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Faisons une carte de notre ego

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Des situations différentes me conduisent toujours à la même expérience douloureuse, pourquoi? » 

Pour échapper à une difficulté, nous changeons bien souvent de situation, de lieu, de relation, de travail, de rôle…

Et au bout d’un certain temps, les mêmes difficultés réapparaissent, les mêmes sentiments douloureux reviennent, sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Que se passe-t-il ?

Notre ego a (re)joué son jeu! 😦
Mais quel jeu?

Un cours en miracles nous donne les clés pour nous dévoiler le fonctionnement de notre petit soi. L’ego, lui, préfèrera toujours maintenir ce fonctionnement invisible ou inconscient. 

Avec un peu de clarté, nous pouvons apprendre à défaire les courants qui mènent habituellement notre esprit à reproduire les mêmes expériences douloureuses, encore et encore. 

Dans notre dernière séance, nous avons exploré les courants les plus prononcés de notre esprit séparé (du petit soi). 

Dès notre départ de l’Unité…
Accepter notre corps comme notre véritable « maison », et notre esprit individuel comme notre « moi », nous mènent automatiquement vers la pensée extrêmement douloureuse de la culpabilité ontologique. 

Cette douleur profonde et inconsciente se déploie et se manifeste de différentes manières dans notre esprit et crée trois conditions dominantes : la particularité, la culpabilité et le manque. 

Nous avons compris que ces conditions, dans notre esprit, exigent une réponse de notre part, dans nos vies quotidiennes. S’ensuit alors une série de stratégies pour tenter d’atténuer le mal-être que nous ressentons; il s’agit de la reconnaissance, de la valorisation et de la satisfaction. 

Pour cela, nous établissons des relations de dépendance pour satisfaire ces trois besoins. Ces relations peuvent concerner des personnes, des objets, des lieux, des activités ou des rôles. 

Mais ces tentatives d’étancher notre « soif » dans des relations particulières ne parviennent pas à enrayer notre mal-être.
Nous projetons alors la faute à l’extérieur.
Nous expliquons et justifions notre douleur en blâmant une cause extérieure: notre santé (notre corps), notre travail, notre situation financière, nos relations ou la vie en générale. 

Un plan bien détaillé
Tout cela nous aide à comprendre que notre ego a un plan bien précis pour « surfer » la vague de la séparation. Et quelque soit la manière dont nous essayons de changer notre situation « en surface »… tôt ou tard, les courants profonds se font ressentir et viennent agiter à nouveau cette surface . 

Bonne nouvelle! : c’est le moment alors de commencer un travail de guérison profonde pour désamorcer cette condition ontologique douloureuse.

Deuxième bonne nouvelle!: à chaque élément repéré de notre petit soi existe l’ « antidote » du Saint-Esprit. 

Commençons…

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PRATIQUE

1. « Quelle est la topographie de mon petit soi »

Sans me culpabiliser ni me juger, je refais les exercices proposés dans la vidéo de notre dernière séance, en songeant sincèrement aux courants puissants, aux tendances et aux orientations de mon esprit. 

Je note mes tendances selon les propositions dans cette vidéo:

1) PCM – Les courants de l’ego qui dominent mon esprit:
Particularité. Culpabilité. Manque. 

2) RVS – Mes réponses à ces courants:
Reconnaissance. Valorisation. Satisfaction. 

3) POLAR – Mes relations particulières (de dépendances) pour répondre à mes besoins:
Personne. Objets. Lieux. Activités. Rôles. 

4) STARV – Les terrains de projections de mon mal-être:
Santé. Travail. Argent. Relations. Vie. 

2. Commençons à guérir…

Pour chaque élément découvert, j’essaye de deviner la guérison proposée par le Saint-Esprit (i.e. par mon grand Soi, par mon Esprit-Juste). 

Pour chaque orientation de l’ego, Jésus nous offre un antidote pour défaire cette tendance et faire basculer notre conscience vers l’Esprit-Juste. 

Dans les séances à venir, nous explorerons plus en détails ces différentes options de guérison. 
Mais soyons dès aujourd’hui convaincus que nous sommes soutenus dans ce processus:

 Il ne te laissera pas inconsolé ni ne manquera d’envoyer Ses anges pour te répondre en Son Propre Nom.   (S-2.III.7:5)

Son Amour t’entoure et de ceci tu peux être sûr : que jamais je ne te laisserai inconsolé.   (W-pII.ep.6:8)

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Affinons l’écoute de notre esprit

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

Cela ne vous arrive-t-il pas d’être surpris par vos réactions? 

Une vive pensée d’agacement… un instant d’impatience brûlante… une vague de tristesse… un éclair de colère… un pincement de peur…

Toutes ces réactions que nous pourrions considérer comme « normales » ne le sont pas du point de vue d’Un cours en miracles


Cela ne veut pas dire que c’est mauvais de ne pas ressentir un bonheur stable, mais c’est une indication que nous sommes dans l’esprit faux de l’ego.
Notre Esprit-juste est toujours présent, nous offrant paix et stabilité, sécurité et réconfort. 

Pour retrouver notre Soi, nous devons prendre conscience de tout ce qui, dans notre esprit, n’est PAS notre Soi. Pour ce faire, nous devons apprendre à écouter et à regarder … puis, écouter et regarder à nouveau, et encore…

Comme nous l’avons vu lors de notre dernière séance, les deux stratégies de base de l’ego (l’esprit de séparation) sont le déni et la projection.

« Je ne suis pas contrarié! »
Aussi primitif soit-il, le déni – le fait de simplement « ignorer » notre état ou de ne pas vouloir y faire face – est extrêmement efficace.

Alors que nous faisons nos premiers pas pour prendre conscience de la puissance de notre Esprit Juste, nous voulons en même temps devenir plus sensibles à notre état d’esprit.
Et c’est bien la dernière chose que notre ego souhaite!

Car si nous nous rendions véritablement compte de toute l’ampleur des dégâts causés par la séparation dans notre esprit, nous refuserions immédiatement de suivre l’ego et trouverions notre chemin de retour vers l’Unité.

« Dieu est dans tout ce que je vois » leçon 29
Tout autour de nous se trouvent les traces et les témoins de la splendide Unité de Dieu. Nous ne les voyons pas, et pour cause … nous ne voyons que les témoins de l’ego! Sauf que cela nous semble être la « vie normale » … souvent désagréable, mais normale. Alors on ne cherche pas plus loin. 

Comment savoir s’il s’agit d’un témoin de l’ego ou de Dieu? 
Par notre réaction. 
Si nous ne ressentons que la paix, l’union et la sécurité, nous sommes dans l’Esprit Juste.
Si nous ressentons le conflit, la division, la tristesse et la peur, nous sommes dans l’esprit de l’ego. 

La projection, la touche finale
Puisque l’ego ne se contente pas du déni (car il ne suffit pas toujours à effacer notre douleur), il nous offre un principe encore plus puissant pour nous confondre. 

Son but : faire en sorte que nous ne comprenions plus l’étendue de notre douleur, et surtout pas sa véritable cause. 

Lorsque la douleur de la séparation franchit la barrière de l’oubli et du déni et remonte à la conscience, nous lui trouvons des causes externes, chez « les autres ». 
Selon l’ego, il n’est pas nécessaire d’aller chercher plus loin : le coupable est là devant nous! 

Un processus tellement automatique! 
Nous ne réalisons même plus que c’est ce que nous faisons tous les jours, à chaque fois que nous nous énervons, à chaque impatience… Cela semble toujours être « à cause de … »
A cause du mauvais temps, à cause de la politique, de l’inflation, de la panne d’ordinateur, de notre partenaire de vie, d’un parent, d’un enfant… 

Mais selon le Cours, la paix et le réconfort de Dieu sont immuables à notre esprit; les autres n’ont aucun pouvoir sur notre esprit, certainement pas celui de nous y ôter quoi que ce soit. 
Les autres ne peuvent donc jamais être la véritable cause de notre malheur, aussi extrême et radicale que cette position puisse sembler être. 

Peut-être crois-tu que cette position est extrême, trop inclusive pour être vraie. Or la vérité peut-elle avoir des exceptions ? Si tu as le don de tout, la perte peut-elle être réelle ? La douleur peut-elle faire partie de la paix, ou le chagrin de la joie ? La peur et la maladie peuvent-elles entrer dans un esprit où demeurent l’amour et la parfaite sainteté ? La vérité doit tout inclure, si c’est la vérité. N’accepte pas d’opposés et pas d’exceptions, car faire cela c’est contredire la vérité entièrement.   (leçon 152.2)


Chaque jour nous offre d’innombrables opportunités pour voir et corriger les erreurs dans notre esprit et laisser l’Esprit-Juste changer notre perception. 

Commençons…

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PRATIQUE

1. Pratique pour prendre conscience du déni:
« Qu’est-ce que je ressens, vraiment? »

C’est la simple question que nous nous poserons cette semaine. Et aussi simple soit-elle, cela nous aidera à ouvrir un nouvel horizon dans notre esprit. 
L’ego ne veut pas que nous sachions vraiment ce qui se passe en nous. 
Alors, ne lui donnons pas raison! 
Ecoutons, ressentons et réfléchissons, plusieurs fois par jour … 
« Mon esprit est-il en paix? »
Puis :
« Suis-je vraiment honnête avec moi-même ou est-ce que je fais semblant que tout va bien pour ne pas constater le stress, la tension et l’absence de paix? »

Et pour peaufiner notre prise de conscience :
« Ai-je l’impression que tout va bien simplement parce que mes conditions de vie sont acceptables et agréables? »
C’est là que les choses se compliquent, n’est-ce pas? 🙂

Est-ce la paix de Dieu que nous ressentons…
Ou plutôt la paix de notre vie confortable, du bon repas que nous venons de manger, de la perspective d’une sortie ce weekend ou de la venue de nos enfants?…

En pratiquant ainsi, nous affinons la conscience de notre soi et pouvons choisir de laisser la place à l’Esprit Saint en nous pour nous guider. 

2. Pratique pour prendre conscience de la projection:
« A qui la faute aujourd’hui? »

Sans nous culpabiliser (c’est bien la dernière chose que nous voulons), trouvons les vrais « bourreaux » dans notre vie, ceux et celles qui semblent nous causer du chagrin et de l’indignation. 
Accompagnons-nous tendrement dans cette démarche.
Demandons à Jésus de nous aider à sourire gentiment à nos tentatives d’accuser les autres pour l’absence de paix et d’amour dans nos vies. 
Dans les mots de Kenneth Wapnick, « Let Jésus tickle you till you smile » – laisse Jésus te chatouiller jusqu’à ce que tu souris.

Si nous pouvons faire ces exercices sans « bouder », sans nous vexer et sans nous juger, alors nous pouvons être sûrs que nous progressons sur le chemin, et que nous sommes déjà en présence de notre Esprit-Juste.

Et si nous n’y arrivons pas 🙂
Lorsque nous ne parvenons pas à faire ces exercices sans nous irriter, sans ressentir la perplexité ou la frustration… la pratique nous demande de juste nous observer patiemment sans nous juger. Là aussi, nous progressons. ; )

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Souvenons-nous de notre véritable Maison


Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Pourquoi ce monde nous semble-t-il si difficile à vivre? »

Nul besoin de rappeler à chacun l’état peu glorieux de notre planète aujourd’hui. Qu’il s’agisse d’écologie, de climat, de politique, d’économie, de social, d’informatique, d’information, … partout on a l’impression d’une instabilité qui n’augure rien de bon pour l’avenir de ce monde.

Et pourtant…

Il y a de vraies raisons d’être parfaitement serein et optimiste.

En fait, le Cours nous offre une voie directe vers la paix parfaite. Il nous enseigne que ce monde n’est pas notre vraie Maison,et qu’à tout moment nous pouvons nous élever au-dessus de lui et entrer dans le souvenir de notre véritable chez Nous:

Si je choisis de le faire, je peux quitter ce monde entièrement. Ce n’est pas la mort, mais un changement d’esprit sur le but du monde qui rend cela possible. (leçon 226)

Je peux échapper du monde que je vois en abandonnant les pensées d’attaque.  (leçon 23)

Nous n’avons plus besoin de chercher à comprendre d’une manière logique ce monde, qui nous semble désormais souvent incompréhensible. Il suffit de laisser derrière soi la pensée de séparation qui le sous-tend et l’ancre dans notre esprit. C’est bien cela, le chemin d’éveil d’Un cours en miracles

Soyons clairs…
Même si nous souhaitons que l’état du monde s’améliore (et nous le souhaitons bien!), nous sommes conscients maintenant qu’il est, par nature, le creuset de toutes sortes de difficultés et d’injustices:

Le monde que tu vois est le système délirant de ceux que la culpabilité a rendus fous. (T-13.in.2)

Comme nous l’avons expliqué lors de notre dernière séance, nous avons collectivement fabriqué (ou imaginé) ce monde dans un instant de grande confusion, dans un délire de malheur et de culpabilité. 

Dans ce même passage, nous lisons : 

L’acceptation de la culpabilité dans l’esprit du Fils de Dieu fut le commencement de la séparation. … Regarde attentivement ce monde et tu te rendras compte que c’est ainsi. Car ce monde est le symbole de la punition, et toutes les lois qui semblent le gouverner sont les lois de la mort.    (T-13.in.2:1-11)


Dans un langage plus clair peut-être : notre désir de quitter l’Unité parfaite nous a mis en opposition avec Elle. Au lieu de voir ce souhait comme une simple erreur, nous l’avons intégré comme « un acte positif d’agression » contre l’Unité (d’où l’idée de notre culpabilité):

L’ego ne perçoit pas le péché comme un manque d’amour mais comme un acte positif d’agression. (T-5.V.4:1-13)

Ce jugement terrible s’est projeté dans tous les domaines de notre existence terrestre, les imprégnant du manque et de la peur.  

