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Au-delà des différences

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

Vous avez peut-être souligné cette belle phrase dans le chapitre 5 du Cours: 

Celle-ci, comme tant d’autres aussi inspirantes, nous donne envie d’éprouver cette joie de l’unité. 

Mais, comme pour d’autres belles idées du Cours, il ne suffit pas de répéter la phrase pour en faire l’expérience, il faut travailler avec l’idée et surtout enlever les obstacles dans notre esprit.

En occurrence, par rapport à cette vision de l’unité, les obstacles à lever sont les différences-mêmes qui semblent nous séparer des autres personnes. 

« Nous sommes tous uniques,
chacun est unique à sa manière. »

Nous entendons très souvent cette idée dans les domaines du bien-être, de la psychologie ou de la spiritualité. 

Un cours en miracles enseigne une réalité radicalement différente sur notre véritable nature: nous formons une unité indivise et identique. 

Il est tout à fait vrai que nous sommes tous très différents au niveau des corps, des paroles et des actes. 

Mais, selon le Cours, il ne s’agit que de différences superficielles et insignifiantes qui ne servent que les buts de notre esprit séparé (l’ego), et de ses besoins de reconnaissance et de valorisation. 

A un niveau plus profond, le contenu – c’est-à-dire la motivation profonde derrière nos actes et nos paroles – est toujours partagé par tout le monde. 

L’exercice que nous avons fait lors de notre dernière séance nous a donné l’occasion de creuser sous les apparences de nos différences, pour trouver ce qu’il y a de commun en chacun de nous. 

Comment pouvons-nous retrouver ce niveau de similitude avec les autres?
 
Voici quelques cas de figures qui peuvent nous aider. 

Par exemple: 
Le voisin qui fait trop de bruit et ne pense pas aux autres
Le client qui perd patience et insulte la caissière pour sa lenteur
Le collègue de travail qui manipule les autres pour prendre leur place
Le politicien qui se glorifie et méprise les autres
L’adolescent autodestructeur qui se drogue et n’écoute pas ses ainés…

Nous ne nous comportons pas comme ces personnes, n’est-ce pas ?
Strictement parlant, non. 
Mais lorsque nous nous penchons sur leur comportement pour découvrir ce qui motive leurs actes et leurs paroles, nous dévoilons alors des courants d’esprit qui nous semblent très familiers. 

Le voisin bruyant: n’est-il pas obsédé par le besoin de se divertir, peut-être pour oublier un état douloureux ou bien l’ennui de ce monde de séparation? 
Et nous, n’avons-nous jamais voulu faire passer nos propres besoins avant ceux des autres, même quitte à leur rendre la vie un peu plus difficile, pour échapper à la routine ou à l’inconfort?

Le client impatient: ne nous est-il jamais arrivé de vouloir que quelqu’un aille plus vite? Pourquoi? Parce que nous pensons avoir des choses urgentes à faire pour être « efficace » ou satisfait, alors que le Cours nous rappelle que le vrai bonheur est toujours présent où que nous soyons. Et n’avons-nous pas manqué de gentillesse à l’égard de quelqu’un en lui lançant un mot piquant ou en nous moquant de lui, soi-disant gentiment? 

Le collègue manipulateur: il vous est sûrement arrivé d’influencer les autres pour les inciter à réaliser un projet qui vous était cher, ne serait-ce qu’une sortie, en ville, à la campagne ou au cinéma pour le weekend… Et ce au détriment du projet cher à quelqu’un d’autre. C’est un niveau d’intensité plus « léger », mais c’est toujours la même pulsion. 

Le politicien qui se glorifie et méprise: nous avons sûrement tous eu nos moments où nous nous sommes vus meilleurs que les autres … et nous avons aimé ça en plus! En d’autres termes, cela nous a réconfortés de savoir que les autres étaient moins bons que nous car cela nous a permis, momentanément, de chasser un sentiment de mal-être ou d’indignité. Soyons clairs, c’est du mépris, moins flagrant mais tout aussi réel que celui du politicien. 😦

L’ado autodestructeur: il fait des mauvais choix, entrainé par un besoin de fuite et poussé par une haine de soi ou des autres. N’avons-nous pas fait exactement la même chose? Notre décision de quitter l’Unité du Ciel était sûrement un très mauvais choix, entrainé par un besoin d’échapper au courroux du Dieu vengeur et poussé par notre culpabilité ontologique. Nous sommes assurément aussi perdus et confus que lui. Et tout aussi dépendant de notre drogue de particularité, le « shoot de moi ». 

Vous n’aimez pas cet exercice ?
Bien sûr que non !
Qui aime savoir qu’il est comme ceux qu’il critique et attaque?
C’est à dire avec qui il partage la même motivation, la même pulsion et le même besoin? 

Nous n’aimons certainement pas savoir que nous pouvons être aussi manipulateurs, égoïstes, bornés, agressifs, inconscients et méchants que les autres. 😉
 
Aussi désagréable que cela soit, cet exercice peut nous libérer de nos obstacles et nous ouvrir à une réalité beaucoup plus sereine: 

Donc ne craignons pas de trouver tous nos points de similitude avec les autres. Cherchons-les activement pour mieux les transformer… 

Vous trouvez encore quelques exceptions? 
Alors il est possible que vous n’ayez pas assez « gratté » … ou que vous ayez encore besoin de voir une différence entre vous et l’autre, pour éviter l’effacement de votre particularité. 

Pour éviter cela, nous insistons sur les différences qui semblent irréfutables et nous nous indignons quand quelqu’un suggère un point de ressemblance avec ceux que nous n’aimons pas.

Mais si nous persistons dans cette pratique, nous gagnerons une paix, une joie et un sentiment d’innocence et de liberté extraordinaires. Nous enlèverons la séparation de notre esprit et la remplacerons par l’amour de Dieu.  

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Si nous voulons vraiment progresser dans notre pratique d’Un cours en miracles, il nous faut nous révéler les différences sur lesquelles nous insistons (par le jugement, par nos émotions ou nos réactions).

Derrière ces différences apparentes, il existe de vrais points de similitudes.
Plus encore, nous partageons exactement le même esprit, celui de l’ego universel, avec tout le monde, même les personnes que nous considérons différentes de nous: les mêmes motivations, les mêmes pulsions et les mêmes besoins. 

Si nous voulons nous souvenir de l’unité de Dieu, nous devons apprendre à accueillir chacun comme un frère et un égal, en accordant toute notre attention à ce qui nous relie.

Cette semaine, nous pouvons faire un effort sincère pour observer nos pensées, celles qui différencient et séparent et percer le mensonge pour trouver le point de similitude entre nous et l’autre personne. 


Cette semaine, faisons le vœu de ne plus utiliser la perception des différences pour briser la réalité de l’unité que nous partageons. 


Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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TRANSFORMER TOUTE CONTRARIETE

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Lorsque quelqu’un me contrarie, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose d’injuste dans ma façon de réagir. Comment puis-je être plus en phase avec ma paix intérieure? » 


Sur un plan personnel,
la grimace sombre d’un proche, une mauvaise blague à notre sujet, la remarque désobligeante d’un ami…

Et au niveau national et international,
les injustices et les violences sociales, les bombardement d’innocents, la famine…

Tous ces événements, petits ou grands, peuvent nous déstabiliser et nous causer beaucoup d’inconfort, une profonde contrariété, ou un grand désarroi. 

Qu’ont-ils tous en commun?
Vous serez peut-être tentés de répondre: « Ils jouent tous sur la vulnérabilité, la nôtre ou celle des autres. » Et vous penserez sans doute même que vous aurez raison de vous défendre et d’exprimer votre souffrance.  

Le Cours lui nous donnera une toute autre réponse : 

Tous ces événements nous affectent à cause du choix que nous avons fait de nous éloigner d’une source intérieure de force et d’amour, et d’avoir accepté une condition de vulnérabilité. 
Et ces événements affectent de la même manière d’autres personnes qui ont elles aussi choisi inconsciemment de s’éloigner de leur Source. 

NB : il sera inapproprié et même cruel de suggérer à quelqu’un qui souffre : « C’est juste ton choix de séparation qui te fait mal! »
La souffrance dans ce monde est complètement compréhensible et justifiable, étant donné le système de pensée dans lequel elle se produit. Il faut comprendre la souffrance des autres au niveau où elle se manifeste.

La souffrance sous la douleur
Mais si nous, étudiants engagés d‘Un cours en miracles, souhaitons maintenant progresser vers notre objectif de paix, alors nous devons porter un regard très incisif et très clair sur la souffrance qui se cache sous notre contrariété et notre désarroi. Car c’est là la clé de la compréhension du miracle et de la guérison définitive de notre perception. 

Notre mal-être n’est jamais ce qu’il prétend être 
Nous avons mal à cause d’un état de faiblesse :
Que nous provoquons,
Que nous entretenons,
Que nous dissimulons, et 
Que nous projetons. 

Si tu reconnais en outre que tu fais partie de Dieu, tu comprendras pourquoi tu t’attaques toujours toi-même en premier [quand tu te sépares de Lui].   (T-10.II.4:1-5)

Plus nous pourrons voir et sentir cette dynamique dans notre esprit, plus nous pourrons l’arrêter, mieux nous guérirons nos relations avec les autres. 

Nous ne pourrons pas surmonter notre ressenti d’injustice et la contrariété qui va avec, tant que nous n’aurons pas compris ce que nous nous faisons à nous-mêmes pour nous rendre fragiles et vulnérables; c’est à dire, comment nous nous attaquons, comment nous nous rendons faibles, sensibles, susceptibles et réactifs, facilement déstabilisables et contrariés.

Les autres nous révèlent ce que nous nous sommes faits, à nous-mêmes
Nous ne pourrons pas guérir nos relations avec les autres et leur pardonner d’anciennes blessures tant que nous n’aurons pas fermement ancrer cette nouvelle conscience dans notre esprit. 
Car tous nos ressentiments trouvent leur origine dans la pensée qui commence par « Vous m’avez fait ça! » ou « Vous leur avez fait ça! ».
 
Et le Cours nous enseigne que les autres n’ont fait que révéler une condition de grande faiblesse qui était déjà présente dans notre esprit : notre attaque contre notre Soi.

Le pardon reconnaît que ce que tu pensais que ton frère t’avait fait ne s’est pas produit. Il ne pardonne pas les péchés pour les rendre réels. Il voit qu’il n’y a pas eu de péché. Et dans cette façon de voir, tous tes péchés sont pardonnés. Qu’est-ce que le péché, sauf une idée fausse sur le Fils de Dieu? Le pardon voit simplement sa fausseté, et par conséquent en lâche prise. (L-pII.1.1:1-7)

Si nous pouvons voir que nous refusons la force et l’innocence innées de notre Soi, nous verrons instantanément que les autres n’ont pas tout le pouvoir que nous leur avons attribué.
 
Le pardon, le lâcher prise de nos jugements et de nos blessures, sera une évidence dès lors que nous accepterons la présence de notre Soi aimant dans notre esprit. 

Puis, en regardant autour de nous, nous comprendrons facilement la profonde douleur des autres qui, comme nous, ont totalement oublié et refusé la présence de leur Soi et de Dieu dans leur esprit. 

Frère, la guerre contre toi-même est presque terminée. La fin du voyage est à l’endroit de la paix. Ne voudrais-tu pas maintenant accepter la paix à toi offerte ici ? Cet « ennemi » que tu combattais en tant qu' »intrus » dans ta paix est ici transformé, sous tes yeux, en donneur de ta paix. Ton « ennemi » était Dieu Lui-même, à Qui tout conflit, triomphe et attaque de toute sorte sont tous inconnus.
Il t’aime parfaitement, complètement et éternellement.  (T-23.I.4:1-9)

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PRATIQUE :

Pratique 1 – « En amont »
« Cette semaine, je remarque les deux niveaux de contrariété: humaine et métaphysique. » 

La vie nous donne multiples occasions de nous sentir déséquilibrés, légèrement ou lourdement bousculés hors de notre centre de calme. En tant qu’étudiants du Cours, dès qu’une contrariété apparaît, nous essayons de nous réaligner, aussi rapidement que possible, avec notre intention de paix intérieure.

Puis nous reconnaissons ce qui semble être la cause extérieure de notre perturbation: des événements, des paroles et les actes irréfléchis de certaines personnes, les manquements et les absences d’autres personnes. Ce sont les « causes humaines » de notre perturbation, et, à ce niveau, nous sommes totalement impuissants.

L’humain est imparfait, il ne sera jamais à la hauteur de toutes les attentes de notre petit soi exigeant, sensible et critique. Nous pouvons juger, corriger, râler, résister et bouder autant que nous le voulons, mais nous ne changerons pas les autres.

Mais nous pouvons prendre du recul et observer très attentivement qu’en amont de notre contrariété, nous ne ressentions pas la grande force de notre Soi intemporel. L’absence de cette force, mais aussi de la paix et de la confiance en notre Soi, sont le signe que nous avons accepté l’identité diminuée de notre ego. C’est aussi le signe d’une grande souffrance métaphysique (ou ontologique).

C’est ce niveau de douleur qui nous intéresse tout particulièrement, car c’est à ce niveau que nous pouvons reprendre la maîtrise de notre expérience. Reconnaître cette souffrance originelle permet de la questionner, puis de trouver la solution immédiate: revenir rapidement à la présence de notre Soi intemporel. 

Question:

« Suis-je perturbé parce que les autres n’ont pas fait ce que j’attendais d’eux, ou parce que je me suis coupé de la force de mon Soi intemporel? »

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Pratique 2 – « Tout comme moi! »
« Cette semaine, je remarque que les autres sont exactement comme moi: ils souffrent de la douleur métaphysique d’être exilés de leur Source »

Dans la première pratique, je remarque l’absence de la Paix de Dieu dans mon esprit. 
Dans cette deuxième pratique, je constate l’absence de la Paix de Dieu dans l’esprit de toutes les personnes qui me déçoivent.

