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par Wero
Merci d’avance.
Se reposer dans le présent,
il n’y a rien d’autre à faire…
« Cette semaine, face à une émotion, je souffle et je retourne dans mon silence intérieur pour retrouver la paix présente. »
Pourquoi attendre le Ciel ?
Ceux qui cherchent la lumière se couvrent simplement les yeux.
La lumière est en eux maintenant. L’illumination n’est qu’une re-connaissance et pas du tout un changement.
La paix de Dieu luit en toi maintenant,
et de ton coeur s’étend autour du monde.
Leçon 183
Réflexion :
Question à Bernard et Patricia:
Quand une vague d’émotion m’emporte, j’ai l’esprit complètement embrouillé et je pars dans tous les sens.
Je cherche par tous les moyens ce que je pourrais faire pour éliminer la cause du problème.
Du coup, cela m’attriste encore plus, parce que, la plupart du temps, je ne peux absolument rien changer à la situation qui me dérange.
Comment le Cours pourrait-il m’aider avec cela?
Réponse rapide :
C’est bien le piège de ce monde: il nous fait croire qu’il faut changer l’extérieur pour espérer trouver la paix.
C’est un reflexe spontané, ancré dans la croyance que notre mal être vient forcément d’une situation précise de notre vie.
Cela semble tellement naturel que nous ne remettons même pas notre réaction en question.
Mais en réalité, la véritable source de notre trouble ne se trouve pas en dehors de nous, mais dans le mal-être profond de notre esprit.
L’extérieur ne fait qu’appuyer sur le bouton pour réveiller cette vieille blessure.
Alors, pour gérer une situation délicate, nous pouvons prendre un peu de recul par rapport à ce qui se passe, et nous souvenir de notre silence intérieur.
Et pour cela, il n’y a qu’une seule consigne, simple et clair: « Ne rien faire »! 🙂
C’est-à-dire qu’au lieu de nous préoccuper excessivement à vouloir régler le monde, rappelons-nous que le problème est purement intérieur… et que c’est donc là, au-dedans que nous allons trouver le profond bien-être que nous cherchons.
« Ne rien faire », c’est nous reposer dans l’instant saint, et laisser nos tensions et nos émotions se dissiper doucement.
Voyons cela de plus près! 🙂
Chers amis,
Encore une journée sur Terre…
Et encore une journée marquée par des événements troublants et des épreuves pour une grande partie de l’humanité.
Comment ne pas être touché?
Tristesse, dégoût, abattement, indignation, honte, colère, peur… Tout un éventail d’émotions et de réactions surgit spontanément.
On entend parfois notre esprit soupirer:
« Mais quand est-ce que ça va s’arrêter? »
Et Jésus nous répondrait doucement:
« C’est déjà terminé. »
Grand moment de solitude. « Comment est-ce possible? »
Jésus ne nie pas que les situations soient difficiles, ni que nous ne devrions pas nous soucier de ceux qui souffrent.
Il nous invite à regarder plus profondément en nous pour voir ce qui s’y passe.
La douleur que nous ressentons face aux événements extérieurs ne vient pas uniquement de ces événements.
La paix d’esprit est nettement une affaire interne. Elle doit partir de tes propres pensées, puis s’étendre vers l’extérieur. C’est de ta paix d’esprit que découle une perception paisible du monde. (leçon 34)
Si les événements nous bouleversent autant, c’est parce qu’ils réveillent notre conscience à une douleur déjà présente dans notre esprit.
(Le monde) le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. (T-21.in.1)
C’est le film que nous jouons en boucle dans notre esprit d’une histoire encore plus terrible que tous les drames du monde:
La destruction du Ciel, notre exil du Royaume de Dieu, et notre arrachement de l’Unité parfaite.
Cette histoire reste inconsciente : nous n’osons pas la voir en face, craignant d’en mourir.
Très fort, l’ego te dit de ne pas regarder au-dedans, car si tu le fais ton regard se posera sur le péché et Dieu te frappera de cécité. Tu crois cela et ainsi tu ne regardes pas. (T-21.IV.2:1-8)
Comme cette douleur est insupportable, nous fuyons et nous occupons de l’extérieur, au lieu de l’examiner et d’en découvrir la véritable nature.
Mais le Cours nous guide dans cette exploration qui nous rassure: nous ne serons pas détruits, et nous pouvons commencer à remettre en question cette histoire effrayante.
Que découvrirons-nous?
Qu’il n’y a rien!
Vraiment rien.
Et si tu regardais au-dedans et n’y voyais aucun péché? (T-21.IV.3:1-6)
Rien n’a pu détruire la Paix profonde en nous.
Rien n’a pu altérer notre Ciel intérieur.
Pas une seule note dans le chant du Ciel n’a été perdue. (T-26.V.5)
Rien du tout n’est arrivé, sauf que tu t’es toi-même endormi et que tu as fait un rêve dans lequel tu étais étranger à toi-même. (T-28.II.4)
Un miracle est une correction. Il ne crée pas ni ne change réellement. Il regarde simplement la dévastation et rappelle à l’esprit que ce qu’il voit est faux. (L-pII.13.1)
Tout cette culpabilité et cette peur de la séparation reposent sur un événement qui n’a tout simplement jamais eu lieu.
(La douleur) est un rêve de riposte féroce pour un crime qui ne pouvait pas être commis, pour une attaque contre ce qui est entièrement inattaquable. C’est le cauchemar d’être abandonné par un Amour éternel, qui ne pourrait pas quitter le Fils qu’Il a créé à partir de l’amour. (leçon 190.2)
Nous n’avons rien perdu de notre innocence.
Nous sommes toujours les Enfants bien-aimés de Dieu, tels qu’Il nous a créés.
Au plus profond de nous, la lumière et l’amour n’ont jamais disparu.
Alors la prochaine fois qu’une émotion nous submerge, essayons de ne pas y réagir immédiatement.
Prenons un instant pour nous arrêter et regarder ce qui se passe en nous, avec un peu de Tendresse.
Nous pourrions découvrir que, derrière toute cette agitation, quelque chose en nous n’a jamais cessé d’être en paix.
Et si on essayait ? 🙂
PRATIQUE 1 : Retrouver notre innocence derrière notre émotion
Quand quelque chose nous contrarie, notre émotion prend facilement le dessus. Nous ne voyons plus qu’elle.
Cette semaine, essayons de partager notre attention: restons conscients du ressenti, mais souvenons-nous aussi d’une autre possibilité.
Et si cette émotion n’était qu’un écran de fumée, qui m’empêche de voir une pensée douloureuse, mais aussi une vérité bien plus belle?
Derrière chaque souffrance se cache un juge intérieur qui nous fait croire que nous sommes coupables. Tout bas, il murmure: « Tu mérites cela ».
Prenons simplement conscience de ce message intérieur. Puis, sans chercher à nous convaincre de quoi que ce soit, rappelons-nous doucement:
« Derrière ce mal-être se cache une pensée de pureté et d’innocence. C’est cela ma véritable nature que je partage avec tous mes frères. Je suis, aujourd’hui comme toujours, l’Enfant bien-aimé de mon Père. »
PRATIQUE 2 : Ne rien faire, juste nous poser dans l’instant saint
Face à un imprévu ou un coup dur, notre premier réflexe est de chercher une solution, de nous protéger ou de corriger la situation.
Bien sûr, il est parfois nécessaire d’agir. Mais pouvons-nous reconnaître que nous ne réussirons jamais à tout contrôler ni à nous mettre définitivement à l’abri de tous les problèmes ?
Heureusement, cela n’est pas nécessaire.
Le Cours nous invite à comprendre que notre agitation intérieure ne dépend pas des circonstances extérieures.
Sa source est dans la manière dont nous voyons ce qui nous arrive.
Pour quelques instants, mettons de côté la liste de ce que nous pensons devoir faire. Et essayons cette idée, aussi radicale qu’apaisante:
« Je n’ai besoin de faire quoi que ce soit. »
En voulant à tout prix régler le problème extérieur, nous continuons à croire que le problème se trouve dans le monde,* et, par conséquent, que la séparation est bien réelle.
En revanche, lorsque nous acceptons de faire une pause et de retrouver notre calme intérieur, nous nous ouvrons à une autre possibilité: celle que la paix ne nous ait jamais quittés.
Le Cours nous dit:
Ne rien faire, c’est se reposer et préparer un lieu en soi où l’activité du corps cesse d’exiger de l’attention.
Quand la paix vient enfin à ceux qui luttent contre la tentation et qui se battent pour Ne rien faire, c’est se reposer et préparer un lieu en soi où l’activité du corps cesse d’exiger de l’attention. as succomber au péché; quand la lumière vient enfin dans l’esprit adonné à la contemplation; ou quand quiconque atteint enfin le but, cela s’accompagne toujours de cette unique et heureuse découverte:
« Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit ».
(T-18.VII.5:1-7)
Plusieurs fois par jour, lorsque nous nous sentons entraînés dans une course pour « faire », pour réparer, régler ou accomplir quelque chose, accordons-nous une petite pause:
- Arrêtons-nous. Respirons. Relâchons nos tensions.
- Tournons notre attention vers l’intérieur et souvenons-nous que la paix que nous cherchons est déjà présente.
- Laissons-nous quelques instants pour nous reposer, sans avoir à résoudre quoi que ce soit.
Nous pouvons alors nous dire:
« Dans cet instant saint, la paix que je cherche est déjà présente. Pendant quelques instants, je n’ai rien d’autre à faire. Je peux simplement me reposer et accueillir la paix qui m’est déjà donnée. »
* Attention: cela ne signifie pas que nous devions ignorer les événements du monde ou négliger nos responsabilités. Nous pouvons continuer d’agir, mais à partir d’un espace de paix et de sécurité intérieure, et non plus sous l’emprise de la peur ou de la colère. C’est d’ailleurs tout le sens de cette pratique: ne pas agir dans le monde pour trouver la paix, mais retrouver la paix afin de mieux vivre et agir dans le monde.
Bernard et Patricia 🌸