Malgré cette tentative de vouloir nous transformer, notre réalité est pourtant toujours parfaitement intacte, car elle est immuable. « La réalité est inchangeable », lit-on quatre fois dans le Cours. 
 
Comment retrouver la paix originelle de notre Soi ?
C’est en nous posant cette question que nous commençons notre voyage de retour. 

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PRATIQUE

« Je regarde autour de moi et me souviens que ceci n’est pas ma véritable Maison. »

Une fois par jour, je songe à la possibilité que ce que je vois autour de moi n’est peut-être pas le monde réel. Aussi familier et réel qu’il m’apparaisse, un autre monde est celui de ma vraie Maison. Je peux commencer à relativiser l’importance de ce qui se passe ici.
 
Cela me permettrait de m’ouvrir à une autre expérience de ce monde. Là où j’ai connu la tristesse et l’effroi, je peux imaginer que, derrière ces scènes et ces apparences, la joie et la paix peuvent être présentes.

Je peux rester engagé avec ce monde, je ne fais pas comme s’il n’était pas là; mais je change simplement ma manière de le regarder. Derrière l’apparence de ces scènes, autre chose existe.
 

La grâce est l’acceptation de l’Amour de Dieu dans un monde de haine et de peur apparentes.   (leçon 169)
 
Si tu sens l’Amour de Dieu en toi, tu verras au-dehors un monde de miséricorde et d’amour.   (leçon 189)
 
Aujourd’hui je suis rédimé et je nais à nouveau dans un monde de miséricorde et de sollicitude, d’aimante bonté et de la paix de Dieu.   (leçon 306)

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Le Cours : comment être sûr que nos efforts en valent la peine? :-)

Nous espérons que les fêtes se sont bien passées et que vous pouvez ouvrir 2025 avec élan et enthousiasme. 

Comment s’est passée votre pause hivernale? 
En avez-vous profité pour approfondir votre pratique du Cours? 
Ou bien avez-vous au contraire ralenti votre pratique du Cours? 

Si c’est le cas, avez-vous trouvé la motivation de reprendre votre pratique cette année?

Soyons honnête, cela nous demande de faire un gros effort, non?
En ce début d’année, nous pourrions, à juste titre, nous demander à quoi bon consacrer autant de temps et d’efforts à la pratique d’une spiritualité, surtout  aussi ardue que celle d’Un cours en miracles! 🙂

Si vous connaissez le Cours, vous vous êtes probablement déjà demandé si une autre spiritualité ne serait pas plus facile! 

Comme le suggère cette leçon, le Cours nous demande constamment de remettre en question tout ce qui nous dérange dans ce monde… Pas facile!!…
Et une chose est (presque) sûre : cette année 2025 mettra à nouveau notre paix intérieure à rude épreuve, avec son lot de guerres, d’injustices et de catastrophes naturelles. 😦

Mais comme la leçon 5 nous le rappelle, le Cours ne donnera toujours pas raison à nos contrariétés en 2025; beaucoup de remises en question en perspective donc, pour cette année encore! 

Restons motivés : nous avons de très bonnes raisons de continuer à étudier le Cours, nous allons y revenir. 
Mais en ce début d’année, nous pouvons nous interroger.

Pourquoi étudier le Cours?
Après tout, tous ces exercices… ces remises en question… ces confrontations avec notre ego, avec notre côté sombre… accepter d’avoir tort et cesser de vouloir avoir raison (c’est dur, non?) … arrêter de chercher un coupable à l’extérieur ou de chercher une récompense dans ce monde, pardonner aux gens malhonnêtes, aux traîtres…  

C’est du costaud!! ; )…
Alors pourquoi continuer?

C’est parce que le Cours marche

Tous ces efforts et tous ces exercices en valent la peine parce que cela fait un bien fou d’arrêter de justifier nos pensées et nos états d’âmes et d’accepter la paix à la place. Accepter un autre esprit à la place du nôtre, celui de Jésus, du Saint-Esprit. Celui de notre propre Esprit Juste. 

Jésus nous dit dans son cours, qu’au-delà des apparences de ce monde, un autre monde existe, un monde de paix, d’équité, de fraternité et de sécurité.

Nous ne trouverons pas ce monde en continuant d’insister sur nos faiblesses et nos blessures!
Et Jésus nous informe d’un moyen très efficace (le pardon authentique) pour identifier et transformer nos blocages et découvrir la splendide lumière qu’ils cachent. 

Le cours vise à enlever les blocages qui empêchent de prendre conscience de la présence de l’amour, qui est ton héritage naturel.   (T-in.1)

Même si pour la plupart d’entre nous, la pleine réalisation de cet amour reste un but encore assez lointain, nous pouvons tous, tous, connaître des moments, des instants (saints) de véritable lâcher-prise, de joie spontanée, de beauté transcendante, et d’innocence libératrice.

Et ces brefs moments valent certainement tous les efforts que nous y consacrons. 🙂

Ces instants nous montrent que ce que nous cherchons est réel.
L’Amour n’est pas une autre illusion ou un rêve utopique. 

Il est tout à fait possible d’atteindre et d’adopter notre Esprit Juste et de bénéficier de la paix et de la joie qui y règnent.
Mais, c’est vrai, cela nous demande de nous dévouer, de nous appliquer et de maintenir nos efforts

Comme vous, nous avons besoin de pratiquer, de poursuivre nos efforts et de continuer à étudier notre spiritualité en 2025.

Et nous sommes très heureux de commencer une nouvelle année d’étude et de pratique du Cours avec vous. 



La contribution de Kenneth Wapnick

Cette année, nous explorerons les profondeurs de l’enseignement de Kenneth Wapnick, qui nous réserve quelques belles surprises et certains messages bien « décapants »! ; ) 

Parmi eux, nous retrouverons: 
* Il n’y a qu’une seule relation, avec notre propre ego: toutes nos relations ne sont que le reflet de celle-là. 

* Il n’y a rien en dehors de l’Unité parfaite de Dieu; même dans l’illusion, le plus petit grain de sable fait partie de Nous-mêmes. 

* Il n’y a que deux émotions, l’amour et la peur, et choisir entre les deux est une tâche de chaque instant.

* Nous sommes obsédés par notre culpabilité qui plus est n’est même pas réelle. 

* Nous avons tellement peur de connaître l’Amour que nous préférons penser que nous L’avons détruit. 

* Ce monde est une solution inadaptée à un problème totalement inexistant (la séparation). 

* Il n’y a pas de vie en dehors du Ciel; rien de ce qui se passe ici ne fait partie de la Vie. 

* Chaque événement, aussi malheureux soit-il, nous offre la possibilité de guérir notre esprit de ses illusions. 

* Rien n’a le pouvoir d’enlever la paix et l’amour de Dieu de notre esprit, rien.

* Notre Esprit Juste reste toujours parfaitement intact, malgré les assauts et les injustices de ce monde.  

Ces leçons restent encore difficiles à appréhender pour la plupart d’entre nous, mais elles nous guident sur le chemin et nous donnent la direction à suivre. 

Nous passerons cette année à intégrer ces grandes vérités grâce à un langage simple et des pratiques accessibles. 

Si vous souhaitez partager votre cheminement spirituel avec nous cette année, nous serons ravis de vous accompagner.

Au plaisir de poursuivre avec vous en 2025. 
Bien chaleureusement,
Bernard et Patricia

Invitons Jésus à son anniversaire cette année

Si notre but est d’être heureux, il nous suffit alors d’adopter la manière juste de voir pour permettre au vrai bonheur de s’installer dans notre esprit.

Pour nous aider en cela, nous avons choisi Jésus comme guide.

Il est assez évident que notre façon de regarder n’est pas encore tout à fait comme la sienne. 🙂

Si seulement nous pouvions voir et penser comme lui, notre esprit s’éveillerait tous les jours heureux et en paix.

Comment Jésus regarde-t-il ? Comment pense-t-il? 

Nous nous sommes posés cette question lors de notre dernière séance Zoom (à revoir ici).
Et nous avons d’abord commencé avec les questions inverses, tout aussi éclairantes:

Quelles pensées entretenons-nous que Jésus n’aurait pas?

Que ressentons-nous que Jésus ne ressentirait pas? 

A Noël, ces questions prennent une importance toute particulière.

Pensons aux repas en famille, aux derniers préparatifs, à l’échange des cadeaux, ou à la possibilité de passer Noël seul… 

Au moment où nous sommes censés célébrer la naissance de celui qui incarnera de la manière la plus inspirante et la plus authentique les qualités de patience, de compassion et de gentillesse, nous pouvons avoir des ressentis tout à fait opposés! 

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En repensant à ce paradoxe, notre mentor, Kenneth Wapnick, a parlé à plusieurs reprises de la signification de Noël. Dans une vidéo de 2010, il nous invite à nous rapprocher de Jésus en cherchant à voir et à penser comme lui. 

Nous vous encourageons à regarder cette vidéo, à lire sa transcription ou à écouter la traduction simultanée en français lors d’une retraite.  

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Nous avons fait notre petite liste des qualités qui pourraient imprégner sa vision. 
Si nous commençons par le plus haut niveau de la vision spirituelle: 

Jésus ne serait pas dérangé par quoi qu’il se passe.
Sa paix serait parfaitement intacte à chaque instant.  

Pour adopter progressivement cette vision très élevée, nous proposons ici quelques unes des qualités qui constituent cet état d’esprit remarquable: 

* Jésus ne verrait pas de différences et regarderait tout le monde de la même manière, avec la même ouverture d’esprit.

* Il comprendrait la difficulté de chacun à retrouver la paix et ressentir la plénitude présente.

* Il comprendrait les sensibilités de chacun et se rappellerait comment la séparation d’avec lui et d’avec Dieu est la seule vraie cause à notre contrariété.

* Il attendrait patiemment si les choses ne semblaient pas se faire comme il le souhaiterait.

* Il regarderait au-delà du comportement égoïste et des paroles déplacées de chacun et se souviendrait de la lumière du Christ dans leur esprit.

* Il reconnaîtrait l’innocence comme la qualité qui nous unit tous, et notre filialité en tant qu’Enfants du même Père.

* Il passerait son temps à nous réconforter pendant ces fêtes, à alléger nos humeurs lourdes et inquiètes et à nous regarder gentiment comme une véritable sœur ou un vrai frère.

* Il saurait que tout est déjà guéri, qu’il n’y a rien à faire pour prouver quoi que ce soit.

* Il nous communiquerait que tout ce que nous faisons est déjà très bien, parce que tout a déjà été accompli, qu’il n’y a rien à prouver.

* Il saurait que tout ce qui se passe est une belle opportunité de pardon, de lâcher prise de nos contrariétés et de nos jugements, pour nous reposer dans l’amour de son Père.

* Il n’attendrait rien en particulier des fêtes (en son nom!).

* Il méditerait en silence l’amour de son Père et se joindrait aux autres en esprit s’il devait passer du temps seul.

* Il se souviendrait de sa valeur infinie, auprès de son Père, même s’il n’y avait pas d’autres personnes pour la reconnaître.

Et nous pouvons aussi rappeler de ce que Jésus ne penserait pas:

* Il ne ferait pas une grande histoire d’une petite histoire, car tout ce qui se passe sur Terre est une petite histoire (par rapport à la véritable Grande Histoire du Ciel).

* Il n’imposerait pas ses besoins sur les autres.

* Et il ne bouderait pas en silence s’il n’était pas entendu! ; )

* Il ne serait pas déçu si les fêtes ne se déroulaient pas dans la bonhomie et l’amitié, voire si elles étaient mêmes teintées de tensions et de conflits sous-jacents.

* Il ne distinguerait pas une personne d’une autre et n’utiliserait pas les différences superficielles pour juger ou séparer les gens.

* Il ne blâmerait pas les autres s’il n’était pas le centre d’attention ou s’il devait passer du temps seul.

* Il ne serait pas inquiet à l’arrivée de la tante Gertrude ou du cousin César… (chacun mettra là le nom qui correspond à cette personne non-désirée!)

* Il ne se critiquerait pas si le gâteau n’était pas très beau, la viande trop sèche ou les cadeaux insuffisants. 🙂

Et vous, trouvez-vous d’autres façons auxquelles Jésus penserait s’il assistait à vos fêtes de fin d’année? 

Rappelons-nous clairement que ce Jésus dont nous venons de parler vit véritablement en chacun.

Il n’est pas à l’extérieur de nous…
Il est la présence de notre grand Soi.

Et nous pouvons penser, agir et ressentir tout à fait comme lui, à l’instant où nous décidons de quitter les sensibilités, les besoins et les attentes de notre ego.

Notez de 1 à 10 chaque qualité, dans les propositions ci-dessus, selon votre sensibilité par rapport à la suggestion. 

Mettez, par exemple, 7 ou 8 si vous pensez être loin de l’esprit de Jésus. 

C’est une façon de transformer Noël en une opportunité d’avancer dans notre travail intérieur, pour nous rapprocher de Jésus au moment où nous fêtons sa présence dans ce monde. 