La conclusion est maintenant évidente:
Nous sommes tous pareils. 

C’est cette puissante prise de conscience qui constitue le troisième pilier de notre Esprit juste: la vision universelle.

La vision du Christ a une seule loi. … Elle ne voit pas de séparation. Et elle regarde chacun, chaque circonstance, tous les événements et tout ce qui arrive, sans le moindre affaiblissement de la lumière qu’elle voit.
Leçon 158.11  

 
Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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Ouverture et accueil

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

Avez-vous déjà sous-estimé ou surestimé quelqu’un?

Vous pensiez avoir bien cerné la personne, puis celle-ci vous a surpris de manière positive ou négative.
Cela a pu vous faire du bien ou du mal, tout comme aussi vous faire douter de votre propre perception.
Comment avons-nous pu nous tromper ?…

Un cours en miracles aborde ce sujet en profondeur et nous apprend que notre façon de voir est loin d’être juste ou neutre.

Le cours nous apprend que nous ne connaissons même pas nos véritables pensées!
Oui, nous pouvons nous tromper à ce point. 🙂 

Ce que nous pensons être une perception est en fait une projection. Nous ne voyons à l’extérieur que ce qui correspond à nos convictions les plus profondes. Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est vraiment.

Pour commencer à regarder avec la vision de l’Esprit juste, nous devons d’abord nous familiariser avec nos pensées cachées.

Ce sont ces pensées qui déterminent ce que nous voyons et interprétons des scènes qui se déroulent devant nous.

Mais tout effort pour dévoiler ces pensées se heurte à deux obstacles: 

1) Nous pensons toujours être trop « occupés » pour nous poser et observer réellement ce que nous pensons, croyons et ressentons. Et même si nous parvenions à nous poser et à regarder, même très brièvement:

2) Nous n’aurions aucune véritable envie de savoir ce que nous pensons!

En effet, l’ego (la partie de notre esprit qui contient notre souhait de séparation) ferait tout pour nous empêcher de regarder à l’intérieur, pour nous empêcher de défaire les erreurs dans notre esprit et découvrir notre Identité pure dans l’Esprit Juste. 

Il faut donc d’abord franchir la barrière de l’oubli et du déni : pour cela, il faut s’arrêter à plusieurs reprises dans la journée pour regarder le contenu de notre esprit.

C’est simple mais il faut prendre le temps de le faire! Or, tout nous dit à l’intérieur : « ne t’arrête pas, ne regarde pas »! 

Si nous parvenons à franchir cet obstacle, nous pouvons en rencontrer un deuxième ! ; ) Car ce que nous voyons là est fort désagréable!
Nous risquons alors de buter sur la barrière de la peur et de la haine

Or Jésus nous dit clairement :
N’aie pas peur de regarder au-dedans. (T-13.IX.8)

Cette semaine, pratiquons pour ouvrir notre esprit à la vision claire de notre Soi et apprendre à lui faire confiance. C’est elle qui nous guidera tendrement pour connaître le véritable contenu de notre esprit. C’est ainsi que nous pourrons accueillir notre Esprit juste et sa vision universelle pleine de bonté et d’innocence.

Notre innocence, c’était notre sujet en février.
Accepter notre innocence nous a donné le courage d’affronter notre croyance en notre culpabilité. 

En mars, nous apprendrons à voir l’universalité de cette innocence et à la reconnaître en chacun.

Cela nous demande d’abord de faire de la place pour accueillir cette nouvelle perception, en mettant de côté nos fausses idées pour laisser entrer les idées justes et bonnes.    

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PRATIQUE

« Cette semaine, je fais de la place dans mon esprit en observant mes automatismes de pensée. »

Il n’y a rien de plus facile que de « penser que l’on sait ».

Comme vous le savez déjà, cette attitude ne nous mène pas très loin et certainement pas vers notre Esprit juste. 🙂 

Cette semaine, nous prendrons notre courage à deux mains et déciderons de lever le voile sur nos pensées les plus cachées et les plus dérangeantes.
 
Examinons donc attentivement notre esprit cette semaine.

« Soyons très calmes en faisant cela », comme nous le dit notre grand frère Jésus dans ce passage rassurant:

Il n’y a vraiment rien à craindre à regarder en nous pour découvrir le fond de nos pensées. Comme le dit Jésus, elles ne sont que des illusions, appartenant à l’ego.
 
Trouvons une distance critique avec nos pensées
Réconfortons-nous à l’idée qu’elles ne sont que des idées de l’ego, et que nous ne sommes pas l’ego. Ce n’est que lorsque nous nous confondons avec l’ego que nos idées noires peuvent nous déranger.
 
Mais nous ne sommes pas l’ego; ce ne sont que des pensées.
Ce n’est pas « nous » que nous regardons, mais les idées qui circulent dans notre esprit – des idées qui ne nous appartiennent même pas !
 

Il est essentiel que nous apprenions à faire la distinction entre ce que nous sommes et ce que nous pensons. Dans le langage technique de la psychologie, cela s’appelle la « défusion cognitive », une pratique au coeur d’Un cours en miracles.
 
Exercice: Notons chaque jour au moins trois pensées ou jugements que nous avons eus et qui nous dérangent, en notant pour chacun d’eux:  

 Ensuite, répétons les paroles de Jésus :

 Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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Comprendre notre peur de l’Amour

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Je comprends mieux que je résiste à l’innocence, mais je ne me vois toujours pas l’accepter. J’ai l’impression de la vouloir, mais je reconnais que je la repousse en même temps. » 


Vous arrive-t-il encore de penser que ce sont les autres qui posent problème?

Hé bien, vous n’êtes pas le(la) seul(e)!

Nous sommes quelque huit milliards sur Terre à ressentir la même chose. 🙂

Cela ne veut pas dire que la perception est juste
Simplement qu’elle est très répandue et qu’elle fait partie intégrante de cette illusion. 

Et pour cause! 

Se voir comme des êtres humains séparés de notre Source en Dieu nous remplit d’un mal-être insupportable. 
Au lieu de l’assumer et de le guérir en nous tournant vers notre Source pour retourner dans l’Unité, nous préférons le déguiser en projetant la faute sur les autres.

C’est tellement plus simple! 
Nous continuons à vouloir croire que nous pouvons garder notre individualité ET nous débarrasser de cette fâcheuse culpabilité. 
Ce n’est pas notre faute, c’est toujours celle des autres! 

Nous savons pourtant que quelque chose « cloche » dans cette logique. 
Nous savons que nous ne pourrons jamais nous convaincre à 100% et avoir raison, et nous ne pourrons jamais être vraiment heureux de cette manière. 

Nous sommes sensibles aux paroles de Jésus lorsqu’il dit: 
« Tu n’es jamais contrarié pour la raison à laquelle tu penses. »

Nous voulons le croire quand il dit qu’il connaît la véritable raison de notre contrariété: 
à savoir, que nous refusons toujours de quitter l’esprit de notre petit soi pour entrer dans celui de notre magnifique Esprit juste. 

Nous arrivons aux termes du deuxième pilier de notre programme, celui sur l’Innocence.
Nous avons passé un mois à étudier et à pratiquer les exercices pour accepter un état de perfection dans notre esprit.
Nous comprenons mieux désormais notre résistance à opérer ce basculement vers notre Esprit juste – nous sommes encore trop attachés à l’histoire de notre petit soi, à ses besoins, à ses sensibilités et à ses blessures.

Cette semaine, nous deviendrons davantage conscients de la forme que prend notre négation du Christ en nous.

Cela nous aidera considérablement à nous motiver pour accepter la guérison : i.e. pardonner nos erreurs, ainsi que celles des autres; ce sera notre sujet pour le mois prochain.  

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PRATIQUE

« Cette semaine, je scrute mon esprit pour les formes particulières de négation du Christ en moi. »

Oui, nous voulons tous être conscients du Christ en nous et en les autres. 

Nous sommes remplis des meilleures intentions, mais ce n’est pas pour autant ce que nous allons faire! 🙂

Notre peur de quitter notre petit soi est encore grande. 
Comme le disait si souvent Kenneth Wapnick : 
« Vous n’êtes empêchés que par votre peur de l’Amour. » 

Pratique 1) « Je dois encore avoir peur de l’Amour. »
Il s’agit d’une première pratique très simple: chaque fois que vous constatez que votre esprit n’est plus en paix, identifiez le conflit et dites-vous :

« La paix est ici. Je dois encore avoir trop peur de l’Amour. »


Puis réaffirmez votre désir d’avoir moins peur de l’Amour, pour pouvoir ressentir à nouveau sa présence dans votre esprit puis être capable de l’offrir aux autres. 

Pratique 2) J’identifie ma forme particulière de résistance à l’innocence

L’innocence est la qualité de l’esprit du Christ en nous. Chaque jour et chaque instant nous offrent l’occasion de respirer l’air de cette pureté et de savoir qu’elle est nôtre, celle du Christ en nous. 

Si cette paix n’est pas en nous, c’est parce que nous la refusons encore. Cette résistance prendra une forme particulière dans notre esprit. 

Une fois par jour cette semaine, à la fin de la journée, cherchez dans votre esprit cette forme particulière, votre raison de refuser le Christ et son innocence, selon la liste suivante : vous pourrez constater que nous savons être très créatifs en la circonstance. Peut-être trouverez-vous vous-mêmes encore d’autres alibis ! ; )

De la tristesse : « Je n’y arriverai jamais, ce n’est pas pour moi, c’est trop dur. »
De la tergiversation : « Je peux le faire, mais j’ai encore beaucoup d’impuretés en moi, ça va être long! ».
De la honte : « Je ne mérite pas cette perfection. »
De la peur : « C’est vertigineux, je vais disparaître, qui suis-je, où suis-je, le monde s’écroule autour de moi! »
De l’offense : « Par quel droit Jésus pense-t-il pouvoir m’imposer cette idée? C’est moi qui décide qui je suis, comment je suis, et personne d’autre! »
De l’ennui : « Il ne se passe rien « d’intéressant » dans cette conscience d’innocence, c’est tellement ennuyeux! »
De la rage : « Jamais tu ne m’enlèveras ma haine, mon histoire, mes douleurs et mes blessures !
De l’irritation : « Cet exercice est totalement stupide, ce n’est pas en répétant bêtement un mot que je vais guérir mes problèmes. »
De la distraction : « Ça me fait penser à cette personne qui se sent vraiment coupable, peut-être que cet exercice pourrait l’aider. Je ferai mieux cet exercice demain parce qu’aujourd’hui j’ai beaucoup de choses à faire. »
Du sommeil : « Quelle était l’idée? J’ai déjà oublié! »
De l’évitement « Je ne me sens pas tellement coupable, ce n’est pas un gros problème pour moi. J’ai d’autres aspects de moi sur lesquels je peux travailler. »
De l’auto-valorisation : « La culpabilité n’est pas un problème pour moi. Je sais que je suis quelqu’un de bien. En tout cas, meilleur que les autres. »
De l’exaspération : « Jésus n’a aucune idée de ce qu’il me demande. Il s’est vraiment trompé à mon sujet. Il est impossible que je sois innocent, compte tenu de ce que je suis et ce que j’ai fait. Il est impossible que je sois accepté dans sa bande. »

Puis dites-vous:
« Je dois avoir encore peur de l’innocence et de la perfection dans mon Esprit juste.
Je veux apprendre qu’il n’y a rien à craindre en acceptant cette innocence maintenant.
Je ne peux rien perdre. Je ne peux que gagner. » 

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

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Apprenons à « cohabiter » avec nos jugements :-)

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« J’aimerais accepter l’innocence dont parle Jésus, mais quelque chose en moi semble toujours résister et ne pas y croire. » 


Nous avons compris qu’accepter l’innocence à la place de la culpabilité est le cœur de la pratique d’Un cours en miracles. C’est le moyen par lequel nous pouvons défaire la séparation dans notre esprit et nous ouvrir à l’Unité parfaite de Dieu.

Jésus parle très souvent de l’importance d’accueillir cette innocence, à la fois en nous-mêmes et en chacun de nos frères et sœurs.

Mais malgré son insistance sur cette pratique, nous pouvons rencontrer de réelles difficultés lorsque nous essayons de balayer ce sentiment de mal-être. Kenneth Wapnick l’appelle la culpabilité ontologique.

C’est comme si, sur un niveau inconscient, nous résistions à prendre conscience de notre bonté et préférions garder notre attention fixée sur nos défauts ou ceux des autres. 

Comment pouvons-nous diminuer notre résistance à l’innocence?

Il est difficile de prendre conscience d’un seul coup de toute la culpabilité que nous ressentons du fait d’avoir choisi de nous séparer. 

Mais nous pouvons facilement en voir les effets: ce sont tous nos jugements et toutes nos pensées critiques, qu’ils soient dirigés vers nous-mêmes ou vers les autres.
Chaque pensée non-aimante nous renvoie à l’un des aspects de notre esprit non-guéri. 

Pour réduire petit à petit la masse de culpabilité ontologique logée dans notre esprit, il nous suffit de grignoter chaque petit morceau qui se révèlera à nous, sous la forme d’un jugement, tel un iceberg qui s’effritera au contact de l’eau et de l’air qui se réchauffent autour de lui.

Cela semble facile, n’est-ce pas?…
On voit un jugement, on le fait disparaître – et pouf ! 🙂

Hé bien, si vous avez déjà essayé de le faire, vous savez que ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air! 😦

En effet, le jugement en question semble bien souvent disparaître… pour réapparaître, peu de temps après ou des années plus tard, sous la même forme ou sous une autre.

