Comme des flashs d’une histoire oubliée

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par WERO
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Notre fiche pratique pour cette semaine :

Nous détendre pour retrouver le calme en arrière-plan … 

« Cette semaine, j’observe chaque émotion pour en retrouver l’origine dans un drame imaginaire… et je me détends. »

Dans l’éternité, où tout est un, s’est glissée une minuscule et folle idée de laquelle le Fils de Dieu ne s’est pas souvenu de rire. …
C’est une blague de penser que le temps puisse venir circonvenir l’éternité.
(T-27.VIII.6:1-5)

Réflexion:

Bernard et Patricia, je médite souvent le Cours, mais parfois je me fais submerger par une émotion très forte.

Est-ce juste la nature de la vie ici-bas de toujours nous bousculer et nous déstabiliser?

Ou existe-t-il une idée dans le Cours qui pourrait nous aider à comprendre vraiment d’où viennent ces vagues émotionnelles?

Réponse rapide :

La vie semble effectivement nous pousser parfois vers des émotions très intenses.

Sur le moment, nous ne pouvons que réagir, puis apprendre à les accueillir comme par exemple avec la méditation SOIN.

Mais, comme vous le pressentez, il y a bien un « arrière-plan » qui éclaire l’origine de nos réactions.

Notre sensibilité au monde n’appartient pas au Christ en nous : elle n’existe que dans le petit soi, né d’une rupture très douloureuse d’avec l’Unité.

Chaque événement qui nous dérange vient réveiller cette blessure d’origine.

Avec le temps, nous pouvons apprendre à regarder chaque situation sous un autre angle et nous dire: « Tiens, cela me rappelle ma prétendue séparation d’avec l’Amour de Dieu, c’est pour cela que ça me touche autant! ».

Ce changement de regard demande un peu d’entraînement, mais il libère un espace immense de paix.

Voyons cela de plus près! 🙂


Chers amis, 

Chaque jour nous apporte son lot d’expériences.

Elles sont parfois agréables et joyeuses, parfois inconfortables, voire franchement désagréables.

Faisons l’inventaire de quelques situations courantes :

  • Une heureuse nouvelle nous réjouit.
  • Un incident tout bête nous énerve.
  • Un bon résultat médical nous soulage.
  • Une remarque désobligeante nous blesse.
  • Un abandon nous plonge dans la tristesse.

Ce mouvement qui consiste à passer instantanément d’une circonstance extérieure vers un ressenti intérieur semble être  tellement automatique que nous ne songeons jamais à le remettre en question.

Le suggérer semble même étrange: « Est-ce vraiment le monde qui m’affecte directement de cette manière? »

Pourtant, c’est la bonne question à se poser!

Le Cours nous enseigne quelque chose d’assez « décoiffant »!
Ce n’est pas le monde extérieur qui est la cause ultime de notre souffrance, mais un état profond enfoui dans notre esprit.

« Le monde que tu vois, c’est ce que tu lui as donné et rien de plus… Il est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. (T-21.in.1)

Et vous vous dites peut-être, en pensant à cette contrariété récente:
« Mais attends voir… l’injustice que j’ai ressentie face à la mauvaise notation de mon chef ne viendrait pas de cela, mais d’une sorte de « condition intérieure »… Mais laquelle? »

C’est là que deux passages du Cours prennent tout leur sens:

« Dans l’éternité, où tout est un, s’est glissée une minuscule et folle idée de laquelle le Fils de Dieu ne s’est pas souvenu de rire. Dans son oubli, la pensée devint une idée sérieuse et capable à la fois d’accomplissement et d’effets réels…. C’est une blague de penser que le temps puisse venir circonvenir l’éternité, ce qui signifie qu’il n’y a pas de temps. (T-27.VIII.6)

Tu penses que tu es la demeure du mal, des ténèbres et du péché. (leçon 93.1)

Il y a fort longtemps…
Dans la vision métaphysique du Cours, nous avons eu la lubie de vouloir nous séparer de l’Unité et de l’Amour parfaits de Dieu.

Et au lieu d’en rire, nous avons pris cette idée au sérieux.

C’est à ce moment-là qu’est né notre petit soi particulier, qui se croit indépendant de l’Unité.

Mais cela a généré une immense souffrance en nous: un sentiment de faute et de malaise profond.

C’est exactement cette « condition intérieure » que le Cours nous invite à reconnaître derrière les événements de notre vie, comme celui avec notre chef.

Comme des « flashs » d’une histoire oubliée
Nous portons tous en nous la trace de ce que l’on pourrait appeler une blessure d’origine: la croyance en la séparation.

Chaque petit tracas du quotidien ne fait que réactiver cet événement tragique que nous essayons d’oublier.

Ce sont comme des « flashs » dans notre inconscience d’un horrible événement refoulé.

L’ironie du sort: l’ego omet de nous parler de la « blague » derrière tout cela, à savoir que cette « tragédie » n’a tout simplement jamais existé.