Le risque est, sans ce genre d’exercice, que nous glissions facilement dans les automatismes de notre ego qui veut simplement passer un bon moment, autrement dit que les besoins de notre petit soi soient satisfaits. 

Une fois que votre liste courte des « domaines à améliorer » est faite, vous pouvez formuler une prière, en demandant de l’aide à Jésus pour voir par ses yeux au lieu des vôtres:

Paix et lumière dans mon esprit

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

Nous sommes à la fin de notre programme et il est naturel d’encore nous poser la question : «Comment accepter cette Douceur dont nous avons parlé depuis trois mois?».

Faisons-le en deux temps : 
1) Bien regarder notre difficulté pour mieux nous en détacher
2) Se tourner vers une source de bonté (dans le Cours, Jésus ou le Saint-Esprit).

Pour la première étape, nous avons exploré comment faire glisser notre contrariété, doucement, du centre de notre esprit, vers la gauche et hors de notre attention directe.

Pour la seconde étape, nous nous en remettons à ce que Jésus  nous dit dans la leçon 155 : inviter l’Esprit Saint à corriger nos «malperceptions».

Cela semble si simple… nous parvenons pourtant encore à nous compliquer la tâche 🙂

Nous pouvons nous rappeler alors que notre difficulté provient uniquement de notre attachement à notre particularité.

Comment nous expliquer cela?
La paix et la contrariété sont deux notions contradictoires; l’une chasse l’autre de l’esprit.
Donc accéder à la paix de Dieu contredirait notre souffrance…
Mais la souffrance est le tissu et la matière même de notre ego!

Tant que nous restons attachés à notre propre soi, nous restons également attachés à la souffrance; consécutivement, la paix peut sembler inacceptable, voire insupportable.

Nous trouvons toujours un moyen de nous accrocher à la contrariété (c’est pourquoi elle revient si souvent !).

Nous voudrions apprendre à donner davantage importance à la paix de notre Soi qu’à la préoccupation de notre « petit nous ». 

Même cela peut parfois s’avérer trop difficile, comme s’il s’agissait d’accomplir l’impossible.

Nous ne pouvons pas nous forcer à accepter la paix à la place de notre difficulté, et Jésus ne nous demande pas cela :

Il n’attend pas un (saint) instant que notre esprit soit rempli de paix. 
Cela est très important – et on peut arrêter de se mettre la pression! 

Il nous dit cependant que cela pourrait et devrait être notre souhait (celui de ne vouloir garder aucune de ces pensées contrariantes). 

Nous pouvons alors nous souhaiter que la paix soit notre expérience.  
« Je voudrais pouvoir accepter plus de paix dans mon esprit dans cette situation. »

Il est évident qu’il se passe des choses dramatiques et souvent très injustes dans ce monde et parfois dans nos propres vies aussi.

Mais la souffrance du monde ne sera jamais plus puissante que la paix dans l’esprit du Christ.
Et tout le monde a un Esprit en Christ. 

Nous pouvons accorder un certain niveau de réalité aux événements et aux conditions de ce monde. Nous ne voulons pas nier notre expérience de ce monde.

Mais nous devons progressivement apprendre à attribuer encore plus de réalité, de force et de puissance à la Paix de Dieu dans notre esprit.  

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Cette semaine et pendant la période des fêtes, nous pouvons surveiller notre esprit pour pouvoir, à chaque fois que nous constaterons l’absence de paix, souhaiter changer notre expérience. 

Aussi simple, et peut-être simpliste, que cela puisse paraître, c’est une grande étape pour ouvrir la porte à la présence de Jésus dans notre esprit.

L’ego ne nous permettra jamais de diminuer l’intensité de notre expérience, bien au contraire.

Son but est de renforcer nos émotions ébranlées et d’intensifier nos pensées violentes et autodestructrices. 

Le moindre geste en faveur de la douceur, un simple souhait d’atténuer, ne serait-ce qu’un peu, l’intensité de notre difficulté est un véritable miracle. 

Il est faux parce que la Douceur de Dieu est la réalité qui se cache sous les apparences de la dévastation.

Et comme nous lisons dans l’extrait ci-dessous, Jésus ne nous laisserait jamais inconsolés, il est toujours présent pour nous.  

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Nous terminons notre programme sur ces paroles très touchantes de notre cher ami Jésus, tirées de l’épilogue du Livre d’exercices :  

Cette entrée a été publiée le décembre 22, 2024. 2 Commentaires

Prendre de la distance avec notre contrariété

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Que suis-je censé faire de mes pensées dérangeantes? »

Pour guérir notre esprit, Jésus nous a bien appris à regarder en nous au lieu de chercher une cause extérieure à toute gêne.

C’est dans notre esprit, et non dans le monde extérieur, que nous allons trouver la cause de notre manque de paix intérieure:    
« La paix est un attribut en toi. Tu ne peux pas la trouver au-dehors. »   (T-2.I.5)

Mais, comme à l’accoutumée, nous nous tournons tous d’abord vers l’extérieur et, à la vue de certains événements, nous ressentons certains malaises, ne serait-ce qu’une « pointe minime d’irritation » (leçon 21).

Aussitôt (ou presque!), nous pourrons nous souvenir des mots de Jésus:

« Le monde est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. » (T-21.in.1:1-12)

Nous découvrons ainsi que notre « condition intérieure » n’est pas aussi tranquille que nous le souhaiterions!

Alors pardonnons-nous…

Dans le Livre d’exercices, nous pouvons lire que le pardon « regarde simplement, attend et ne juge pas. » (L-pII.1.4:1-5) 

Et c’est là que les choses se compliquent parfois!

Comment faire pour « regarder, attendre et ne pas juger »?

Parce que le simple fait de juste « regarder » peut parfois être l’étape la plus difficile !

Tout d’abord, nous ne voulons pas vraiment savoir à quel point nous sommes contrariés (la noirceur n’est pas très agréable à voir!). 

Ensuite, nous sommes tellement habités par notre malaise que nous le ressentons (vivement !) au lieu de simplement l’observer. 

En effet, nous pouvons être tellement identifiés à l’émotion (colère, tristesse, déception, honte, peur…) ou à la pensée (injustice, incapacité, abandon, trahison…) que le simple fait de l’observer, sans la vivre viscéralement, peut s’avérer très difficile.

Et pourtant, c’est une étape absolument fondamentale.  

Comment passer de « ressentir » à « observer » ?
Kenneth Wapnick nous propose deux métaphores très utiles pour apprendre à regarder un événement, sans s’identifier avec, voire même à le pardonner :  

1) Mettre la situation sur « l’estrade »
Nous pouvons observer plus facilement la situation en la visualisant comme au théâtre, sur une scène, et en nous voyant dans les gradins du public. Cela nous permet de prendre de la distance par rapport à l’évènement et de commencer à faire la distinction entre «nous», l’esprit-décideur (l’observateur) et le «petit soi» impliqué dans les événements. Regardez cette vidéo sur le sujet.  

2) Mettre la situation « dans une boîte »
Dans une autre vidéo encore, Kenneth nous explique qu’il est possible de déposer toutes les pensées et les sentiments du petit soi dans une « boîte ». Cela nous aide à faire une distinction plus claire entre l’observateur et la personne impliquée dans la situation. Comme il le dit dans cette vidéo, le petit soi (l’ego) est un système étanche qui ne peut être modifié ou amélioré. On ne peut y échapper qu’en l’observant objectivement et sereinement.

Aussi puissantes et efficaces que soient ces méthodes, elles peuvent se heurter à une résistance considérable de notre esprit.

Voici donc une pratique supplémentaire pour tenter de dépasser nos résistances et guérir de nos pensées gênantes.

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PRATIQUE

« Je me permets d’éprouver, puis d’observer, puis de déplacer la douleur dans mon esprit »

Lundi dernier, nous avons évoqué un processus simple pour commencer à guérir de ces pensées gênantes, qui nous mènent vers la souffrance. (Voir la vidéo de la méditation)

L’étape la plus difficile semble toujours être celle de nous détacher, de nous désidentifier de la situation et de la transformer en pure observation (passer du ressenti à la simple vision neutre).

Ainsi, comme dans les méditations bouddhistes, nous commençons par nous autoriser à vivre cette expérience difficile, sans nous forcer à changer ou à atténuer notre contrariété. 
 
Nous prenons le temps « d’expérimenter » la situation telle qu’elle se présente à nous et de l’observer.

Nous pouvons ressentir la difficulté qui semble être «dans» notre esprit.

Nous pouvons identifier précisément comment et où elle nous affecte physiquement dans notre corps. 

Puis nous pouvons commencer à imaginer cette douleur ou cette émotion «devant nous», nous pouvons commencer à la décaler légèrement dans notre esprit. 

Nous pouvons alors l’examiner plus facilement pour nous familiariser avec elle, pour en connaître, par exemple, les contours, la densité, la couleur, la texture ou la température.

Cela nous aide à diminuer l’empreinte et l’impact de notre expérience dans notre esprit, à en faire moins un problème qu’un simple fait. 

Nous constatons la place que cette expérience tient devant nous, au centre de notre esprit. 

Et lorsque nous nous sentons prêts, nous pouvons la déplacer du centre de notre champ de conscience, vers la gauche, en la balayant doucement, comme si nous utilisions une plume (un autre symbole souvent utilisé par Kenneth Wapnick). 

Nous laissons alors notre difficulté à la périphérie de notre esprit, bien conscients de sa présence, sans la juger, sans nous y opposer.

Cette émotion ou cette douleur peut alors devenir un simple événement psychique, au lieu de dominer toute notre conscience.

Nous l’avons donc regardée, nous avons attendu d’être prêts, sans la juger, comme dans la formule du pardon. 

Simple … mais pas toujours facile
La méthode est simple, mais nous pouvons encore rencontrer des difficultés lorsque nous essayons de l’appliquer. Des pensées dérangeantes ou des émotions fortes peuvent s’y accrocher fortement. 

Parfois, notre souffrance fait partie intégrante du concept que nous avons de nous-mêmes et de l’histoire particulière de notre vie. 

Dans ce cas, de nombreuses résistances apparaissent, nous empêchant d’ôter la douleur du centre de notre conscience, pour la déplacer devant nous, là où nous pouvons l’observer plus calmement. 

Comment y parvenir, alors ? 

Il nous « suffit » de reconnaître notre difficulté pour alors comprendre et accepter notre peur de lâcher prise.

Nous avons peur de la force et de la paix qui sommeillent en nous. Nous avons peur de la puissance de notre Esprit-juste.
C’est la peur de notre grand Soi, de l’autre Identité que nous sommes. 

Nous devons donc « attendre » à nouveau, patiemment.
Et attendre quoi, au juste ?
Comme le dit Kenneth Wapnick, attendre d’avoir moins peur de l’Amour.  

Père, c’est l’esprit ouvert que nous attendons aujourd’hui d’entendre Ton Jugement sur le Fils que Tu aimes.   
(leçon 311) 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Accompagner notre ego avec douceur

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Parfois, je m’en veux quand je n’arrive pas à appliquer les principes du Cours. »

Nous avons les meilleures intentions…
Nous pratiquons les leçons du Cours…
Nous essayons d’adopter ses principes…
Nous faisons tout ce que nous sommes censés faire pour trouver la paix…
Nous pardonnons … et pardonnons encore… 

Et la paix n’est toujours pas là !

Parfois, nous avons même l’impression que ça empire, que nous sommes encore plus contrariés d’avoir échoué…

Nous ne trouvons pas la paix dans une situation, et, « cerise sur le gâteau », cela nous déplaît fortement!  
Donc, double peine!

Que se passe-t-il ?

Hé bien, l’ego a simplement décidé de nous accompagner dans notre pratique du Cours. 🙂

Regardons plus en détails le processus :

Nous observons, par exemple, une situation contrariante et, conformément à son habitude, notre ego réagit négativement et évince l’interprétation bénéfique et libératrice du Saint-Esprit. 

En bon élève du Cours, nous observons notre ego et constatons l’erreur dans notre esprit: oui, nous avons fait le mauvais choix, la paix pourrait être là au lieu de ce que nous ressentons.

C’est là le moment crucial où tout se joue…

Nous pourrions choisir le pardon, pour notre erreur et l’amour, pour remplacer notre contrariété.

Mais non, l’ego, lui, décide d’en rajouter une couche, et nous, nous l’écoutons, bien sûr!

Tout ce que nous entendons, c’est la critique envers notre incapacité à lâcher prise de notre jugement et de notre souffrance.
Au lieu de la paix, nous ressentons de la tristesse, de la déception et de la colère envers nous-même. 

Cela vous rappelle quelque chose ? ; )

Nous arrivons à la fin de notre programme. 
Nous avons exploré onze puissants principes du Cours.

Vous avez probablement entrepris de mettre en pratique certains de ces principes et vous aurez certainement remarqué une difficulté à les laisser transformer profondément vos habitudes de pensée.

Et vous vous êtes sans doute aussi demandé pourquoi votre progrès avec le Cours semble parfois si lent.  

L’obstacle principal qui nous empêche aujourd’hui d’intégrer ces principes est notre rapport à l’ego.

Voici une très bonne nouvelle: 
Kenneth Wapnick affirme que notre but n’est pas d’être sans ego.

Selon lui, notre but est
d’être sans ego par rapport à notre ego.

En d’autres termes:

Nous avançons maintenant à la vitesse que notre peur de l’ego nous permet d’avancer. 