Mais nous avons maintenant compris pourquoi le jugement ne disparaît pas si facilement; au cours de nos deux dernières séances (SPEJ 5 et 6), nous avons examiné le lien étroit qui existe entre la culpabilité et la particularité: il n’y a pas de petit soi sans sentiment de péché.

Si le fait de faire disparaître un jugement grignote notre culpabilité et que nous restons pourtant attachés à notre petit soi, nous n’irons pas jusqu’au bout du travail. Le sentiment de péché restera, qu’il soit vu en nous ou chez les autres.  

Lors de notre dernière séance, nous nous sommes entraînés à réduire notre attachement à nos jugements, en procédant par étapes, 4 au total. Cette méthode fonctionne là où d’autres n’ont pas réussi parce qu’elle intègre l’Esprit juste dans notre pratique.

Comme l’a dit Kenneth Wapnick, « Être dans l’Esprit juste, c’est être dans l’esprit faux sans le juger »
Nous utiliserons cette idée clé pour formuler cette méthode efficace visant à réduire la peur et l’attachement à nos jugements. 

Nous vous proposons donc cette semaine de travailler avec cette méthode pour en accueillir les bienfaits, et nous ouvrir tout en douceur et sans résistance à l’innocence dans notre Esprit juste. 
        

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PRATIQUE

« Cette semaine, j’apprends à cohabiter tranquillement avec mes jugements,
et à accueillir l’innocence qu’ils recouvrent . »

Il est essentiel, dans un premier temps, de prendre conscience de nos pensées, surtout celles qui ne sont pas alignées avec notre Esprit juste, c’est-à-dire nos pensées non-aimantes.

Il est si facile de les ignorer ou de les dissimuler que, malgré toutes nos bonnes intentions, nous pouvons indéfiniment rester, sans même nous en rendre compte, dans l’esprit faux du petit soi.

Les mois et les années passent … nous pensons être de bons étudiants du Cours … et pourtant nous jugeons et nous réagissons, sans aucune véritable gentillesse.

Nous devons apprendre à « cohabiter » avec nos aspects égotiques. 🙂 Nous pouvons le faire en acceptant et en accueillant la présence de nos jugements, sans nous y opposer, ni les juger. Ce ne sont pas nos ennemis, ils ne veulent pas nous faire honte ou démontrer notre stupidité. 

Nous pouvons les considérer plutôt comme des « collègues » ou même des « amis », même s’ils sont un peu désagréables 🙂 qui sont là pour nous apprendre certaines choses importantes. Souvenons-nous de la magnifique leçon 193 :

« Toutes choses sont des leçons que Dieu voudrait que j’apprenne. »


Petit à petit, nous adoptons une toute nouvelle façon d’être avec notre esprit égotique pour laisser de plus en plus de place à notre Esprit juste aimant. 

Voici notre pratique pour la semaine: 

1) Au moins une fois par jour, prenons conscience d’une pensée, d’un jugement ou d’une sensation qui manque de gentillesse, de patience ou de pardon. Soyons conscients de ce dérangement dans notre esprit et n’essayons pas de diminuer son impact sur notre tranquillité intérieure.

2) Acceptons que ce dérangement soit dans notre esprit, sans le juger et sans nous y opposer. Il est là, nous n’allons pas le faire disparaître en souhaitant simplement qu’il ne soit pas là – notre attachement à lui est encore trop fort. Faisons plutôt la paix avec lui, en l’accueillant comme un messager pour nous enseigner un manque d’amour en nous. 

3) Ce dérangement semble prendre possession de notre esprit et de notre corps, les remplissant de stress et de sensations désagréables. Prenons du recul et regardons la source de ce stress: à l’origine, cela n’était qu’une pensée, une croyance, une perception, une conclusion. Nous pouvons maintenant observer ce message dérangeant pour ce qu’il est … une simple pensée. il s’agit d’un simple message dans notre esprit auquel nous avons attribué beaucoup de force et d’importance. 

4)  Nous prenons enfin conscience du « nous » qui se situe derrière le dérangement. « Nous » ne sommes pas un amas de pensées, de sensations et de réactions. Nous sommes immensément plus grand que cela. Nous sommes la calme et stable présence derrière chaque pensée, réaction ou dérangement. Nous pouvons donc accueillir ces jugements et ces pensées méprisantes en leur accordant de la place dans notre esprit, sans perdre conscience de notre centre calme. 

Nous pouvons ainsi « faire ami » avec tous les aspects de notre esprit, même les plus résistants et les plus désagréables. Notre innocence fait partie de notre Esprit juste, de celui qui attend et observe tranquillement avec nous les désagréments et les contrariétés de notre petit soi. 

Que je me souvienne qu’il n’y a pas de péché. 
Père, je voudrais ne pas être insane aujourd’hui. Je voudrais ne pas avoir peur de l’amour ni chercher refuge dans son opposé. Car l’amour ne peut pas avoir d’opposé. Tu es la Source de tout ce qui est. Et tout ce qui est reste avec Toi, et Toi avec tout ce qui est.   (Leçon 259)

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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L’innocence est la réponse à tout problème

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Y a-t-il dans le Cours une idée-clé qui réponde à tous mes besoins et à toutes mes difficultés? » 


Dans cette vie, nous devons faire face à maintes difficultés et désagréments. 

Et nous cherchons naturellement la meilleure solution à chaque problème. Cette solution soulage généralement l’aspect matériel de notre vie.

Mais elle ne nous aide pas à régler l’aspect émotionnel de nos difficultés. 

Comment gérer donc nos pensées, nos émotions et nos ressentis lorsque les circonstances nous semblent troublantes?

Il existe un moyen…  

Pour commencer, Un cours en miracles nous enseigne que deux esprits coexistent en nous, et non un seul esprit : 

1) L’esprit faux : c’est par lui que nous éprouvons nos troubles émotionnels, nos contrariétés, nos déceptions et nos conflits. Nous ne trouverons pas de solution à nos difficultés dans cet esprit. Il n’a rien à offrir, car il fait partie du problème. Il est basé sur une pensée de mal-être qu’il alimente continuellement : celle d’être séparé de l’Amour (l’Unité de Dieu). Cette séparation imprègne le faux soi d’un ressenti de faute, de péché et de manque. 

2) L’Esprit juste : c’est la demeure de notre Identité dans le Christ (l’extension de Dieu). Il contient toute la paix nécessaire pour faire face à tout problème. Cet esprit nous élève au-dessus des circonstances de notre vie pour percevoir l’innocence et la force. 

Le Cours nous offre donc une solution extrêmement simple pour faire face à toutes nos difficultés : 


Comment faire ce basculement? 

En nous rappelant la nature de notre Esprit-juste: Innocence

Toutes nos difficultés ont commencé au moment où nous avons oublié la pureté et la perfection de notre grand Soi. 

En nous souvenant de la pureté et de la beauté de notre Soi, nous basculons notre attention vers sa paix et sa force. 

I n n o c e n c e . . .

En nous répétant doucement, tendrement et tranquillement ce mot, sa vérité, sa profondeur et sa réalité se rappellent à notre esprit : la faute, le jugement et le blâme n’existent pas.     

Cette méditation nous ouvre la porte de l’Esprit juste. 

Nous disons
« I n n o c e n c e . . . »

Et nos peurs s’apaisent… 
Nos besoins disparaissent…
Notre colère se calme…
Notre indignation s’évanouit…
Notre tristesse s’allège…
Notre honte disparaît…

Et notre problème perd le pouvoir de nous contrarier parce que notre véritable besoin aurait été satisfait.
 
Ce n’est jamais la situation qui nous dérange vraiment. 
C’est la perte de notre innocence qui nous trouble profondément. 

PRATIQUE

« Cette semaine, mon innocence changera mon regard sur tous mes problèmes. »

Cette semaine, je considère la possibilité que ce ne soient pas les conditions et les événements de ma vie qui me perturbent. Aussi désagréables soient-ils, ils ne sont pas responsables des émotions ou des ressentis que j’éprouve.

L’expérience psychologique que je fais de ma vie dépend entièrement d’une décision fondamentale dans mon esprit:

Suis-je coupable ou innocent? 

Coupable, il est impossible de me sentir à l’aise, confiant, fort et optimiste. 

Innocent, je me sens automatiquement confiant, détendu, inspiré, joyeux et aimant. 
Je ne prendrai rien contre moi, la vie ne s’imposera pas à moi comme un poids ou une punition.

Cette semaine, je considère la possibilité qu’au plus profond de mon existence, je suis entièrement et parfaitement innocent, même si je ne reconnais pas encore pleinement ce dont j’aurais pu être coupable.

Car la culpabilité dont nous essayons de nous guérir est encore inconsciente dans notre esprit, puisqu’il s’agit d’une condition ontologique (i.e. métaphysique) qui échappe à notre conscience ordinaire.


Ecoutons et pratiquons avec la plus grande attention les paroles de notre Guide Jésus:

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Cette entrée a été publiée le février 13, 2025. 1 commentaire

Adoptons une « double vision »

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


Jésus, dans Un cours en miracles, nous invite à prendre conscience de l’activité de notre esprit.

Mais parfois cette étape, aussi simple puisse-t-elle nous sembler, peut déjà nous confronter et nous mettre face à une première difficulté. 

Une sorte de mal-être, un sentiment de culpabilité ou d’auto-critique peut surgir dans notre esprit et nous empêcher de faire tranquillement nos exercices. Parfois, ce sentiment peut être très douloureux. 😦

La bonne approche pour progresser
Les quatre premiers cours de notre nouveau programme nous ont donné un aperçu de l’activité intense de notre égo. Il est maintenant essentiel pour nous d’adopter la bonne approche pour avancer, sans nous laisser à nouveau piéger par l’égo.

Soyons clairs: l’égo n’est ni le diable, ni une entité distincte. C’est simplement la partie de notre esprit qui aime l’idée d’être indépendante et séparée de l’Unité du Christ. Pour conserver son indépendance, l’ego doit nous convaincre que nous avons perdu la perfection du Christ.

L’égo insiste et renforce notre culpabilité qui se manifeste par ce ressenti d’imperfection et cette impression d’avoir commis une faute impardonnable. Ce courant imprègne si totalement notre esprit que nous ne sommes plus conscients des effets qu’il provoque sur nos pensées et nos émotions. Ne nous étonnons donc pas si nous nous sentons accablés par le sentiment d’avoir mal agi en lisant le Cours ou en faisant ses leçons. 

C’est le mois de l’innocence!
Ce mois-ci, nous « travaillerons » sur l’innocence qui est, en tout point, opposée au sentiment de mal-être de l’ego. Chaque fois que nous observerons surgir dans notre esprit une pensée ou un sentiment qui voudrait remettre en question notre valeur (dans le contexte de nos leçons), nous nous rappellerons qu’il ne s’agit pas de « nous » mais de notre petit soi imaginaire. « Nous » sommes bien au-delà du petit soi, de l’esprit particulier. 

Bien sûr, nous restons toujours fortement influencés par l’ego et, par conséquent, nos actions et nos paroles ne sont pas toujours empreintes de bonté et de gentillesse. Nous serons même parfois méchants, impatients, et égoïstes, pour être vraiment honnêtes. Mais c’est à travers et grâce à ces erreurs que nous apprenons! Alors ne les nions pas en prétendant que nous sommes déjà dans la perfection du Christ. 🙂

Notre fond, c’est la perfection du Christ, celle qui est bien au-delà de notre petit esprit erroné. De cela, soyons convaincus! 

Alors comment garder ça en esprit ? 
Voici notre pratique pour la semaine…    
 

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PRATIQUE

« Cette semaine, j’adopte une sorte de double vision:
la dureté de l’ego ET la douceur du Christ. »

Cette semaine, nous allons nous entraîner à adopter une « double vision ». Nous observerons l’activité de l’ego, comme nous avons commencé à le faire au cours des séances précédentes. Nous remarquerons ses émotions, ses ressentis, ses réactions, ses drames et ses catastrophes. Nous ne changerons rien de toute cette activité! au risque de nous mettre la pression et de juger notre ego. 

Il n’est pas mauvais d’être dans l’ego,
il n’est pas mauvais d’avoir un ego.

Méfions-nous de toute tendance à critiquer cet ego, le nôtre … ou celui des autres! 🙂

Nous avons entendu notre mentor, Kenneth Wapnick, nous dire à plusieurs reprises:

« Être dans l’Esprit-juste,
c’est être dans l’esprit faux et ne pas le juger. »

Comment ne pas se juger soi-même d’un comportement que l’on sait être égoïste?
…pour un acte ou une parole valorisante pour soi et dévalorisante pour les autres,
…pour critiquer les défauts ou les imperfections des autres,
…pour chercher à manipuler ou à charmer (même juste un peu!) pour que les autres adhèrent à nos idées ou nos propositions? 

Hé bien… N’en faisons pas tout un plat! ; )
Vous savez quoi? Vous êtes en bonne compagnie : nous sommes 8 milliards de personnes à faire la même chose! 

Essayons juste, pour l’instant, de nous rappeler que c’est inévitable …
Essayons de nous souvenir qu’il s’agit simplement d’une erreur qui nous vient de la conviction d’être séparés de notre Soi en Christ…

Et tournons-nous vers une présence aimante dans notre esprit, pour nous rassurer que nous n’avons plus besoin de ces « jeux » puisque nous sommes profondément aimés, acceptés et appréciés tels que nous sommes. 

Envisagez de lire cet extrait de la leçon 151 une fois par jour cette semaine:  

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Faisons une carte de notre ego

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Des situations différentes me conduisent toujours à la même expérience douloureuse, pourquoi? » 

Pour échapper à une difficulté, nous changeons bien souvent de situation, de lieu, de relation, de travail, de rôle…

Et au bout d’un certain temps, les mêmes difficultés réapparaissent, les mêmes sentiments douloureux reviennent, sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Que se passe-t-il ?