Ce ne sont que des images d’un piètre film de science-fiction, au scénario inventé de toutes pièces.

C’est une découverte immense !
Malgré les apparences, parfois très dures, ce ne sont pas les événements extérieurs qui nous bouleversent si profondément…

C’est le drame intérieur qu’ils nous rappellent, qui nous frappe si fort: notre soi-disant attaque contre Dieu, notre prétendue culpabilité et notre fuite imaginaire du Ciel pour échapper à notre punition.

Et ça change tout! 
Vues sous cette nouvelle lumière, toutes nos réactions prennent une autre couleur:

L’heureuse nouvelle nous réjouit…
Parce qu’elle met un pansement sur notre douleur de fond, le temps d’un instant.

L’incident tout bête nous énerve…
Parce que ça nous rappelle le grand « raté » de la séparation. 🙂

Le bon examen médical nous soulage…
Parce qu’on a l’impression d’avoir échappé (temporairement) à la punition de Dieu pour notre crime de séparation.

La remarque désobligeante nous blesse…
Parce qu’elle semble confirmer une croyance profonde: nous ne serions pas dignes d’être aimés.

L’abandon nous plonge dans la tristesse…
Parce qu’il réveille notre peur d’être seuls ou privés d’amour, comme si notre Source nous avait abandonnés.

Et enfin, le traitement injuste de notre chef nous met en colère…
Parce qu’il fait écho au ressenti d’avoir été injustement traité par l’Unité ou à la manière injuste dont nous avons traité Dieu.

C’est tout de même remarquable: dès que nous sommes bouleversés, c’est toujours parce qu’un événement extérieur est venu exposer une veille blessure… qui n’est même pas réelle!

Nous pouvons ainsi mieux comprendre le sens profond de la leçon 5:
« Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense. »

Que nous pouvons aussi décliner plus largement:

« Je ne ressens jamais rien pour la bonne raison.
Ce qui se passe me rappelle juste le drame qui se rejoue dans mon esprit que je n’ai pas remis en question. »

Nos émotions trompeuses
Dans la perspective radicale du Cours, nos émotions ne nous disent pas tout d’un événement.

En posant toute notre attention sur la situation extérieure, elles sont comme un écran de fumée.

Elles détournent notre attention du vrai problème : un drame métaphysique imaginaire.

Face à un véritable drame ici-bas, il ne s’agit pas de nier ce que nous ressentons et il est toujours important de reconnaître et de prendre SOIN de notre expérience.

Mais simultanément, nous pouvons apprendre à regarder nos émotions différemment, en comprenant que notre douleur ne vient pas de la situation telle que nous la voyons. Il se passe toujours autre chose sur un plan plus profond.

Laissons maintenant chaque événement nous aider à effacer une ancienne histoire douloureuse et nous guider vers le grand calme de notre Soi.

Commençons ! 🙂

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PRATIQUE 1 : Repérer les racines de la séparation

Une fois par jour cette semaine, observons une réaction ou une émotion vive que nous venons de traverser:

  1. Identifions d’abord la cause évidente (un retard, un appel manqué, une remarque, un imprévu…).
  2. Mettons cela de côté un instant, et cherchons le malaise plus profond qui nous dérange en arrière-plan : un sentiment d’échec, d’insécurité, de culpabilité ou de vide.*
  3. Interrogeons-nous sur l’origine de ce ressenti et comment il pourrait bien provenir, non pas de la petite contrariété du jour, mais de notre vieille croyance d’avoir quitté notre Maison d’Amour – celle unie en Dieu.

Cette expérience douloureuse, nous l’avons certainement aussi vécu au moment de quitter l’Unité – c’est cela qui reste imprégné dans notre esprit et qui trouve écho dans cette situation.

Ensuite, disons-nous:
«Cet événement m’affecte parce qu’il réveille en moi une peur de la séparation. Je n’ai pas besoin d’en faire toute une histoire, car la véritable source n’est pas extérieure : c’est juste une vieille mémoire imaginaire. Mes émotions me jouent des tours, cette rupture n’a jamais eu lieu.»

* Si cet exercice remue des courants trop sensibles, nous vous conseillons de ne pas continuer. N’hésitez jamais à vous faire accompagner par un professionnel si la souffrance est trop lourde à porter seul(e).

PRATIQUE 2 : Nous fondre dans l’Amour du Ciel

Pour terminer cette première pratique, prenons une grande inspiration puis affirmons:
« J’ai pensé avoir provoqué une terrible rupture avec ma Maison, mais cela n’était qu’un mauvais rêve. Le Ciel n’a pas été changé, Dieu m’accueille avec un sourire et un amour toujours aussi parfaits. Je laisse Son Amour envelopper toutes mes  craintes et chagrins, et je redépose mon esprit dans la Tendresse du Christ. »

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia 
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