Si nous sommes perturbés par notre ego;
S’il nous fait peur ; 
Si son intensité, sa violence, sa rage, son désespoir, sa jalousie, sa méfiance provoquent en nous des réactions de jugement, de rejet ou de dégout, nous perdrons espoir.

Nous tomberons de plus en plus dans :
* le déni – « Je vais parfaitement bien! »
* la projection – « Tu t’es vu, toi?! »
* l’inconscience – « Qu’est-ce qu’il y a au ciné? » (ou à la télé… rien contre le ciné! ; ))

Nous devons maintenant accompagner notre pratique du Cours avec la plus grande douceur et la plus grande tendresse.


Jésus sait que nous sommes imparfaits; il connaît bien l’étendue et l’intensité de notre ego.
Nous n’avons rien à craindre, ni de lui, ni du Saint-Esprit.
Bien au contraire.
Plus nous nous tournerons vers Eux pour nous souvenir et pour intégrer toute leur douceur et accepter leur compréhension de nos réactions égotiques, plus nous trouverons le courage de regarder et d’observer notre ego.

Notre but maintenant :
être dans la douceur par rapport à notre ego.


Soyons honnêtes !… Nous sommes remplis de jugements, de haine et d’exigences en tout genre!

Et ce n’est pas grave. N’en faisons pas une montagne. 

Souvenons-nous de cette phrase clé du Cours: 

Dans l’éternité, où tout est un, s’est glissée une minuscule et folle idée de laquelle le Fils de Dieu ne s’est pas souvenu de rire.


Nous devons à nouveau apprendre à rire de notre folle idée de haine, d’exclusion et d’injustice. 

Attention, cela ne signifie pas être complaisants ou résignés à notre ego.

Nous pouvons, plus honnêtement, essayer d’accepter la légèreté pour nous élever au-dessus de notre petit soi, pour trouver un espace intérieur dépourvu de jugement :
dans un premier temps, pour aller vers le non-jugement de notre propre ego, puis, par extension, vers le non-jugement des autres et de ce monde.       
 

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PRATIQUE

1) « J’observe bien mon jugement sur une situation ;
puis le jugement de mon jugement »

Quelle est votre réaction face à l’intensité de votre ego? 

« Je serai honnête avec moi-même aujourd’hui. »  (leçon 243) 

Sois très honnête avec toi-même sur ce point, car nous ne devons rien nous cacher l’un à l’autre.   (T-4.III.8:2)

Alors soyons honnête … tout n’est pas rose en nous. 

A moins, bien sûr, que nous ayons déjà pleinement éveillé l’esprit du Christ en nous. 🙂

Trouvez-vous de la tendresse envers vous-même quant à vos erreurs? 

Plus nous comprenons l’erreur, notre erreur de choisir la haine, plus nous pouvons faire le seul choix raisonnable, celui du pardon et de la paix de Dieu.
Et, ce faisant, nous sommes grandement aidés par Jésus et le Saint-Esprit. 

Plusieurs fois par jour, essayez d’observer le fond de votre pensée par rapport à une situation difficile.

Essayez ensuite d’observer la réaction qu’elle suscite en vous.

Si la paix fait défaut, essayez de trouver la patience et la compassion pour vous-même.

Notre seule difficulté est notre peur de laisser l’Amour prendre la place de notre ego.


Soyons tranquille. L’amour ne prendra jamais notre place si nous ne sommes pas prêts à Le laisser faire. 🙂

Mais si nous souhaitons maintenant être profondément heureux et en paix… au lieu d’avoir raison (« Préfères-tu avoir raison ou être heureux ? » T-29.VII.1:9), il nous suffit de nous détendre (lâcher-prise du contrôle par l’ego) et de laisser l’amour faire le reste…  

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Tout est bon au fond de nous

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« J’ai toujours l’impression que quelque chose est cassé en moi. »

Lors de notre dernière session, nous avons exploré la façon dont nous utilisons le monde pour pallier au malaise profond que nous ressentons dans notre petit soi.

Malgré des années de pratique, nous pouvons toujours avoir l’impression que quelque chose en nous « ne tourne pas rond ».

Ce sentiment nous pousse à chercher des solutions extérieures pour ce qui est pourtant clairement un problème intérieur à notre esprit.

La guérison de cet état d’être réside, selon le Cours, dans l’acceptation de « l’Expiation », i.e. le principe que rien ne s’est passé et que donc la séparation avec Dieu et son Amour n’existe pas.

Nous continuons pourtant à nous accuser de cette faute qui ne s’est jamais produite.

Mais sommes-nous vraiment prêts à accepter la vérité de notre profond bien-être et de notre parfaite innocence?  

Chaque jour où nous nous éveillons et ressentons un trouble intérieur à apaiser par nos activités et nos projets, nous déclarons, une fois de plus, que le problème de fond est toujours dans notre esprit.

Pas de progrès là! 😦

Par contraste, chaque jour où nous nous levons et nous souvenons qu’au plus profond de notre esprit, rien n’est cassé, que tout en nous est fondamentalement bon, que nous sommes protégés par notre innocence et notre bonté inhérente, nous organiserons notre journée dans la plus grande tranquillité et avec la plus grande confiance. 🙂

Et nous saurons que, quelles que soient les surprises de la journée, nous serons prêts à relever le défi et à retrouver la paix.
La conviction en notre bonté profonde nous évitera de retomber dans la peur, la colère et l’autocritique.

Tout cela semble être clair pour vous?
Très bien.

Mais combien de fois mettons-nous vraiment ces idées en pratique?

Jésus nous dit dans le Cours: 

Tu es peut-être habitué à n’utiliser la non-culpabilité que pour compenser la douleur de la culpabilité, et tu ne la considères pas comme ayant une valeur en soi.  (T-14.III.2)


Dans cette section du cours, Jésus nous explique que la culpabilité a encore une valeur pour nous et que nous voulons y rester accrochés au lieu d’accepter la vérité de notre parfaite innocence. 

Pourquoi voudrions-nous une telle chose?
Parce que l’innocence parfaite ne peut se trouver que dans l’absence de notre petit soi.
C’est l’un ou l’autre !

Nous n’avons pas encore pris la décision finale de notre non-culpabilité (lisez la section « La décision pour la non-culpabilité » Chapitre 14 section 3)

Tant que nous ne ferons pas ce choix définitif, nous nous perdrons dans le déni (« Ça va, tout va à peu près bien ») et la projection (« Je n’arrive pas à croire ce que j’ai entendu aux infos ce matin! »).

Ce sont des états d’esprit qui nous semblent tout à fait normal, mais qui sont pourtant à l’opposé de l’état de notre esprit en Christ. 

Une paix profonde et inébranlable est présente, et Jésus nous invite à chaque instant, à prendre un pas de plus pour l’accepter. 

Une nuance essentielle :
Comme le dit Kenneth Wapnick, nous n’avons pas besoin d’être sans culpabilité, mais nous avons besoin de VOULOIR connaître profonde innocence.

Cherchons cette semaine, au plus profond de notre esprit, le désir de connaître cet état irréprochable, sans erreur et sans culpabilité. 

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PRATIQUE

1) « Je suis entier, il n’y a rien de cassé en moi.« 

Voici une déclaration simple et puissante pour notre semaine d’Expiation. Rien ne s’est passé, donc tout est profondément bien. En nous. Et partout. Malgré les scènes alarmantes de ce monde, malgré les personnes perdues dans un cauchemar de séparation, luttant contre un Ennemi qui n’existe pas, sur un plan profond de l’existence … tout va profondément bien. En nous. Et partout.

2) « Je n’y arrive plus! Donc je me repose. »

Lorsque notre résistance est trop forte, lorsque les pensées de souffrance ou d’injustice reviennent avec insistance, je ne me mets pas la pression. Je ne me fixe pas d’objectifs de pardon. Je ne sous estime pas la difficulté de transformer mon esprit, ma démarche est courageuse. Je respire profondément, doucement, et je m’autorise à me sentir aimé, malgré ma difficulté. 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Jamais en retard (pour Dieu) !

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Est-il possible de se sentir en paix avec le temps? »

Le temps peut être, pour beaucoup d’entre nous, source de stress et de peur.

Des échéances en tous genres, comme faire les courses ou préparer à manger pour les enfants qui arrivent, faire le ménage, arriver à l’heure au boulot, passer au garage faire réparer la voiture … tous ces petits délais du quotidien grignotent souvent notre tranquillité et notre paix intérieure.

Et puis il y a les grandes échéances, comme la mort!.. qui peuvent vraiment perturber le fond de notre esprit.

Pourtant, le temps, selon Un cours en miracles, pourrait véritablement devenir « notre ami » (oui!):

La clé réside ici dans la deuxième partie de cette phrase « si tu en laisses l’usage au Saint-Esprit »:
Cela signifie que nous arrêtions d’interpréter le temps par le filtre de notre ego.

L’ego se sert toujours du temps pour nous démontrer que nous ne sommes jamais assez bien dans le présent, tels que nous sommes, et qu’il faudrait sans doute faire une quantité de choses, plus souvent et plus vite pour s’en trouver mieux.

Il nous rappelle constamment, qu’en raison d’une erreur que nous aurions commise (qu’il n’identifie pas clairement, mais qui correspondrait au soi-disant crime de séparation d’avec Dieu), que nous sommes condamnés à toujours devoir nous rattraper, en faisant toujours plus, et plus vite.

Mais cet énoncé de base qui motive cette frénésie, n’existe même pas. Il n’y a rien à rattraper, sauf une simple erreur de pensée!… car il n’y a, en fait, jamais eu de séparation.

Le problème de la séparation, qui est réellement le seul problème, a déjà été résolu. (leçon 79.1)

Nous ne sommes pas séparés de Dieu et de son Amour.
Nous sommes toujours aussi parfaits, purs et saints que Dieu nous a créés, et « la lumière et la joie et la paix demeurent en nous » (leçon 93).

Cette erreur d’identité que nous souffle l’ego, nous pouvons donc la défaire instantanément.
Quand? 
Dans l’instant présent, cet instant saint. 
C’est à dire … maintenant.  
Mais un « maintenant » sans stress, sans jugement, tranquille, doux et apaisant.

Le Cours nous offre cette idée magnifique liée au temps:
Ce moment, cet instant, peut devenir une miniature du Ciel, une véritable miniature de l’éternité…

L’instant saint est une miniature du Ciel, à toi envoyée du Ciel.

L’instant saint est une miniature de l’éternité. C’est un tableau de l’intemporel, inséré dans un cadre de temps.

Le Ciel tout entier réside en cet instant, emprunté à l’éternité et inséré pour toi dans le temps.  
(T-17.IV.11:1-8) 

Prenons quelques instants pour méditer cela… juste là, maintenant, en lisant ces mots… un instant du Ciel…

Mais attention! 
Notre envie de vivre cette miniature du Ciel maintenant peut heurter un obstacle intérieur. 
Kenneth Wapnick nous en a beaucoup parlé; ce n’est pas pour rien qu’il a autant évoqué, pendant plus de trente ans, le phénomène de la résistance; il a beaucoup insisté sur l’importance de réaliser ô combien nous sommes investis à résister à la paix.

Dans l’instant éternel de maintenant, nos problèmes n’existent plus (houra!).
Donc nous n’existons plus vraiment (moins houra!!). ; )

Si nous sommes attachés à nos problèmes, pour pouvoir donc exister, nous n’allons pas vouloir nous reposer dans l’instant saint (pas houra du tout!).

Lorsque nous essayons de nous reposer, maintenant, et de faire abstraction du temps et de toutes nos obligations, ne serait-ce qu’un instant, les pensées stressantes en tous genres peuvent tout de même nous envahir.

Le petit soi crie en effet « au secours », car il est né d’un problème et en a besoin pour survivre. La paix est son ennemi.

Soyons donc attentifs et surtout désireux de vivre un instant libre de nos résistances.

L’exercice en vaut la peine.
Il peut nous mener vers une nouvelle expérience du temps, vers un véritable instant d’éternité

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PRATIQUE

1) « Jamais en retard!« 

Voici une pratique très simple pour cette semaine: 
lorsque nous commençons à ressentir le stress lié au temps, entrainons-nous à nous souvenir que nous ne sommes jamais en retard pour Dieu et son Amour.

Si nous nous jugeons facilement pour notre manière d’utiliser le temps, Dieu lui, ne porte aucun jugement sur nous et n’attend rien de nous, si ce n’est que nous acceptions son Amour.

Nous ne sommes jamais en retard pour ce qui est essentiel dans notre vie: accueillir toute la tendresse et la bonté de notre Père céleste. 

2) « Dans cet instant, je me pose, me repose et m’affranchis de mes jugements liés au temps »

Echapper non pas au temps, mais à mes jugements liés au temps.

Nous ne pouvons pas véritablement « échapper au temps » car le temps n’existe pas.
Le temps n’est pas une chose en soi, mais un concept, la manière psychologique dont nous vivons le passage d’une série d’instants présents.

Le temps est une vaste illusion où des figures vont et viennent comme par magie. (leçon 158.4)

Nous pouvons vivre ce passage d’instants, l’esprit rempli de jugements ou l’esprit libre de tout jugement. 
* Un esprit rempli de peurs et de jugements produira une expérience agitée, frénétique et culpabilisante du temps. 
* Un esprit dépourvu de jugements et qui se souviendra de notre perfection intemporelle produira une expérience paisible du temps. 

