  • Se rappeler que notre véritable identité est toujours présente, paisible, et soutenue par l’Amour.

Pratique 1 – le sourire intérieur

Chaque fois que la paix s’éloigne :

  1. Accueillir le ressenti tendrement (nommer l’émotion, utiliser le «tricolore intérieur » si besoin).

  2. Se rappeler :

    • « Je ne suis pas vraiment contrarié à cause de cela ». (L.5)

    • Une erreur s’est glissée dans mon esprit. Ce qui me dérange, c’est le sentiment de faute et de vulnérabilité, pas l’événement.

    • En réalité, je suis soutenu par Jésus et le Saint-Esprit.

    • Jésus sourit gentiment à ma difficulté et m’invite à sourire avec lui.

Pratique 2 – Et en amont ?

👉 Est-ce que j’étais dans la paix de Dieu avant la contrariété, fort et confiant dans l’Amour de Dieu?
👉 Ce n’est pas la situation qui me trouble, mais mon choix préalable pour la séparation.
👉 L’événement ne fait que mettre en lumière ce sentiment de faiblesse.
👉 Je peux toujours pardonner et revenir au souvenir de mon vrai Soi : fort, aimé de Dieu, protégé par Jésus.

Bonne semaine de pratique !
Bernard et Patricia

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Version complète


Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche de pratique
pour cette semaine

Notre thème :

Découvrir une nouvelle perception de chaque situation

« Cette semaine, je découvre la véritable cause de ma contrariété . »

De toutes les nombreuses causes que tu percevais comme t’apportant douleur et souffrance, ta culpabilité ne faisait pas partie.   
(Un cours en miracles T-27.VII.2)


Bonjour à toutes et à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION
Question:
« J’arrive maintenant à accueillir et à accepter doucement ma contrariété, et ça fait du bien. Mais j’ai toujours l’impression que ce n’est pas ma faute, et du coup, je juge l’autre. D’autres fois, je me juge pour mon mal-être. Comment puis-je faire ? »

Chers amis,

Un cours en miracles est comme nulle autre philosophie spirituelle que nous ayons étudiée.

D’autres approches aident à retrouver un certain équilibre intérieur, mais le Cours nous explique la cause originelle de tout mal-être dans ce monde.

C’est grâce à cette idée que nous pouvons corriger les croyances erronées dans notre esprit et découvrir la paix toujours présente.

Nous avons mal, oui, et c’est normal dans ce monde.

Mais là où l’ego affirme que notre douleur vient de l’extérieur, le Cours nous invite à regarder plus près, en nous.

Derrière nos blessures, nos émotions vives et nos souvenirs douloureux, se cache un traumatisme dont presque personne n’a guéri et dont presque personne ne soupçonne l’existence:

c’est croire dans la rupture de l’Unité avec Dieu.

Il n’y a pas de plus grand mal-être que de se croire séparé de sa Source et de son Identité en Dieu.

Cela engendre un sentiment de mal-être insupportable – la culpabilité ontologique – que nous essayons de balayer sous le tapis de l’inconscience.

Incapables de l’oublier complètement, nous ressentons encore ses effets : une grande vulnérabilité, une sensibilité au moindre inconfort et au moindre dérangement.

Puisque la vie n’est pas parfaite et ne correspond pas à tous nos souhaits, nous sommes facilement troublés.

Et il nous semble alors que ce soit toujours ce monde imparfait qui ôte la paix de notre esprit.

Le monde est imparfait… mais ce n’est pas son imperfection qui nous dérange.

C’est la nôtre qui nous trouble profondément : cette culpabilité que l’ego ne veut jamais que nous regardions vraiment.

«De toutes les nombreuses causes que tu percevais comme t’apportant douleur et souffrance, ta culpabilité ne faisait pas partie.» (T-27.VII.7:1-9)

Malgré les formes variées et parfois convaincantes de notre douleur, l’origine en est toujours la même :

la croyance ferme d’être ce petit soi, auquel arrivent ces choses malheureuses.

Scoop : Nous ne sommes pas ce petit soi!… malgré notre ferme et puissante conviction de l’être.

Nos expériences, blessures, déceptions, fautes, échecs ou réussites ne suffiront jamais à faire de ce petit soi notre Réalité.

Dans cette deuxième étape de notre guérison, nous écoutons Jésus nous rappeler que tout cela n’est qu’une simple erreur, commençant par l’idée de séparation d’avec Dieu.

L’ego nous empêche de voir que cette imperfection – cette faute métaphysique, ce crime céleste – est une illusion totale.

Il n’y a jamais eu de rupture réelle avec le Ciel : tout est encore parfaitement intact.

Et donc tout ce qui découle de cette idée ne peut être qu’une fantaisie, aussi réelle puisse-t-elle nous sembler.


Cette semaine, nous essayons d’embrasser cette magnifique idée :

La paix et la bonté que nous cherchons sont toujours présentes en nous.

Rien ni personne n’ont pu les enlever de notre esprit.

Nous n’avons plus besoin de nous emprisonner dans de fausses idées de faiblesse, de souffrance et de blâme.

Nous sommes libres et forts, capables de libérer chacun et chaque situation de notre jugement et de notre attaque.

Commençons ! 🙂

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *
PRATIQUE :

« Cette semaine, je radoucis chaque situation par le souvenir de l’amour en moi. »

Pratique 1 – Le sourire intérieur.

Nous sommes sur la bonne piste… de guérison !

Mais notre esprit ne va pas en rester là et s’arrêter aussi vite de nous embêter.

Chaque fois que nous remarquons que la paix n’est plus dans notre esprit :

  1. Nous accueillons notre dérangement en nommant nos ressentis et émotions (le «tricolore intérieur» peut aider). Cela enlève le jugement sur nous-mêmes, et ouvre notre esprit à la prochaine étape. 
  2. Nous ajustons notre pensée: 
    • « Je ne suis pas vraiment contrarié à cause de cela. » (Leçon 5)
    • Ce qui m’embête vraiment, c’est le fait de m’être enfermé dans une petite identité faible, fautive, vulnérable et facilement dérangée – c’est ça qui me fait mal.
    • J’ai oublié mon Soi qui est fort, innocent et fortement soutenu par Jésus et le Saint-Esprit. Je ressens ma vraie force et la Leur. 
    • Jésus comprend ma difficulté et me sourit avec tendresse.
    • Et il m’invite à sourire avec lui… 🙂
Pratique 2 – Et en amont ?

 

Je pense à l’événement qui m’a dérangé et je me pose la question :

Est-ce que j’étais pleinement dans la paix de Dieu à ce moment-là, fort et confiant dans son Amour ?

Ou bien, en amont déjà, étais-je dans un état spirituel fragile, me sentant coupé d’une source d’amour et de force ?

Si nous regardons attentivement, nous constatons que chaque dérangement prend racine dans un sentiment préalable de faiblesse et d’insécurité.

C’est le choix de la séparation et du petit soi fautif qui nous a blessés et rendus vulnérables.

Ce n’est donc pas la situation qui a provoqué notre désarroi : nous étions déjà en détresse, et l’événement n’a fait que mettre en lumière ce sentiment de faiblesse.

Mais ce n’est pas grave. À chaque instant, nous pouvons choisir de pardonner la situation et nous souvenir de la seule sécurité, de la seule justice dont nous avons besoin : celle de notre Soi, aimé de Dieu et protégé par Jésus.

Tu n’as pas perdu ton innocence.
C’est après elle que tu languis.
Voilà le désir de ton coeur.
Voilà la voix que tu entends et voilà l’appel qui ne peut être nié.
L’Enfant saint reste avec toi. Sa demeure est la tienne. Aujourd’hui Il te donne Sa non-défense et tu l’acceptes en échange de tous les jouets de bataille que tu as faits. Et maintenant la voie est ouverte et le voyage a une fin qui est enfin en vue.

Sois calme un instant et rentre chez toi avec Lui, et sois en paix un moment.
(leçon 182.12)

 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Notre tricolore intérieur et d’autres pratiques

Version courte pour les pressés 🙂

Chers amis,

Après avoir beaucoup étudié les concepts du Cours, il est temps de passer à la pratique!

Chaque jour nous offre son lot d’opportunités pour appliquer l’enseignement du cours, surtout quand les circonstances semblent être instables.

Jésus nous invite à observer nos humeurs. Cela paraît simple, mais nous passons pourtant la plupart de notre temps sans savoir ce que nous ressentons vraiment.

Le déni est l’arme préférée de l’ego. Prendre conscience de notre état intérieur est la première étape vers la guérison.

Kenneth Wapnick résumait ainsi :

« Être dans l’Esprit juste, c’est être dans l’esprit faux sans se juger. »

Nous n’avons pas à changer nos pensées ou nos émotions ; nous avons simplement à les regarder avec douceur.

Nous ne sommes pas le penseur : nous sommes le témoin paisible, le Soi qui observe.

C’est le message de la leçon 10 : reconnaître que nos pensées ne signifient rien, c’est ouvrir la porte à la vision.

Pratiques
Tricolore intérieur : 3 fois/jour, notez si vous êtes dans le vert (calme), dans l’orange (agité) ou dans le rouge (contrarié).

Nommer l’humeur : mettez un mot simple sur ce que vous ressentez – tristesse, peur, irritation – sans jugement.

Avec cette attention tendre, nous laissons la paix se révéler.

Bonne semaine de pratique !
Bernard et Patricia

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Version complète

Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche de pratique
pour cette semaine

Notre thème :

Au plus près de notre expérience

« Cette semaine, je deviens attentif à mes réactions, avec tendresse. »

Comment te sens-tu?
La paix est-elle dans ta conscience ?
  

(Un cours en miracles T-4.III.2)

Lecture suggérée pour cette semaine:
Leçon 10 Mes pensées ne signifient rien. 


Bonjour à toutes et à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION
Question:
« Je commence à bien comprendre la théorie du Cours.
Mais comment avancer maintenant vers une vraie transformation de mon esprit? »

Chers amis,

Pour suivre notre programme « Les six piliers de l’Esprit juste », nous vous proposons une nouvelle saison de pratique concrète, pour rester au plus près de notre vécu quotidien.

Nous connaissons désormais suffisamment bien les concepts du Cours.

Place maintenant à l’expérience. 🙂

Et si la rentrée, marquée par tant d’instabilité politique, nous offrait justement les occasions parfaites pour appliquer les principes du Cours?

Chaque crise peut devenir l’opportunité de trouver la paix.

Car, comme nous le lisons dans la leçon 185, si la paix de Dieu est notre but…
Et si…

Le Ciel est ici.
Il n’y a pas d’ailleurs.
Le Ciel est maintenant.
Il n’y a pas d’autre temps. 

(M-24.6)

– alors nous avons déjà droit à ces instants de répit, même au milieu des contrariétés et des turbulences.

La paix que nous cherchons est bien là.

Mais comment la saisir au cœur d’une journée bien agitée?

Tout simplement, en restant attentifs à notre expérience … avec tendresse.



Observer nos humeurs

Dans le chapitre 23, Jésus nous demande de nous poser deux questions très simples :

Comment te sens-tu ?
La paix est-elle dans ta conscience ?

(T-23.II.22)

La première question paraît facile … et pourtant, bien souvent nous ne savons pas comment y répondre!

Nos schémas automatiques orientent notre humeur, et l’ego nous maintient dans l’inconscience.

Résultat : nous passons des heures à ignorer nos ressentis.

Combien de fois rentrons-nous le soir « mystérieusement » fatigués, alors que nous avons passé la journée à être stressés, tendus, tristes ou inquiets… sans en avoir eu conscience?

La première recommandation de Jésus est donc claire:

« Soyez conscient de ce que vous ressentez, de ce qui est dans votre esprit, et de ce qu’est votre expérience. »

C’est ainsi que nous désarmons la première arme de l’ego – le déni.

Savoir comment nous allons, même si ce n’est pas confortable, ouvre déjà la possibilité de guérir.

Kenneth Wapnick, notre mentor, répétait assez souvent pour ses étudiants:

« Être dans l’Esprit juste, c’est être dans l’esprit faux… sans se juger. »

Autrement dit, et pour simplifier radicalement les 24 séances de notre dernier programme sur l’Esprit juste :-), observer nos agacements, nos contrariétés, nos colères ou nos déceptions avec patience, douceur et compassion.

C’est une pratique très simple profondément imprégnée de l’esprit du pardon:

  • Pas besoin de nous juger pour notre ego.
  • Pas besoin de changer ce que nous ressentons ou pensons.

Il suffit d’observer avec tendresse le contenu de notre esprit.


Qui est le penseur ?

Mais une deuxième question se pose: à qui appartiennent ces pensées et ces émotions?

Réponse : pas à nous !

Nous ne sommes pas le penseur de ces pensées!

Nous ne sommes pas celui qui ressent ces émotions et ces contrariétés.

Ce sont juste des phénomènes qui se produisent dans notre esprit sous l’influence de l’ego.

Le véritable « nous » est le grand Soi-observateur, légèrement en retrait, capable de regarder paisiblement ce qui se passe dans l’esprit (voir la section « Au-dessus du champ de bataille – T-23.IV).

C’est le message de la leçon 10, lecture suggérée pour cette semaine:

L’accent porte maintenant sur le manque de réalité de ce que tu penses penser.  

… Maintenant nous mettons l’accent sur le fait que la présence de ces « pensées » signifie que tu ne penses pas.

Ceci n’est qu’une autre façon de répéter ce que nous avons dit plus tôt, à savoir que ton esprit est réellement vide.

Reconnaître cela, c’est reconnaître le néant lorsque tu penses le voir.

Et c’est, comme tel, le préalable à la vision.   (leçon 10.2-3)

Kenneth nous rappelait : ne donnons pas trop d’importance à nos pensées, ni à nos émotions, humeurs ou ressentis.

(Remarque : dans certains cas de traumatisme, il est essentiel de demander l’aide d’un professionnel afin de valider notre expérience avant d’aborder cette étape.)

Tout cela ne fait pas partie de notre vrai Soi.

En répétant patiemment ce processus – observer nos états intérieurs avec douceur et sans jugement – nous créons l’espace pour que des miracles se produisent.

Commençons !

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

PRATIQUE :

« Cette semaine, je prête attention à ce je pense tout bas, et je prends du recul.« 

Pratique 1 – Le tricolore intérieur

Notre esprit est souvent tellement préoccupé par le monde extérieur que nous ne prenons pas le temps de faire le point sur notre « météo intérieure ».

Dans ce but, essayons de faire cet exercice simple, trois fois par jour :

  • Vert = tranquille,
  • Orange = agité,
  • Rouge = contrarié/tendu.

Rien de plus. La simple conscience de votre état d’être ouvre déjà la porte à la guérison.

Pratique 2 – Nommer l’humeur

Mettez un mot sur ce que vous ressentez : tristesse, irritation, peur, fatigue, etc.

Puis laissez simplement être ce qui est, sans jugement.

Cet entraînement de tendresse et de pardon envers nous-mêmes nous conduit vers l’Esprit juste… et vers la paix que nous cherchons.

 Aujourd’hui nous ne laissons aucune pensée de l’ego diriger nos paroles ou nos actions.

Quand de telles pensées se présentent, nous prenons tranquillement du recul pour les regarder, puis nous en lâchons prise.

Nous ne voulons pas ce qu’elles apporteraient.

Ainsi nous ne choisissons pas de les garder.

Elles font silence maintenant.

Et dans ce silence, sanctifié par Son Amour, Dieu nous parle, et Il nous parle de notre volonté, puisque nous avons choisi de nous souvenir de Lui.
(Leçon 254.2)

 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Nouveau programme : Le quotidien, une grande source de paix

Programme d’enseignement : septembre – décembre
Première séance sur Zoom lundi 8 septembre 2025
Cliquer ici à 20h heure de Paris. Code: 983790 

Le Cours au quotidien

«Comment le Cours peut-il nous aider, jour après jour, dans toute situation, pour chaque difficulté?…»
Choix, déceptions, conflits, ruptures, échecs …

« Voudrais-tu qu’il soit tout entier transformé en un radieux message de l’Amour de Dieu, à partager avec tous les esseulés qui L’ont nié ? »  
(T-14.V.1:2)

Pour chaque difficulté présente ou déjà traversée,
le Cours nous adresse un message de paix.

Comment l’entendre, comment le vivre? 


Bonjour à toutes et à tous, 

Nous espérons que vous avez passé un bon été, agréable et ressourçant. 🙂

De notre côté, nous nous sommes employés à chercher un équilibre entre nous donner du repos, trouver du silence intérieur et pratiquer, mais aussi maintenir nos activités à flot et prendre soin de notre maison, intérieure comme extérieure! ; )

Les challenges du quotidien
Le quotidien – qu’il s’agisse de rénover son appartement, changer de métier ou côtoyer de nouveaux voisins … – peut être une excellente « salle d’apprentissage » spirituel. Nous n’avons jamais besoin de chercher bien loin pour mettre en pratique les principes du Cours. Il suffit parfois de simplement prendre un tournevis ou dire bonjour à la voisine!