Notre ego a (re)joué son jeu! 😦
Mais quel jeu?

Un cours en miracles nous donne les clés pour nous dévoiler le fonctionnement de notre petit soi. L’ego, lui, préfèrera toujours maintenir ce fonctionnement invisible ou inconscient. 

Avec un peu de clarté, nous pouvons apprendre à défaire les courants qui mènent habituellement notre esprit à reproduire les mêmes expériences douloureuses, encore et encore. 

Dans notre dernière séance, nous avons exploré les courants les plus prononcés de notre esprit séparé (du petit soi). 

Dès notre départ de l’Unité…
Accepter notre corps comme notre véritable « maison », et notre esprit individuel comme notre « moi », nous mènent automatiquement vers la pensée extrêmement douloureuse de la culpabilité ontologique. 

Cette douleur profonde et inconsciente se déploie et se manifeste de différentes manières dans notre esprit et crée trois conditions dominantes : la particularité, la culpabilité et le manque. 

Nous avons compris que ces conditions, dans notre esprit, exigent une réponse de notre part, dans nos vies quotidiennes. S’ensuit alors une série de stratégies pour tenter d’atténuer le mal-être que nous ressentons; il s’agit de la reconnaissance, de la valorisation et de la satisfaction. 

Pour cela, nous établissons des relations de dépendance pour satisfaire ces trois besoins. Ces relations peuvent concerner des personnes, des objets, des lieux, des activités ou des rôles. 

Mais ces tentatives d’étancher notre « soif » dans des relations particulières ne parviennent pas à enrayer notre mal-être.
Nous projetons alors la faute à l’extérieur.
Nous expliquons et justifions notre douleur en blâmant une cause extérieure: notre santé (notre corps), notre travail, notre situation financière, nos relations ou la vie en générale. 

Un plan bien détaillé
Tout cela nous aide à comprendre que notre ego a un plan bien précis pour « surfer » la vague de la séparation. Et quelque soit la manière dont nous essayons de changer notre situation « en surface »… tôt ou tard, les courants profonds se font ressentir et viennent agiter à nouveau cette surface . 

Bonne nouvelle! : c’est le moment alors de commencer un travail de guérison profonde pour désamorcer cette condition ontologique douloureuse.

Deuxième bonne nouvelle!: à chaque élément repéré de notre petit soi existe l’ « antidote » du Saint-Esprit. 

Commençons…

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PRATIQUE

1. « Quelle est la topographie de mon petit soi »

Sans me culpabiliser ni me juger, je refais les exercices proposés dans la vidéo de notre dernière séance, en songeant sincèrement aux courants puissants, aux tendances et aux orientations de mon esprit. 

Je note mes tendances selon les propositions dans cette vidéo:

1) PCM – Les courants de l’ego qui dominent mon esprit:
Particularité. Culpabilité. Manque. 

2) RVS – Mes réponses à ces courants:
Reconnaissance. Valorisation. Satisfaction. 

3) POLAR – Mes relations particulières (de dépendances) pour répondre à mes besoins:
Personne. Objets. Lieux. Activités. Rôles. 

4) STARV – Les terrains de projections de mon mal-être:
Santé. Travail. Argent. Relations. Vie. 

2. Commençons à guérir…

Pour chaque élément découvert, j’essaye de deviner la guérison proposée par le Saint-Esprit (i.e. par mon grand Soi, par mon Esprit-Juste). 

Pour chaque orientation de l’ego, Jésus nous offre un antidote pour défaire cette tendance et faire basculer notre conscience vers l’Esprit-Juste. 

Dans les séances à venir, nous explorerons plus en détails ces différentes options de guérison. 
Mais soyons dès aujourd’hui convaincus que nous sommes soutenus dans ce processus:

 Il ne te laissera pas inconsolé ni ne manquera d’envoyer Ses anges pour te répondre en Son Propre Nom.   (S-2.III.7:5)

Son Amour t’entoure et de ceci tu peux être sûr : que jamais je ne te laisserai inconsolé.   (W-pII.ep.6:8)

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Affinons l’écoute de notre esprit

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

Cela ne vous arrive-t-il pas d’être surpris par vos réactions? 

Une vive pensée d’agacement… un instant d’impatience brûlante… une vague de tristesse… un éclair de colère… un pincement de peur…

Toutes ces réactions que nous pourrions considérer comme « normales » ne le sont pas du point de vue d’Un cours en miracles


Cela ne veut pas dire que c’est mauvais de ne pas ressentir un bonheur stable, mais c’est une indication que nous sommes dans l’esprit faux de l’ego.
Notre Esprit-juste est toujours présent, nous offrant paix et stabilité, sécurité et réconfort. 

Pour retrouver notre Soi, nous devons prendre conscience de tout ce qui, dans notre esprit, n’est PAS notre Soi. Pour ce faire, nous devons apprendre à écouter et à regarder … puis, écouter et regarder à nouveau, et encore…

Comme nous l’avons vu lors de notre dernière séance, les deux stratégies de base de l’ego (l’esprit de séparation) sont le déni et la projection.

« Je ne suis pas contrarié! »
Aussi primitif soit-il, le déni – le fait de simplement « ignorer » notre état ou de ne pas vouloir y faire face – est extrêmement efficace.

Alors que nous faisons nos premiers pas pour prendre conscience de la puissance de notre Esprit Juste, nous voulons en même temps devenir plus sensibles à notre état d’esprit.
Et c’est bien la dernière chose que notre ego souhaite!

Car si nous nous rendions véritablement compte de toute l’ampleur des dégâts causés par la séparation dans notre esprit, nous refuserions immédiatement de suivre l’ego et trouverions notre chemin de retour vers l’Unité.

« Dieu est dans tout ce que je vois » leçon 29
Tout autour de nous se trouvent les traces et les témoins de la splendide Unité de Dieu. Nous ne les voyons pas, et pour cause … nous ne voyons que les témoins de l’ego! Sauf que cela nous semble être la « vie normale » … souvent désagréable, mais normale. Alors on ne cherche pas plus loin. 

Comment savoir s’il s’agit d’un témoin de l’ego ou de Dieu? 
Par notre réaction. 
Si nous ne ressentons que la paix, l’union et la sécurité, nous sommes dans l’Esprit Juste.
Si nous ressentons le conflit, la division, la tristesse et la peur, nous sommes dans l’esprit de l’ego. 

La projection, la touche finale
Puisque l’ego ne se contente pas du déni (car il ne suffit pas toujours à effacer notre douleur), il nous offre un principe encore plus puissant pour nous confondre. 

Son but : faire en sorte que nous ne comprenions plus l’étendue de notre douleur, et surtout pas sa véritable cause. 

Lorsque la douleur de la séparation franchit la barrière de l’oubli et du déni et remonte à la conscience, nous lui trouvons des causes externes, chez « les autres ». 
Selon l’ego, il n’est pas nécessaire d’aller chercher plus loin : le coupable est là devant nous! 

Un processus tellement automatique! 
Nous ne réalisons même plus que c’est ce que nous faisons tous les jours, à chaque fois que nous nous énervons, à chaque impatience… Cela semble toujours être « à cause de … »
A cause du mauvais temps, à cause de la politique, de l’inflation, de la panne d’ordinateur, de notre partenaire de vie, d’un parent, d’un enfant… 

Mais selon le Cours, la paix et le réconfort de Dieu sont immuables à notre esprit; les autres n’ont aucun pouvoir sur notre esprit, certainement pas celui de nous y ôter quoi que ce soit. 
Les autres ne peuvent donc jamais être la véritable cause de notre malheur, aussi extrême et radicale que cette position puisse sembler être. 

Peut-être crois-tu que cette position est extrême, trop inclusive pour être vraie. Or la vérité peut-elle avoir des exceptions ? Si tu as le don de tout, la perte peut-elle être réelle ? La douleur peut-elle faire partie de la paix, ou le chagrin de la joie ? La peur et la maladie peuvent-elles entrer dans un esprit où demeurent l’amour et la parfaite sainteté ? La vérité doit tout inclure, si c’est la vérité. N’accepte pas d’opposés et pas d’exceptions, car faire cela c’est contredire la vérité entièrement.   (leçon 152.2)


Chaque jour nous offre d’innombrables opportunités pour voir et corriger les erreurs dans notre esprit et laisser l’Esprit-Juste changer notre perception. 

Commençons…

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PRATIQUE

1. Pratique pour prendre conscience du déni:
« Qu’est-ce que je ressens, vraiment? »

C’est la simple question que nous nous poserons cette semaine. Et aussi simple soit-elle, cela nous aidera à ouvrir un nouvel horizon dans notre esprit. 
L’ego ne veut pas que nous sachions vraiment ce qui se passe en nous. 
Alors, ne lui donnons pas raison! 
Ecoutons, ressentons et réfléchissons, plusieurs fois par jour … 
« Mon esprit est-il en paix? »
Puis :
« Suis-je vraiment honnête avec moi-même ou est-ce que je fais semblant que tout va bien pour ne pas constater le stress, la tension et l’absence de paix? »

Et pour peaufiner notre prise de conscience :
« Ai-je l’impression que tout va bien simplement parce que mes conditions de vie sont acceptables et agréables? »
C’est là que les choses se compliquent, n’est-ce pas? 🙂

Est-ce la paix de Dieu que nous ressentons…
Ou plutôt la paix de notre vie confortable, du bon repas que nous venons de manger, de la perspective d’une sortie ce weekend ou de la venue de nos enfants?…

En pratiquant ainsi, nous affinons la conscience de notre soi et pouvons choisir de laisser la place à l’Esprit Saint en nous pour nous guider. 

2. Pratique pour prendre conscience de la projection:
« A qui la faute aujourd’hui? »

Sans nous culpabiliser (c’est bien la dernière chose que nous voulons), trouvons les vrais « bourreaux » dans notre vie, ceux et celles qui semblent nous causer du chagrin et de l’indignation. 
Accompagnons-nous tendrement dans cette démarche.
Demandons à Jésus de nous aider à sourire gentiment à nos tentatives d’accuser les autres pour l’absence de paix et d’amour dans nos vies. 
Dans les mots de Kenneth Wapnick, « Let Jésus tickle you till you smile » – laisse Jésus te chatouiller jusqu’à ce que tu souris.

Si nous pouvons faire ces exercices sans « bouder », sans nous vexer et sans nous juger, alors nous pouvons être sûrs que nous progressons sur le chemin, et que nous sommes déjà en présence de notre Esprit-Juste.

Et si nous n’y arrivons pas 🙂
Lorsque nous ne parvenons pas à faire ces exercices sans nous irriter, sans ressentir la perplexité ou la frustration… la pratique nous demande de juste nous observer patiemment sans nous juger. Là aussi, nous progressons. ; )

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


 Encore un petit moment d’attention, s’il vous plaît

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Souvenons-nous de notre véritable Maison


Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Pourquoi ce monde nous semble-t-il si difficile à vivre? »

Nul besoin de rappeler à chacun l’état peu glorieux de notre planète aujourd’hui. Qu’il s’agisse d’écologie, de climat, de politique, d’économie, de social, d’informatique, d’information, … partout on a l’impression d’une instabilité qui n’augure rien de bon pour l’avenir de ce monde.

Et pourtant…

Il y a de vraies raisons d’être parfaitement serein et optimiste.

En fait, le Cours nous offre une voie directe vers la paix parfaite. Il nous enseigne que ce monde n’est pas notre vraie Maison,et qu’à tout moment nous pouvons nous élever au-dessus de lui et entrer dans le souvenir de notre véritable chez Nous:

Si je choisis de le faire, je peux quitter ce monde entièrement. Ce n’est pas la mort, mais un changement d’esprit sur le but du monde qui rend cela possible. (leçon 226)

Je peux échapper du monde que je vois en abandonnant les pensées d’attaque.  (leçon 23)

Nous n’avons plus besoin de chercher à comprendre d’une manière logique ce monde, qui nous semble désormais souvent incompréhensible. Il suffit de laisser derrière soi la pensée de séparation qui le sous-tend et l’ancre dans notre esprit. C’est bien cela, le chemin d’éveil d’Un cours en miracles

Soyons clairs…
Même si nous souhaitons que l’état du monde s’améliore (et nous le souhaitons bien!), nous sommes conscients maintenant qu’il est, par nature, le creuset de toutes sortes de difficultés et d’injustices:

Le monde que tu vois est le système délirant de ceux que la culpabilité a rendus fous. (T-13.in.2)

Comme nous l’avons expliqué lors de notre dernière séance, nous avons collectivement fabriqué (ou imaginé) ce monde dans un instant de grande confusion, dans un délire de malheur et de culpabilité. 

Dans ce même passage, nous lisons : 

L’acceptation de la culpabilité dans l’esprit du Fils de Dieu fut le commencement de la séparation. … Regarde attentivement ce monde et tu te rendras compte que c’est ainsi. Car ce monde est le symbole de la punition, et toutes les lois qui semblent le gouverner sont les lois de la mort.    (T-13.in.2:1-11)


Dans un langage plus clair peut-être : notre désir de quitter l’Unité parfaite nous a mis en opposition avec Elle. Au lieu de voir ce souhait comme une simple erreur, nous l’avons intégré comme « un acte positif d’agression » contre l’Unité (d’où l’idée de notre culpabilité):

L’ego ne perçoit pas le péché comme un manque d’amour mais comme un acte positif d’agression. (T-5.V.4:1-13)

Ce jugement terrible s’est projeté dans tous les domaines de notre existence terrestre, les imprégnant du manque et de la peur.  

Malgré cette tentative de vouloir nous transformer, notre réalité est pourtant toujours parfaitement intacte, car elle est immuable. « La réalité est inchangeable », lit-on quatre fois dans le Cours. 
 