A chaque instant, la non-culpabilité nous appelle vers un instant libéré du temps, affranchi de tout jugement. 

Quand vous essaierez à nouveau de « vivre cet instant présent », essayez alors de le vivre en désamorçant toute pensée critique ou de jugement envers qui que ce soit ou quoi que ce soit, et essayez d’imaginer un état d’être totalement dépourvu de toute culpabilité, libre. 

Le Saint-Esprit ne voit que la non-culpabilité, et dans Sa douceur Il voudrait délivrer de la peur et rétablir le règne de l’amour.   (T-14.V.10:8)

L’état de non-culpabilité n’est que la condition dans laquelle ce qui n’est pas là a été enlevé de l’esprit désordonné qui pensait que ce l’était.   (T-14.IV.2:2)


« Prends l’instant même et imagine que c’est tout le temps qu’il y a »

Une fois par jour cette semaine, passons un moment « hors du temps »:

Commence à t’exercer dans l’usage du temps que fait le Saint-Esprit comme aide à l’enseignement vers le bonheur et la paix. Prends l’instant même, maintenant, et imagine que c’est tout le temps qu’il y a. Rien ne peut t’atteindre ici qui vienne du passé, et c’est ici que tu es complètement absous, complètement libre et entièrement sans condamnation. À partir de cet instant saint dans lequel la sainteté est née à nouveau, tu avanceras dans le temps sans crainte et sans sentiment de changement avec le temps.   (T-15.I.9:1-7)


Faites vous l’immense bonheur de vivre ces moments « complètement absous, complètement libres et entièrement sans condamnation ».

Voici l’éternité dans le temps, une véritable miniature du Ciel… 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


   Encore un petit moment d’attention, s’il vous plaît

Nous avons pu prendre le temps de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.

 Pour nous permettre de continuer à produire ces fiches et ces vidéos,
contribuez (cliquez) Merci! 

Pour retrouver force et clarté

Bonjour,

Un cours en miracles est un livre remarquable de philosophie spirituelle. 

Qu’il puisse aussi nous conduire à la paix intérieure et vers la joie radicale est peut-être moins évident.

Ce qui n’était, pour la plupart d’entre nous au début de notre étude, qu’un livre, si fascinant soit-il, s’avère, à force de le pratiquer, être le portail vers un chemin de vie rempli d’expériences transformatrices.

Les mots qui nous semblent résumer le mieux cet aspect du chemin sont «douceur radicale»

Douceur parce que l’expérience de la pratique du Cours nous guide avec douceur et nous accompagne tendrement, avec amour et dans une sécurité apaisante.

Radical parce que cette douceur ne vient pas de ce monde, mais d’un retour à la Source, à la racine de notre Être : à la présence de Dieu. 

Notre programme d’enseignement pour cet automne est conçu pour nous emmener au-delà de la théorie du Cours, dans l’expérience d’une grande stabilité intérieure et d’une guérison profonde.

Les évènements mondiaux de ce moment ne nous donnent guère confiance.

Mais notre Guide, Jésus, dans Un cours en miracles, nous promet que, quoi qu’il se passe, la sécurité parfaite et une paix inébranlable règnent pourtant en permanence dans notre esprit.

Et, avec son aide, nous pouvons apprendre à demeurer de plus en plus souvent dans cette paix, calmes et confiants, tout en restant impliqués dans notre vie quotidienne.   

Revitaliser notre étude d’Un cours en miracles cet automne
À mi-parcours dans notre programme d’automne, nous avons voulu vous offrir un petit résumé de nos séances précédentes, espérant vous aider à retrouver un peu de force et de clarté dans cette période d’instabilité. 

Chacune de nos sessions est accompagnée d’une fiche pratique, d’un court article sur le thème de la semaine et d’exercices à pratiquer. 
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« Sécurité, Acceptation, Confiance, Inclusion, Grâce… »
Quelle idée vous interpelle ?

A chaque séance, nous explorons une qualité d’esprit spécifique que le Cours nous permet de cultiver. 

La promesse de ce programme est que, par la pratique d’exercices simples, nous accédions à un état d’esprit plus apaisé, confiant, ouvert et aimant, recentré sur notre axe vertical vers Dieu.  

Le monde n’est pas en paix

Notre monde est instable. Nous avons plus que jamais besoin de sagesse et de bienveillance.

Il devient essentiel de renforcer nos fondations intérieures pour pouvoir nous élever au-dessus du champ de bataille.

Développer la maturité et la force:

Voici l’objectif de notre programme de cet automne : 
Nous offrir les moyens de développer la maturité et la force de rester dans la paix et la sagesse, même lorsque le monde semble pencher davantage vers l’instabilité et la déraison. 

Puisse cet automne vous guider vers la chaleur intérieure et la paix de Dieu.

Venez nous retrouver lorsque vous le souhaitez:

Nous sommes heureux de vous accueillir virtuellement, chaque lundi, à 20 heures sur Zoom et chaleureusement dans nos cœurs.

Chaleureusement,
Bernard et Patricia

Cliquez ici chaque lundi à 20h, code 983790.

Pour plus d’informations

Libérer la bonté de notre esprit

NB: Lisez la collection d’extraits « Eloge à l’étincelle en nous » ci-dessous pour vous inspirer à trouver la lumière dans l’esprit de chacun.

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Comment puis-je libérer la bonté dans mon cœur pour les autres? « 

Si nous regardons attentivement nos pensées, il n’est pas difficile d’y trouver un manque ponctuel (ou fréquent !) de bienveillance envers les autres. 😉

Cela peut prendre la forme d’un petit moment d’agacement ou d’impatience, ou simplement d’un soupir de frustration ou d’exaspération.
 

Tu deviendras de plus en plus conscient qu’une pointe minime d’irritation n’est rien d’autre qu’un voile tiré sur une intense fureur. (leçon 21.2)


Ce sont les signes que nous avons oublié la réalité de l’esprit parfait en chacun, et en nous aussi par conséquent.

Lors de notre dernière séance, nous avons essayé d’ouvrir notre esprit au droit que nous avons tous d’être compris, pardonnés et aimés, au droit à recevoir toute la bonté de notre cœur. Nous avons essayé de nous adresser cela et de l’adresser aux autres.

Et ce, en dépit de nos actions et de nos paroles et en dépit des actions et des paroles des autres, qui ont pu parfois ou souvent manquer de bonté ou de sagesse.  

C’est à la lumière de notre Esprit-juste, à tous et en chacun, que nous offrons notre bonté. 

Cette bonté est présente, elle est là, et cette semaine, nous nous efforcerons de la trouver. 
 

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

PRATIQUE

1. J’examine attentivement mes raisons de ne pas être généreux

Nous ne sommes pas généreux envers les autres si nous ne voyons pas leur Soi parfait et si nous ne voyons que leur petit soi imparfait et imprévisible.

Quelle est notre raison de les regarder de cette manière?

Chacun a ses « arguments » pour défendre sa perception et son jugement.
Quels sont les vôtres?
Nous ne voulons pas prétendre avoir la vision du Christ.
Jésus a besoin que l’on soit honnête avec lui. 
Nous aurons forcément une raison qui nous vient à l’esprit, en lisant les propositions suivantes:
* L’autre n’a rien fait pour mériter le don de mon amour.
* L’autre retient son amour, pourquoi je lui donnerai le mien?
* L’autre me fait peur.
* Je ne le connais pas; il va trouver étrange si j’ai une pensée bienveillante à son égard.
* Il est moins que moi, je ne vais quand même pas le considérer comme un égal!
* Personne n’est généreux comme ça avec moi. Etc…

Observez simplement les réactions et les pensées qui traversent votre esprit – sans les juger et sans vous juger, sans vous, ni leur donner raison.

La clé est de bien observer
C’est en observant clairement nos pensées que nous enlevons leur puissance sur notre esprit.

C’est en les constatant honnêtement que nous appelons Jésus à nous aider.

Et Jésus ne tardera pas à nous aider à voir que nous pouvons faire confiance à l’autre qui est bien notre égal dans l’esprit du Christ.  

2. Trouvons le Christ en l’autre: il faut vouloir le trouver 

Comme dans notre méditation lors de la séance, exerçons-nous cette semaine à offrir aux autres l’amour et la gentillesse que nous avons toujours souhaités recevoir d’eux.

Si donner, c’est recevoir, il est dans notre intérêt de libérer notre gentillesse envers les autres.
La confiance dans les autres est la clé.

Les autres méritent profondément tous les dons de notre esprit

Ce n’est pas leur ego qui mérite nos dons ; nous n’en tenons pas compte.

Quelle que soit la manière dont ils se comportent, la manière dont ils se présentent… nous recherchons la vérité transcendante dans leur esprit et dans notre esprit.

Jésus parle, dans le Cours, de « l’étincelle » du Christ dans l’esprit de chacun et c’est elle que nous devons nous efforcer de chercher.
 

Pas même ce que le Fils de Dieu a fait dans l’insanité ne pourrait être sans une étincelle de beauté cachée que la douceur pourrait libérer.   (T-17.II.5:5)

Pense comme Lui ne serait-ce qu’un tout petit peu, et la petite étincelle devient un torrent de lumière qui emplit ton esprit de sorte qu’Il devient ton seul Invité.   (T-11.II.5:4)


Lisez la collection d’extraits « Eloge à l’étincelle en nous » ci-dessous pour vous inspirer à trouver cette lumière dans l’esprit de l’autre – elle est là!

Cette semaine, essayons de nous souvenir de ce texte pour ressentir un nouvel élan de bonté dans notre esprit: 

« Cette semaine, je ne m’arrêterai pas à ma première perception de l’autre, mais j’ouvrirai mon esprit à une autre vision. Je mettrai de côté mes pensées habituelles et je chercherai à me souvenir de la sainteté de son esprit. Je l’imaginerai en prière ou en méditation. Je le verrai dans sa grande gentillesse et sa plus grande générosité. Je me souviendrai que Jésus bénit cette personne et l’aime d’un amour pur et sincère. Je pourrai alors apprendre à faire de même ».

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Le pouvoir d’un esprit peut luire en un autre, parce que toutes les lampes de Dieu furent allumées par la même étincelle.   (T-10.IV.7:5)

En beaucoup il ne reste que l’étincelle, car les Grands Rayons sont obscurcis.   (T-10.IV.8:1)

Or Dieu a gardé l’étincelle vivante afin que les Rayons ne puissent jamais être complètement oubliés.   (T-10.IV.8:2)

Pour peu que tu voies la petite étincelle, tu apprendras qu’il est une plus grande lumière, car les Rayons sont là sans être vus.   (T-10.IV.8:3)

Percevoir l’étincelle guérira…  (T-10.IV.8:4)

Mais l’étincelle est toujours aussi pure que la Grande Lumière, parce qu’elle est l’appel restant de la création.   (T-10.IV.8:6)

Ne leur attribue pas ton déni de la joie, sinon tu ne peux pas voir l’étincelle en eux qui t’apporterait la joie.   (T-10.V.2:4)

C’est le déni de l’étincelle qui apporte la dépression, car chaque fois que tu vois tes frères sans elle, tu nies Dieu.   (T-10.V.2:5)

L’Invité Que Dieu t’a envoyé t’enseignera comment le faire pour peu que tu reconnaisses la petite étincelle et sois désireux de la laisser grandir.   (T-11.II.6:5)

Tourne-toi vers la lumière, car la petite étincelle en toi fait partie d’une lumière si grande qu’elle peut t’emporter pour toujours hors de toutes ténèbres.   (T-11.III.5:6)

La petite étincelle qui tient en elle-même les Grands Rayons est aussi visible, et cette étincelle ne peut pas être longtemps limitée à la petitesse.   (T-16.VI.6:3)

Pas même ce que le Fils de Dieu a fait dans l’insanité ne pourrait être sans une étincelle de beauté cachée que la douceur pourrait libérer.   (T-17.II.5:5)

Dans ces pensées aimantes se trouve l’étincelle de beauté cachée sous la laideur de la relation non sainte qui fait souvenir de la haine…   (T-17.III.5:7)

Et tu laisseras cette étincelle transformer la relation afin que tu puisses la voir de plus en plus.   (T-17.III.6:9)

Tout cela, tu le feras avec joie, pour peu que tu Le laisses tenir l’étincelle devant toi, pour éclairer ta voie et la rendre claire pour toi.   (T-17.III.7:1)

Peux-tu rester dans les ténèbres quand de si grandes lumières se sont jointes à toi pour donner à la petite étincelle de ton désir la puissance de Dieu Lui-même ?   (T-18.III.8:4)

Voilà l’étincelle qui brille dans le rêve : que tu peux l’aider à s’éveiller, et être sûr que ses yeux en s’ouvrant se poseront sur toi.   (T-29.III.5:6)

Essaie de trouver une petite étincelle de clarté brillant à travers la laide image que tu as de lui.   (leçon 121)

Et Lui-même placera une étincelle de vérité dans ton esprit partout où tu abandonneras une fausse croyance, une noire illusion de ta propre réalité et de ce que l’amour signifie.   (W-pI.127.9:3)

Il n’est rien qui n’étincelle maintenant qui auparavant semblait si terne et sans vie.   (M-4.X.2:5)

Donner, c’est recevoir

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Quelle est la clé pour ressentir la paix de Dieu? »

Jésus, dans Un cours en miracles, nous donne une méthode très efficace, et quelque peu inattendue, pour ouvrir la porte qui mène vers la paix de Dieu: donner la paix pour la recevoir.