L’expérience humaine – expérience de l’ego – nous fait comprendre que nous avons du « travail » avant de pouvoir regagner l’esprit du Christ, en paix à chaque instant!

Le message du Cours est simple:
Dans chaque situation, ressentir la paix de Dieu est possible. Il « suffit » pour cela de bien vouloir regarder au-delà de notre perception ordinaire, pour retrouver l’innocence du Christ en chaque chose, en chaque situation et en chacun.
Une grande douceur est toujours présente.

Si ce message est simple, il est pourtant difficile à appliquer, pratiquement parlant, au quotidien.

Les défis extérieurs
Notre paix intérieure a été mise à rude épreuve cette année : difficultés politiques, difficultés économiques, canicules, autres aléas climatiques, et surtout toutes ces tragédies humaines à Gaza, en Ukraine, en Ethiopie, en Iran, en Afghanistan ou au Soudan… pour n’en citer que quelques-unes…

Notre liste personnelle
Plus près de nous, il s’agit de toutes nos difficultés personnelles, celles qui nous préoccupent dès notre réveil le matin et qui surgissent dans notre environnement immédiat:

–> le collègue qui nous tourne le dos sans raison…
–> un parent qui tombe malade…
–> l’enfant qui nous culpabilise…
–> le patron qui ne nous soutient pas …
–> un projet professionnel qui ne décolle pas…
–> un voisin irrespectueux …
–> les fins de mois compliquées…
–> l’âge qui nous rattrape et nous rappelle notre mortalité…

La liste est longue et nous rappelle que la vie sur Terre n’est pas un long fleuve tranquille.

Il y a toujours un moyen pour retrouver son calme
Heureusement, le Cours nous rappelle qu’il existe toujours une autre manière de vivre au quotidien en se souvenant que l’Amour de Dieu est présent et transforme l’impact psychologique de toute situation.

Nous pouvons apprendre, si nous le souhaitons, à rester en paix dans chaque situation, sans pour autant nier ou fuir, mais juste en étant présent et ouvert pour accueillir une nouvelle interprétation de notre perception.

C’est précisément le travail que nous vous proposons de faire cet automne. 

Pour chaque séance, nous explorerons un scénario de vie, une expérience particulière et nous trouverons ensemble les principes et les pratiques du Cours qui nous permettront de la vivre sereinement.

C’est ainsi que nous resterons au plus près de notre vécu, en explorant les situations complexes et réelles pour chacun d’entre nous, à la fois individuellement et collectivement.

Et, ensemble, nous trouverons les ressources pour apaiser nos émotions vives et nos pensées douloureuses.

C’est notre invitation pour ce programme:
Passer notre expérience quotidienne à la loupe et traverser nos résistances pour enfin accueillir la perception de Jésus dans chaque situation.

Laisse la vérité être ce qu’elle est.
N’y fais pas intrusion, ne l’attaque pas, n’interromps pas sa venue.
Laisse-la embrasser chaque situation et t’apporter la paix.   

(T-17.VIII.2:1-7)

Nous espérons avoir préparé et partager un programme riche et inspirant pour cet automne, et nous serons très heureux de vous accueillir lors des séances Zoom, en direct ou en rediffusion, pour vous présenter nos idées et échanger sur vos questions personnelles.

Au plaisir de vous retrouver prochainement pour une nouvelle saison sur Zoom.🙂

Bien affectueusement,
Bernard et Patricia

Devant le glorieux rayonnement du Royaume, la culpabilité fond et, transformée en bonté, n’est plus jamais ce qu’elle était.  
(T-13.X.14:3)


Un instant de plus, s’il vous plaît…

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Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche de pratique
pour cette semaine

Notre thème :

Je me repose dans un monde d’innocence

« Cette semaine, j’écoute mon Guide qui me parle d’un magnifique monde libéré de tout jugement . »

Je relâche le monde de tout ce que je pensais qu’il était.  
(Leçon 132)

Lectures suggérées pour cette semaine:
Le monde pardonné UCEM T-17.II
Par la grâce, je vis. Par la grâce, je suis délivré.  (Leçon 169)
Leçons 235 et 237

Bonjour à toutes et à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION
Question:
« L’union avec Dieu me semble encore bien trop lointaine.
:-(
Peut-on faire ce voyage de retour par étapes? »

Chers amis,

Le Cours nous présente la fusion totale de notre esprit avec Celui de Dieu comme le but final de notre pratique.

En réalité – et heureusement 🙂 – il existe une sorte d’étape « intermédiaire » sur ce chemin de retour à l’Unité parfaite, et c’est cela le véritable objectif de nos leçons quotidiennes: atteindre le « monde réel ».

Nous croyons fermement être des individus séparés.
Il serait donc trop de nous demander de sauter directement dans l’Océan infini de l’Unité et de perdre toute notion de particularité. Et justement, Jésus ici nous rassure:

Ne crains pas d’être brusquement soulevé et précipité dans la réalité.
(T-16.VI.8:1-8)

Pour cela, le Cours nous propose l’idée d’un monde qui possèderait tous les attributs du Ciel mais qui préserverait – du moins temporairement – toutes les formes séparées de l’illusion.

Nous ne disparaissons pas dans ce monde. Nous y gardons nos relations particulières et les conditions de notre vie terrestre. Nous n’y abandonnons pas nos projets et nous préservons tous nos souvenirs du passé.

 « En quoi alors ce monde est-il différent de celui que je vis tous les jours … et que je trouve bien insatisfaisant et injuste? »

Et votre question est tout à fait justifiée!

La différence réside dans une prise de conscience qui peut complétement transformer la perception de tous les aspects de notre vie.

Les événements et les conditions ne changent pas.
Mais le sens que nous leur donnons devient alors tout à fait différent.
Notre expérience change du tout au tout.
Le monde n’est alors plus ressenti comme un lieu d’insatisfaction, de douleur, de frustration ou d’injustice.
Il peut devenir un espace de paix, de tendresse et de sécurité jusqu’ici inconnus.

Quelle est la découverte qui pourrait permettre un tel changement?

La redécouverte de notre innocence d’origine.

Loin d’être ordinaire, cette innocence nous libère totalement —  non seulement de nos bêtises ou même de nos plus grandes erreurs — mais aussi de la condition existentielle qui nous hante depuis notre naissance: le mal-être de la séparation.

C’est linnocence du Christ que nous retrouvons enfin.

Rien de ce que nous pensons avoir fait ou de ce que nous pensons être, ne peut détruire la beauté et la pureté de notre véritable Esprit.

Car notre faux soi séparé — responsable de ce mal-être — est illusoire et n’a eu aucune conséquence, à aucun niveau, ni ici, ni au Ciel.

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Nous venons de terminer notre programme sur les six piliers de l’Esprit juste.
Nous avons entrepris « l’examen minutieux » (T-17.II.5:2) de toutes nos erreurs de pensée.
Nous voulons maintenant tourner notre regard vers le monde, pour le voir transformé dans la lumière de notre Esprit juste.

Aucun changement extérieur n’est nécessaire.
Il suffit simplement de quitter notre attachement à notre petit soi particulier et d’ouvrir notre esprit à ce qui est notre condition immuable: l’innocence parfaite du Christ en nous.

Le détour par ce monde n’a pas changé notre réalité.
Nous sommes tels que nous avons été créés: les enfants parfaitement dignes d’un Père parfaitement aimant.

Nous avons passé six mois à découvrir et à détricoter les mensonges de l’ego. Nous avons écouté Jésus lorsqu’il nous a dit:

Tu rêves d’un ego séparé et tu crois en un monde qui repose sur lui. … Si tu es désireux de renoncer au rôle de gardien de ton système de pensée et de m’en ouvrir l’accès, je le corrigerai avec beaucoup de douceur et te ramènerai à Dieu.
(T-4.I.4:1-7)
Et nous l’avons laissé corriger nos erreurs avec douceur.
Nous pouvons maintenant commencé à ressentir l’immense bienfait d’avoir accepté sa vision de notre perfection.
Ta fonction ici est d’être la lumière du monde, une fonction à toi donnée par Dieu. C’est seulement l’arrogance de l’ego qui te conduit à remettre cela en question, et seulement la peur de l’ego qui t’induit à te considérer toi-même comme indigne de la tâche que Dieu Lui-même t’a assignée. Le salut du monde attend ton pardon, parce que par lui le Fils de Dieu échappe de toutes les illusions, et ainsi de toute tentation.
Le Fils de Dieu, c’est toi.  

(leçon 64.3)
Le monde nous semblait cruel et injuste, mais seulement parce que nous le voyions à travers notre propre culpabilité. Dans les mots de l’ego:
 « Tu as usurpé la place de Dieu.
Ne pense pas qu’Il ait oublié. »

Là nous avons la représentation la plus dure de la peur de Dieu. Car dans cette pensée la culpabilité a déjà élevé la folie jusqu’au trône de Dieu Lui-même. Et maintenant il n’y a pas d’espoir. Sauf de tuer. Là est le salut maintenant. Un père en colère poursuit son fils coupable. Tue ou sois tué, car là seulement il y a un choix. Au-delà de cela, il n’y en a pas, car ce qui a été fait ne peut être défait. La tache de sang ne peut jamais être enlevée, et quiconque porte cette tache sur lui doit trouver la mort.  

(M-17.7:1-13)

C’était un rêve si effrayant que nous l’avons totalement effacé de notre conscience. Mais un tel cauchemar n’est pas sans conséquence. Il ressurgit dans notre esprit à notre insu et fausse entièrement notre perception de ce monde.

Nous pensons vivre dans ce monde, alors qu’en réalité nous vivons dans un esprit traumatisé par ce crime imaginaire. Chaque douleur, chaque blessure, chaque perte et chaque injustice nous ramène à notre « crime » initial.
Mais ce crime n’a jamais existé. 

Et Jésus nous déclare que ce jeu malheureux est maintenant bel et bien terminé:

Toi qui as joué que tu étais perdu pour l’espoir, abandonné par ton Père, laissé seul et terrifié dans un monde effrayant rendu fou par le péché et la culpabilité, sois heureux maintenant.
Ce jeu est terminé.
Maintenant est arrivé un temps tranquille,
où nous rangeons les jouets de la culpabilité et enfermons à jamais nos désuètes et puériles pensées de péché loin des esprits purs et saints des enfants du Ciel et du Fils de Dieu.

(leçon 153.13)

Le fait d’accepter notre innocence peut nous révéler ce monde réel, libéré de toutes nos projections et accusations.
Même dans les parties de ce monde couvertes de ténèbres, nous pourrons retrouver la trace du fils endormi dans l’esprit du Christ.

Chaque tache que Sa raison touche prend vie et vibre de beauté, et ce qui semblait laid dans les ténèbres de ton manque de raison est soudain délivré à la beauté.
Pas même ce que le Fils de Dieu a fait dans l’insanité ne pourrait être sans une étincelle de beauté cachée que la douceur pourrait libérer.  

(T-17.II.5:1-5)

Il est peut-être encore difficile d’imaginer partout cette beauté exceptionnelle. Et pourtant, c’est bien là la réalité cachée derrière les apparences sombres de nos illusions.

Cette semaine, nous essaierons d’atteindre — ne serait-ce que quelques instants — cette vision d’un monde libéré de notre fantasme collectif d’un crime contre Dieu.

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PRATIQUE :

« Cette semaine, j’écoute Jésus qui me dit de regarder à travers sa beauté et son innocence un monde libéré de toute faute et de toute laideur.« 

Pratique – Accepter notre innocence originelle pour entrer dans le monde réel 

Nous revenons à ce thème essentiel de notre transformation spirituelle, selon Un cours en miracles:

Tu n’as pas perdu ton innocence. C’est après elle que tu languis. Voilà le désir de ton coeur.
(leçon 182.12)

Malgré nos différents scénarios de contrariété, dans toute situation, sans exception, notre souffrance réside dans l’abandon de notre innocence.

Le pardon est la pratique pour nous faire redécouvrir cette condition de pureté, et pour nous révéler toute la beauté du monde réel:

Peux-tu imaginer comme ils seront beaux à tes yeux ceux à qui tu pardonnes ? Tu n’as jamais rien vu d’aussi beau dans aucun fantasme. Rien de ce que tu vois ici, endormi ou éveillé, ne se rapproche d’une telle beauté. Et il n’est rien que tu estimeras autant, ni qui te sera aussi cher. Rien dont tu te souviennes et qui a fait chanter ton coeur de joie ne t’a jamais apporté même une parcelle du bonheur que cette vue t’apportera. 
(T-17.II.1)

A tout ce qu’il regarde, sans exception, le pardon déclare:

« Tu es parfaitement innocent du crime d’avoir attaqué Dieu.
Tu es toujours l’enfant innocent de ton Père. »

Cette semaine, dans chaque situation, pratiquons cette prière avec détermination et conviction. Elle est la clé pour atteindre notre Esprit juste et pour entrer dans le monde réel:

« Cette douleur vient du rejet de notre innocence et de nulle part ailleurs.
Le souvenir de notre innocence est la réponse à cette situation. »

Croyons véritablement ces mots quand nous les prononçons.
Laissons-les nous ouvrir la porte au souvenir du Christ en nous.

Nous ne sommes pas ce que nous avons toujours cru. 
Nous ne sommes pas les enfants coupables de la séparation.
Nous sommes un esprit pur et libre, et non ces corps fragiles.
Ne cherchons plus à contredire ou à nous opposer à l’innocence universelle en chacun.
Nous avons besoin de croire Jésus lorsqu’il nous dit:

Le Fils de Dieu est sans ego.
Que peut-il connaître de la folie et de la mort de Dieu, quand il demeure en Lui ? Que peut-il connaître du chagrin et de la souffrance, quand il vit dans la joie éternelle ? Que peut-il connaître de la peur et de la punition, du péché et de la culpabilité, de la haine et de l’attaque, quand tout ce qui l’entoure est la paix éternelle, à jamais libre de conflit et imperturbée, dans le plus profond silence et la tranquillité ?  

(LEX-pII.12.3)

Nous clôturons ce programme sur les mots de notre Père, qui nous supplie de nous souvenir de Lui, en nous souvenant maintenant de notre véritable Identité:

Voici le Jugement Final de Dieu :
« Tu es encore Mon saint Fils, à jamais innocent, à jamais aimant et à jamais aimé, aussi illimité que ton Créateur, complètement inchangeable et pur à jamais.
Donc réveille-toi et reviens-Moi.
Je suis ton Père, et tu es Mon Fils. »  

(LEX-pII.10.5:1-3)

Avec ces mots dans notre cœur, nous entrerons dans le monde réel, avant de nous fondre à jamais dans l’étreinte aimante de notre Père:

La perception du monde réel sera si brève que tu auras à peine le temps d’en remercier Dieu.
Car Dieu fera rapidement le dernier pas quand tu auras atteint le monde réel et seras enfin rendu prêt pour Lui.

(Leçon 169)

Chaque jour cette semaine, trouvons refuge dans cette magnifique prière qui inaugure notre ascension inévitable dans l’Unité:

Tous les coeurs vivants sont tranquilles, avec un sentiment d’anticipation profonde, car maintenant le temps des choses éternelles est tout proche.
De mort, il n’y en a pas.
Le Fils de Dieu est libre.
Et dans sa liberté est la fin de la peur.
Maintenant il ne reste aucun lieu caché sur terre où abriter des illusions malades, des rêves de peur et des malperceptions de l’univers.
Toutes choses sont vues dans la lumière, et dans la lumière leur but est transformé et compris.
Et nous, enfants de Dieu, ressuscitons de la poussière et contemplons notre parfaite impeccabilité.
Le chant du Ciel résonne de par le monde,
tandis qu’il est soulevé et porté à la vérité.
(M-28.4:1-8)
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia
Cette entrée a été publiée le juillet 3, 2025. 1 commentaire

Qui marche avec moi ?

Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche de pratique pour cette semaine

Qui marche avec moi ?

« Cette semaine, je suis déterminé à ne pas oublier mon Guide, Jésus. »

Contre nos forces unifiées, l’ego ne saurait prévaloir.   
(T-4.III.2)

Lecture suggérée pour cette semaine:
Clarification des termes : 6 « Jesus – le Christ »

Bonjour à toutes et à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION
Question:
« Je sais que Jésus est la source du Cours,
mais je ne sais pas comment l’intégrer dans ma pensée. »

Chers amis,

Nous lisons chacun le Cours avec intérêt et il nous inspire profondément.