Comment retrouver la paix originelle de notre Soi ?
C’est en nous posant cette question que nous commençons notre voyage de retour. 

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PRATIQUE

« Je regarde autour de moi et me souviens que ceci n’est pas ma véritable Maison. »

Une fois par jour, je songe à la possibilité que ce que je vois autour de moi n’est peut-être pas le monde réel. Aussi familier et réel qu’il m’apparaisse, un autre monde est celui de ma vraie Maison. Je peux commencer à relativiser l’importance de ce qui se passe ici.
 
Cela me permettrait de m’ouvrir à une autre expérience de ce monde. Là où j’ai connu la tristesse et l’effroi, je peux imaginer que, derrière ces scènes et ces apparences, la joie et la paix peuvent être présentes.

Je peux rester engagé avec ce monde, je ne fais pas comme s’il n’était pas là; mais je change simplement ma manière de le regarder. Derrière l’apparence de ces scènes, autre chose existe.
 

La grâce est l’acceptation de l’Amour de Dieu dans un monde de haine et de peur apparentes.   (leçon 169)
 
Si tu sens l’Amour de Dieu en toi, tu verras au-dehors un monde de miséricorde et d’amour.   (leçon 189)
 
Aujourd’hui je suis rédimé et je nais à nouveau dans un monde de miséricorde et de sollicitude, d’aimante bonté et de la paix de Dieu.   (leçon 306)

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


 Encore un petit moment d’attention, s’il vous plaît

Nous avons pu prendre le temps de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.

 Pour nous permettre de continuer à produire ces fiches et ces vidéos:

     Contribuez (cliquez) Merci!     

Le Cours : comment être sûr que nos efforts en valent la peine? :-)

Nous espérons que les fêtes se sont bien passées et que vous pouvez ouvrir 2025 avec élan et enthousiasme. 

Comment s’est passée votre pause hivernale? 
En avez-vous profité pour approfondir votre pratique du Cours? 
Ou bien avez-vous au contraire ralenti votre pratique du Cours? 

Si c’est le cas, avez-vous trouvé la motivation de reprendre votre pratique cette année?

Soyons honnête, cela nous demande de faire un gros effort, non?
En ce début d’année, nous pourrions, à juste titre, nous demander à quoi bon consacrer autant de temps et d’efforts à la pratique d’une spiritualité, surtout  aussi ardue que celle d’Un cours en miracles! 🙂

Si vous connaissez le Cours, vous vous êtes probablement déjà demandé si une autre spiritualité ne serait pas plus facile! 

Comme le suggère cette leçon, le Cours nous demande constamment de remettre en question tout ce qui nous dérange dans ce monde… Pas facile!!…
Et une chose est (presque) sûre : cette année 2025 mettra à nouveau notre paix intérieure à rude épreuve, avec son lot de guerres, d’injustices et de catastrophes naturelles. 😦

Mais comme la leçon 5 nous le rappelle, le Cours ne donnera toujours pas raison à nos contrariétés en 2025; beaucoup de remises en question en perspective donc, pour cette année encore! 

Restons motivés : nous avons de très bonnes raisons de continuer à étudier le Cours, nous allons y revenir. 
Mais en ce début d’année, nous pouvons nous interroger.

Pourquoi étudier le Cours?
Après tout, tous ces exercices… ces remises en question… ces confrontations avec notre ego, avec notre côté sombre… accepter d’avoir tort et cesser de vouloir avoir raison (c’est dur, non?) … arrêter de chercher un coupable à l’extérieur ou de chercher une récompense dans ce monde, pardonner aux gens malhonnêtes, aux traîtres…  

C’est du costaud!! ; )…
Alors pourquoi continuer?

C’est parce que le Cours marche

Tous ces efforts et tous ces exercices en valent la peine parce que cela fait un bien fou d’arrêter de justifier nos pensées et nos états d’âmes et d’accepter la paix à la place. Accepter un autre esprit à la place du nôtre, celui de Jésus, du Saint-Esprit. Celui de notre propre Esprit Juste. 

Jésus nous dit dans son cours, qu’au-delà des apparences de ce monde, un autre monde existe, un monde de paix, d’équité, de fraternité et de sécurité.

Nous ne trouverons pas ce monde en continuant d’insister sur nos faiblesses et nos blessures!
Et Jésus nous informe d’un moyen très efficace (le pardon authentique) pour identifier et transformer nos blocages et découvrir la splendide lumière qu’ils cachent. 

Le cours vise à enlever les blocages qui empêchent de prendre conscience de la présence de l’amour, qui est ton héritage naturel.   (T-in.1)

Même si pour la plupart d’entre nous, la pleine réalisation de cet amour reste un but encore assez lointain, nous pouvons tous, tous, connaître des moments, des instants (saints) de véritable lâcher-prise, de joie spontanée, de beauté transcendante, et d’innocence libératrice.

Et ces brefs moments valent certainement tous les efforts que nous y consacrons. 🙂

Ces instants nous montrent que ce que nous cherchons est réel.
L’Amour n’est pas une autre illusion ou un rêve utopique. 

Il est tout à fait possible d’atteindre et d’adopter notre Esprit Juste et de bénéficier de la paix et de la joie qui y règnent.
Mais, c’est vrai, cela nous demande de nous dévouer, de nous appliquer et de maintenir nos efforts

Comme vous, nous avons besoin de pratiquer, de poursuivre nos efforts et de continuer à étudier notre spiritualité en 2025.

Et nous sommes très heureux de commencer une nouvelle année d’étude et de pratique du Cours avec vous. 



La contribution de Kenneth Wapnick

Cette année, nous explorerons les profondeurs de l’enseignement de Kenneth Wapnick, qui nous réserve quelques belles surprises et certains messages bien « décapants »! ; ) 

Parmi eux, nous retrouverons: 
* Il n’y a qu’une seule relation, avec notre propre ego: toutes nos relations ne sont que le reflet de celle-là. 

* Il n’y a rien en dehors de l’Unité parfaite de Dieu; même dans l’illusion, le plus petit grain de sable fait partie de Nous-mêmes. 

* Il n’y a que deux émotions, l’amour et la peur, et choisir entre les deux est une tâche de chaque instant.

* Nous sommes obsédés par notre culpabilité qui plus est n’est même pas réelle. 

* Nous avons tellement peur de connaître l’Amour que nous préférons penser que nous L’avons détruit. 

* Ce monde est une solution inadaptée à un problème totalement inexistant (la séparation). 

* Il n’y a pas de vie en dehors du Ciel; rien de ce qui se passe ici ne fait partie de la Vie. 

* Chaque événement, aussi malheureux soit-il, nous offre la possibilité de guérir notre esprit de ses illusions. 

* Rien n’a le pouvoir d’enlever la paix et l’amour de Dieu de notre esprit, rien.

* Notre Esprit Juste reste toujours parfaitement intact, malgré les assauts et les injustices de ce monde.  

Ces leçons restent encore difficiles à appréhender pour la plupart d’entre nous, mais elles nous guident sur le chemin et nous donnent la direction à suivre. 

Nous passerons cette année à intégrer ces grandes vérités grâce à un langage simple et des pratiques accessibles. 

Si vous souhaitez partager votre cheminement spirituel avec nous cette année, nous serons ravis de vous accompagner.

Au plaisir de poursuivre avec vous en 2025. 
Bien chaleureusement,
Bernard et Patricia

Invitons Jésus à son anniversaire cette année

Si notre but est d’être heureux, il nous suffit alors d’adopter la manière juste de voir pour permettre au vrai bonheur de s’installer dans notre esprit.

Pour nous aider en cela, nous avons choisi Jésus comme guide.

Il est assez évident que notre façon de regarder n’est pas encore tout à fait comme la sienne. 🙂

Si seulement nous pouvions voir et penser comme lui, notre esprit s’éveillerait tous les jours heureux et en paix.

Comment Jésus regarde-t-il ? Comment pense-t-il? 

Nous nous sommes posés cette question lors de notre dernière séance Zoom (à revoir ici).
Et nous avons d’abord commencé avec les questions inverses, tout aussi éclairantes:

Quelles pensées entretenons-nous que Jésus n’aurait pas?

Que ressentons-nous que Jésus ne ressentirait pas? 

A Noël, ces questions prennent une importance toute particulière.

Pensons aux repas en famille, aux derniers préparatifs, à l’échange des cadeaux, ou à la possibilité de passer Noël seul… 

Au moment où nous sommes censés célébrer la naissance de celui qui incarnera de la manière la plus inspirante et la plus authentique les qualités de patience, de compassion et de gentillesse, nous pouvons avoir des ressentis tout à fait opposés! 

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En repensant à ce paradoxe, notre mentor, Kenneth Wapnick, a parlé à plusieurs reprises de la signification de Noël. Dans une vidéo de 2010, il nous invite à nous rapprocher de Jésus en cherchant à voir et à penser comme lui. 

Nous vous encourageons à regarder cette vidéo, à lire sa transcription ou à écouter la traduction simultanée en français lors d’une retraite.  

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Nous avons fait notre petite liste des qualités qui pourraient imprégner sa vision. 
Si nous commençons par le plus haut niveau de la vision spirituelle: 

Jésus ne serait pas dérangé par quoi qu’il se passe.
Sa paix serait parfaitement intacte à chaque instant.  

Pour adopter progressivement cette vision très élevée, nous proposons ici quelques unes des qualités qui constituent cet état d’esprit remarquable: 

* Jésus ne verrait pas de différences et regarderait tout le monde de la même manière, avec la même ouverture d’esprit.

* Il comprendrait la difficulté de chacun à retrouver la paix et ressentir la plénitude présente.

* Il comprendrait les sensibilités de chacun et se rappellerait comment la séparation d’avec lui et d’avec Dieu est la seule vraie cause à notre contrariété.

* Il attendrait patiemment si les choses ne semblaient pas se faire comme il le souhaiterait.

* Il regarderait au-delà du comportement égoïste et des paroles déplacées de chacun et se souviendrait de la lumière du Christ dans leur esprit.

* Il reconnaîtrait l’innocence comme la qualité qui nous unit tous, et notre filialité en tant qu’Enfants du même Père.

* Il passerait son temps à nous réconforter pendant ces fêtes, à alléger nos humeurs lourdes et inquiètes et à nous regarder gentiment comme une véritable sœur ou un vrai frère.

* Il saurait que tout est déjà guéri, qu’il n’y a rien à faire pour prouver quoi que ce soit.

* Il nous communiquerait que tout ce que nous faisons est déjà très bien, parce que tout a déjà été accompli, qu’il n’y a rien à prouver.

* Il saurait que tout ce qui se passe est une belle opportunité de pardon, de lâcher prise de nos contrariétés et de nos jugements, pour nous reposer dans l’amour de son Père.

* Il n’attendrait rien en particulier des fêtes (en son nom!).

* Il méditerait en silence l’amour de son Père et se joindrait aux autres en esprit s’il devait passer du temps seul.

* Il se souviendrait de sa valeur infinie, auprès de son Père, même s’il n’y avait pas d’autres personnes pour la reconnaître.

Et nous pouvons aussi rappeler de ce que Jésus ne penserait pas:

* Il ne ferait pas une grande histoire d’une petite histoire, car tout ce qui se passe sur Terre est une petite histoire (par rapport à la véritable Grande Histoire du Ciel).

* Il n’imposerait pas ses besoins sur les autres.

* Et il ne bouderait pas en silence s’il n’était pas entendu! ; )

* Il ne serait pas déçu si les fêtes ne se déroulaient pas dans la bonhomie et l’amitié, voire si elles étaient mêmes teintées de tensions et de conflits sous-jacents.

* Il ne distinguerait pas une personne d’une autre et n’utiliserait pas les différences superficielles pour juger ou séparer les gens.

* Il ne blâmerait pas les autres s’il n’était pas le centre d’attention ou s’il devait passer du temps seul.

* Il ne serait pas inquiet à l’arrivée de la tante Gertrude ou du cousin César… (chacun mettra là le nom qui correspond à cette personne non-désirée!)

* Il ne se critiquerait pas si le gâteau n’était pas très beau, la viande trop sèche ou les cadeaux insuffisants. 🙂

Et vous, trouvez-vous d’autres façons auxquelles Jésus penserait s’il assistait à vos fêtes de fin d’année? 

Rappelons-nous clairement que ce Jésus dont nous venons de parler vit véritablement en chacun.

Il n’est pas à l’extérieur de nous…
Il est la présence de notre grand Soi.

Et nous pouvons penser, agir et ressentir tout à fait comme lui, à l’instant où nous décidons de quitter les sensibilités, les besoins et les attentes de notre ego.

Notez de 1 à 10 chaque qualité, dans les propositions ci-dessus, selon votre sensibilité par rapport à la suggestion. 

Mettez, par exemple, 7 ou 8 si vous pensez être loin de l’esprit de Jésus. 

C’est une façon de transformer Noël en une opportunité d’avancer dans notre travail intérieur, pour nous rapprocher de Jésus au moment où nous fêtons sa présence dans ce monde. 

Le risque est, sans ce genre d’exercice, que nous glissions facilement dans les automatismes de notre ego qui veut simplement passer un bon moment, autrement dit que les besoins de notre petit soi soient satisfaits. 

Une fois que votre liste courte des « domaines à améliorer » est faite, vous pouvez formuler une prière, en demandant de l’aide à Jésus pour voir par ses yeux au lieu des vôtres:

Paix et lumière dans mon esprit

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

Nous sommes à la fin de notre programme et il est naturel d’encore nous poser la question : «Comment accepter cette Douceur dont nous avons parlé depuis trois mois?».

Faisons-le en deux temps : 
1) Bien regarder notre difficulté pour mieux nous en détacher
2) Se tourner vers une source de bonté (dans le Cours, Jésus ou le Saint-Esprit).