Cette idée peut surprendre:
Ce monde nous a plutôt habitués à prendre pour avoir qu’à donner pour recevoir.

Lors de notre dernière séance, nous avons exploré les raisons de cette dynamique dans notre esprit.
Il ne nous reste plus qu’à mettre en pratique les leçons de Jésus pour ressentir immédiatement les bienfaits de donner. 

Comprenons bien : tout ce que nous donnons et souhaitons aux autres, nous le ressentons immédiatement dans notre propre esprit.

Si nous souhaitons sincèrement vivre davantage en paix, avec plus de tendresse, il nous faut nous entraîner à offrir ces dons de l’esprit aux autres. 

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PRATIQUE

1. « Donnez avec joie »

Lisez souvent ce passage de la leçon 187 cette semaine. 

A trois personnes qui croisent notre chemin cette semaine, souhaitons leur la paix de Dieu, que leur esprit soit apaisé et qu’elles connaissent la tendresse et l’amour de Dieu.
Ensuite, regardons bien l’état de notre propre esprit.

Cela nous fait-il du bien de souhaiter la paix de Dieu aux autres?

Bien sûr car donner, c’est recevoir. 


2. Regardons-nous dans le miroir avec tendresse 

Comme dans notre méditation lors de la séance, entraînons-nous cette semaine à nous offrir l’amour et la tendresse que nous avons toujours souhaité recevoir de la part des autres.

Si, à un moment dans la semaine, nous nous critiquons et trouvons nos défauts insupportables, vite offrons-nous les dons de notre Soi en Christ.

Soutenons-nous, aimons-nous de la façon la plus directe et la plus bénéfique: pardonnons cette image de nous-mêmes, ses défauts et ses erreurs; acceptons qu’elle est bien plus que le petit soi qu’elle prétend représenter, autorisons-là à se joindre à nous dans notre sainteté et notre grandeur. 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Se défaire du manque

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Quand me sentirai-je enfin comblé? »

Nous avons tous l’idéal de nous sentir heureux et satisfait, au point de pouvoir déclarer un jour : « Ça y est, je suis enfin comblé ».
Que nous le croyions possible ou non, nous avons tous une image de cet idéal où rien ne manquerait.

Selon le Cours, cet état d’esprit d’abondance n’est pas un vain idéal imaginaire mais une vérité bien réelle et réalisable.

Sans nécessairement viser d’emblée le sommet de l’échelle de la plénitude, il est important, dans notre cheminement spirituel, de commencer à nous défaire de notre ressenti, celui du manque, qui mine notre appréciation du Christ en nous. 

Que peut nous apprendre le Cours?

« Je ne veux pas être comblé! » – notre résistance
Lors de notre dernière séance, nous avons exploré le phénomène de la résistance que nous avons développée au fait que tous nos besoins soient intérieurement satisfaits.

Malgré notre désir fort de ressentir la plénitude, il reste encore en nous une voix très attachée au sentiment de manque. 

Ce passage du Cours nous éclaire sur la raison secrète pour laquelle nous résistons et insistons sur l’importance de combler nos besoins, extérieurement : 

« Dans ton propre esprit, quoique niée par l’ego, se trouve la déclaration de ta délivrance. Dieu t’a tout donné. Ce seul fait signifie que l’ego n’existe pas, et cela lui fait terriblement peur. » (T-4.III.9:1-7)          

Tout simplement, notre ego n’existe pas en sachant que « Dieu nous a tout donné ». 

Jésus nous dit, dans ce passage très révélateur, que lorsque nous renoncerons à utiliser le corps pour satisfaire nos besoins extérieurs, nous ne lui donnerons plus la même importance:   

« Quand tu laisses le Saint-Esprit t’enseigner comment utiliser le corps dans le seul but de communiquer, et renonces à l’utiliser pour la séparation et l’attaque que l’ego voit en lui, tu apprends que tu n’as pas du tout besoin d’un corps. » (T-15.IX.7:1-6)

Mais peut-être restons-nous encore attachés aux besoins de notre vie de corps!

Et c’est bien compréhensible.
Soyons doux et patients avec nous-mêmes.

Mais c’est la raison pour laquelle il nous semble si difficile d’écouter en nous la voix sage et douce, celle de l’Esprit Saint et de notre Soi, celle qui répond à tous nos besoins.

Nous ne voulons tout simplement pas entendre ce qu’Elle a à nous dire! 🙂

Ce n’est pas un problème mais, au moment où nous nous sentirons prêts, nous devrons faire face à notre contradiction intérieure et faire un choix entre:
la fausse satisfaction du monde ou la véritable satisfaction des dons de notre Esprit-juste. 

(Voir cette vidéo, extraite de notre séance, à propos de cette problématique)

Tant que nous souhaiterons rester fidèles à l’ego et à nos désirs personnels, nous ne verrons pas les signes que « Dieu nous a tout donné ».

Nous devrons d’abord déterminer que nous souhaitons nous ouvrir à une expérience d’abondance intérieure.

Cela ne signifie bien sûr pas que nous nous coupions du monde et abandonnions tous nos projets.
Au contraire. 
Cela veut dire que nous voulons connaître le bonheur et la pleine satisfaction, tout en restant engagés dans nos activités, en faisant tout ce qu’il faut pour accomplir nos projets, sans en attendre un accomplissement particulier autre que celui d’être dans l’Instant Saint.

Pourquoi attendre le Ciel ?
Il est ici aujourd’hui.
Le temps est la grande illusion qu’il est passé ou dans le futur. Or cela ne se peut pas, s’il est là où Dieu veut que soit Son Fils. Comment la Volonté de Dieu pourrait-elle être dans le passé, ou encore à venir ? Ce qu’Il veut est maintenant, sans un passé et entièrement sans futur. Cela est aussi éloigné du temps qu’une minuscule bougie l’est d’une étoile distante, ou ce que tu choisis de ce que tu veux réellement.   (Leçon 131.6)

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PRATIQUE

Voici trois pratiques pour nous défaire du « manque » et embrasser l’abondance intérieure

1. « L’Amour de Dieu me suffit »  – « J’ai toujours Son Amour. » 

Comment réagissez-vous en lisant cette phrase? 
Pensez-vous qu’elle est sérieuse, réalisable, ou plutôt farfelue, utopique? 
Cette phrase représente une vérité bien élevée que nous vivrons certainement un jour. 
Le moment nous la vivrons dépend de nous. 
Commençons donc par la mettre en pratique, un peu chaque jour. 
Répétons cette phrase dans les moments « creux » de la journée; en faisant la vaisselle ou en préparant à manger, en conduisant, en prenant les transports en commun, au travail, en écoutant la radio… ou encore lorsque nous faisons défiler le fil des notifications sur notre téléphone: prenons alors cinq ou dix secondes pour nous recentrer et nous souffler doucement: 

« L’amour de Dieu me suffit, j’ai tout ce dont j’ai besoin ici et maintenant. »

2. Transformer mes besoins en préférences 

Notre façon de considérer nos besoins comme des impératifs nous aveugle à la vérité que, quelque part au fond de notre esprit, nous sommes déjà en paix, satisfaits et heureux.

Pour pratiquer cette semaine, pensons à l’un de nos besoins: un besoin que l’on considère important, voire impératif à notre bien-être; imaginons maintenant pouvoir être pleinement satisfait et heureux, sans ce besoin assouvi:

« Je peux être entièrement heureux, même si cette condition n’est pas remplie. »

Il est tout aussi important de faire cet exercice avec un événement que nous ne voudrions absolument pas voir se produire, et de nous dire de la même manière:

« Je peux être en paix et satisfait, même si cet événement se produit. »

3. « Il n’existe pas de meilleur endroit » 

Notre petit soi nous murmure constamment que nous serions mieux dans une autre situation, dans un autre endroit… entouré d’autres personnes… 
Cela ne correspond absolument pas avec la voix de notre Esprit-juste qui essaie constamment de nous communiquer qu’aucun autre endroit, qu’aucune autre circonstance ne peut nous offrir plus que cet instant. 

Pratiquons :
Une fois par jour, observons ce que nous souhaiterions qu’il se produise ou qu’il ne se produise pas… que le temps s’accélère ou qu’il ralentisse, pour raccourcir ou prolonger notre expérience… puis disons-nous: 

« Il n’existe pas de meilleur endroit qu’ici.
Il n’existe pas de meilleur moment que maintenant. »


Note importante:
Rappelez-vous de pratiquer tous ces exercices avec des circonstances « normales » de votre vie quotidienne; c’est avec elles que nous nous entraînons et que peut se produire un vrai changement. 
Ne vous projetez pas dans les drames les plus difficiles de cette existence.
Visionnez cette vidéo : « Où se trouve l’amour de Dieu sur un champ de bataille? »

Dans des circonstances difficiles
Si vous traversez des circonstances de vie particulièrement difficiles, il peut être opportun de ne pas pratiquer ces exercices ou de ne pas vous forcer à les pratiquer; le plus important est de prendre soin de vous, de la manière la plus appropriée qu’il soit dans vos circonstances et surtout avec la plus grande et la plus bienveillante douceur possible à votre égard. 

Méditation

Je n’ai besoin de rien, sauf de la vérité.  (leçon 251)
En elle tous les besoins sont satisfaits, toutes les soifs prennent fin, tous les espoirs sont finalement comblés et les rêves ont disparu. Maintenant j’ai tout ce dont je pourrais avoir besoin. Maintenant j’ai tout ce que je pourrais vouloir. Et maintenant enfin je me trouve en paix. 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Cette entrée a été publiée le octobre 24, 2024. 1 commentaire

Traverser les trois voiles

Notre thème :


Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Pourquoi cette personne me dérange-t-elle autant? »

Pourquoi est-il parfois si difficile de laisser tomber nos jugements, de nous calmer et de retrouver la paix de Dieu? 

La raison en est qu’intérieurement, secrètement, nous entretenons un conflit, important, que nous prenons soin de dissimuler.
Pour être plus exact, nous préservons trois conflits, bien cachés.
 
En identifiant ces batailles et en remontant à la source du problème, nous pouvons nous défaire de cette pression intérieure et ouvrir la porte à la paix.
Notre douleur peut s’estomper alors, la vie peut nous sembler plus sereine, les autres peuvent nous paraître plus touchants, plus amicaux, plus compréhensibles.   

Un cours en miracles explique que la tension que nous ressentons envers une autre personne (et avec la vie en général) est en réalité la tension que nous ressentons avec nous-même

« Parlons maintenant à la première personne » :
Ce n’est pas l’autre qui me déçoit ou me fait mal … c’est moi-même! 
Comment expliquer cela? 
Le conflit ou la déception que je ressens face à une autre personne vient du conflit que je ressens avec  moi-même, à cause de mon choix de me couper de ma véritable Identité, puissante, abondante et sereine, en Christ. 

Comprenons bien : 

Ce n’est pas l’autre qui m’abandonne ; je m’abandonne…
Ce n’est pas l’autre qui me déçoit ; je me déçois
Ce n’est pas l’autre qui me trahit ; je me trahis
Et cela chaque fois que je m’enferme dans ma petite identité particulière et dans mon histoire de faiblesse et de souffrance;
Chaque fois que je me coupe de la présence aimante, fidèle et abondante du Christ en moi.

Je me laisse pauvre, démuni, vulnérable, amoindri, ce qui me rend très susceptible.

Ne voyant pas cette dynamique, mon conflit intérieur devient rapidement un conflit extérieur avec tout un chacun autour de moi ; avec ma voiture, mon ordinateur ou le temps qu’il fait…

Attention: cela ne doit pas devenir un motif de culpabilité! 🙂

Quand c’est trop, c’est trop.
Lorsque la douleur du monde devient trop forte, lorsque nos ressentiments et nos déceptions brûlent en nous et nous supplient du répit, c’est le moment alors de trouver une autre voie.

Notre Guide, Jésus dans Un cours en miracles, nous murmure alors doucement que nous pouvons venir à lui et trouver refuge dans notre Esprit-juste, là où nous sentirons une nouvelle tendresse et entendrons une voix sage et bienveillante nous aider. 

Nous comprendrons alors : 

* Que notre conflit avec les autres était la simple projection de notre conflit avec nous-mêmes. 
Nous ne sommes pas la personne que nous avons toujours pensé être. Nous sommes toujours l’Enfant parfait d’un Père parfait et parfaitement aimant. L’Unité de Dieu est toujours intacte. 
 
* Que notre conflit avec nous-mêmes était le résultat de notre conflit avec Dieu (l’Unité immuable). 
Nous avons choisi d’écouter l’ego, la voix de la séparation, et nous avons cru que nous nous étions séparés de notre Père céleste. Cela a produit en nous un puissant ressenti de mal-être, ce qu’on appelle la culpabilité ontologique (ou métaphysique). Mais cette séparation n’a jamais vraiment eu lieu, nous sommes toujours les bienvenus au Ciel. L’Amour nous entoure et nous protège à chaque instant.  

Comment guérir ces trois voiles de confusion?

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PRATIQUE

Traverser les trois voiles de conflit qui nous séparent de la paix de Dieu 

Au moins une fois par jour cette semaine, choisissons une relation et essayons de remonter l’échelle des trois voiles vers la Source de la Paix. 

En bref: 
1. Je vois mon conflit avec les autres, je monte…
2. Je vois mon conflit avec mon soi, je monte…
3. Je vois mon conflit avec Dieu, puis…
4. J’accepte enfin son immense Amour et me souviens que je suis son Enfant bien-aimé. 