Mais tirons-nous pleinement profit de cette œuvre remarquable? Ne laissons-nous pas de côté, bien souvent, un de ses aspects fondamentaux : son auteur?

Comme vous le savez, Helen Schucman a identifié la voix, qui lui dictait le texte qui est devenu le Cours, comme celle de Jésus, qui a vécu sur Terre il y a plus de 2000 ans.

Qui est Jésus?
Ne le confondons pas avec le Jésus biblique! Il y a là bien trop de différences.
A l’inverse de la Bible, Jésus dans le Cours :

  • est un homme comme nous,
  • se considère notre égal en tout point,
  • n’a pas souffert pour nos péchés,
  • nous enseigne de ne pas donner d’importance au corps,
  • affirme notre innocence parfaite, en même temps que la sienne,
  • se voit comme notre frère aîné,
  • et nous apprend à reconnaître son visage en chacun.

C’est une présence d’une immense bienveillance, d’une grande sagesse et d’une paix éternelle!

Jésus est notre guide et notre enseignant dans le Cours. Mais il souhaite également sortir des pages du livre pour nous accompagner chaque jour dans notre quotidien.

Autrement dit, il veut « vivre » avec nous et faire partie de notre vie.

Jésus ou Saint-Esprit?
Jésus parle très peu de lui-même dans le Cours et évoque plutôt le Saint-Esprit comme Celui à qui nous devrions demander de l’aide.

Mais Kenneth Wapnick insiste, à travers son enseignement, sur l’importance d’intégrer Jésus lui-même dans notre pratique du Cours, car il représente la manifestation du Saint-Esprit et peut nous montrer le chemin vers le Christ :

Jésus est la manifestation du Saint-Esprit, Qu’il a appelé à descendre sur terre après … s’être complètement identifié au Christ… (C-6.1:1-5)
Laissons tout son amour passer par nous 
Dans cette vidéo bouleversante de tendresse, Kenneth décrit ainsi cette relation:
« Quand vous laissez l’amour que Jésus représente imprégner votre vie de plus en plus souvent, cela n’a pas d’égal ici. La plus grande expérience d’amour ici n’est qu’une ombre blême de cet amour qui n’est pas de ce monde.
Quelle expérience plus merveilleuse en ce monde que de ressentir cet amour en vous et laisser cet amour passer par vous pour embrasser tout le monde. »
Il précise aussi que le nom de « Jésus » importe peu. Ce qui compte, c’est qu’il soit pour nous une présence non-corporelle, d’une sagesse infinie, libre d’ego, inlassablement aimante et jamais jugeante.
Que signifie « demander de l’aide » à Jésus?
C’est une question importante, qui nous emmène au cœur de notre relation avec Jésus et de notre manière de l’intégrer dans notre vie.
Si nous ne franchissons pas cette étape, la figure de Jésus risque de rester aux marges de notre conscience.Kenneth, dans l’extrait qui suit, rapporte cet épisode avec Helen où il donne deux réponses à cette question:
« Le Cours était déjà terminé, lorsqu’un jour Helen demanda de l’aide à Jésus pour savoir quoi dire à quelqu’un qui avait besoin d’aide.
La réponse de Jésus l’a beaucoup surprise. Il lui dit :
Ne me demande pas quoi lui dire.
Demande plutôt mon aide pour regarder la personne avec les yeux de la paix et non du jugement.
Alors toute l’aide du Ciel, tous les anges viendront t’aider.Jésus disait donc clairement à Helen : ne me demande pas de te dire quoi faire ou quoi dire, car ce n’est pas important.
Demande-moi de t’aider à enlever les blocages qui empêchent d’être conscient de ma présence.
Une fois ces blocages disparus, tu sauras automatiquement quoi dire et quoi faire.Voilà ce que signifiait la métaphore : tous les anges viendront t’aider.
Grâce à l’amour en vous auquel vous vous identifierez, vous saurez quoi dire ou quoi faire.
Cela touche au cœur de ce que Jésus devrait être pour nous. »
Jésus, la clé pour entrer dans notre Soi en Christ
Kenneth nous aide également à comprendre que Jésus est le moyen par lequel nous retrouverons la conscience de notre propre Soi en Christ.Il n’est pas facile pour nous d’accéder directement à notre grand Soi, et Jésus représente cette partie élevée de notre esprit, tant que nous avons encore peur de ce grand Soi.A mesure que nous laisserons davantage de place à Jésus dans notre esprit, nous découvrirons notre similitude avec son esprit. Plus encore : nous comprendrons que nos deux esprits ne sont pas simplement semblables – mais qu’ils ne font qu’un seul et unique esprit.Cette relation intime et profonde avec Jésus nous mène progressivement à écarter l’ego et à nous éveiller à notre non-particularité —  à notre esprit universel, uni avec le sien, avec celui de chacun et uni à l’esprit de Dieu.

Mettons maintenant tout cela en pratique…

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PRATIQUE :

« Cette semaine, j’invite Jésus à partager mon esprit et à regarder le monde avec moi. »

Pratique 1 – Voir Mr. Johnson différemment

Mr. Johnson dit du mal de nous. Il agit aussi souvent par pur intérêt personnel, sans se soucier des autres.
Nous pouvons demander à Jésus de nous aider à regarder Mr. Johnson comme lui le regarderait : non pas pour nier ses actes mais pour enlever nos jugements et voir la paix derrière son apparence hostile et indifférente.

Jésus pourrait nous dire : « Ce n’est pas Mr. Johnson qui te perturbe, mais ton choix de te séparer de moi – c’est cela qui te fait mal. »

Cela nous aiderait à voir que Mr. Johnson souffre aussi de cette séparation, tout comme nous.

Jésus nous rappellerait aussi son amour profond pour Mr. Johnson, qui est son frère —  et donc véritablement le nôtre aussi.

En ce qui concerne la souffrance causée aux autres par les actes de Mr. Johnson, Jésus nous rappellerait que son esprit doux apporte également force et réconfort aux esprits de ces personnes.

Pratique 2 – Voir le monde différemment
Face aux actualités troublantes, nous pouvons inviter Jésus à les regarder avec nous.

Une perception différente est toujours possible, même dans les situations les plus dramatiques.

« Qu’est-ce que Jésus voudrait que j’apprenne de cette situation à …? »

Son point de vue, bien plus élevé que le nôtre, tient compte d’une infinité d’éléments que nous ignorons: causes, effets, antécédents et souffrances visibles et invisibles…

Nous cesserons de juger lorsque nous comprendrons que nous ne pouvons pas juger.
Dans le passage qui suit, il est très clair que tout sentiment de faiblesse ou d’impuissance, le nôtre ou celui d’autres personnes, vient du fait que nous nous sommes séparés de Jésus et avons fusionné avec l’ego:

Tu as souvent été enjoint de t’abstenir de juger, non pas parce que c’est un droit qui t’est refusé. Tu ne peux pas juger. Tu peux simplement croire les jugements de l’ego, qui sont tous faux. Il guide tes sens soigneusement, pour prouver combien tu es faible, combien tu es impuissant et effrayé, combien tu appréhendes un juste châtiment, combien tu es noir de péché, combien misérable dans ta culpabilité.   (LEX-pI.151.4)

Dans la vision unifiée qui suit, Jésus nous montre que nous sommes unis non seulement aux victimes, mais également aux auteurs des crimes.
Son regard guérit en démontrant notre lien universel dans l’amour :

L’amour ne peut pas juger.
Étant lui-même un, il voit tout ne faisant qu’un. Sa signification réside dans l’unité. … L’amour est une loi sans opposé. Son entièreté est la puissance qui tient toutes choses en une, le lien entre le Père et le Fils qui garde les Deux à jamais les mêmes.  
(LEX-pI.127.3) 

Cette vision est vraiment exceptionnelle … et tout à fait atteignable. Ne pensons pas un seul instant que nous ne soyons pas capables de voir comme lui:

Dans sa complète identification avec le Christ … Jésus est devenu ce que vous tous devez être. (C-5.3:1-5)

Est-il le Christ ? Oh oui, avec toi. …Et quand tu joindras ta volonté à la sienne, ta vue sera sa vision, car les yeux du Christ sont partagés. (C-5.5:1-9)

Pratique 3 – Marcher tous les jours avec lui…
Jésus n’est ni un esprit enfermé dans un gros livre bleu ni un esprit bienveillant mais distant.
Jésus est un être vivant dans notre propre esprit, capable d’opérer les changements les plus profonds et les plus transformateurs.

Mais souhaitons-nous vraiment qu’il remplace notre ego, voix de notre propre particularité?

Accepter la présence de Jésus, c’est reconnaître que nous avons tort chaque fois que nous ne regardons pas une situation avec ses yeux paisibles.

Et si nous constatons une résistance, si nous restons attachés à notre irritation ou à notre rancœur, partageons-lui avec sincérité:

« Jésus, je vois bien que je préfère mon ressentiment à ta paix. Je ne suis pas encore prêt à lâcher prise de mon ego. Mais je veux t’en parler. Reste avec moi. »

Et il nous répondra :

Je vais t’aimer et t’honorer …
Je ne t’abandonnerai jamais…
Parce que j’attends avec amour et non avec impatience… (C-5.5)

Dès ce soir, dès demain …
Dès cet instant, vivons comme s’il était là, à nos côtés.
Car il l’est.
Allons maintenant avec lui et lâchons prise de tout sentiment de solitude…

Aller avec lui est tout aussi naturel que d’aller avec un frère que tu connais depuis ta naissance, car c’est certes ce qu’il est. 
(C-5.5)
 
« Qui marche avec moi ? »
Cette question devrait être posée mille fois par jour, jusqu’à ce que la certitude ait mis fin au doute et établi la paix. Aujourd’hui, que cesse le doute. Dieu parle pour toi en répondant à ta question par ces paroles :
Je marche avec Jésus en parfaite sainteté.
J’éclaire le monde, j’éclaire mon esprit et tous les esprits que Dieu a créés un avec moi.  
(LEX-pI.156.8)    
Et terminons chaque jour avec cette petite prière:
Jésus est mon seul Guide.
Il vient avec moi avec amour.
Et je Lui rends grâce de me montrer la voie à suivre.   

(LEX-pI.215.1)
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Se reposer dans l’Instant saint

Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique
pour cette semaine

Notre thème :

Pardonner pour entrer dans l’instant saint

« Cette semaine, j’oublie le passé pour me souvenir de la paix dans l’instant saint. »

« Le passé de ton frère n’a pas de réalité dans le présent, donc tu ne peux pas le voir.   
(T-13.VI.1:1-7)

Lectures suggérées pour cette semaine:
Section I, chapitre 15 : Les deux usages du temps
Leçon 308 : Cet instant est le seul temps qui soit.
Leçon 335 : Je choisis de voir l’impeccabilité de mon frère.


Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION

Question:
« Quand je regarde quelqu’un, je ne vois pas le Fils de Dieu en lui. Pourtant, je sais qu’il doit être là. Comment puis-je retrouver la trace de cette beauté en lui? »

Chers amis,

Un cours en miracles évoque un niveau de réalité qui se situe bien au-delà de ce monde.

Même si notre quotidien semble souvent bien réel — parfois trop! —, nous sentons tous intuitivement qu’il existe autre chose:

Un souvenir de chez toi continue de te hanter, comme s’il y avait un endroit qui appelait ton retour, bien que tu ne reconnaisses pas la voix, ni ce que c’est que cette voix te rappelle. (leçon 182.1)

Cette idée de réminiscence — retrouver un savoir oublié — est présente dans de nombreuses traditions : le platonisme, le plotinisme, le soufisme, les évangiles apocryphes…Mais Un cours en miracles est sans doute unique en affirmant que nous pouvons redécouvrir cette vérité en la voyant chez les autres.

Enlever les voiles
* Puisque cette vérité sublime est en nous, elle est donc en chacun.
* Et puisque nous l’avons voilée en nous, nous l’avons également voilée chez les autres.
* C’est en retirant les voiles de notre ignorance que nous pourrons retrouver la lumière, en les autres et en nous.

Jésus nous donne le moyen d’enlever ces voiles, sa méthode s’appelle le véritable pardon.

Il nous enseigne que nous ne voyons jamais l’autre tel qu’il est vraiment, car son être véritable est bien au-delà de ce que nos yeux peuvent voir :

Le pardon est un choix. Je ne vois jamais mon frère tel qu’il est, car cela est bien au-delà de la perception.   (leçon 335) 
Pour passer de la perception du petit soi à la vision de notre Esprit juste, nous sommes invités à faire deux ajustements en nous :
1) Regarder au-delà du corps
Tant que nous gardons notre perception focalisée sur la particularité de l’autre (son corps et sa personnalité), nous ne pourrons pas trouver la vérité en lui. Car l’autre n’est pas un corps mais un esprit. Nous avons déjà commencé à pratiquer cette démarche la semaine dernière, en percevant une qualité chez l’autre qui nous démontre le lien à son Soi véritable. (lisez T-18.VI.11; T-31.VII.3:1-6; et leçon 158.7). Voici la méditation qui accompagne cette étape.
2) Oublier le passé
Tant que nous maintenons vivant le passé de l’autre, nous ne pourrons pas voir le Christ en lui . Pour nous souvenir de la réalité de l’autre, nous devons oublier, ne serait-ce que quelques instants, son passé et ouvrir notre esprit à un présent totalement neuf.Le Christ en l’autre vit purement dans le présent. Il n’a pas de passé.
Si, en regardant ton frère, tu te souviens du passé, tu seras incapable de percevoir la réalité qui est maintenant.  
(T-13.VI.1:1-7)
Jésus nous informe que le passé de l’autre n’a pas de signification dans le présent.
C’est à nous de faire abstraction de son passé pour révéler sa réalité ici et maintenant :
Percevoir véritablement, c’est prendre conscience de toute la réalité en prenant conscience de la tienne…
Cela signifie que tu perçois ton frère uniquement comme tu le vois maintenant.
Son passé n’a pas de réalité dans le présent, donc tu ne peux pas le voir.
Tes réactions passées envers lui ne sont pas là non plus, et si c’est à elles que tu réagis, tu ne vois de lui qu’une image que tu as faite et que tu chéris au lieu de lui.
Dans ta remise en question des illusions, demande-toi s’il est vraiment sain de percevoir ce qui fut comme étant maintenant.
 (T-13.VI.1:1-7)
Selon Jésus, il semble que notre désir soit le facteur clé.
Pour trouver le Christ en l’autre, il faudrait vouloir le voir davantage que nous ne voulons donner d’importance à son passé:
Ce que je vois en lui est simplement ce que je souhaite voir, parce que cela représente ce que je veux pour vérité. C’est à cela seul que je réponds, peu importe à quel point j’y semble contraint par des événements extérieurs. Je choisis de voir ce que je voudrais regarder, et c’est cela que je vois, et seulement cela. L’impeccabilité de mon frère me montre que je voudrais contempler la mienne. Et je la verrai, ayant choisi de contempler mon frère en sa sainte lumière.   (leçon 335) 
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Notre véritable Maison est ici à chaque instant
Elle n’est pas ailleurs, dans un moment futur. Elle est présente avec nous, où que nous soyons.

Ce cours insiste toujours sur le même point : c’est en ce moment que le salut complet t’est offert, et c’est en ce moment que tu peux l’accepter. Cela est encore ta seule responsabilité. L’Expiation pourrait être assimilée à une évasion totale du passé et à un manque total d’intérêt pour le futur.

Le Ciel est ici.
Il n’y a pas d’ailleurs.
Le Ciel est maintenant.
Il n’y a pas d’autre temps. 
(M-24.6:1-13)

Le Cours nous offre le pardon pour dépasser les limites de notre petit soi et trouver cette paix, même ici, même maintenant.
Au-delà de la matière
Pour cela, il nous faut « décrocher » notre perception de la matière, comme nous l’avons fait la semaine dernière, en élevant notre perception au-delà du corps de l’autre.
Au-delà du temps
Nous poursuivons cet apprentissage en apprenant à « décrocher » notre perception du temps et en élevant notre perception au-delà du passé de l’autre, pour trouver sa réalité spirituelle dans le présent.C’est de cette manière que le Cours nous apprend, par le biais du pardon, à quitter les limites du temps et de l’espace, et à entrer dans le Pur Esprit.Nous avons déjà parcouru un bon bout de chemin ensemble
.
Notre avançons maintenant vers la fin de notre programme et poursuivons notre ascension pour nous souvenir de notre Origine.
Pour cela, il nous suffit de nous offrir quelques instants quotidiens pour entrer dans l’instant saint.

L’instant saint est une miniature du Ciel, à toi envoyée du Ciel.
(T-17.IV.11)

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je ne resterai pas fixé sur ma perception très temporelle de l’autre, mais je chercherai le présent en lui, en ignorant son passé, ce qui me mènera dans l’Instant saint. »

Pratique 1 – Voir au-delà du passé de l’autre, vers sa présence dans l’instant. 