Pour la première étape, nous avons exploré comment faire glisser notre contrariété, doucement, du centre de notre esprit, vers la gauche et hors de notre attention directe.

Pour la seconde étape, nous nous en remettons à ce que Jésus  nous dit dans la leçon 155 : inviter l’Esprit Saint à corriger nos «malperceptions».

Cela semble si simple… nous parvenons pourtant encore à nous compliquer la tâche 🙂

Nous pouvons nous rappeler alors que notre difficulté provient uniquement de notre attachement à notre particularité.

Comment nous expliquer cela?
La paix et la contrariété sont deux notions contradictoires; l’une chasse l’autre de l’esprit.
Donc accéder à la paix de Dieu contredirait notre souffrance…
Mais la souffrance est le tissu et la matière même de notre ego!

Tant que nous restons attachés à notre propre soi, nous restons également attachés à la souffrance; consécutivement, la paix peut sembler inacceptable, voire insupportable.

Nous trouvons toujours un moyen de nous accrocher à la contrariété (c’est pourquoi elle revient si souvent !).

Nous voudrions apprendre à donner davantage importance à la paix de notre Soi qu’à la préoccupation de notre « petit nous ». 

Même cela peut parfois s’avérer trop difficile, comme s’il s’agissait d’accomplir l’impossible.

Nous ne pouvons pas nous forcer à accepter la paix à la place de notre difficulté, et Jésus ne nous demande pas cela :

Il n’attend pas un (saint) instant que notre esprit soit rempli de paix. 
Cela est très important – et on peut arrêter de se mettre la pression! 

Il nous dit cependant que cela pourrait et devrait être notre souhait (celui de ne vouloir garder aucune de ces pensées contrariantes). 

Nous pouvons alors nous souhaiter que la paix soit notre expérience.  
« Je voudrais pouvoir accepter plus de paix dans mon esprit dans cette situation. »

Il est évident qu’il se passe des choses dramatiques et souvent très injustes dans ce monde et parfois dans nos propres vies aussi.

Mais la souffrance du monde ne sera jamais plus puissante que la paix dans l’esprit du Christ.
Et tout le monde a un Esprit en Christ. 

Nous pouvons accorder un certain niveau de réalité aux événements et aux conditions de ce monde. Nous ne voulons pas nier notre expérience de ce monde.

Mais nous devons progressivement apprendre à attribuer encore plus de réalité, de force et de puissance à la Paix de Dieu dans notre esprit.  

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Cette semaine et pendant la période des fêtes, nous pouvons surveiller notre esprit pour pouvoir, à chaque fois que nous constaterons l’absence de paix, souhaiter changer notre expérience. 

Aussi simple, et peut-être simpliste, que cela puisse paraître, c’est une grande étape pour ouvrir la porte à la présence de Jésus dans notre esprit.

L’ego ne nous permettra jamais de diminuer l’intensité de notre expérience, bien au contraire.

Son but est de renforcer nos émotions ébranlées et d’intensifier nos pensées violentes et autodestructrices. 

Le moindre geste en faveur de la douceur, un simple souhait d’atténuer, ne serait-ce qu’un peu, l’intensité de notre difficulté est un véritable miracle. 

Il est faux parce que la Douceur de Dieu est la réalité qui se cache sous les apparences de la dévastation.

Et comme nous lisons dans l’extrait ci-dessous, Jésus ne nous laisserait jamais inconsolés, il est toujours présent pour nous.  

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Nous terminons notre programme sur ces paroles très touchantes de notre cher ami Jésus, tirées de l’épilogue du Livre d’exercices :  

Cette entrée a été publiée le décembre 22, 2024. 2 Commentaires

Prendre de la distance avec notre contrariété

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Que suis-je censé faire de mes pensées dérangeantes? »

Pour guérir notre esprit, Jésus nous a bien appris à regarder en nous au lieu de chercher une cause extérieure à toute gêne.

C’est dans notre esprit, et non dans le monde extérieur, que nous allons trouver la cause de notre manque de paix intérieure:    
« La paix est un attribut en toi. Tu ne peux pas la trouver au-dehors. »   (T-2.I.5)

Mais, comme à l’accoutumée, nous nous tournons tous d’abord vers l’extérieur et, à la vue de certains événements, nous ressentons certains malaises, ne serait-ce qu’une « pointe minime d’irritation » (leçon 21).

Aussitôt (ou presque!), nous pourrons nous souvenir des mots de Jésus:

« Le monde est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. » (T-21.in.1:1-12)

Nous découvrons ainsi que notre « condition intérieure » n’est pas aussi tranquille que nous le souhaiterions!

Alors pardonnons-nous…

Dans le Livre d’exercices, nous pouvons lire que le pardon « regarde simplement, attend et ne juge pas. » (L-pII.1.4:1-5) 

Et c’est là que les choses se compliquent parfois!

Comment faire pour « regarder, attendre et ne pas juger »?

Parce que le simple fait de juste « regarder » peut parfois être l’étape la plus difficile !

Tout d’abord, nous ne voulons pas vraiment savoir à quel point nous sommes contrariés (la noirceur n’est pas très agréable à voir!). 

Ensuite, nous sommes tellement habités par notre malaise que nous le ressentons (vivement !) au lieu de simplement l’observer. 

En effet, nous pouvons être tellement identifiés à l’émotion (colère, tristesse, déception, honte, peur…) ou à la pensée (injustice, incapacité, abandon, trahison…) que le simple fait de l’observer, sans la vivre viscéralement, peut s’avérer très difficile.

Et pourtant, c’est une étape absolument fondamentale.  

Comment passer de « ressentir » à « observer » ?
Kenneth Wapnick nous propose deux métaphores très utiles pour apprendre à regarder un événement, sans s’identifier avec, voire même à le pardonner :  

1) Mettre la situation sur « l’estrade »
Nous pouvons observer plus facilement la situation en la visualisant comme au théâtre, sur une scène, et en nous voyant dans les gradins du public. Cela nous permet de prendre de la distance par rapport à l’évènement et de commencer à faire la distinction entre «nous», l’esprit-décideur (l’observateur) et le «petit soi» impliqué dans les événements. Regardez cette vidéo sur le sujet.  

2) Mettre la situation « dans une boîte »
Dans une autre vidéo encore, Kenneth nous explique qu’il est possible de déposer toutes les pensées et les sentiments du petit soi dans une « boîte ». Cela nous aide à faire une distinction plus claire entre l’observateur et la personne impliquée dans la situation. Comme il le dit dans cette vidéo, le petit soi (l’ego) est un système étanche qui ne peut être modifié ou amélioré. On ne peut y échapper qu’en l’observant objectivement et sereinement.

Aussi puissantes et efficaces que soient ces méthodes, elles peuvent se heurter à une résistance considérable de notre esprit.

Voici donc une pratique supplémentaire pour tenter de dépasser nos résistances et guérir de nos pensées gênantes.

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PRATIQUE

« Je me permets d’éprouver, puis d’observer, puis de déplacer la douleur dans mon esprit »

Lundi dernier, nous avons évoqué un processus simple pour commencer à guérir de ces pensées gênantes, qui nous mènent vers la souffrance. (Voir la vidéo de la méditation)

L’étape la plus difficile semble toujours être celle de nous détacher, de nous désidentifier de la situation et de la transformer en pure observation (passer du ressenti à la simple vision neutre).

Ainsi, comme dans les méditations bouddhistes, nous commençons par nous autoriser à vivre cette expérience difficile, sans nous forcer à changer ou à atténuer notre contrariété. 
 
Nous prenons le temps « d’expérimenter » la situation telle qu’elle se présente à nous et de l’observer.

Nous pouvons ressentir la difficulté qui semble être «dans» notre esprit.

Nous pouvons identifier précisément comment et où elle nous affecte physiquement dans notre corps. 

Puis nous pouvons commencer à imaginer cette douleur ou cette émotion «devant nous», nous pouvons commencer à la décaler légèrement dans notre esprit. 

Nous pouvons alors l’examiner plus facilement pour nous familiariser avec elle, pour en connaître, par exemple, les contours, la densité, la couleur, la texture ou la température.

Cela nous aide à diminuer l’empreinte et l’impact de notre expérience dans notre esprit, à en faire moins un problème qu’un simple fait. 

Nous constatons la place que cette expérience tient devant nous, au centre de notre esprit. 

Et lorsque nous nous sentons prêts, nous pouvons la déplacer du centre de notre champ de conscience, vers la gauche, en la balayant doucement, comme si nous utilisions une plume (un autre symbole souvent utilisé par Kenneth Wapnick). 

Nous laissons alors notre difficulté à la périphérie de notre esprit, bien conscients de sa présence, sans la juger, sans nous y opposer.

Cette émotion ou cette douleur peut alors devenir un simple événement psychique, au lieu de dominer toute notre conscience.

Nous l’avons donc regardée, nous avons attendu d’être prêts, sans la juger, comme dans la formule du pardon. 

Simple … mais pas toujours facile
La méthode est simple, mais nous pouvons encore rencontrer des difficultés lorsque nous essayons de l’appliquer. Des pensées dérangeantes ou des émotions fortes peuvent s’y accrocher fortement. 

Parfois, notre souffrance fait partie intégrante du concept que nous avons de nous-mêmes et de l’histoire particulière de notre vie. 

Dans ce cas, de nombreuses résistances apparaissent, nous empêchant d’ôter la douleur du centre de notre conscience, pour la déplacer devant nous, là où nous pouvons l’observer plus calmement. 

Comment y parvenir, alors ? 

Il nous « suffit » de reconnaître notre difficulté pour alors comprendre et accepter notre peur de lâcher prise.

Nous avons peur de la force et de la paix qui sommeillent en nous. Nous avons peur de la puissance de notre Esprit-juste.
C’est la peur de notre grand Soi, de l’autre Identité que nous sommes. 

Nous devons donc « attendre » à nouveau, patiemment.
Et attendre quoi, au juste ?
Comme le dit Kenneth Wapnick, attendre d’avoir moins peur de l’Amour.  

Père, c’est l’esprit ouvert que nous attendons aujourd’hui d’entendre Ton Jugement sur le Fils que Tu aimes.   
(leçon 311) 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Accompagner notre ego avec douceur

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Parfois, je m’en veux quand je n’arrive pas à appliquer les principes du Cours. »

Nous avons les meilleures intentions…
Nous pratiquons les leçons du Cours…
Nous essayons d’adopter ses principes…
Nous faisons tout ce que nous sommes censés faire pour trouver la paix…
Nous pardonnons … et pardonnons encore… 

Et la paix n’est toujours pas là !

Parfois, nous avons même l’impression que ça empire, que nous sommes encore plus contrariés d’avoir échoué…

Nous ne trouvons pas la paix dans une situation, et, « cerise sur le gâteau », cela nous déplaît fortement!  
Donc, double peine!

Que se passe-t-il ?

Hé bien, l’ego a simplement décidé de nous accompagner dans notre pratique du Cours. 🙂

Regardons plus en détails le processus :

Nous observons, par exemple, une situation contrariante et, conformément à son habitude, notre ego réagit négativement et évince l’interprétation bénéfique et libératrice du Saint-Esprit. 

En bon élève du Cours, nous observons notre ego et constatons l’erreur dans notre esprit: oui, nous avons fait le mauvais choix, la paix pourrait être là au lieu de ce que nous ressentons.

C’est là le moment crucial où tout se joue…

Nous pourrions choisir le pardon, pour notre erreur et l’amour, pour remplacer notre contrariété.

Mais non, l’ego, lui, décide d’en rajouter une couche, et nous, nous l’écoutons, bien sûr!

Tout ce que nous entendons, c’est la critique envers notre incapacité à lâcher prise de notre jugement et de notre souffrance.
Au lieu de la paix, nous ressentons de la tristesse, de la déception et de la colère envers nous-même. 

Cela vous rappelle quelque chose ? ; )

Nous arrivons à la fin de notre programme. 
Nous avons exploré onze puissants principes du Cours.

Vous avez probablement entrepris de mettre en pratique certains de ces principes et vous aurez certainement remarqué une difficulté à les laisser transformer profondément vos habitudes de pensée.

Et vous vous êtes sans doute aussi demandé pourquoi votre progrès avec le Cours semble parfois si lent.  

L’obstacle principal qui nous empêche aujourd’hui d’intégrer ces principes est notre rapport à l’ego.

Voici une très bonne nouvelle: 
Kenneth Wapnick affirme que notre but n’est pas d’être sans ego.

Selon lui, notre but est
d’être sans ego par rapport à notre ego.

En d’autres termes:

Nous avançons maintenant à la vitesse que notre peur de l’ego nous permet d’avancer. 


Si nous sommes perturbés par notre ego;
S’il nous fait peur ; 
Si son intensité, sa violence, sa rage, son désespoir, sa jalousie, sa méfiance provoquent en nous des réactions de jugement, de rejet ou de dégout, nous perdrons espoir.

Nous tomberons de plus en plus dans :
* le déni – « Je vais parfaitement bien! »
* la projection – « Tu t’es vu, toi?! »
* l’inconscience – « Qu’est-ce qu’il y a au ciné? » (ou à la télé… rien contre le ciné! ; ))

Nous devons maintenant accompagner notre pratique du Cours avec la plus grande douceur et la plus grande tendresse.


Jésus sait que nous sommes imparfaits; il connaît bien l’étendue et l’intensité de notre ego.
Nous n’avons rien à craindre, ni de lui, ni du Saint-Esprit.
Bien au contraire.
Plus nous nous tournerons vers Eux pour nous souvenir et pour intégrer toute leur douceur et accepter leur compréhension de nos réactions égotiques, plus nous trouverons le courage de regarder et d’observer notre ego.

Notre but maintenant :
être dans la douceur par rapport à notre ego.