Regardez cette vidéo, extraite de notre séance, pour vous donner un exemple.


Ces étapes en détails :

Pour notre conflit avec les autres, disons-nous : 
Je vous libère de toute responsabilité pour mon mal-être. Je prends responsabilité de ce que je ressens.
Vous êtes comme moi, un Enfant de Dieu, confus et effrayé et vous cherchez la même chose que moi, le souvenir du Christ en nous. 
Nous pouvons nous aimer, comme des frères et des sœurs, même si vous avez encore peur de comprendre ce lien entre nous. 

Pour notre conflit avec nous-mêmes, disons-nous :
Je me libère de toute culpabilité et de tout sentiment d’échec.
Je n’ai pas commis la terrible faute que je pensais avoir commise; ma véritable Identité, au-delà de ma vie particulière, est toujours parfaitement intacte, en ce moment même. 
Je suis pleinement digne de la paix et du bonheur d’un Enfant de Dieu.  
 
Pour notre conflit avec Dieu, disons-nous :
Je me libère de toute pensée d’avoir blessé ma Source en Dieu. 
J’accepte qu’il ne s’est rien passé, qu’il est impossible de détruire l’Amour parfait et que mon lien à Dieu est toujours parfaitement intact. 
Je me réjouis de mon union avec Dieu et avec tous mes frères et sœurs. 
Je me permets de me sentir parfaitement aimé et protégé par cet Amour. 


Un dernier mot
En cas de difficulté – soyons tendre envers nous-mêmes
Souvenons-nous qu’il s’agit d’un long et lent processus pour défaire notre attachement à notre soi séparé. Si la paix ne vient pas, c’est uniquement parce que nous avons encore trop peur de lâcher prise de notre histoire et de nos émotions. C’est simplement notre peur de l’Amour qui nous empêche d’avancer maintenant, et ce n’est pas un crime d’avoir peur. 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

J’abandonne mes pensées d’attaque

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Comment puis-je me sentir en sécurité dans ce monde? »

C’est certainement le genre de question que nous pouvons tous nous poser. Ce monde semble présenter toutes sortes de dangers pour nous et ceux que nous aimons.

Le Cours admet que ce monde n’est pas un lieu de tout repos ni de grande gentillesse.

Par contre, le Cours nie la capacité du monde à nuire à notre bien-être profond, à l’intégrité de notre Esprit car il est protégé à jamais par Dieu. 

Selon le Cours, il est en effet possible de se sentir totalement en sécurité dans ce monde.

Pour cela, il suffit de comprendre une chose essentielle :

Ce n’est pas ce monde qui nous remplit d’un sentiment d’insécurité, malgré les dangers apparents.

Comme nous l’avons souligné lors de notre dernière séance, et aussi étrange que cela puisse paraître, selon le Cours, notre sentiment d’insécurité vient de notre attaque contre le monde … et non l’inverse!  

Un vrai paradoxe?!

Nous pensons tous ressentir l’insécurité à cause des agressions de ce monde, or le Cours nous dit le contraire :

Plus précisément : de nos attaques contre d’autres personnes sous forme de rancœurs et de jugements (nos rancœurs et nos jugements).

Après les avoir attaqués de cette manière (subtile ou flagrante), nous nous attendons à une attaque en retour.

Il en résulte une grande susceptibilité et une appréhension constante, à l’affût de la moindre menace extérieure, craignant une rétribution pour nos attaques envers les autres.

Notre sentiment de vulnérabilité provient en fait d’un sentiment de culpabilité envers ce monde que nous attaquons sans cesse.

Sans cette culpabilité, nous n’attendrions que des signes de bienveillance. 
Le monde nous semblerait être tranquille et reposant, en paix. 

Cela veut dire que cet endroit de sécurité que nous cherchons n’est jamais un lieu spécifique dans ce monde, mais bien plutôt un lieu particulier dans notre esprit, dans la partie de notre esprit qui a accepté d’abandonner l’attaque. 

Pourquoi le Cours nous dit-il que nos rancœurs sont une attaque?

Nos pensées de rancœur constituent une attaque envers les autres parce qu’elles nient le Christ en eux. (Tout comme les pensées d’attaque envers nous-mêmes nient la présence du Christ en nous). Ces pensées « séparent » les autres de leur Identité réelle et les confinent dans leur petite identité particulière et corporelle.
(Attention: cela ne signifie pas que ces pensées sont mauvaises, mais simplement erronées). 

C’est aussi notre façon de vouloir nier notre propre réalité en Christ et rester dans notre petit soi particulier.

C’est justement parce que nous ne voulons pas accepter notre propre réalité parfaite, notre Soi majestueux, que nous ruminons et gardons nos blessures, en projetant ainsi la responsabilité sur les autres. 

Une magnifique transformation à portée de main

Voilà la recette pour la sécurité intérieure, selon le Cours :
plus nous lâcherons prise de nos attaques contre les autres, de nos ressentiments et de nos rancœurs, plus nous nous ouvrirons à ce nouvel espace dans notre esprit (notre Esprit juste) à partir duquel nous bénirons le monde et nous sentirons bénis en retour.
(Lire ce passage du Cours T-6.III.3)

Nous cesserons d’utiliser ce monde pour prouver que nous sommes victimes.

Nous lui pardonnerons ce qu’il ne nous a pas fait (il ne nous a pas séparé de l’Amour de Dieu).
Nous le redécouvrirons alors comme le lieu paisible qu’il est, d’apprentissage, de partage et de fraternité. 

Voici le passage du Cours qui parle peut-être le plus clairement de cette magnifique transformation, tiré de la section III « L’investissement dans la réalité » dans le chapitre 12 : 

Ne sous-estimons pas la puissance de nos pensées

Nous sous-estimons beaucoup le rôle joué par nos blessures et nos par rancœurs dans notre sentiment d’insécurité.

Nous pensons peut-être que ces histoires, que nous entretenons, de tristesse, d’abandon, d’injustice, d’exclusion et d’abus, sont inoffensives pour notre sentiment de sécurité. Et nous nous trompons. Elles sont tout sauf impuissantes. 

Cette semaine, faisons confiance à notre Guide, Jésus, dans Un cours en miracles, lorsqu’il nous dit : 

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PRATIQUE

Adoucissons notre regard cette semaine 
Nous vous proposons un exercice simple pour cette semaine :

Prendre conscience de nos pensées de blâme et de ressentiment à l’égard de ce monde, puis vouloir s’en défaire. 

Nous détendre, adoucir notre regard et envisager la possibilité que les choses ne soient pas telles que nous les avons toujours vues.

« Je n’attaquerai plus le monde cette semaine et accepterai que je suis en sécurité dans un monde qui m’aime et que j’aime en retour. »

Il se peut même que nous nous soyons trompés quant à la véritable nature des autres et de ce monde.

Peut-être que notre manière figée de percevoir et de réagir ne vient pas du magnifique Christ en nous mais de notre petit soi.

Celui-ci cherche la preuve de sa faiblesse, et il la trouve!  

Nous avons refusé la force parce qu’elle vient du Christ.

Nous n’avons pas voulu abandonner notre ego particulier, et nous avons donc insisté sur notre faiblesse et sur toutes nos histoires, réelles ou imaginées, de victimes.

Mais nous pourrions tout aussi bien faire confiance, maintenant qu’il y a quelque chose d’autre en nous, et céder doucement la place à Celui qui sait mieux que nous :  

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Apaisons nos pensées

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

« Quelles sont mes pensées? »

Voilà une question bien simple … nous n’avons pourtant pas forcément l’habitude de nous la poser.

A notre détriment, car rien ne pourrait être plus important pour nous que de savoir ce que nous pensons! Comme dit Jésus dans le Cours:

Jésus voudrait que nous apprenions à maîtriser nos pensées, mais sommes-nous vraiment conscients de la nature de nos pensées?
L’agitation de l’ego ou le calme de Dieu?
Qu’est-ce qui est le plus souvent dans notre esprit?

Juste avant d’ouvrir ce mail, à quoi pensiez-vous? 

Evidemment, probablement à tout ce que vous aviez à faire ! … comme vos e-mails par exemple !

Mais le fait d’y penser si complètement, de s’occuper uniquement des tâches qui nous attendent, exclut de notre conscience la paix qui est également présente. 

Dans Un cours en miracles, Jésus comprend notre besoin d’être impliqué dans ce monde.
Il n’attend pas que nous soyons toujours en méditation sous un arbre ou dans une grotte en montagne!
Mais, tout en même temps, il nous invite à partager notre attention avec un autre endroit en nous, notre Esprit juste

Demeure du calme, de la paix, de la force et de la bonté en nous, notre Esprit juste est notre refuge et notre sanctuaire. C’est notre « centre calme », comme nous le lisons dans ce merveilleux extrait du Cours: 

Nous sommes en effet tellement occupés par notre vie que nous en arrivons à complètement oublier la paix, qui est bien l’objectif du Cours : 

N’oublie pas que la motivation pour ce cours est l’atteinte et la conservation de l’état de paix. Étant donné cet état, l’esprit est quiet, et la condition est atteinte dans laquelle tu te souviens de Dieu. (T-24.in.1:1-12)

Essayons cette semaine de nous ouvrir à l’esprit dans lequel la paix de Dieu peut être accueillie. 

PRATIQUE

Retrouvons le calme intérieur cette semaine 
Il est tout à fait possible de retrouver la présence de Dieu dans notre esprit.
Cela n’est pas simplement possible, mais même essentiel, et aussi naturel que de respirer : 

Plusieurs fois par jour, intériorisons-nous, faisons silence et reposons-nous dans ce lieu, à part de nos activités ordinaires.

Pour nous guider, nous pouvons lire les suggestions de pratique de Jésus dans ce passage extrait de la leçon 94:

Attendons dans cette « silencieuse expectative », soyons confiants que le calme que nous recherchons est bien là. 

Nous ne pouvons pas échouer!
Et si l’agitation semble trop grande, ne pensons pas que nous avons échoué, non!
Le simple fait de savoir que nous avons essayé de nous souvenir du calme et que nous le voulons est déjà la preuve que nous ne sommes pas entièrement sous l’emprise de l’ego.

C’est un progrès, oui!
Félicitons-nous d’être sur le bon chemin. 
Puis, essayons à nouveau de mettre un peu moins d’importance sur nos tâches et sur notre situation, essayons de respirer tranquillement, et de nous rappeler que le calme est là.
Le calme est là, malgré nos émotions et nos sentiments, malgré les actions des autres et les événements qui nous entourent. 

Lisons cette sublime leçon une fois par jour cette semaine pour garder notre pensée bien orientée vers le calme intérieur: 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

L’autre et le Soi intemporel

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre séance du 23 septembre, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION
Nous pensons connaître les personnes en face de nous. Mais la leçon 29 remet complètement en question notre capacité à voir : 

Tu ne les vois pas maintenant.
Voudrais-tu savoir ce qui est en elles ?
Rien n’est tel qu’il t’apparaît.

Bien que Jésus parle spécifiquement des objets et des choses de notre vie quotidienne dans cette leçon, son but est de nous apprendre à tout remettre en question, y compris notre perception des autres. 

Comme nous projetons principalement nos erreurs d’esprit (la dualité) sur les autres, nous devons apprendre à pardonner ces personnes qui nous entourent. 

Dans cette leçon, nous commençons à nous entraîner tout en douceur avec des objets, mais uniquement dans le but d’apprendre à faire exactement la même chose avec des personnes.

C’est exactement ce que nous avons essayé de faire lundi dernier, de pratiquer d’abord avec les objets, puis avec les personnes. 

Nous y avons d’abord appris que la perception que l’ego a de tout objet est très utilitaire et profiteuse ; il l’utilise pour améliorer son confort ou éviter l’inconfort, pour juger et justifier sa colère et pour démontrer la source de sa souffrance. Et c’est exactement l’inverse de celle du Saint-Esprit.

Jésus nous invite à prendre conscience de notre façon de faire et à la remplacer par la vision suivante : 

Essaie donc, aujourd’hui, de commencer à apprendre comment regarder toutes choses avec amour, reconnaissance et ouverture d’esprit.

Par extension, l’étape suivante de notre séance consistait à appliquer ces mêmes prises de conscience aux personnes qui nous entourent. 
Au lieu que notre ego perçoive ces personnes comme des objets utiles, pour servir nos besoins et comme des cibles de nos projections, Jésus nous invite à ouvrir notre esprit et à voir une nouvelle réalité derrière l’apparence (physique et psychique) de la personne qui se trouve en face de nous.

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PRATIQUE

Qui est vraiment en face de moi ? 
En nous posant cette question, nous pouvons écrire tout ce que nous pensons savoir d’une personne – et nous nous tromperons.

Cette personne est bien plus que ce que nous pensons, alors que nous la regardons par le filtre du passé, par le filtre de nos expériences vécues avec elle.

La réalité de cette personne est purement spirituelle – c’est un pur esprit, une partie du Christ, une extension de la Pensée de Dieu.

Cette semaine, nous essayons de garder notre esprit aussi ouvert que possible, dans nos interactions avec les personnes qui nous entourent.

« Qui sont vraiment ces personnes en face de moi ? »
C’est la question que nous nous poserons, et que nous nous reposerons encore, jusqu’à ce que nous apercevions la possibilité que cette personne soit radicalement différente de ce que nous avions pensé.