Comme nous l’avons vu plus haut, nous ne voyons jamais notre frère « tel qu’il est, car cela est bien au-delà de la perception » (leçon 335).

Or, le Cours nous propose de trouver la vérité derrière l’illusion de ce monde :

Faire abstraction de ce que nous pensons savoir de l’autre, et ouvrir notre esprit à une réalité bien plus élevée, comme si nous découvrions l’humain pour la première fois. 🙂 

A chaque rencontre, nous pouvons alors nous suggérer que la personne en face de nous n’est pas tout à fait ce que nous pensons d’elle.Son être véritable peut nous rappeler le Christ dans le présent … à condition de faire abstraction de son passé et de tout ce que nous pensons d’elle.

Pour chaque rencontre, cette semaine, invitons-nous à nous dire:

« Je pense connaître cette personne, elle a des traits de caractère que je reconnais, nous avons une histoire commune, elle me rappelle même peut-être d’autres personnes que je pense connaître… Et pourtant, il y a autre chose chez cette personne. Je préfère maintenant oublier totalement tout ce que je pense savoir à son sujet, pour ouvrir mon esprit à une autre dimension de la réalité. Je suis prêt à accueillir une vision du Christ en l’autre, au-delà de tout mes préjugés et souvenirs. »

C’est ainsi que nous allons entrer dans l’Instant saint, ce moment si précieux que Jésus nous offre pour goûter au Ciel, même ici dans l’illusion.

Pratique 2 – Laisser de côté son propre passé, accepter sa renaissance à chaque instant

De la même manière que nous regardons maintenant l’autre sans son passé, nous apprenons maintenant à nous regarder de la même manière. Sa pureté est aussi la nôtre.

Nous avons pris l’habitude d’avoir une image de nous-même fixée dans le temps.
La personne que nous sommes aujourd’hui semble être le résultat de nos actions passées.
« Je suis mon passé, je ne peux pas me séparer de ce que j’ai fait. » Ces mots résonnent fort dans l’esprit de notre petit soi.
Et la pensée la plus lourde du passé à laquelle chacun tient si fort, c’est la culpabilité: toutes les fautes, les échecs, les manquements et les imperfections.

A cet argument Jésus répond:
Tu n’es pas cet être temporel, mais un magnifique Esprit intemporel. Pour l’accueillir, il suffit de t’imaginer naître à chaque instant dans un nouveau moment totalement séparé et indépendant du passé, et totalement libre de toute culpabilité: 

Il n’y a pas de peur dans le présent quand chaque instant se détache clairement, séparé du passé et sans son ombre s’étirant jusque dans le futur.
Chaque instant est une naissance, propre, non ternie, par laquelle le Fils de Dieu émerge du passé dans le présent. Et le présent s’étend à jamais. Il est si beau et si propre et libre de culpabilité qu’il n’y a là rien d’autre que le bonheur. Il n’y a plus aucun souvenir de ténèbres, et l’immortalité et la joie sont maintenant.   (T-15.I.8:1-7)
Essayons, une fois par jour cette semaine, de nous imaginer naître à nouveau, à chaque minute, à chaque seconde, tout « beaux », totalement dépourvus de passé.
Vous serez peut-être surpris du résultat! 🙂

Pratique 3 – Voir ce monde sans le passé, trouver sa perfection dans l’instant Nous pouvons maintenant nous proposer d’étendre cette vision de pureté à l’ensemble du monde.

Comme chaque personne porte en elle une double identité (petit soi – grand Soi), chaque objet et chaque scène de ce monde contiennent également deux faces: une condition temporelle colorée par leur passé, et une réalité de l’instant, éclatante de fraicheur et d’innocence.

Souvenons-nous maintenant des premières leçons du Livre d’exercices du Cours. Elles portent sur notre manière erronée de voir le monde, avec cette perception ancrée dans le passé. Nous lisons dans la leçon 7 par exemple:

Je ne vois que le passé
C’est la raison pour laquelle tu ne comprends rien de ce que tu vois. C’est la raison pour laquelle tu n’es jamais contrarié pour la raison à laquelle tu penses.

Jésus est encore plus explicite dans la leçon 52:

Je ne vois rien tel que c’est maintenant. Si je ne vois rien tel que c’est maintenant, on peut vraiment dire que je ne vois rien. Je ne peux voir que ce qui est maintenant. (leçon 52.4)

Et dans la leçon 265 il explique ce qui fausse notre vision:

J’ai certes mal compris le monde, parce que j’ai posé sur lui mes péchés et les ai vus là qui me regardaient. Comme ils semblaient féroces ! Et comme je me trompais en pensant que ce que je craignais était dans le monde plutôt que seulement dans mon esprit. (leçon 265.1)

Ici, Jésus nous encourage à voir le monde à travers notre propre innocence.
Ouvrons notre esprit, cette semaine, à la possibilité que le monde ne soit pas ce que nous avons toujours cru, simplement parce que nous y avions projeté nos propres imperfections, attentes et déceptions.

Notre innocence, nouvellement acquise, nous fera découvrir un monde neuf.

Les mots qui suivent semblent avoir été écrits pour nous aider à regarder notre monde en flammes par les yeux de la paix. Soyons-y attentifs :

Je pourrais voir la paix au lieu de cela. Quand je vois le monde comme un lieu de liberté, je me rends compte qu’il reflète les lois de Dieu plutôt que les règles que j’ai inventées pour qu’il y obéisse. Je comprendrai que c’est la paix, et non la guerre, qui y demeure. Et je percevrai que la paix demeure aussi dans les coeurs de tous ceux qui partagent ce lieu avec moi.   (Leçon 57.4)
La douceur de la création est tout ce que je vois.  (leçon 265)
Aujourd’hui je vois le monde dans la douceur céleste dont resplendit la création. Il n’y a pas de peur en lui. Qu’aucune apparence de mes péchés n’obscurcisse la lumière du Ciel qui luit sur le monde. Ce qui est reflété là est dans l’Esprit de Dieu. Les images que je vois reflètent mes pensées. Or mon esprit ne fait qu’un avec Celui de Dieu. Ainsi je peux percevoir la douceur de la création.Dans la quiétude je voudrais regarder le monde, qui ne fait que refléter Tes Pensées et les miennes aussi. Que je me souvienne qu’elles sont les mêmes, et je verrai la douceur de la création.   
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Au-delà du corps, le Soi et la Joie

Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique
pour cette semaine

Notre thème :

Une vision joyeuse qui dépasse la matière

« Cette semaine, je commence à adopter la vision heureuse de Jésus : voir l’Esprit en l’autre au-delà de sa personne. »

« Le Christ en toi n’habite pas un corps.
Or Il est en toi.
Et ce doit donc être que tu n’es pas au-dedans d’un corps. 

(T-25.in.1:1-9)

Lectures suggérées pour cette semaine:
« Au-delà du corps » Chapitre 18 section 6
Leçon 121 paragraphes 10-13


Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PRÉPARATION

Question:
« Le Cours nous parle de ce monde comme d’une illusion.
Mais comment atteindre ce niveau de perception très élevé?
Cela me semble vraiment être hors de ma portée. »

Chers amis,

Nous poursuivons doucement notre ascension vers les sommets de l’Esprit, là où la perception se détache peu à peu de la matière, pour nous rapprocher de l’Unité parfaite de Dieu.

Le monde que tu vois est l’illusion d’un monde. Dieu ne l’a pas créé, car ce qu’Il crée doit être éternel comme Lui-même. 
(C-4.1:1-5)
Selon le Cours, le monde que nous percevons n’est qu’une image sophistiquée projetée en trois dimensions. Le vrai monde est immatériel, et notre véritable identité est elle aussi purement spirituelle. 
Assieds-toi tranquillement, regarde le monde que tu vois, et dis-toi : « Le monde réel n’est pas comme cela. Il n’y a pas d’immeubles et il n’y a pas de rues où les gens vont seuls et séparés. Il n’y a pas de magasins où les gens achètent une liste interminable de choses dont ils n’ont pas besoin. Il n’est pas éclairé par une lumière artificielle, et la nuit ne tombe pas sur lui. Il n’y a pas de jour qui se lève, puis s’enfuit. Il n’y a pas de perte. Rien n’est là qui ne brille, et brille à jamais. »   (T-13.VII.1:1-7)

Cette vision paraît si élevée comparée à notre perception ordinaire.
Heureusement, Jésus ne nous demande pas d’atteindre ce niveau de conscience. 🙂

Il n’attend certainement pas de nous, que, du jour au lendemain, nous envisagions la réalité purement non-physique malgré les apparences concrètes de ce monde.
Il ne nous demande pas de douter de la réalité de notre voiture ou de notre café chaud ou de notre gaufre au sucre – OUF!. ; )

Il nous demande simplement de remettre en question certaines perceptions; notamment celles que nous prenons pour d’immuables vérités…
Comme, par exemple, cette petite croyance tenace d’être un corps. 🙂

Ce n’est pas là une croyance anodine, nous sommes bien d’accord!
Mais l’idée que nous ne soyons qu’un corps n’est néanmoins qu’une simple croyance.

Aussi réel et concret qu’il puisse sembler être, le corps n’est, au fond, qu’une image tangible à laquelle nous nous identifions.

Selon le Cours, l’esprit ne peut pas être « dans » le corps:

L’esprit … ne peut pas demeurer au-dedans d’un corps.   (leçon 167.6)

Oui, cela peut ébranler notre notion d’identité personnelle, celle qui commence toujours par ce petit nom que nous donnons à notre corps. 

Mais c’est précisément l’intention de Jésus.
Il veut nous enseigner un autre nom, une nouvelle identité, celle du Christ.
Nous ne sommes pas ces petites personnes que nous croyons être mais le majestueux Soi intemporel, une extension de la Pensée de Dieu.

De même que l’ego voudrait limiter au corps la perception que tu as de tes frères, de même le Saint-Esprit voudrait délivrer ta vision et te laisser voir les Grands Rayons qui irradient d’eux, si illimités qu’ils vont jusqu’à Dieu. (T-15.IX.1:1-7)
* * * * * * * * * * * * * * * 

Nous nous appelons par notre nom, ce qui a évidemment une grande utilité dans l’illusion  surtout pour se faire rembourser par la Sécurité sociale, par exemple! 🙂
Mais ce nom particulier a beaucoup moins d’importance sur notre chemin d’éveil.

Pour accéder à la conscience de Jésus, il nous faut l’entendre nous murmurer un nouveau nom dans notre esprit …

« Tu es (prénom) le Christ »:
Tu es Jacques le Christ,
Marie le Christ,
Emmanuel le Christ,
Sophie le Christ. 
  

C’est ainsi que nous pouvons doucement commencer à imager et imaginer la présence d’un autre « nous » derrière notre apparence physique personnelle.

Nous sommes tous ensemble la présence du Christ.
Nous la voyons d’abord émerger individuellement, en cherchant à percevoir le Christ en l’autre, puis collectivement, en reconnaissant cette même lumière en chacun de nous.

C’est alors que nous découvrons l’unité de Dieu dans la révélation de notre lumière partagée, celle de notre esprit en Christ.

Jésus nous a enseigné le pardon pour opérer cette transformation profonde de notre perception.

Le mal de l’ego réside dans l’autre qui nous contrarie, certes, mais ce mal dissimule simplement la bonté profonde de son Soi divin.
En dépassant nos jugements et nos attaques dirigés vers le corps de notre frère, nous révélons son esprit en Christ, ce qui nous permet de nous unir avec lui.

L’absence de foi est la perception d’un frère comme un corps, et le corps ne peut pas être utilisé dans un but d’union. Si, donc, tu vois ton frère comme un corps, tu as établi une condition dans laquelle il devient impossible de t’unir à lui. (T-19.I.4:1-6) 

Car deux frères ne peuvent s’unir que par le Christ, Dont la vision les voit ne faisant qu’un.   (T-22.I.7:1-6)

Cette semaine, nous nous exercerons à reconnaître une réalité spirituelle en l’autre, qui remplacera progressivement notre perception habituelle de sa personne physique.

C’est ainsi que nous élèverons notre regard vers la conscience de l’unité, tout en restant présent dans la dualité.

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

PRATIQUE :

« Cette semaine, je ne resterai pas fixé sur ma perception très corporelle de l’autre, mais je chercherai le bon en lui, qui me mènera vers le Christ.« 

Pratique 1 – Voir au-delà de l’apparence physique de l’autre, vers le Christ en son esprit. 

Lors de notre dernière séance, nous avons commencé à nous détacher de la vision du corps comme s’il n’était que l’unique réalité de l’autre.

Au lieu de focaliser notre attention sur son apparence, ses mimiques, gestes, paroles et actions, nous avons cherché à percevoir le bon en l’autre: un acte de générosité, un instant de gentillesse sincère, un moment de tendresse, un regard inspiré et spirituel…

N’en doutons pas, il n’y a pas que l’ego en l’autre, aussi méchant ou égoïste puisse-t-il nous sembler être.
La bonté et la grâce du Christ résident aussi en lui.

En maintenant notre esprit figé sur les actes et les paroles spécifiques des autres, l’ego tente de fixer notre esprit dans la séparation.

Nous ne donnerons pas raison à l’ego cette semaine. 

Faisons un effort particulier pour élever notre perception au-delà de cette simple forme physique, afin de nous ouvrir à une nouvelle réalité.
Le monde réel, purement spirituel et magnifiquement beau, est caché derrière toutes ces apparences matérielles.

Comme lors de notre méditation, trouvons une qualité chez une personne que nous aimons peu, et amplifions-là jusqu’à ce qu’elle devienne tout ce que nous retenons et pensons d’elle. Tout le reste en elle ne devient alors que de simples erreurs passagères dans ce monde de dualité, compréhensibles et pardonnables.

Nos petits efforts pour transformer la vision que nous avons d’une seule autre personne cette semaine, seront récompensés bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

La vision du Christ a une seule loi.
Elle ne regarde pas un corps
en le prenant pour le Fils que Dieu a créé.
Elle contemple une lumière au-delà du corps ;
une idée au-delà de ce qui peut être touché,
une pureté non ternie par les erreurs,
les fautes pitoyables et les pensées effrayantes de culpabilité
venues des rêves de péché. Elle ne voit pas de séparation.
Et elle regarde chacun, chaque circonstance,
tous les événements et tout ce qui arrive,
sans le moindre affaiblissement de la lumière qu’elle voit.  

(W-pI.158.7:1-5)

Pratique 2 – S’offrir une joie intérieure à la place d’une tristesse extérieure. 

Lors de notre dernière séance, nous avons également évoqué comment développer une nouvelle perception du monde qui serait basée sur la joie. En effet, Jésus nous enseigne que notre fonction dans ce monde est d’être heureux — non pas d’un bonheur mondain, mais d’une joie profonde, née de la reconnaissance de notre pureté et de notre innocence véritables

Cette semaine, engageons-nous à ressentir cette joie intérieure. Accueillons la joie d’être enfin libre de toute idée de péché et de culpabilité, de faute ou d’imperfection. Libérons ce monde de toutes nos attentes et de tous nos jugements ; il ne pourra jamais nous donner ce que nous cherchons.

Je partage la Volonté de Dieu du bonheur pour moi, et je l’accepte pour fonction maintenant – leçon 102

Sois heureux, car ta seule fonction ici est le bonheur.
Arrête-toi fréquemment aujourd’hui pour te dire que tu as maintenant accepté le bonheur pour ta seule fonction.

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Malgré toute cette Lumière, n’oubliez pas la matière ici!! ; )

… vos contributions,
même ponctuelles,
changent notre réalité ici!
; )

Avec beaucoup d’humour, de légèreté et de tendresse, nous vous remercions de vous joindre à nous par cette vision très réaliste aussi ! : )

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Derrière l’ego, la lumière…

Notre fiche pratique pour cette semaine

Notre thème :

Une vision qui dépasse les limites de soi-même

« Cette semaine, je commence à adopter la vision de Jésus:

voir la bonté en chacun au-delà de sa personne. »

« Le nom de Jésus est le nom de quelqu’un qui était un homme mais qui a vu la face du Christ en tous ses frères et s’est souvenu de Dieu. » (C-5.2:1-6)

 

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

 

PRÉPARATION

« Le Cours parle de l’Unité comme notre véritable condition.
Mais comment La voir ici, dans ce monde de dualité ? »

Chers amis,

Nous approchons de la fin de notre programme:
* nous avons commencé à lever les barrières que nous avions bâties contre l’amour (nos piliers 2, 3 et 4);
* puis nous avons fait le choix de notre Soi intemporel (pilier 5).

Comme dans la séance 19, nous avons commencé à contempler la profonde bonté et l’innocence de notre Soi … 🙂

Peu de choses nous empêchent encore de nous éveiller du rêve de la particularité et de joindre notre esprit à l’immensité de  Dieu.

D’accord, ce « peu de choses » peut se révéler difficile à faire disparaître. 🙂
Mais nous pouvons néanmoins pratiquer les principes, en attendant tranquillement le jour où notre esprit sera prêt à accepter la présence de Dieu.


Le principe pour voir l’unité de Dieu dans la dualité est simple:

Nous sommes séparés dans notre culpabilité particulière –
Nous sommes unis dans notre innocence commune.

En reconnaissant la lumière de cette innocence dans notre esprit, celle-ci se reflète dans l’esprit de l’autre qui se réjouit de pouvoir la reconnaître à son tour.

Voilà, tout est dit!

Mais comme vous l’avez déjà pressenti, il nous faut pratiquer régulièrement et assidument, avec quelques astuces, pour faire ce voyage jusqu’au bout.

Astuce 1
L’essentiel est de vouloir trouver cette bonté en l’autre, malgré et au-delà de ses erreurs…
C’est à dire, de transformer, dans notre perception, ses « péchés » – ces actes que nous jugeons inacceptables et impardonnables – en de simples erreurs, produites par un esprit confus et souffrant.

Et si « vouloir » trouver cette bonté s’avère trop difficile, nous pouvons « vouloir vouloir » la trouver, pour ouvrir notre esprit le plus doucement possible à cette démarche de pardon. Disons donc: « Je voudrais vouloir voir la bonté en l’autre… ».

Il y a bien une lumière dans l’esprit de l’autre.
Mais cette lumière n’appartient ni à son corps ni à sa personnalité.
Elle appartient à quelque chose de bien plus élevé en lui.

C’est la question essentielle pour chacun:

Sommes-nous prêts à découvrir cette lumière en l’autre au-delà de sa personnalité?

Nous ne pourrons pas conserver nos perceptions ordinaires si nous voulons découvrir la réalité en l’autre … qui est aussi la nôtre … et qui est celle de Jésus.

Astuce 2
Pour dépasser notre perception habituelle de l’autre, pour trouver l’esprit universel en lui, nous allons voir au-delà de son corps, et faire abstraction de son identité particulière.

Nous allons également devoir faire abstraction de nos jugements et surtout de toutes nos réactions à son ego.

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

PRATIQUE :

« Cette semaine, je voudrais vouloir diminuer l’importance de l’ego de l’autre et mettre en lumière son esprit éternel. »

Pratique 1 – Je m’entraine à mettre de côté mes réactions face aux autres. 

Nous avons maintenant suffisamment de connaissance de nous-mêmes pour observer nos réactions lorsqu’elles ne sont pas alignées avec notre Soi en Christ.

En général, ces réactions sont celles qui ne sont pas « suprêmement heureuses », une expression tirée de la leçon 167:

« Tout chagrin, toute perte, toute anxiété, toute souffrance et toute douleur, même un petit soupir de lassitude, un léger malaise ou le moindre froncement de sourcils… »
(leçon167.2)
Ce sont tous des sentiments du petit soi, celui qui ne pense qu’à sa souffrance et à sa condition personnelle.Ne nions pas ces expériences — mais ne leur donnons pas non plus une importance excessive.

Elles sont simplement l’activité d’une toute petite partie de notre esprit:

Le soi que tu as fait n’est pas le Fils de Dieu. Par conséquent, ce soi n’existe pas du tout. Et tout ce qu’il semble faire et penser ne signifie rien. (leçon 93.5)
Mettons-les doucement de côté, comme dans cette méditation, pour laisser la lumière en nous s’étendre et accueillir une autre dimension cachée de l’autre.Pratique 2 – J’ouvre mon esprit à ce qui est plus grand en l’autre. 

Nous n’avons pas l’habitude d’imaginer le Christ en l’autre.

Pourtant, Jésus revient sur cette idée plusieurs fois dans le Cours:

Le Christ Se tient devant toi, chaque fois que tu regardes ton frère. (T-25.V.2:1-11)

Le nom de Jésus est le nom de quelqu’un qui était un homme mais qui a vu la face du Christ en tous ses frères et s’est souvenu de Dieu.   (C-5.2:1-6)

A cette étape de notre apprentissage, nous devrons faire un effort particulier pour imaginer cet esprit extraordinaire de pureté et de bonté en l’autre … celui que nous trouvons également en nous.

Pour cela, nous allons devoir apprendre à faire abstraction de sa personne, comme nous allons devoir maintenant apprendre à faire abstraction de notre propre personne.

Rien n’est plus important maintenant
– ni notre expérience, ni notre histoire –
que de trouver les traces de cet Esprit parfait en l’autre,
et en nous-mêmes.

 

L’autre n’est pas son corps, ni l’histoire de son corps.

 

Quand tu regardes un frère comme une entité physique, sa puissance et sa gloire sont  » perdues  » pour toi, de même que les tiennes.   (T-8.VII.5:1-9)

Sois désireux, donc, de voir ton frère sans péché, afin que le Christ s’élève devant ta vision et te donne la joie. Ne place aucune valeur dans le corps de ton frère, qui le tient aux illusions de ce qu’il est. 
(T-20.VIII.3:1-6)

 

Chaque jour cette semaine, nous essaierons de dépasser les détails de l’histoire, du comportement et de l’apparence d’une personne, au moins, devant nous, pour contempler quelque chose de bien plus grand en elle.

L’amour ne connaît pas de corps, et s’étend vers tout ce qui fut créé pareil à lui.
(T-18.VIII.8:1-7)

 

La bonté pure que nous cherchons est en l’autre, puisqu’elle est en nous.

Prions pour que cette semaine soit celle où nous brisons cette dernière barrière à notre vision du Christ:
celle de notre fixation sur la particularité chez l’autre, pour trouver sa parfaite unité avec nous.

PRIERE
Rêve tendrement de ton frère qui est sans péché et s’unit à toi en sainte innocence. Et de ce rêve le Seigneur du Ciel éveillera Lui-même Son Fils bien-aimé. Rêve aux gentillesses de ton frère au lieu de t’attarder dans tes rêves sur ses erreurs. Choisis ses prévenances comme objet de tes rêves, au lieu de faire le compte des blessures qu’il a données. Pardonne-lui ses illusions et rends-lui grâce de toute l’aide qu’il a donnée. Et ne balaie pas ses nombreux dons parce qu’il n’est pas parfait dans tes rêves.
(T-27.VII.15:1-7)
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

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Accepter notre inévitable innocence

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Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique
pour cette semaine

Notre thème :

De la bonté pure, pour soi-même et pour chacun

« Cette semaine, je vois le monde à travers l’innocence pure – la mienne. »

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PRÉPARATION

Jésus voudrait que je mette mon petit soi de côté et que j’accepte mon Soi parfait à la place.
Mais sa bonté et sa pureté semblent au-delà de ma portée.
Comment puis-je faire ?

Chers amis,

Ça y est, après cinq mois à nous entraîner avec les principes du Cours, nous arrivons au carrefour, point de décision : un choix simple s’impose.

Continuer à nous identifier étroitement à notre ego — mesquin, méfiant et méchant — ou nous rapprocher de notre majestueux Soi en Christ qui correspond à notre véritable Identité.

Lors de notre dernière séance, nous avons parlé de l’innocence pure qui appartient à notre Soi, celle que Jésus nous demande maintenant d’accepter comme la nôtre.

S’il en parle aussi fréquemment et avec autant d’insistance dans le Cours, c’est parce que c’est la voie qui nous élève vers notre Soi parfait.

L’innocence est comme une porte d’entrée vers cette réalité intérieure.

Une difficulté avec le mot innocence ?
Comment vous sentez-vous avec cette idée d’innocence, cette impeccabilité (le fait d’être totalement « sans péché ») dont Jésus parle ?

Y a-t-il quelque chose d’inconfortable dans cette idée de sainteté, d’une perfection si pure qu’elle ne permet aucune exception, aucun vice ou déficience ?

Si c’est le cas, c’est normal. Nous sommes si proches de l’ego que nous pensons qu’un tel niveau de pureté est bien au-delà de notre portée — voire même inconcevable.

Souvenez-vous, la culpabilité — comme la contrariété dans la séance 17 et dans cet extrait vidéo — est toute une identité, celle du petit soi, d’où notre difficulté d’en lâcher prise.
Dire non à la culpabilité, c’est dire non au petit soi, à « moi ».

Soyons attentifs à ce possible refus intérieur dont Jésus parle, et gardons notre esprit ouvert à ses paroles.

Commençons donc à gravir l’“échelle de la sainteté” avec quelques idées simples mais puissantes.

Tout d’abord, nous pouvons neutraliser l’idée de nos erreurs passées, toutes celles dont nous nous souvenons et qui voudraient “prouver” que la bonté ne peut exister en nous:

C’est Sa Volonté (de Dieu) que personne ne souffre d’une mauvaise décision, toi y compris. C’est pourquoi Il t’a donné le moyen de la défaire. Par Sa puissance et Sa gloire, toutes tes mauvaises décisions sont complètement défaites, vous délivrant, toi et ton frère, de toute pensée qui emprisonne tenue par n’importe quelle partie de la Filialité.
(T-8.III.7:1-10)

 

Réfléchissons plus attentivement à l’idée que toutes nos erreurs passées sont défaites.Jésus parle d’une condition d’absolution — un mot fort, mais parfaitement approprié pour désigner notre Identité:

Pas une seule erreur ne nous barre le chemin. Car nous avons été absous des erreurs. Tous nos péchés sont lavés quand nous nous rendons compte qu’ils n’étaient que des erreurs.  (leçon 98.2)
Essayons de ressentir cette condition extraordinaire de propreté, de pureté et de perfection.Jésus n’exagère pas… et il ne ment pas non plus. 🙂
Il ne choisit jamais ses mots à la légère. 

Dans une partie réelle, vivante et actuelle de notre esprit, nous sommes des êtres d’une perfection éblouissante.
Sans exagération. 🙂

Arrêtons-nous cette semaine… et réfléchissons à cela.

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

PRATIQUE :

« Cette semaine, je me permets d’être totalement pardonné et innocent de toute faute.
Je regarde le monde à travers mon innocence. »

Pratique 1 – Contemplons notre beauté (oui !), soyons doux avec nous-mêmes

Nous avons tellement l’habitude d’être durs avec nous-mêmes.
Notre sévérité n’est pas méritée.

C’est la stratégie de l’ego pour nous empêcher de regagner la conscience de notre Soi.

Il y a en nous quelque chose de profondément et éternellement bon.

Nous avons le devoir d’accepter cette bonté : c’est notre réalité.
Mettons derrière nous tout rêve de petitesse (voir la section « Petitesse versus immensité » T-15.III).

Essayons de ressentir cette bonté dans chaque geste, chaque respiration, chaque activité.

Ne nous jugeons plus pour l’heure à laquelle nous nous réveillons,
pour notre “tête” du matin, pour la façon dont nous nous préparons pour la journée,
pour l’organisation de notre vie, pour la condition de notre logement,
pour nos finances, nos choix passés, ou notre avenir incertain.

Acceptons le don le plus précieux que Dieu puisse nous faire…
notre parfaite innocence et sainteté.

Soyons doux et tendres avec nous-mêmes toute cette semaine.
Aussi doux et tendres que Jésus l’est avec nous…

Notre Soi le mérite.

Vous le méritez.

Peu importe ce que notre petit soi nous crie comme reproches, n’oublions pas d’être profondément gentils et respectueux envers nous-mêmes.

Rappelons-nous qu’au-delà de nos erreurs, de nos maladresses et de nos manquements,
il y a en nous une présence d’une beauté éblouissante.


Pratique 2 – Commençons à regarder toute chose avec tendresse et douceur

La façon dont nous nous voyons — notre concept de soi — détermine entièrement notre expérience du monde :

« Ton concept du monde dépend de ce concept de soi. » (T-31.V.11:1-6)

« Le monde que tu vois… est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. » (T-21.in.1:1-12)

Tu dois regarder au-dedans avant de regarder au-dehors. En regardant au-dedans, tu choisis un guide pour ta vue. Ensuite tu regardes au-dehors et tu vois ses témoins. Voilà pourquoi tu trouves ce que tu cherches. Ce que tu veux en toi-même, tu le rendras manifeste, …   (T-12.VII.7:1-11)

C’est la croyance en notre culpabilité qui nous rend méfiants, apeurés, honteux, susceptibles et vulnérables… et qui nous fait voir un monde hostile et injuste.
C’est l’acceptation de notre innocence véritable qui nous libérera de toute peur, de toute difficulté, de tout danger — et qui nous rendra la joie et la paix.Innocents, nous regarderons toute chose avec une douceur infinie, n’attendant plus que des choses heureuses et bienveillantes.

Dans chaque difficulté, notre innocence est la seule chose qui nous manque:

Tu n’as pas perdu ton innocence. C’est après elle que tu languis. Voilà le désir de ton cœur. (leçon 182.12)
Essayons donc, cette semaine, de voir le monde à partir de notre innocence profonde.
Essaie donc, aujourd’hui, de commencer à apprendre comment regarder toutes choses avec amour, reconnaissance et ouverture d’esprit. (Leçon 29.3)
Une toute nouvelle expérience du monde s’ouvre à nous dès l’instant où nous cessons de croire en notre culpabilité pour un crime que nous n’avons jamais commis – la séparation d’avec Dieu.
En vérité, nous n’avons pas le choix :
nous ne pouvons pas refuser la vérité de notre innocence tout en nous proclamant coupables et indignes.

Nous sommes tels que Dieu nous a créés : l’Enfant parfait d’un Père parfait.

Nous n’avons pas pu nous changer.

Nier cela, c’est simplement une folie vaine.

L’accepter, c’est retrouver la clarté de l’esprit juste.

« Ma sainteté brille d’une vive clarté aujourd’hui. » (Leçon 285)

Aujourd’hui, je m’éveille avec joie, m’attendant à ce que ne viennent à moi que les choses heureuses de Dieu.
Je demande qu’elles seules viennent, et je me rends compte qu’à mon invitation répondront les pensées auxquelles elle a été envoyée.
Je ne demanderai que des choses joyeuses, dès l’instant où j’accepterai ma sainteté.
Car à quoi me servirait la douleur, quel but remplirait ma souffrance, et comment le chagrin et la perte me seraient-ils utiles, si l’insanité me quitte aujourd’hui et qu’à la place j’accepte ma sainteté ?

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

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Passons doucement du faux soi au vrai Soi

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Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique
pour cette semaine

Notre thème :

Observer notre faux soi pour retrouver notre Soi en Christ

« Cette semaine, je m’entraine à passer doucement du faux soi au vrai Soi. »


Bonjour à chacun,

À la suite de notre dernière rencontre, nous vous proposons quelques pistes de réflexion et de pratique pour approfondir ensemble ce chemin.

PREPARATION

Je me surprends parfois à me dire : 
« Il doit y avoir une autre façon de vivre ma journée. »
Et je me demande:
« Comment pourrais-je choisir un peu plus de paix, un peu plus de douceur? » 

Chers amis,

Ce mois-ci, nous avançons au cœur de ce que nous pouvons appeler la guérison profonde. Ce n’est pas un petit sujet.

C’est un point central: il correspond à la source cachée de toute expérience malheureuse dans notre vie — ce moment où nous avons décidé de nous séparer de notre Esprit juste, de notre lien vivant avec le Saint-Esprit et le Christ.

C’était le choix presque impensable de donner naissance à un « faux soi », à cette conscience qui semble vivre séparée de Dieu, sensible, fragile, apeurée.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Jésus nous dit clairement que ce « moi » attaché à notre corps n’est pas notre réalité:

Le corps est la figure centrale dans le rêve du monde. Il n’y a pas de rêve sans lui, pas plus qu’il n’existe sans le rêve dans lequel il agit comme s’il était une personne qui peut être vue et crue. (T-27.VIII.1)

Les conditions de notre vie peuvent être difficiles et les événements douloureux, mais c’est néanmoins  le fait de dire « non » à la présence aimante de Dieu qui produit la vraie souffrance en nous:

Ton Père t’a créé entièrement sans péché, entièrement sans douleur et entièrement sans souffrance d’aucune sorte. Si tu Le nies, tu apportes le péché, la douleur et la souffrance dans ton propre esprit à cause du pouvoir qu’Il lui a donné. (T-10.V.9:1-11)

Mais la bonne nouvelle, c’est que rien n’a été perdu :

Demeure du Saint-Esprit, et chez Lui en Dieu seul, le Christ reste en paix dans le Ciel de ton esprit saint. C’est la seule partie de toi qui ait une réalité en vérité.   (Livre d’exercices-pII.6.3)

Alors pourquoi ne pas simplement le choisir?

Parce que nous vivons tellement proches de ce faux soi que nous ne savons même pas que nous sommes en train de le choisir! 😦

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous consacrons autant de temps, ce mois-ci, à ce sujet. Au cas où vous penseriez que nous insistons un peu trop sur ce point 🙂

Sans ce regard honnête et bienveillant, nous retomberons sans cesse dans les mêmes jugements, les mêmes émotions, sans même nous en rendre compte.

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Lors de notre derniers cours, nous avons vu combien l’ego est habile à utiliser la moindre contrariété, la moindre injustice, pour chasser la paix de notre esprit (lecture conseillée: leçon 136 —  en remplaçant « maladie » par « contrariété »).

La vérité est un peu dérangeante :
Nous croyons vouloir la paix… mais nous préférons encore trop souvent l’irritation, la peur ou le ressentiment.

C’est ainsi que nous donnons du poids et de l’énergie à cette image du « moi » qui occupe toute notre attention.

Et tant que cette activité intérieure reste inconsciente, elle continuera à empoisonner nos émotions, nos choix et nos relations.

C’est peut-être devenu plus évident maintenant qu’il est essentiel de nous entraîner avec ces pratiques d’observation, même si cela nous enquiquine un peu parfois. 🙂

Voici le cœur de la guérison profonde que nous visons dans ce pilier de notre programme:

Observer notre esprit pour déceler la présence du faux soi, puis faire un autre choix.

Nous avons, jusqu’ici, suivi machinalement l’appel de l’ego vers le conflit.
Mais il n’y a pas que lui dans notre esprit!
Nous entendons également l’appel doux de la Paix de Dieu.

 Or ce que tu veux, c’est la paix, sinon tu n’aurais pas appelé à ton aide la Voix pour la paix.   (T-6.V-B.5)

 Il y a une paix au-dedans de toi à laquelle tu fais appel aujourd’hui, pour aider à préparer ton esprit très saint à entendre parler la Voix pour son Créateur.   (leçon 125.6)

Son Amour (de Dieu) n’a pas cessé de nous appeler depuis le commencement des temps.  (L-pII.in.8:1-5)

Passons cette semaine à nous rappeler ce désir profond de retrouver la tendresse de cet Amour qui nous aime si profondément, si constamment.

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

PRATIQUE :

« Cette semaine, j’identifie clairement  et tendrement l’activité de mon faux soi, et je choisis la paix. »

Après ces deux semaines passées sur ce sujet, nous reconnaissons maintenant que la contrariété n’est pas dans notre esprit par hasard.

Il y a un mouvement intérieur qui nous pousse à réagir au monde sans réfléchir, avec impatience et faiblesse.

Mais cette façon de réagir appartient à notre faux soi, celui que Jésus enseigne ne pas être « nous »:

Le soi que tu as fait n’est pas le Fils de Dieu. … Et tout ce qu’il semble faire et penser ne signifie rien. Il n’est ni bon ni mauvais. Il est irréel, et rien de plus que cela. 
(L-pI.93.5)

Cela ne veut pas dire ignorer ce que nous ressentons.
Mais cela veut dire de replacer toutes ces expériences dans un cadre qui limite les effets de ce mauvais choix de soi:
Tout ce que ce faux moi pense ou ressent… ce n’est pas « moi ».
Mon vrai Soi est ailleurs.

Le Christ est le lien qui te garde un avec Dieu et qui garantit que la séparation n’est pas plus qu’une illusion de désespoir, car l’espoir demeurera à jamais en Lui. Ton esprit fait partie du Sien, et le Sien du tien.    (LE-pII.6.2)

Alors cette semaine, plusieurs fois par jour, dès que je remarque un trouble dans mon esprit, je peux me dire simplement:

Ceci est la voix de mon faux soi.
Ce n’est pas mon Soi réel.
C’est un vieux choix que je ne veux plus entretenir.
Et ce n’est pas grave.
Mon vrai Soi est toujours là, paisible, patient, aimant.

Voilà comment, doucement mais sûrement, nous apprendrons à ne plus suivre l’appel de la séparation, et à écouter plutôt celui de l’Unité.

Pas de lutte. Pas de rejet. Pas de jugement.

Seulement une douce mise de côté de ce que nous ne sommes pas. Et un retour tranquille vers ce que nous avons toujours été.

Nous avons longtemps baigné dans l’idée que la souffrance était inévitable.
Elle l’est … mais uniquement dans le faux soi.

Aujourd’hui, nous savons … un autre choix est possible.

Un choix d’une paix profonde et durable:

La paix de notre Soi intemporel nous attend patiemment, les bras ouverts.

  Venez à Moi, Mes enfants…
Vous êtes encore saints de la Sainteté qui vous a enfantés en une parfaite impeccabilité et qui vous entoure encore des bras de la paix.
Rêvez maintenant de guérison…
Donne tous tes rêves au Christ et laisse-Le être ton Guide vers la guérison, Qui t’emmène en prière au-delà des tristes portées du monde.   (C-3.IV.6:1-6)

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Tempérer l’euphorie de notre ego

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


Chère amie, cher ami,

Nous sommes dans cette partie de notre programme où nous essayons d’adopter l’état d’esprit qui nous permettrait d’accéder à la paix intérieure dont Jésus parle dans son Cours. 

A cette fin, nous pratiquons depuis trois mois des exercices pour effacer les effets de la séparation dans notre esprit. 

Nous avons appris à remplacer la culpabilité par l’innocence (pilier 2), la particularité par l’unité (pilier 3) et le manque par la complétude (pilier 4). 

Tout est réglé maintenant, non?
Nous sommes prêts à transformer chaque situation en un instant saint de reconnaissance de l’Amour de Dieu. 
La paix profonde s’infuse dans notre esprit, n’est-ce pas? 🙂

Eh bien, il nous manque peut-être encore quelques clés pour faire naître dans notre esprit cet extraordinaire état de félicité. 

L’une de ces clés est de comprendre notre opposition farouche à la paix intérieure. Comme nous l’avons vu la semaine dernière, pour notre ego, la paix représente la mort imminente.

La paix étant aussi l’unité, l’ego se dissout dans sa présence. Malgré nous, nous nous opposerons à la paix, soit par le déni, la projection ou la compensation, les trois stratégies préférées de l’ego.

Ainsi, lorsque l’opportunité de transformer une contrariété se présente, nous risquons fort d’attiser le conflit et les troubles au lieu de l’apaiser. 

Un exemple: 
Votre collègue ou votre ami oublie un rendez-vous avec vous. Vous apprenez plus tard qu’il s’est entretenu avec une autre personne à la place, quelqu’un que vous avez du mal à apprécier et avec qui votre collègue/ami semble lier une amitié particulière. Vous sentez les prémices d’une gêne et commencez à glisser vers l’agacement pur et simple. 

Quelles sont les options? 


Trouver votre sanctuaire intérieur avec Jésus
Vous pouvez recentrer votre attention sur votre état d’esprit, en vous fixant comme objectif le pardon et la paix intérieure, et demander de l’aide à Jésus ou au Saint-Esprit (ou à une autre présence aimante).

Guidé par eux, vous pouvez trouver une manière équilibrée et douce de communiquer avec votre collègue/ami pour exprimer votre expérience, tout en gardant votre attention sur l’amitié que vous partagez avec lui, une amitié sans attachement ni obligation.  

Ou vous pouvez vous laisser aller vers un bon coup de cafard. 🙂

Dans ce cas, nous allons pratiquer:

Le déni: « je suis vraiment perturbé, mais je vais faire comme si de rien n’était. Je me fiche que ça ressorte d’une façon spontanée et violente plus tard avec mon collègue/ami, et que ça pourrisse ma relation avec lui, je refuse de me laisser embarrasser par son comportement puéril. »

La projection: « Je suis entièrement en droit de dire à cette personne que ce qu’elle a fait est totalement inacceptable. Il doit apprendre à me respecter et réaliser que mon amitié n’est pas gratuite. Il peut fréquenter qui il veut, mais moi, je n’oublie pas mes amis. »

La compensation: « Je ne suis pas content, je n’aime pas ça, soit, mais je vais chercher la compagnie d’autre personnes qui, elles, m’aiment bien. Je vais montrer à mon collègue/ami que je n’ai pas besoin de lui. C’est lui qui viendra me chercher ensuite. »

Comme vous pouvez vous en douter, aussi tentantes que soient ces trois stratégies de l’ego (n’est-ce pas? ; )), elles ne nous apporteront pas la tranquillité que nous avons promis de chercher. 

Logiquement … nous savons que ces trois stratégies ne fonctionneront pas. 

Et pourtant, nous sommes tout à fait capables de les poursuivre, l’une après l’autre ou les trois à la fois. 

C’est toute notre destinée spirituelle qui est en jeu dans ces moments-là. 

Nous pouvons nous épargner des années, des décennies, voire des vies entières d’efforts si nous parvenons à transformer une simple contrariété en un instant de paix. 


Pour changer durablement cette façon contradictoire de gérer nos sauts d’humeur, il suffit de comprendre et d’observer un phénomène de l’esprit:

L’euphorie de la contrariété

D’un côté, nous sommes malheureux…
Et de l’autre côté, notre ego saute de joie.
Il s’écrie: 
« La paix est partie, youpi, j’existe, je suis vivant! »

Chaque fois que nous laissons une contrariété prendre de la place dans notre esprit, nous en profitons pour déclarer que nous sommes bien vivants. 

Plus exactement, que notre ego particulier est bien vivant, au détriment de notre Soi uni.

La clé est de s’observer profiter de ces instants de « vie particulière » pour maintenir la paix à distance. 

Lors de notre dernière séance, nous avons identifié un domaine particulier de notre vie où nous avons tendance à éprouver une absence de paix intérieure.

Qu’il s’agisse des problèmes de santé, de travail, d’argent, de relations ou de la vie en général, nous allons cette semaine essayer d’identifier le plaisir qui se cache derrière l’inconfort que ces situations nous procurent.

Ce n’est pas un « plaisir confortable » que ces douleurs nous offrent, mais le plaisir de savoir que nous sommes toujours en vie.

La vie de qui ?
Celle de notre ego, de notre individualité.
Cette situation douloureuse fait que notre histoire personnelle est toujours très intacte et particulièrement intense. 

Voici notre interrogation cette semaine: 

« Quel plaisir est-ce que je tire de ma douleur dans cette situation? » Et puis, on en sourit – ce qu’il ne faut pas oublier -:)

Il peut s’agir du plaisir de raconter notre histoire aux autres.
Ou de ressentir nos émotions d’une manière intense ou « électrique ».
Ou de nous plaindre à Dieu « Pourquoi me fais-tu cela? Qu’ai-j’ai fait pour mériter cela? »

« Quel est le bénéfice secondaire de ma contrariété? » Puis on sourit à nouveau. 

Il y en a certainement un. 
Sans bénéficie secondaire, nous changeons rapidement notre perception de la situation et la considérons comme une simple condition à gérer, à traverser ou à quitter. 

Sans la moindre contrariété, notre ego s’ennuie et prend peur.
Sans la moindre contrariété, nous nous sentons mal, comme au bord d’un gouffre. 
Nous nous obligeons à ressentir une contrariété pour éviter la réalité. 

En réalité, il n’y a pas de contrariétés
Chaque douleur a déjà été guérie par Dieu. 
Toute situation problématique a déjà trouvée sa réponse dans son Amour. 
Si nous refusons de le voir, c’est parce que nous avons plus peur de Sa Paix maintenant que de notre douleur. 

Lorsque nous désirerons la paix de tout notre cœur, nous reconnaîtrons qu’aucune situation n’a besoin de nous déranger. 

 
Essayons de progresser cette semaine chaque fois qu’une contrariété se présente. 

Cherchons, sur un plan subtil, le « bienfait » pour notre ego d’attiser cette difficulté au lieu de l’apaiser avec l’aide de notre Esprit Juste et du Saint-Esprit.

« Quel est le plaisir, sur un arrière plan, que me procure cette contrariété? »
« En quoi cette contrariété est-elle plus attrayante que la paix de Dieu? »
« Quelle est ma raison d’insister que la paix de Dieu n’est pas présente ici? »


Des pas de géant
Ce mois-ci, nous ferons des pas de géant si nous voyons, ne serait-ce qu’un peu, le « plaisir » de notre contrariété, dans le but de revenir à la paix. 
Chaque fois que nous ressentons l’excitation d’un moment de souffrance, adoucissons notre expérience en nous souvenant de notre souhait véritable et sincère: 


Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Transformer l’habitude de la contrariété

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


Chère amie, cher ami,

Cette semaine, nous allons examiner de plus près le paradoxe humain de vouloir la paix et pourtant faire la guerre.

« Je veux vraiment la paix de Dieu. » (leçon 34 du Cours)

Voilà un souhait universel : vouloir être plus heureux, éprouver un profond sentiment de grâce et de félicité.

Pourtant, comme nous l’avons vu lors de notre dernière séance, il arrive souvent que le moindre contretemps provoque en nous un sentiment d’agacement, le moindre regard hostile une réaction désobligeante.

Il nous arrive même d’être conscient de nos réactions excessives ou incontrôlées sans pouvoir nous empêcher de continuer sur notre lancée. 

Où sont alors passées nos bonnes intentions? Qu’est devenu notre désir profond de connaître la paix de Dieu?

Quel est cet « élastique » qui nous renvoie à la tension chaque fois que nous voulons intégrer la paix et la douceur dans notre esprit?

Depuis trois mois, nous travaillons assidûment sur cette instruction de notre guide Jésus dans le Cours:

Les pensées dont il parle, qui s’opposent à cette vérité, sont le manque, la particularité et la culpabilité.

Vous les reconnaîtrez peut-être comme nos piliers 2, 3 et 4 de ce programme? 

Nos pratiques, depuis le mois de février, nous ont permis de progresser avec le pardon et la transformation de ces trois dimensions de la séparation dans notre esprit.

En faisant ces exercices, vous avez sans doute remarqué la rapidité avec laquelle les « mauvaises habitudes » reviennent.
Nous aurons besoin d’en savoir plus sur ce phénomène si nous voulons tirer le meilleur parti de notre engagement avec le Cours. 

Comme nous l’avons vu lors de notre dernière séance, l’attraction à notre contrariété provient de notre attachement à notre soi particulier.

C’est le soi particulier qui fait écran à la paix de Dieu, et ce soi existe dans un état permanent de stress et de conflit

Si nous voulons moins de contrariété, nous devons prendre l’habitude de moins de particularité.

Cela signifie de mettre moins l’accent sur nos souffrances, nos droits, nos besoins, nos croyances et nos jugements.

Cette habitude à notre contrariété, et son attirance pour elle, nous conduisent – à notre insu – à défendre ce soi particulier avec toutes ses perceptions personnelles. 
C’est l’explication pour cet « élastique » qui nous ramène à notre expérience très personnelle du conflit et de la contrariété. 

Nous pouvons maintenant nous inviter à regarder, à ressentir et à gérer différemment ces moments de tension et d’inconfort.
Nous devons cesser d’insister sur notre souffrance quand nous ne nous sentons pas bien, même si cela peut nous sembler paradoxal.

Il ne s’agit pas d’arrêter d’avoir mal (impossible pour le moment)…
Mais il s’agit plutôt de cesser d’insister sur le mal en lui-même. Il s’agit de cesser de justifier que nous avons raison d’avoir mal 
Et de commencer à insister sur la présence de l’amour … même si les événements autour de nous ne semblent pas correspondre à cette perception …

Une tension permanente est là … observons-là. 
Mais ne soyons plus aussi convaincus de sa véracité ni de son importance. 
Elle est peut-être juste le signe d’un point de résistance à franchir.

Mai est le mois de la guérison profonde, pour commencer à nous détourner plus résolument de nos contrariétés et nous tourner tendrement vers la paix présente.  

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Aujourd’hui,… ce matin, ce soir, … nous allons prendre conscience d’une tension, d’un écran de stress dans le fond de notre esprit.

C’est la tension ontologique, i.e. le fait d’avoir choisi pour identité un faux soi séparé qui contredit la vérité de notre Soi uni

Ce mal-être n’a pas de source précise rattachée à un événement particulier … il est juste là, tout le temps, en permanence. 

Et nous y sommes bien plus attachés que ce que nous croyons. 

Ce ne sont pas nos véritables pensées qui alimentent ce sentiment. 
Et l’esprit qui le ressent n’est pas notre véritable esprit. 

Tout est faux.


Et pourtant ça semble tellement réel, et tellement « nous »!

Cette semaine, pour défaire notre résistance à la paix, nous décidons de prendre conscience de cette tension de fond et de commencer à la transformer avec la plus grande tendresse: 


Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Acceptons la plénitude de l’instant présent

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Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique pour cette semaine

Notre thème :

Acceptons la plénitude de l’instant présent 

« Cette semaine, je prends de la distance avec mes pensées perturbatrices pour entrer dans l’instant saint. »

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« J’ai parfois l’impression de m’énerver pour rien.
Puis, soudain, tout devient calme. » 

Chère amie, cher ami,

Ne vous arrive-t-il pas parfois de vous rendre compte que vos problèmes ne sont pas toujours aussi graves que ce que vous craigniez?

Et cela se produit parfois lorsque nous nous promenons en forêt ou le long d’une rivière… lorsque nous lisons un magnifique passage du Cours ou lorsque nous passons un moment sincère entre amis ou en famille…

Nous relativisons. Nous prenons du recul. Et le monde semble soudain plus simple, la vie pleine de bonnes choses malgré tout ce qui ne va pas.

C’est une expérience que nous avons tous vécue et que nous pouvons répéter si nous le souhaitons.

En fait, le Cours nous assure et nous promet que ce peut être la manière de vivre à chaque instant … avoir une vie bien moins compliquée.

Selon le Cours, ces moments « d’adoucissement » sont des sorties du temps chronologique, vers l’instant saint.

Dans cet instant précieux, ici et maintenant, nos problèmes disparaissent car ils ne sont plus qu’une série de pensées sur la nature de notre vie.

Les circonstances de notre vie ne sont pas « notre problème »; elles n’ont pas le pouvoir de nous priver de la paix présente.

Ce sont nos pensées, contrariantes et malheureuses, qui nous dérangent. Mais elles ne sont que des interprétations, jamais des vérités, et elles nous communiquent une perception biaisée et déformée de la vie.

Tu peux voir de multiples façons parce que la perception comporte une interprétation, ce qui signifie qu’elle n’est ni entière ni constante.
(T-3.III.2:1-11)

Tu ne peux pas être conscient sans interpréter, car ce que tu perçois est ton interprétation.
(T-11.VI.2:1-6)

La vraie vie, stable et constante, ne se trouve pas en écoutant nos petites pensées, mais en quittant l’esprit qui les pense pour entrer dans un autre, uni au moment présent.

C’est là que nous pouvons relativiser l’importance de nos difficultés et que nous pouvons comprendre tout l’amour et toute la paix que le Saint-Esprit a préservés pour nous.

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

PRATIQUE :

« Cette semaine, je me refugie dans un autre monde, celui de l’instant saint. »

Pour trouver la paix que le Saint-Esprit a préservée pour nous, nous devons apprendre à observer nos pensées, pour nous en éloigner, au lieu de nous confondre totalement avec elles.

Sois soulevé, et regarde-le d’un lieu plus élevé. De là, la perspective sera tout à fait différente. Ici, en plein milieu, il semble très réel. (T-23.IV.5:1-11)

C’est ce qu’on appelle la désidentification ou la défusion d’avec nos pensées.

Cela remet nos pensées, nos sentiments, nos émotions et nos expériences à leur juste place.

Au lieu d’être au centre de notre esprit, au lieu d’être « nous » comme si nous étions ces pensées, ces émotions et ces expériences, elles redeviennent ce qu’elles ont toujours été … juste une activité périphérique de notre esprit, celui de notre petit soi séparé.

Notre vraie vie, celle de notre Soi spirituel et intemporel, continue de nous inviter à nous joindre à la paix de Dieu.

C’est ce qui se produit lorsque nous décidons de cesser de donner de l’importance à nos pensées et de revenir à l’instant saint.

Une expérience de plénitude et de complétude, de paix et de sécurité est en effet possible, même dans les moments difficiles.

Il suffit de revenir au présent et d’oublier le temps, ne serait-ce que pour quelques instants.

Comment y parvenir? 

1) Nous ne fuyons pas nos pensées présentes mais nous les reconnaissons sans crainte.

2) Nous acceptons tranquillement leur présence dans notre esprit au lieu de les juger ou de nous y opposer.

3) Nous prenons conscience que ce ne sont que des pensées, des jugements, des ressentis ou des émotions. Ils ne représentent pas la vérité de notre Soi intemporel, mais seulement une partie de notre petit soi temporel.

4) Nous portons notre attention sur ce qui est immédiatement présent avec nous :

Commence à t’exercer dans l’usage du temps que fait le Saint-Esprit comme aide à l’enseignement vers le bonheur et la paix. Prends l’instant même, maintenant, et imagine que c’est tout le temps qu’il y a. Rien ne peut t’atteindre ici qui vienne du passé, et c’est ici que tu es complètement absous, complètement libre et entièrement sans condamnation. À partir de cet instant saint dans lequel la sainteté est née à nouveau, tu avanceras dans le temps sans crainte et sans sentiment de changement avec le temps.
(T-15.I.9:1-7)

Tout l’amour et la paix de Dieu sont présents en ce moment même, où que nous soyons.

Il n’existe pas de meilleur moment… pensez-y…
Le temp n’améliore en rien l’instant saint : l’amour de Dieu y est toujours totalement présent.

Il nous suffit de mettre de côté nos pensées urgentes ou nos émotions perturbatrices, ne serait-ce que pour quelques instants.

Cela nous permet de réaliser qu’il y a toujours quelque chose de doux, de tendre, d’aimant, de patient et de tranquille, quelque chose de rassurant, avec nous à chaque moment.

Prenons de la distance avec toutes nos pensées de stress ou de manque, de faiblesse ou de honte, de solitude et d’abandon… Mettons-les de côté, observons-les sans les juger, et sans nous juger nous-mêmes.

Alors laissons la mémoire de l’Amour nous revenir … en cet instant saint :

Fais simplement ceci : Sois calme et mets de côté toute pensée de ce que tu es et de ce qu’est Dieu ; tous les concepts que tu as appris au sujet du monde ; toutes les images que tu as de toi-même. Vide ton esprit de tout ce qu’il pense être vrai ou faux, ou bien ou mal, de toute pensée qu’il juge digne, et de toutes les idées dont il a honte. Ne t’accroche à rien. N’apporte avec toi aucune pensée que le passé t’a enseignée, ni aucune croyance que tu as jamais apprise auparavant de quoi que ce soit. Oublie ce monde, oublie ce cours, et viens les mains entièrement vides à ton Dieu.
(Leçon 189.7)

Dans l’instant saint tu reconnais l’idée de l’amour en toi, et tu unis cette idée à l’Esprit qui l’a pensée, et qui ne pouvait pas l’abandonner.
(T-15.VI.5)

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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« Mon bonheur présent est tout ce que je vois »

Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Ces exercices sur le non-profit et l’amitié, c’est bien beau, mais je ressens toujours le manque!
Que puis-je faire? » 

Chère amie, cher ami,

Vous avez raison de nous poser cette question. Nous nous posons souvent la même en écoutant les enseignements de notre cher professeur, Kenneth Wapnick. 🙂

Ce ressenti de manque est si fort!

Et Kenneth nous répondrait probablement :
« Just look at it, and it will diminish and disappear »
(Regarde le simplement, et il diminuera et disparaîtra »)

Ces mots nous rappellent ces phrases du Cours qu’il nous répétait souvent:

La solution à notre dilemme n’est pas si loin! 

Ainsi lorsque nous croisons d’autres personnes qui semblent être heureuses et accomplies… peut-êre davantage que nous… peut-être mieux que nous …
Quand nous pensons à l’avenir ou à notre santé ou à l’état de nos affaires…

Et qu’un vif sentiment de manque, d’insatisfaction ou d’incomplétude nous envahit…

Sans insister à tout regarder « sans opposition ni profit, rempli d’amitié et de gentillesse », nous pouvons prendre du recul et commencer à observer tranquillement cet obstacle dans notre esprit. 

Toute cette amitié que nous voudrions ressentir – et qui nous échappe pourtant! – nous voulons d’abord la ressentir en nous-mêmes, envers nous-mêmes et pour notre difficulté. 🙂

Nous voulons, comme le dit le Cours « regarder, attendre et ne pas (nous) juger ». 

La paix, le bonheur et le réconfort de la complétude ne sont pas si loin…

Nous les trouverons en tournant notre regard vers nous-même, vers notre intérieur, en défocalisant notre attention portée si automatiquement vers l’extérieur. 

Rappelons-nous:
l’ego nous propose une solution extérieure au problème intérieur du manque.

Le Saint-Esprit nous rappelle simplement que la solution à notre problème existe déjà : là où est le problème, dans notre esprit.

Le Cours développe beaucoup cette idée d’un remède déjà présent en nous : 

Mon bonheur présent est tout ce que je vois.  (Leçon 290)

On peut aussi dire « Ma complétude présente est tout ce que je vois. »
Ou encore, selon la leçon 189, « Je sens l’amour (et l’entièreté) de Dieu en moi maintenant ».

« Une fois que… »
Dans ces leçons et dans beaucoup d’autres, l’accent est mis sur « l’instant », sur le « présent », et sur le « maintenant ».

La bonheur que nous cherchons n’est pas dans le futur, « une fois que … » (et vous pouvez vous amuser à compléter la phrase): une fois que j’aurai accompli ce projet, acheté/vendu ma maison, trouvé/quitté ce travail, vaincu cette maladie, que mon collègue sera parti en retraite …

Le sentiment de satisfaction auquel nous aspirons et qui nous a manqué, est un état, non pas du futur, ni d’un souvenir du passé, mais bien du présent, de l’instant et dans le « maintenant ». 

Pour y accéder, il suffit de regarder attentivement notre condition de manque et d’insatisfaction, et nous rappeler que notre esprit contient bien plus que cela.

Il y a là une grande réserve de tranquillité, de force, un sentiment d’abondance dans l’existence telle qu’elle est. 

Nous entrons maintenant dans une nouvelle phase de notre apprentissage
– celle de l’expérience directe. 

Après presque quatre mois d’enseignements, nous pouvons maintenant commencer à accueillir l’expérience définitive que nous recherchons.

La paix et le bonheur sont possibles même face au manque, au stress et à l’insatisfaction
– acceptons les

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

PRATIQUE 1 :

« Cette semaine, j’accepte le bonheur présent en même temps que ce sentiment d’insatisfaction. »

Dans un monde parfait, nous accepterions immédiatement les propositions de Jésus dans son Cours et nous ne ressentirions que le bonheur et l’amour de Dieu dans notre esprit – et cela tout le temps. 

En réalité, nous aurions probablement besoin d’un peu plus de temps pour y parvenir. 🙂

Nous pouvons commencer par admettre que, dans certaines situations, adopter un esprit « sans profit et plein d’amitié » risque encore de nous échapper, même s’il reste notre plus cher désir.

Dans ce cas, nous pouvons observer clairement notre difficulté, sans nous juger, et nous proposer gentiment qu’une autre expérience, calme, satisfaisante et sans manque, est néanmoins présente, malgré toutes nos pensées contradictoires.

Nous avons lu plus haut « Mon bonheur présent est tout ce que je vois.  (Leçon 290) ».

Lorsque nous ne parvenons pas à aligner notre pensée sur cette belle idée, nous pouvons la reformuler pour faciliter notre apprentissage: 


Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


Regardons avec générosité

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Comment guérir ce sentiment de manque qui me suit partout? » 

Lors de notre dernière séance, nous avons exploré notre rapport au monde et examiné les deux courants, selon le Cours, qui dominent notre perception:

Les relations d’amour particulières qui disent « Je veux! »

Les relations de haine particulières qui proclament « Je ne veux pas! »

Aussi simpliste que cela puisse sembler, dans la partie la plus primitive de notre ego, nous voyons tout à travers ce filtre extrêmement réducteur: il y a des choses que nous aimons, voulons et prenons; et des choses que nous désapprouvons, ne voulons pas et auxquelles nous nous opposons.

Et nous nous autorisons à prendre ou à rejeter tout ce qui est nécessaire pour accommoder ces deux mouvements, que nous les jugions utiles et profitables ou menaçants et nuisibles à notre bien personnel. 

D’où viennent ces deux stratégies?… d’un profond sentiment de manque, d’un besoin insatiable de confort et de sécurité.

Dans le Cours, nous apprenons que nous n’avons qu’un seul vrai besoin

Mais dans l’illusion d’être séparé de Dieu (de l’Unité parfaite), ce besoin se transforme et devient un appel incessant au confort et à la sécurité.  

Nous programmons donc nos jours en fonction de ces deux impératifs: 
* Réaliser des projets pour accroître notre confort personnel;
* Nous défendre contre les menaces qui pèsent sur notre confort actuel.

Remarque: Il n’est pas « mauvais » de privilégier nos besoins personnels; cela ne doit certainement pas alimenter un sentiment de mal-être ou de culpabilité. 🙂 Regardez cette vidéo  pour vous aider à pardonner vos projets de bonheur particulier.

C’est une habitude, un automatisme de privilégier ce confort personnel; si instinctif que nous ne nous en rendons même plus compte.  
Cela semble être la « normalité » dans notre société : du coup, plus personne ne s’interroge sur une alternative ni même sur l’efficacité de cette façon de faire.

Elle semble si efficace!
Bien sûr, accomplissant nos projets de bonheur, nous pensons avoir écarté l’inconfort et l’insécurité. 

Mais voici ce que l’ego ne nous laisse jamais entrevoir: 

Plus nous nous efforçons d’atteindre notre bonheur particulier,
plus nous renforçons le sentiment de manque.
Plus nous contribuons au problème initial…

Eureka!

Comme nous l’avons vu dans la citation ci-dessus, le ressenti du manque vient du fait d’insister sur notre esprit séparé au détriment de notre appartenance à l’Unité de Dieu.

Je suis « moi » parce que j’ai dit non à mon Soi joint en Dieu. 

Lorsque nous « travaillons » exclusivement à la satisfaction de nos besoins personnels, nous renforçons ce sentiment d’un moi séparé, et de la même manière, le manque, et cela s’intensifie avec le temps.

Nous trouverons toute sorte de raisons pour expliquer l’absence d’une satisfaction profonde (« Je n’ai pas assez fait, il me manque ceci, c’était mieux avant, c’est le gouvernement qui m’empêche… »), et nous continuerons d’insister sur des solutions extérieures: plus de projets, des changements, plus d’améliorations.

Et si trouver un sentiment de satisfaction profonde et de complétude était (beaucoup) plus simple? 🙂

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Notre perception ordinaire trie instinctivement ce qui augmente notre confort particulier et ce qui le diminue.
Nous voulons profiter de certains objets, de certaines personnes ou de certaines situations. 
Et nous préférons nous opposer à d’autres. 

Profit et opposition.
« Soit j’en profite, soit je m’y oppose. »
Telle est la devise de notre ego. 

Ce sont les seuls critères de sélection que l’ego connaisse. 
Nous savons maintenant qu’il n’a peut-être pas entièrement raison!
Et même s’il essaye de nous chuchoter que c’est la meilleure manière d’accroître notre bonheur, nous voyons maintenant plus clairement que lui.

Nous voulons éviter le piège qui consiste à renforcer le manque. 

Pour se faire du bien, il suffit d’inverser ces deux perceptions. 

Nous voulons donc maintenant regarder le monde en supprimant notre opposition et notre désir de profit.

« Cette semaine, j’aimerais apprendre à tout regarder avec un regard sans opposition et sans profit. »

Faites votre propre liste des objets, des personnes et des situations que vous aimeriez ainsi libérer des impératifs très personnels de votre ego, par exemple: 

J’aimerais te voir avec un regard sans opposition ni profit.

Entraînez-vous: 
J’aimerais regarder ma voiture avec …
J’aimerais regarder ma maison …
J’aimerais voir mon travail…
J’aimerais regarder mes collègues…
J’aimerais regarder mon corps…
J’aimerais regarder cette personne bien-aimée…
J’aimerais regarder cette personne que je n’aime pas …
J’aimerais voir la météo…

« J’aimerais tout accepter tel quel,
sans insister sur mes besoins personnels,
sans insister sur ce que j’aime ou n’aime pas,
sans insister pour qu’elle/il soit telle/tel que je voudrais qu’elle/il soit. » 

Allons un peu plus loin encore …

Nous avons vu plus haut que « Le sentiment d’être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger. »  (T-1.VI.2:1-5). 

Puisque « Dieu est Amour » (T -29.I.8:1-7), nous pouvons aussi dire que « Le sentiment d’être séparé de l’Amour est le seul manque que nous ayons réellement besoin de corriger ».  