Soyons honnêtes !… Nous sommes remplis de jugements, de haine et d’exigences en tout genre!

Et ce n’est pas grave. N’en faisons pas une montagne. 

Souvenons-nous de cette phrase clé du Cours: 

Dans l’éternité, où tout est un, s’est glissée une minuscule et folle idée de laquelle le Fils de Dieu ne s’est pas souvenu de rire.


Nous devons à nouveau apprendre à rire de notre folle idée de haine, d’exclusion et d’injustice. 

Attention, cela ne signifie pas être complaisants ou résignés à notre ego.

Nous pouvons, plus honnêtement, essayer d’accepter la légèreté pour nous élever au-dessus de notre petit soi, pour trouver un espace intérieur dépourvu de jugement :
dans un premier temps, pour aller vers le non-jugement de notre propre ego, puis, par extension, vers le non-jugement des autres et de ce monde.       
 

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PRATIQUE

1) « J’observe bien mon jugement sur une situation ;
puis le jugement de mon jugement »

Quelle est votre réaction face à l’intensité de votre ego? 

« Je serai honnête avec moi-même aujourd’hui. »  (leçon 243) 

Sois très honnête avec toi-même sur ce point, car nous ne devons rien nous cacher l’un à l’autre.   (T-4.III.8:2)

Alors soyons honnête … tout n’est pas rose en nous. 

A moins, bien sûr, que nous ayons déjà pleinement éveillé l’esprit du Christ en nous. 🙂

Trouvez-vous de la tendresse envers vous-même quant à vos erreurs? 

Plus nous comprenons l’erreur, notre erreur de choisir la haine, plus nous pouvons faire le seul choix raisonnable, celui du pardon et de la paix de Dieu.
Et, ce faisant, nous sommes grandement aidés par Jésus et le Saint-Esprit. 

Plusieurs fois par jour, essayez d’observer le fond de votre pensée par rapport à une situation difficile.

Essayez ensuite d’observer la réaction qu’elle suscite en vous.

Si la paix fait défaut, essayez de trouver la patience et la compassion pour vous-même.

Notre seule difficulté est notre peur de laisser l’Amour prendre la place de notre ego.


Soyons tranquille. L’amour ne prendra jamais notre place si nous ne sommes pas prêts à Le laisser faire. 🙂

Mais si nous souhaitons maintenant être profondément heureux et en paix… au lieu d’avoir raison (« Préfères-tu avoir raison ou être heureux ? » T-29.VII.1:9), il nous suffit de nous détendre (lâcher-prise du contrôle par l’ego) et de laisser l’amour faire le reste…  

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Tout est bon au fond de nous

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« J’ai toujours l’impression que quelque chose est cassé en moi. »

Lors de notre dernière session, nous avons exploré la façon dont nous utilisons le monde pour pallier au malaise profond que nous ressentons dans notre petit soi.

Malgré des années de pratique, nous pouvons toujours avoir l’impression que quelque chose en nous « ne tourne pas rond ».

Ce sentiment nous pousse à chercher des solutions extérieures pour ce qui est pourtant clairement un problème intérieur à notre esprit.

La guérison de cet état d’être réside, selon le Cours, dans l’acceptation de « l’Expiation », i.e. le principe que rien ne s’est passé et que donc la séparation avec Dieu et son Amour n’existe pas.

Nous continuons pourtant à nous accuser de cette faute qui ne s’est jamais produite.

Mais sommes-nous vraiment prêts à accepter la vérité de notre profond bien-être et de notre parfaite innocence?  

Chaque jour où nous nous éveillons et ressentons un trouble intérieur à apaiser par nos activités et nos projets, nous déclarons, une fois de plus, que le problème de fond est toujours dans notre esprit.

Pas de progrès là! 😦

Par contraste, chaque jour où nous nous levons et nous souvenons qu’au plus profond de notre esprit, rien n’est cassé, que tout en nous est fondamentalement bon, que nous sommes protégés par notre innocence et notre bonté inhérente, nous organiserons notre journée dans la plus grande tranquillité et avec la plus grande confiance. 🙂

Et nous saurons que, quelles que soient les surprises de la journée, nous serons prêts à relever le défi et à retrouver la paix.
La conviction en notre bonté profonde nous évitera de retomber dans la peur, la colère et l’autocritique.

Tout cela semble être clair pour vous?
Très bien.

Mais combien de fois mettons-nous vraiment ces idées en pratique?

Jésus nous dit dans le Cours: 

Tu es peut-être habitué à n’utiliser la non-culpabilité que pour compenser la douleur de la culpabilité, et tu ne la considères pas comme ayant une valeur en soi.  (T-14.III.2)


Dans cette section du cours, Jésus nous explique que la culpabilité a encore une valeur pour nous et que nous voulons y rester accrochés au lieu d’accepter la vérité de notre parfaite innocence. 

Pourquoi voudrions-nous une telle chose?
Parce que l’innocence parfaite ne peut se trouver que dans l’absence de notre petit soi.
C’est l’un ou l’autre !

Nous n’avons pas encore pris la décision finale de notre non-culpabilité (lisez la section « La décision pour la non-culpabilité » Chapitre 14 section 3)

Tant que nous ne ferons pas ce choix définitif, nous nous perdrons dans le déni (« Ça va, tout va à peu près bien ») et la projection (« Je n’arrive pas à croire ce que j’ai entendu aux infos ce matin! »).

Ce sont des états d’esprit qui nous semblent tout à fait normal, mais qui sont pourtant à l’opposé de l’état de notre esprit en Christ. 

Une paix profonde et inébranlable est présente, et Jésus nous invite à chaque instant, à prendre un pas de plus pour l’accepter. 

Une nuance essentielle :
Comme le dit Kenneth Wapnick, nous n’avons pas besoin d’être sans culpabilité, mais nous avons besoin de VOULOIR connaître profonde innocence.

Cherchons cette semaine, au plus profond de notre esprit, le désir de connaître cet état irréprochable, sans erreur et sans culpabilité. 

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PRATIQUE

1) « Je suis entier, il n’y a rien de cassé en moi.« 

Voici une déclaration simple et puissante pour notre semaine d’Expiation. Rien ne s’est passé, donc tout est profondément bien. En nous. Et partout. Malgré les scènes alarmantes de ce monde, malgré les personnes perdues dans un cauchemar de séparation, luttant contre un Ennemi qui n’existe pas, sur un plan profond de l’existence … tout va profondément bien. En nous. Et partout.

2) « Je n’y arrive plus! Donc je me repose. »

Lorsque notre résistance est trop forte, lorsque les pensées de souffrance ou d’injustice reviennent avec insistance, je ne me mets pas la pression. Je ne me fixe pas d’objectifs de pardon. Je ne sous estime pas la difficulté de transformer mon esprit, ma démarche est courageuse. Je respire profondément, doucement, et je m’autorise à me sentir aimé, malgré ma difficulté. 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Jamais en retard (pour Dieu) !

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Est-il possible de se sentir en paix avec le temps? »

Le temps peut être, pour beaucoup d’entre nous, source de stress et de peur.

Des échéances en tous genres, comme faire les courses ou préparer à manger pour les enfants qui arrivent, faire le ménage, arriver à l’heure au boulot, passer au garage faire réparer la voiture … tous ces petits délais du quotidien grignotent souvent notre tranquillité et notre paix intérieure.

Et puis il y a les grandes échéances, comme la mort!.. qui peuvent vraiment perturber le fond de notre esprit.

Pourtant, le temps, selon Un cours en miracles, pourrait véritablement devenir « notre ami » (oui!):

La clé réside ici dans la deuxième partie de cette phrase « si tu en laisses l’usage au Saint-Esprit »:
Cela signifie que nous arrêtions d’interpréter le temps par le filtre de notre ego.

L’ego se sert toujours du temps pour nous démontrer que nous ne sommes jamais assez bien dans le présent, tels que nous sommes, et qu’il faudrait sans doute faire une quantité de choses, plus souvent et plus vite pour s’en trouver mieux.

Il nous rappelle constamment, qu’en raison d’une erreur que nous aurions commise (qu’il n’identifie pas clairement, mais qui correspondrait au soi-disant crime de séparation d’avec Dieu), que nous sommes condamnés à toujours devoir nous rattraper, en faisant toujours plus, et plus vite.

Mais cet énoncé de base qui motive cette frénésie, n’existe même pas. Il n’y a rien à rattraper, sauf une simple erreur de pensée!… car il n’y a, en fait, jamais eu de séparation.

Le problème de la séparation, qui est réellement le seul problème, a déjà été résolu. (leçon 79.1)

Nous ne sommes pas séparés de Dieu et de son Amour.
Nous sommes toujours aussi parfaits, purs et saints que Dieu nous a créés, et « la lumière et la joie et la paix demeurent en nous » (leçon 93).

Cette erreur d’identité que nous souffle l’ego, nous pouvons donc la défaire instantanément.
Quand? 
Dans l’instant présent, cet instant saint. 
C’est à dire … maintenant.  
Mais un « maintenant » sans stress, sans jugement, tranquille, doux et apaisant.

Le Cours nous offre cette idée magnifique liée au temps:
Ce moment, cet instant, peut devenir une miniature du Ciel, une véritable miniature de l’éternité…

L’instant saint est une miniature du Ciel, à toi envoyée du Ciel.

L’instant saint est une miniature de l’éternité. C’est un tableau de l’intemporel, inséré dans un cadre de temps.

Le Ciel tout entier réside en cet instant, emprunté à l’éternité et inséré pour toi dans le temps.  
(T-17.IV.11:1-8) 

Prenons quelques instants pour méditer cela… juste là, maintenant, en lisant ces mots… un instant du Ciel…

Mais attention! 
Notre envie de vivre cette miniature du Ciel maintenant peut heurter un obstacle intérieur. 
Kenneth Wapnick nous en a beaucoup parlé; ce n’est pas pour rien qu’il a autant évoqué, pendant plus de trente ans, le phénomène de la résistance; il a beaucoup insisté sur l’importance de réaliser ô combien nous sommes investis à résister à la paix.

Dans l’instant éternel de maintenant, nos problèmes n’existent plus (houra!).
Donc nous n’existons plus vraiment (moins houra!!). ; )

Si nous sommes attachés à nos problèmes, pour pouvoir donc exister, nous n’allons pas vouloir nous reposer dans l’instant saint (pas houra du tout!).

Lorsque nous essayons de nous reposer, maintenant, et de faire abstraction du temps et de toutes nos obligations, ne serait-ce qu’un instant, les pensées stressantes en tous genres peuvent tout de même nous envahir.

Le petit soi crie en effet « au secours », car il est né d’un problème et en a besoin pour survivre. La paix est son ennemi.

Soyons donc attentifs et surtout désireux de vivre un instant libre de nos résistances.

L’exercice en vaut la peine.
Il peut nous mener vers une nouvelle expérience du temps, vers un véritable instant d’éternité

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PRATIQUE

1) « Jamais en retard!« 

Voici une pratique très simple pour cette semaine: 
lorsque nous commençons à ressentir le stress lié au temps, entrainons-nous à nous souvenir que nous ne sommes jamais en retard pour Dieu et son Amour.

Si nous nous jugeons facilement pour notre manière d’utiliser le temps, Dieu lui, ne porte aucun jugement sur nous et n’attend rien de nous, si ce n’est que nous acceptions son Amour.

Nous ne sommes jamais en retard pour ce qui est essentiel dans notre vie: accueillir toute la tendresse et la bonté de notre Père céleste. 

2) « Dans cet instant, je me pose, me repose et m’affranchis de mes jugements liés au temps »

Echapper non pas au temps, mais à mes jugements liés au temps.

Nous ne pouvons pas véritablement « échapper au temps » car le temps n’existe pas.
Le temps n’est pas une chose en soi, mais un concept, la manière psychologique dont nous vivons le passage d’une série d’instants présents.

Le temps est une vaste illusion où des figures vont et viennent comme par magie. (leçon 158.4)

Nous pouvons vivre ce passage d’instants, l’esprit rempli de jugements ou l’esprit libre de tout jugement. 
* Un esprit rempli de peurs et de jugements produira une expérience agitée, frénétique et culpabilisante du temps. 
* Un esprit dépourvu de jugements et qui se souviendra de notre perfection intemporelle produira une expérience paisible du temps. 

A chaque instant, la non-culpabilité nous appelle vers un instant libéré du temps, affranchi de tout jugement. 

Quand vous essaierez à nouveau de « vivre cet instant présent », essayez alors de le vivre en désamorçant toute pensée critique ou de jugement envers qui que ce soit ou quoi que ce soit, et essayez d’imaginer un état d’être totalement dépourvu de toute culpabilité, libre. 

Le Saint-Esprit ne voit que la non-culpabilité, et dans Sa douceur Il voudrait délivrer de la peur et rétablir le règne de l’amour.   (T-14.V.10:8)

L’état de non-culpabilité n’est que la condition dans laquelle ce qui n’est pas là a été enlevé de l’esprit désordonné qui pensait que ce l’était.   (T-14.IV.2:2)


« Prends l’instant même et imagine que c’est tout le temps qu’il y a »

Une fois par jour cette semaine, passons un moment « hors du temps »:

Commence à t’exercer dans l’usage du temps que fait le Saint-Esprit comme aide à l’enseignement vers le bonheur et la paix. Prends l’instant même, maintenant, et imagine que c’est tout le temps qu’il y a. Rien ne peut t’atteindre ici qui vienne du passé, et c’est ici que tu es complètement absous, complètement libre et entièrement sans condamnation. À partir de cet instant saint dans lequel la sainteté est née à nouveau, tu avanceras dans le temps sans crainte et sans sentiment de changement avec le temps.   (T-15.I.9:1-7)


Faites vous l’immense bonheur de vivre ces moments « complètement absous, complètement libres et entièrement sans condamnation ».