Nous vous encourageons à revoir la séance pour approfondir ces idées, et, faute de temps, à regarder juste cette vidéo de notre méditation de fin.  



Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

PS: Nous avons pu prendre le temps de rédiger cet article uniquement grâce au soutien de nos contributeurs.

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Regardons toutes choses avec amour

Cliquer ici pour lire une meilleure présentation de ce texte

Nous sommes très heureux de reprendre nos enseignements pour l’automne. Nous espérons vous offrir un programme inspirant, riche en méditation et en prise de conscience.

La transformation de l’esprit selon Un cours en miracles se fait progressivement et par petits pas.

L’objectif de nos enseignements hebdomadaires est de contribuer à cette transformation profonde et durable, en vous offrant de régulières occasions d’étude et de pratique. 

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

Chaque jour nous interagissons avec une multitude de choses et d’objets, dans d’innombrables situations. Et nous ressentons beaucoup de différences et une grande séparation entre tous ces objets et toutes ces situations. Mais nous nous trompons.

« Dieu est dans tout ce que je vois » (leçon 29). Ceci est le dénominateur commun qui réunit tout dans notre perception. Il manque en effet un élément crucial à notre perception ; nous ne voyons que ce que ces objets représentent pour nous, historiquement, culturellement ou personnellement. Nous les voyons par le filtre du passé. 

Leur seul but, selon notre petit soi, est de satisfaire nos besoins. 
Mais ces mêmes objets nous invitent également à vivre une toute autre expérience. 

« Tu ne les vois pas maintenant. Voudrais-tu savoir ce qui est en elles ? Rien n’est tel qu’il t’apparaît. Son saint but est au-delà de ta petite portée. Quand la vision t’aura montré la sainteté qui illumine le monde, tu comprendras parfaitement l’idée d’aujourd’hui. Et tu ne comprendras pas comment tu as jamais pu la trouver difficile. »   (L29.3)


Oui, chaque situation et même chaque objet contient un « saint but », celui de nous donner l’occasion de pardonner, d’innocenter, et de redécouvrir la sainteté de toutes choses derrière les apparences banales et mondaines. 

Pourquoi pardonner?
Parce que tant que nous voyons les choses à travers le filtre de nos besoins, nous gardons en suspens un jugement sur elles. Le jour où elles ne satisfont plus nos besoins, nous les jugeons, les condamnons et les attaquons, aussi petit que soit l’objet : un briquet, un grille-pain, un téléphone, un ordinateur… Nous les insultons, nous leur manquons de respect, les traitons grossièrement et les jetons sans arrière-pensée. Tout objet nous donne alors l’occasion de lâcher prise de notre pensée d’attaque sous-jacente, ce qui veut dire de pardonner. 

Dieu n’est pas littéralement dans chaque objet, il ne s’agit donc pas d’adorer l’esprit de chaque objet (pas du tout!). Il s’agit de nous entrainer à traiter chaque objet avec considération et respect, comme s’il représentait notre relation avec Dieu Lui-même. 

Tout est symbole dans l’illusion de ce monde.
Voulons-nous que ces objets représentent des bourreaux à condamner ou des amis à respecter, voire aimer?
Voici l’invitation de chaque situation et de chaque objet.  

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1) Quel est mon rapport à cet objet?  
Notre dernière séance nous a donné l’opportunité de prendre conscience de notre rapport à un ordinateur (revoir cette méditation ici). Cette semaine, faisons un effort pour prendre conscience de la manière dont nous voyons et traitons les objets de notre quotidien. Que pensons-nous de ces objets, nos pensées à leur égard sont-elles empreintes de patience et de gentillesse? Ou bien sommes-nous souvent impatients et brusques avec nos affaires? Traitons-nous ces objets avec respect, comme des amis qui nous rendent service? Ou bien purement comme des choses, qui nous servent, et deviennent juste bonnes à jeter après leur usage?   

2) Regardons toutes ces choses « avec amour, reconnaissance et ouverture d’esprit »  
Comme dans cet extrait du Cours, essayons de faire un effort particulier pour changer notre regard sur notre vie quotidienne. Est-elle pleine de petits amis, tous ces objets qui remplissent notre environnement? Tout nous veulent du bien … et nous voulons aussi leur bien. Si notre attitude se remplit de gentillesse et de patience envers ces objets banals du quotidien, malgré leurs imperfections, nous verrons alors surgir devant nous tout un monde de gentillesse. C’est la présence du Saint-Esprit.

« Dieu est dans tout ce que je vois. » Plus précisément, la présence du Saint-Esprit est dans tout ce que nous voyons ; c’est un rappel de la perfection sous-jacente à ce monde, un rappel de notre véritable Maison en Dieu. 

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Cette entrée a été publiée le septembre 20, 2024. 2 Commentaires

Beaucoup d’agitation, trop peu de paix, comment faire?

– Sept idées concrètes et utiles
comme des « mini-douches de pardon »

Nous avons reçu une demande de la part d’un étudiant du Cours, (nous l’appellerons ici Maéva) pour retrouver un peu d’apaisement ; celui-ci se trouve être gêné d’être en vacances en famille, avec trop d’agitation et trop de proximité avec les amis et le voisinage. Voici notre réponse. 

Chère Maéva, 

Nous comprenons bien votre difficulté. En temps normal, vous avez vos habitudes et vos repères, et vous savez comment rester au plus près de l’esprit du Cours et de votre Guide… et là maintenant, vous vous sentez déçue d’avoir l’impression d’avoir perdu tout ça. Parfois les vacances, tant attendues, peuvent être un vrai challenge à notre pratique. Beaucoup de bruit et d’activités dont on n’a pas l’habitude, plus de personnes autour de nous, souvent très heureuses de se perdre dans le monde extérieur des plaisirs, et peut-être moins de temps seule et en silence. Donc, il n’y a vraiment aucune raison de vous juger pour cette difficulté et ce changement dans votre pratique.

Voici quelques suggestions très simples qui pourront peut-être vous aider à rester plus près de l’esprit du Cours : 
 
1. Prendre en photo une page du Cours sur votre téléphone
Avec un texte ou une leçon qui vous inspire, de préférence pas trop conceptuel, qui vous emmène rapidement vers la douceur et la sagesse que vous cherchez, quelque chose qui vous connecte avec cette dimension du cœur où se trouve votre Guide qui vous aime profondément et dont l’amour vous transporte en dehors du monde agité, ne serait-ce qu’un instant. 

2. Faute d’une photo, un simple pense-bête
Une phrase écrite sur un papier que vous glissez dans votre poche et sortez de temps en temps dans la journée, pour vous rappeler cette connexion intérieure et verticale. Cela peut être une phrase, une idée ou une leçon du Cours ou un simple mot inspirant : pardon, miracle, Dieu, guérison, Eternité, Soin, Joie… Prenez un instant pour vraiment ressentir le message du mot. 
 
3. Un rappel auditif régulier
Faites biper votre téléphone toutes les heures, par exemple, comme une invitation à faire une mini-pause et à vous recueillir, à faire un tour d’horizon doux et complet de votre esprit. Le temps de prendre un instant de recul dans l’oasis tranquille de votre sanctuaire intérieur. Imaginez que ce « bip » est comme la main de Jésus qui vous tourne un instant pour le regarder dans les yeux et oublier le monde.  

4. Une mini-douche de pardon envers vous-même
Prenez le temps, quand vous le pouvez dans la journée, de vous offrir une mini-douche de gentillesse et d’amour. Cela peut commencer avec vous-même. Selon le Cours, nous sommes la première cible de notre manque d’amour et de notre attaque. Prendre le temps de ressentir un véritable sentiment d’innocence et de tendresse envers nous-mêmes peut changer toute notre expérience de la journée. S’il est difficile de trouver cette douceur pour l’ensemble de ce que nous sommes, nous pouvons commencer par le symbole de nous-mêmes i.e. notre corps. Vous pouvez ressentir de la tendresse et de l’acceptation pour une partie de votre corps, en apprenant à mieux l’apprécier et à l’accepter : vos mains, pieds, épaules, votre tête, vos yeux… Notre stress est toujours projeté sur le corps ; prenez quelques instants pour trouver l’esprit qui pardonne et enveloppe d’amour tout votre corps. 

5. Ou envers les autres
Vous pouvez aussi faire cet exercice avec les membres de votre famille ou de votre entourage immédiat, ou encore le pratiquer avec les personnes que vous avez croisées dans la journée et qui ont pu susciter en vous une réaction déplaisante comme de l’irritation, du jugement ou de la jalousie. Tout sujet est  convenable pour un petit instant de sainteté et de répit de notre fonctionnement habituel de gêne, de susceptibilité et de jugement. Juste un « clin d’œil » à Jésus, ou une inclination vers lui pour se souvenir de sa force et de sa paix, suffisent pour rétablir notre contact avec Dieu. 
 
6. Ralentir et arrêter de forcer : rester présente et attentive
Essayez simplement de ralentir et d’être plus présente avec ce que vous êtes en train de faire, dans un esprit de grande bienveillance. L’ego s’empare si vite et si pleinement de notre attention que nous ne savons même plus que nous sommes perdus dans les méandres de son esprit, de ses ressentis et de ses pensées. Porter complètement notre attention sur ce que nous sommes en train de faire, instant par instant, rend sa tâche beaucoup plus difficile.

Quand nous sommes entièrement présents, nous ne sommes plus dans le jugement. S’il n’y a plus de jugement, nous sommes sûrs d’être du côté de notre Soi et du Christ en nous (du Saint-Esprit). Nous pouvons simplement observer tranquillement ce que nous sommes en train de faire, sans le juger, et essayer d’accomplir patiemment nos tâches, de prendre soin de ce qui est devant nous, d’avoir une pensée de gentillesse et de bienveillance pour les outils que nous utilisons ou les objets que nous manipulons. Quand vous préparez à manger, soyez entièrement dans l’activité, à ressentir la nourriture et les odeurs, à faire les gestes de manière attentionnée et avec gentillesse. Observez-vous quand vous êtes en train de forcer pour que les choses se passent exactement comme vous le voulez, toujours différemment, toujours mieux, toujours plus vite. Puis essayez de ralentir, de radoucir, de respirer.  
 
7. « Dieu est dans tout ce que je vois » et touche et entends et sens…
Tout, absolument tout mérite notre gentillesse et notre non-jugement. Et tout peut être une source de réconfort et de connexion avec l’esprit du Christ. « Dieu est en tout ce que je vois parce que Dieu est dans mon esprit. » Tout est imprégné de l’esprit de Dieu. Toute scène, toute situation et tout objet (et toute personne, bien sur!) peut nous renvoyer l’esprit de Dieu et de son Amour. Il suffit que nous levions le voile devant nos yeux.  
 
8. Suivre notre respiration pour entrer dans l’instant saint
Où que nous soyons, nous respirons!
Une autre façon très simple de sortir de l’ego et de revenir à l’instant saint est de suivre attentivement notre respiration. Où que nous soyons, nous respirons! Suivre notre respiration nous décroche du mental et donc de l’ego qui nous abreuve à volonté de ses pensées et de ses perceptions. Au moment où nous commençons à ressentir de l’impatience, un coup de chaud, de la fatigue, essayons de redevenir simplement conscient de notre respiration, du mouvement de l’air dans notre corps, du nez jusqu’au fond des poumons. Difficile de rester très contrarié ou dans le jugement quand notre attention est portée sur une chose aussi bienveillante et doucement rythmée que le souffle qui entre et qui sort de notre corps Essayez! 🙂

 9. Un instant passé avec votre Guide, Jésus
Vous êtes dans une foule de gens, pourtant vous vous sentez seule. Pensez qu’il est impossible d’être véritablement seul! Car il y a toujours Un avec vous qui ne vous quitte jamais. Jamais.  Nous avons oublié sa présence ou nous l’avons ignoré, volontairement ou inconsciemment. Mais Il est là. Que ce soit Jésus pour vous, comme dans Un cours en miracles, ou un autre Guide, nous sommes toujours accompagnés. Mais il faut prendre le temps, un instant d’attention et de concentration, pour guider notre esprit dans Sa direction. Disons: « Il est là, je sais que je ne suis pas seul. Merci d’être là pour moi. Reste avec moi encore un peu parce que je n’ai plus envie d’être seul. » 
 

Ce ne sont pas les autres qui vous gênent. Ce qui vous gêne vraiment, chère Maéva, dans vos journées bien remplies et un peu trop mondaines à votre goût, c’est la perte de connexion intérieure avec votre Dieu, avec votre Source d’Amour infini.

Dans cette connexion infinie, vous vous ouvrez à l’Amour et à la douceur et vous vous ouvrez aussi à notre fragilité et à notre vulnérabilité communes, qui vont certainement tenter de vous faire croire que c’est l’extérieur qui vous gêne. Soit, l’extérieur ne représente peut-être pas ce que vous préférez, mais il est toutefois possible de le voir différemment, par les yeux de la douceur, de la patience et du pardon. Nous comprenons tous le besoin de nous distraire, d’être agités et d’oublier le quotidien, ne serait-ce que pendant quelques jours de vacances. La vie dans la séparation n’est pas facile et chacun fait comme il peut pour trouver son équilibre dans ce monde.
Ce n’est pas la manière dont les autres trouvent leur équilibre en ce monde qui nous dérange mais plutôt comment nous-mêmes nous oublions notre équilibre en Dieu. Un petit instant saint nous ouvrira les yeux et nous aidera à nous rétablir en équilibre!