Comment retrouver ce sentiment d’être à nouveau uni à l’Amour qu’est Dieu? En suivant le conseil de cette belle phrase du Cours: 

Nous regardons chacun comme un frère et nous percevons toutes choses comme douces et bonnes.   
(L-pII.14.3)

En pratiquant ce nouveau regard dépourvu d’intérêt personnel, sans opposition ni profit, nous pouvons aussi étendre la bonté et la gentillesse :

J’offre à cet objet de l’amitié, de la tendresse et de la gentillesse.
J’offre à cette personne de l’amitié, de la tendresse et de la gentillesse

Entraînez-vous: 
J’offre à mon travail de l’amitié de la tendresse et de la gentillesse.
J’offre à mon ordinateur…
J’offre à mon collègue…
J’offre à ce politicien…
J’offre à ce pays étranger…
J’offre à toute ma famille…
J’offre à tout mon voisinage…
Je m’offre à moi-même…
J’offre à toute la famille humaine…

Envers qui et envers quoi puissé-je être gentil aujourd’hui? 

Le manque et la perte proviennent du rejet de notre Soi. 

Nous revenons au Soi et à son état de complétude en arrêtant de mettre l’accent sur les besoins de notre ego particulier et en nous refugiant dans les dons universels de l’amitié et de la gentillesse. 

Le manque disparaît quand nous offrons la paix avec un cœur généreux qui s’intéresse au bonheur de chacun. 

Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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Quatre pratiques pour tout changer

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Comment développer une vision d’ensemble du travail que nous avons accompli depuis le mois de janvier? » 


Au rythme d’une séance par semaine, nous pouvons avoir l’impression d’avoir progressé lentement dans notre étude du Cours.
 
Mais sans forcément nous en rendre compte, nous avons déjà accompli une véritable révolution intérieure !
 
Il est bon, à ce stade, de prendre un peu de recul et de mettre en lumière les grandes orientations de notre pratique depuis ces trois derniers mois.

Janvier – Pilier 1 : La réalité cachée
Vous vous souvenez de notre «grand tableau» ? En l’espace de cinq séances, nous avons voyagé de l’Unité parfaite au monde illusoire de la dualité. Puis nous sommes revenus à l’Unité en transformant notre perception pour voir ce monde obscur par la lumière de notre Esprit juste.

Nous avons vu ensemble une méthode pour prendre conscience des erreurs dans notre esprit. En corrigeant progressivement ces erreurs, en apercevant la nouvelle vérité cachée derrière, nous pouvons défaire notre souhait originel d’être séparé et regagner la conscience de l’Unité présente.  

Février – Pilier 2 : Notre Innocence d’origine
Notre état dans l’Unité de Dieu est un état de parfaite innocence, de sainteté. Pourtant, notre désir de séparation nous a conduits à nous croire dans l’erreur et le péché.

Pour retrouver la conscience claire de notre état originel, nous devons retraverser toutes ces pensées de faute et les corriger en laissant place à la vérité : «notre impeccabilité est garantie par Dieu» (leçon 93).

Pour chaque situation difficile, nous avons essayé de déceler la culpabilité cachée et essayé d’accepter à sa place un sentiment de pureté et d’innocence. 

Mars – Pilier 3 : L’Universalité pour trouver l’unité en chacun 
Si notre objectif est de retrouver notre innocence originelle, nous devons inclure chaque personne dans cette démarche. Pourquoi ? Parce que du fait d’être tous Unis (Un), cette innocence appartient également à chaque esprit. Chaque esprit … sans exception ! 🙂

Nous sommes toujours une unité, malgré l’apparition de huit milliards de personnes distinctes, Un dans l’esprit juste, et Un aussi dans l’esprit faux, « pour le meilleur et pour le pire! 😉 Cela signifie que chaque faute dont nous accusons les autres trouve son reflet exact dans nos propres esprits. Pour tenter de contredire cette unité, nous avons jugé les fautes des autres plus importantes que les nôtres.

À ce stade, nous cherchons donc à voir l’universalité de nos erreurs afin d’en révéler l’unité. Aussi désagréable que cela puisse sembler, nous sommes tous pareils. Lorsque nous cessons de diviser l’unité par nos jugements et nos ressentiments, la sagesse de notre Esprit juste commence à éclairer notre conscience. Nous nous ouvrons alors à la possibilité qu’il existe, au-delà de toutes les apparences, un esprit splendide, celui du Christ universel.  

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Pratique 1 : Trouver la contrariété universelle (la séparation)
« Nous sommes tous gênés par le même problème »

Profitons de notre pause pour pratiquer et chercher la gêne originelle qui hante l’esprit de chacun dans toute situation stressante. Qu’il s’agisse d’un collègue de travail, d’un parent, d’un enfant ou d’un partenaire de vie… qu’il s’agisse d’hommes politiques, de victimes, de bourreaux… essayons de comprendre la douleur profonde en chacun, celle de se croire un corps exilé dans un monde hostile et injuste.

« Qu’est-ce qui gêne vraiment cette personne?
C’est le fait qu’elle pense être un corps séparé de l’Unité! »


 A partir de là, nous pouvons plus facilement observer la solution à tout problème: nous souvenir de la Réalité cachée. L’Amour de Dieu et l’Eternité du Ciel embrassent chaque personne, chaque scène de vie, même celle-ci. Et nous nous dirons:

« Nous sommes en sécurité ici, l’Unité du Ciel est encore intacte et Dieu nous aime profondément. »


Pratique 2 : Trouver l’innocence originelle en chacun
« Nous portons tous en nous un don exceptionnel. »

Malgré la méchanceté apparente de certaines personnes, il y a en elles, comme en chacun, un esprit pur et parfait. Même si cette vision reste inatteignable pour le moment, notre perception s’étant figée sur leurs erreurs, nous pouvons néanmoins nous dire:

« Ce n’est pas tout ce qu’il y a en eux. Il existe aussi autre chose. »

Et ce quelque chose d’autre en eux, c’est la pureté et l’innocence, tout comme en nous. 



Pratique 3 : Trouver l’identité universelle au-delà des différences
« Nous partageons tous la même bonté mais aussi la même méchanceté »

Il n’y a rien de plus automatique que d’insister – même légèrement – sur l’aspect désagréable de quelqu’un. Sans en avoir l’air, il y a, dans ces paroles qui se veulent anodines, le même coup de sabre qui a fait éclater l’Unité de Dieu en des milliards de fragments séparés.

Et c’est justement cette parole « anodine » qu’il faut commencer à changer. Nous ressemblons bien plus que nous le pensons aux personnes que nous critiquons.
Cette semaine, questionnons nos pensées et suggérons-nous: 

« Je ressemble beaucoup plus à cette personne que je ne le pense. Je ne me rends pas service en insistant sur les différences entre nous. Cela me ferait le plus grand bien de savoir que nous sommes fondamentalement les mêmes. Cela m’aiderait à trouver ma Famille dans le Christ. »  



Pratique 4 : Trouver le Christ universel
« Nous restons tous unis à Dieu »


Au-delà de toute faute, de toute différence et de toute douleur, au-delà de toute pénurie, de toute injustice et de tout conflit, une présence immuable, forte et calme est là. Nous ne sommes pas ces corps et ce monde n’est pas notre vraie maison. Nous ne sommes chez nous que dans le Christ, l’extension de l’Unité parfaite de Dieu.
Faisons un effort sincère cette semaine pour surmonter toute pensée de fausse identité et nous reposer dans cette calme vérité:

« Je vois cette personne et je sais qu’au plus profond de son esprit, il y a une lumière brillante qui est le Christ. Je laisse de côté mes petites pensées, mes jugements et mes émotions. Je m’ouvre à la douce mémoire de notre réalité commune, le splendide Enfant du Ciel. »



Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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Voir des appels à l’amour partout


Si ce sujet vous intéresse,
vous pouvez profiter de l’enregistrement du stage:

Un pas de plus vers l’Eternité : 
les quatre identités
Retraite à Figeac en 2018

mp3 de 12 heures
cliquer ici


Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Comment puis-je trouver le Fils de Dieu dans la personne qui se trouve en face de moi. Je ne vois que son ego!  » 


Dans le Cours, nous sommes encouragés à voir le Christ en l’autre et à pardonner son ego.

Le principe est simple, mais le processus est tout sauf facile.

Voici une méthode qui pourrait nous aider à dépasser notre perception habituelle des autres en « grimpant l’échelle » des différents aspects du soi: 

Aspect 1) Notre charmeur
Nous commençons à changer notre perception en observant la « face d’innocence » en l’autre (chapitre 31, section 5). 

C’est l’apparence ou la personnalité que nous adoptons tous pour présenter notre soi en société.

C’est surtout l’aspect que nous utilisons pour satisfaire nos besoins, en nous présentant de manière aimable et méritante pour que les autres fassent ce que nous leur demandons.

C’est notre aspect « charmeur » et il n’est pas aussi bienveillant qu’il en a l’air.

Car sous ses airs bien sympathiques, il cache son vrai jeu, celui de l’ego qui souhaite maintenir sa particularité et satisfaire ses besoins au détriment de ceux des autres.

Aspect 2) Notre « voyou » intérieur 🙂
Le Cours nous enseigne que l’ego n’est pas notre ami, et il n’est pas non plus un ami pour les autres. C’est la partie de notre esprit qui nous fait croire que nous sommes la « demeure du mal, des ténèbres et du péché », aussi répugnant qu’un « serpent venimeux ». (Leçon 93.1) 

Lorsque nous pensons que quelqu’un nous contrarie, c’est souvent cet aspect de son identité qui nous saute aux yeux. Nous avons parfois du mal à nous décrocher des fautes commises par les autres et du tort dont nous pensons avoir été victimes, et nous les ressassons parfois jusqu’à ce que la vie nous paraisse insupportable.

Bien souvent, nous n’arrivons pas à voir au-delà de cet aspect de l’autre car cela nous arrange!! Cela arrange beaucoup notre ego: nous pensons ainsi pouvoir maintenir notre particularité, tout en nous débarrassant de notre culpabilité, que nous pensons maintenant voir en l’autre.

Si nous sommes perturbés, si la paix de Dieu n’est plus avec nous, il nous semble donc tout à fait logique et justifié de penser que c’est à cause de l’autre et non pas parce que nous avons refusé l’aide et l’amour de Jésus. 

En tant qu’étudiants du Cours, nous voulons pouvoir dépasser cette expérience et reconnaître la véritable identité de l’autre en tant qu’Enfant de Dieu. Alors, allons-y…

Aspect 3) Notre esprit-décideur (lisez la leçon 166)
L’enseignement de Kenneth Wapnick se concentre sur cette étape de notre apprentissage: identifier clairement l’esprit-décideur, en vous et chez l’autre personne. Ceci est la partie de son esprit qui fait le choix malheureux de la séparation:

Il ne se rend pas compte que c’est ici qu’il est certes apeuré, et sans demeure aussi ; un paria errant si loin de chez lui, si longtemps parti, qu’il ne se rend pas compte qu’il a oublié d’où il est venu, où il va et même qui il est réellement.

Or est-il vraiment tragique, quand tu vois qu’il suit la voie qu’il a choisie, et qu’il aurait seulement besoin de se rendre compte de Qui fait route avec lui et d’ouvrir ses trésors pour être libre ? … Voilà le soi que tu as choisi, celui que tu as fait pour remplacer la réalité. 
(Leçon 166.6 et 7)

Cette leçon nous éclaire vraiment sur le fait que l’expérience que nous faisons d’être tristes et apeurés est un choix.

Si seulement nous pouvions voir le soi malheureux en l’autre, perdu et confus dans le rêve de séparation, cela ouvrirait nos cœurs et nous préparerait à reconnaître sa véritable Identité:

Aspect 4) Le Christ en nous
Le soi chez l’autre est triste parce qu’il fait le mauvais choix pour l’ego et contre le Christ en lui. Voir cette dynamique du mauvais choix nous ouvre à la présence du Christ en l’autre.

L’autre choisit contre le Christ (tout comme j’ai choisi contre le Christ) … il s’agit donc simplement de voir clairement de quoi l’autre a peur (de la même manière, de quoi ai-je peur lorsque je choisis contre le Christ en moi). 

Le Christ est là en lui, comme en moi-même, resplendissant de tranquillité et d’innocence.

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je me servirai des attaques apparentes pour me souvenir de l’amour présent. »

Notre plus grand besoin aujourd’hui est de retrouver notre identité universelle, celle qui est partagée par tous, celle qui nous relie et nous rappelle l’Unité de Dieu dont nous sommes l’extension.

Cette identité est composée de quatre aspects distincts: 
Notre face apparente, notre ego destructeur, notre esprit décideur, notre esprit en Christ. 

La manière la plus efficace de retrouver notre identité universelle est donc d’amener notre attention de la perception de l’ego de l’autre (tout ce qui nous pousse à le juger) vers la réalité de son esprit-décideur apeuré et malheureux. A partir de là, il est facile d’entre-apercevoir le Christ en lui. 

Kenneth Wapnick a souvent présenté ce passage du Cours dans cette optique. 
Comme Jésus le suggère ici, nous pouvons voir les expressions de peur et d’attaque comme des appels à l’aide et à l’amour:

Considère alors comment l’interprétation que donne le Saint-Esprit des motifs d’autrui te servira bien. En t’enseignant à n’accepter que les pensées aimantes en autrui et à considérer tout le reste comme un appel à l’aide, Il t’a enseigné que la peur même est un appel à l’aide. Voilà ce que reconnaître la peur signifie réellement. Si tu ne la protèges pas, Il la réinterprétera.

C’est le suprême avantage d’apprendre à percevoir l’attaque comme un appel à l’amour. Nous avons déjà appris que la peur et l’attaque sont inévitablement associées. S’il n’y a que l’attaque qui produise la peur, et si tu vois l’attaque comme l’appel à l’aide qu’elle est, l’irréalité de la peur doit commencer à se faire jour en toi.

Car la peur (l’attaque) est un appel à l’amour, ce qui était nié étant reconnu inconsciemment.   (T-12.I.8:1-13)

Face à toutes les expressions de haine, nous pouvons constater la peur de l’amour.

Nous pouvons basculer notre attention de l’ego, qui nous parle d’attaque, vers l’esprit-décideur qui nous supplie de nous souvenir de la paix, de l’innocence, de la sécurité et de l’amour, pour ainsi pouvoir mieux la rappeler aux autres.

Chaque épisode de peur, d’attaque, de jugements … peut nous aider à recentrer notre attention sur l’amour présent plutôt que sur la haine apparente.

Les leçons avec Jean Dupont
Voyons comment cela fonctionne:

Jean Dupont, notre voisin de quartier, insiste pour tondre la pelouse le soir en rentrant du travail, au moment où nous voulons profiter d’un moment de calme dans le jardin en famille. Il le fait régulièrement et nous avons échangé plusieurs fois nos opinions à ce sujet sans qu’il ne change d’avis. Notre humeur se dégrade, nous refoulons notre colère ou la laissons s’exprimer dans des échanges de plus en plus vifs ou nous réfléchissons à la manière de nous venger.

Et puis nous tombons sur sa femme qui fait ses courses et qui nous explique que son mari est obsédé par l’état de son jardin. Elle-même est exaspérée, mais il n’y a rien à faire. Il n’y peut rien, la pelouse doit être parfaite, et les week-ends sont trop occupés par les autres activités familiales.

Enfin, nous comprenons ! Jeannot souffre d’un terrible choix de séparation, il se prend pour un « serpent venimeux » et doit à tout prix prouver sa perfection et sa propreté. Ce n’est pas l’état du jardin qui l’obsède, mais l’état de son propre esprit. Chaque jour, il se lève et souffre d’être exilé de sa Maison et exclu de l’amour de son Père. Comment pouvons-nous l’aider ?

Tout ce que nous avons à faire est de lui communiquer, à travers nos yeux, que nous comprenons son malheur parce que c’est le nôtre, et qu’il est aimé et profondément apprécié, malgré ce sentiment d’imperfection et de malpropreté.
 
Nous vous invitons à trouver des moyens créatifs d’intégrer cette nouvelle perception dans vos scènes quotidiennes 🙂

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Cette semaine, encourageons-nous à pratiquer cette observation pour orienter différemment notre perception, au moins une fois par jour. Ecoutons nos appels à l’aide respectifs!

Constatons une manifestation ou une expérience d’agressivité ou d’égoïsme et concentrons notre attention sur l’esprit confus et effrayé – en nous ou chez l’autre personne, ou chez les 2! ; ) – sur cet esprit qui mène à dire ou faire des choses disproportionnées ou inconsidérées. 

Depuis ce point d’observation, calme et sans jugement, nous trouverons facilement notre chemin vers le Christ, en Nous et en l’Autre. 

Le Christ Se tient devant toi, chaque fois que tu regardes ton frère. 
(T-25.V.2:1-11)

 Sois désireux, donc, de voir ton frère sans péché, afin que le Christ s’élève devant ta vision et te donne la joie. 
(T-20.VIII.3:1-6)

Chaque frère que tu rencontres aujourd’hui te fournit une autre chance de laisser la vision du Christ luire sur toi et t’offrir la paix de Dieu.  
(leçon 158)

Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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