Voici l’éternité dans le temps, une véritable miniature du Ciel… 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


   Encore un petit moment d’attention, s’il vous plaît

Nous avons pu prendre le temps de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.

 Pour nous permettre de continuer à produire ces fiches et ces vidéos,
contribuez (cliquez) Merci! 

Pour retrouver force et clarté

Bonjour,

Un cours en miracles est un livre remarquable de philosophie spirituelle. 

Qu’il puisse aussi nous conduire à la paix intérieure et vers la joie radicale est peut-être moins évident.

Ce qui n’était, pour la plupart d’entre nous au début de notre étude, qu’un livre, si fascinant soit-il, s’avère, à force de le pratiquer, être le portail vers un chemin de vie rempli d’expériences transformatrices.

Les mots qui nous semblent résumer le mieux cet aspect du chemin sont «douceur radicale»

Douceur parce que l’expérience de la pratique du Cours nous guide avec douceur et nous accompagne tendrement, avec amour et dans une sécurité apaisante.

Radical parce que cette douceur ne vient pas de ce monde, mais d’un retour à la Source, à la racine de notre Être : à la présence de Dieu. 

Notre programme d’enseignement pour cet automne est conçu pour nous emmener au-delà de la théorie du Cours, dans l’expérience d’une grande stabilité intérieure et d’une guérison profonde.

Les évènements mondiaux de ce moment ne nous donnent guère confiance.

Mais notre Guide, Jésus, dans Un cours en miracles, nous promet que, quoi qu’il se passe, la sécurité parfaite et une paix inébranlable règnent pourtant en permanence dans notre esprit.

Et, avec son aide, nous pouvons apprendre à demeurer de plus en plus souvent dans cette paix, calmes et confiants, tout en restant impliqués dans notre vie quotidienne.   

Revitaliser notre étude d’Un cours en miracles cet automne
À mi-parcours dans notre programme d’automne, nous avons voulu vous offrir un petit résumé de nos séances précédentes, espérant vous aider à retrouver un peu de force et de clarté dans cette période d’instabilité. 

Chacune de nos sessions est accompagnée d’une fiche pratique, d’un court article sur le thème de la semaine et d’exercices à pratiquer. 
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« Sécurité, Acceptation, Confiance, Inclusion, Grâce… »
Quelle idée vous interpelle ?

A chaque séance, nous explorons une qualité d’esprit spécifique que le Cours nous permet de cultiver. 

La promesse de ce programme est que, par la pratique d’exercices simples, nous accédions à un état d’esprit plus apaisé, confiant, ouvert et aimant, recentré sur notre axe vertical vers Dieu.  

Le monde n’est pas en paix

Notre monde est instable. Nous avons plus que jamais besoin de sagesse et de bienveillance.

Il devient essentiel de renforcer nos fondations intérieures pour pouvoir nous élever au-dessus du champ de bataille.

Développer la maturité et la force:

Voici l’objectif de notre programme de cet automne : 
Nous offrir les moyens de développer la maturité et la force de rester dans la paix et la sagesse, même lorsque le monde semble pencher davantage vers l’instabilité et la déraison. 

Puisse cet automne vous guider vers la chaleur intérieure et la paix de Dieu.

Venez nous retrouver lorsque vous le souhaitez:

Nous sommes heureux de vous accueillir virtuellement, chaque lundi, à 20 heures sur Zoom et chaleureusement dans nos cœurs.

Chaleureusement,
Bernard et Patricia

Cliquez ici chaque lundi à 20h, code 983790.

Pour plus d’informations

Libérer la bonté de notre esprit

NB: Lisez la collection d’extraits « Eloge à l’étincelle en nous » ci-dessous pour vous inspirer à trouver la lumière dans l’esprit de chacun.

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Comment puis-je libérer la bonté dans mon cœur pour les autres? « 

Si nous regardons attentivement nos pensées, il n’est pas difficile d’y trouver un manque ponctuel (ou fréquent !) de bienveillance envers les autres. 😉

Cela peut prendre la forme d’un petit moment d’agacement ou d’impatience, ou simplement d’un soupir de frustration ou d’exaspération.
 

Tu deviendras de plus en plus conscient qu’une pointe minime d’irritation n’est rien d’autre qu’un voile tiré sur une intense fureur. (leçon 21.2)


Ce sont les signes que nous avons oublié la réalité de l’esprit parfait en chacun, et en nous aussi par conséquent.

Lors de notre dernière séance, nous avons essayé d’ouvrir notre esprit au droit que nous avons tous d’être compris, pardonnés et aimés, au droit à recevoir toute la bonté de notre cœur. Nous avons essayé de nous adresser cela et de l’adresser aux autres.

Et ce, en dépit de nos actions et de nos paroles et en dépit des actions et des paroles des autres, qui ont pu parfois ou souvent manquer de bonté ou de sagesse.  

C’est à la lumière de notre Esprit-juste, à tous et en chacun, que nous offrons notre bonté. 

Cette bonté est présente, elle est là, et cette semaine, nous nous efforcerons de la trouver. 
 

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PRATIQUE

1. J’examine attentivement mes raisons de ne pas être généreux

Nous ne sommes pas généreux envers les autres si nous ne voyons pas leur Soi parfait et si nous ne voyons que leur petit soi imparfait et imprévisible.

Quelle est notre raison de les regarder de cette manière?

Chacun a ses « arguments » pour défendre sa perception et son jugement.
Quels sont les vôtres?
Nous ne voulons pas prétendre avoir la vision du Christ.
Jésus a besoin que l’on soit honnête avec lui. 
Nous aurons forcément une raison qui nous vient à l’esprit, en lisant les propositions suivantes:
* L’autre n’a rien fait pour mériter le don de mon amour.
* L’autre retient son amour, pourquoi je lui donnerai le mien?
* L’autre me fait peur.
* Je ne le connais pas; il va trouver étrange si j’ai une pensée bienveillante à son égard.
* Il est moins que moi, je ne vais quand même pas le considérer comme un égal!
* Personne n’est généreux comme ça avec moi. Etc…

Observez simplement les réactions et les pensées qui traversent votre esprit – sans les juger et sans vous juger, sans vous, ni leur donner raison.

La clé est de bien observer
C’est en observant clairement nos pensées que nous enlevons leur puissance sur notre esprit.

C’est en les constatant honnêtement que nous appelons Jésus à nous aider.

Et Jésus ne tardera pas à nous aider à voir que nous pouvons faire confiance à l’autre qui est bien notre égal dans l’esprit du Christ.  

2. Trouvons le Christ en l’autre: il faut vouloir le trouver 

Comme dans notre méditation lors de la séance, exerçons-nous cette semaine à offrir aux autres l’amour et la gentillesse que nous avons toujours souhaités recevoir d’eux.

Si donner, c’est recevoir, il est dans notre intérêt de libérer notre gentillesse envers les autres.
La confiance dans les autres est la clé.

Les autres méritent profondément tous les dons de notre esprit

Ce n’est pas leur ego qui mérite nos dons ; nous n’en tenons pas compte.

Quelle que soit la manière dont ils se comportent, la manière dont ils se présentent… nous recherchons la vérité transcendante dans leur esprit et dans notre esprit.

Jésus parle, dans le Cours, de « l’étincelle » du Christ dans l’esprit de chacun et c’est elle que nous devons nous efforcer de chercher.
 

Pas même ce que le Fils de Dieu a fait dans l’insanité ne pourrait être sans une étincelle de beauté cachée que la douceur pourrait libérer.   (T-17.II.5:5)

Pense comme Lui ne serait-ce qu’un tout petit peu, et la petite étincelle devient un torrent de lumière qui emplit ton esprit de sorte qu’Il devient ton seul Invité.   (T-11.II.5:4)


Lisez la collection d’extraits « Eloge à l’étincelle en nous » ci-dessous pour vous inspirer à trouver cette lumière dans l’esprit de l’autre – elle est là!

Cette semaine, essayons de nous souvenir de ce texte pour ressentir un nouvel élan de bonté dans notre esprit: 

« Cette semaine, je ne m’arrêterai pas à ma première perception de l’autre, mais j’ouvrirai mon esprit à une autre vision. Je mettrai de côté mes pensées habituelles et je chercherai à me souvenir de la sainteté de son esprit. Je l’imaginerai en prière ou en méditation. Je le verrai dans sa grande gentillesse et sa plus grande générosité. Je me souviendrai que Jésus bénit cette personne et l’aime d’un amour pur et sincère. Je pourrai alors apprendre à faire de même ».

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Le pouvoir d’un esprit peut luire en un autre, parce que toutes les lampes de Dieu furent allumées par la même étincelle.   (T-10.IV.7:5)

En beaucoup il ne reste que l’étincelle, car les Grands Rayons sont obscurcis.   (T-10.IV.8:1)

Or Dieu a gardé l’étincelle vivante afin que les Rayons ne puissent jamais être complètement oubliés.   (T-10.IV.8:2)

Pour peu que tu voies la petite étincelle, tu apprendras qu’il est une plus grande lumière, car les Rayons sont là sans être vus.   (T-10.IV.8:3)

Percevoir l’étincelle guérira…  (T-10.IV.8:4)

Mais l’étincelle est toujours aussi pure que la Grande Lumière, parce qu’elle est l’appel restant de la création.   (T-10.IV.8:6)

Ne leur attribue pas ton déni de la joie, sinon tu ne peux pas voir l’étincelle en eux qui t’apporterait la joie.   (T-10.V.2:4)

C’est le déni de l’étincelle qui apporte la dépression, car chaque fois que tu vois tes frères sans elle, tu nies Dieu.   (T-10.V.2:5)

L’Invité Que Dieu t’a envoyé t’enseignera comment le faire pour peu que tu reconnaisses la petite étincelle et sois désireux de la laisser grandir.   (T-11.II.6:5)

Tourne-toi vers la lumière, car la petite étincelle en toi fait partie d’une lumière si grande qu’elle peut t’emporter pour toujours hors de toutes ténèbres.   (T-11.III.5:6)

La petite étincelle qui tient en elle-même les Grands Rayons est aussi visible, et cette étincelle ne peut pas être longtemps limitée à la petitesse.   (T-16.VI.6:3)

Pas même ce que le Fils de Dieu a fait dans l’insanité ne pourrait être sans une étincelle de beauté cachée que la douceur pourrait libérer.   (T-17.II.5:5)

Dans ces pensées aimantes se trouve l’étincelle de beauté cachée sous la laideur de la relation non sainte qui fait souvenir de la haine…   (T-17.III.5:7)

Et tu laisseras cette étincelle transformer la relation afin que tu puisses la voir de plus en plus.   (T-17.III.6:9)

Tout cela, tu le feras avec joie, pour peu que tu Le laisses tenir l’étincelle devant toi, pour éclairer ta voie et la rendre claire pour toi.   (T-17.III.7:1)

Peux-tu rester dans les ténèbres quand de si grandes lumières se sont jointes à toi pour donner à la petite étincelle de ton désir la puissance de Dieu Lui-même ?   (T-18.III.8:4)

Voilà l’étincelle qui brille dans le rêve : que tu peux l’aider à s’éveiller, et être sûr que ses yeux en s’ouvrant se poseront sur toi.   (T-29.III.5:6)

Essaie de trouver une petite étincelle de clarté brillant à travers la laide image que tu as de lui.   (leçon 121)

Et Lui-même placera une étincelle de vérité dans ton esprit partout où tu abandonneras une fausse croyance, une noire illusion de ta propre réalité et de ce que l’amour signifie.   (W-pI.127.9:3)

Il n’est rien qui n’étincelle maintenant qui auparavant semblait si terne et sans vie.   (M-4.X.2:5)

Donner, c’est recevoir

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Quelle est la clé pour ressentir la paix de Dieu? »

Jésus, dans Un cours en miracles, nous donne une méthode très efficace, et quelque peu inattendue, pour ouvrir la porte qui mène vers la paix de Dieu: donner la paix pour la recevoir.

Cette idée peut surprendre:
Ce monde nous a plutôt habitués à prendre pour avoir qu’à donner pour recevoir.

Lors de notre dernière séance, nous avons exploré les raisons de cette dynamique dans notre esprit.
Il ne nous reste plus qu’à mettre en pratique les leçons de Jésus pour ressentir immédiatement les bienfaits de donner. 

Comprenons bien : tout ce que nous donnons et souhaitons aux autres, nous le ressentons immédiatement dans notre propre esprit.

Si nous souhaitons sincèrement vivre davantage en paix, avec plus de tendresse, il nous faut nous entraîner à offrir ces dons de l’esprit aux autres. 

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PRATIQUE

1. « Donnez avec joie »

Lisez souvent ce passage de la leçon 187 cette semaine. 

A trois personnes qui croisent notre chemin cette semaine, souhaitons leur la paix de Dieu, que leur esprit soit apaisé et qu’elles connaissent la tendresse et l’amour de Dieu.
Ensuite, regardons bien l’état de notre propre esprit.

Cela nous fait-il du bien de souhaiter la paix de Dieu aux autres?

Bien sûr car donner, c’est recevoir. 


2. Regardons-nous dans le miroir avec tendresse 

Comme dans notre méditation lors de la séance, entraînons-nous cette semaine à nous offrir l’amour et la tendresse que nous avons toujours souhaité recevoir de la part des autres.

Si, à un moment dans la semaine, nous nous critiquons et trouvons nos défauts insupportables, vite offrons-nous les dons de notre Soi en Christ.

Soutenons-nous, aimons-nous de la façon la plus directe et la plus bénéfique: pardonnons cette image de nous-mêmes, ses défauts et ses erreurs; acceptons qu’elle est bien plus que le petit soi qu’elle prétend représenter, autorisons-là à se joindre à nous dans notre sainteté et notre grandeur. 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia