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La Paix derrière la douleur :
traverser la barrière de nos ressentis
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Le voyage du soi
au Soi
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Notre fiche pratique pour cette semaine :
Traverser nos émotions difficiles avec la douceur du Christ
« Cette semaine, j’observe chacune de mes expériences avec tendresse. »
Pense à ton esprit comme à un vaste cercle, entouré d’une couche de lourds et sombres nuages.
De là où tu te tiens, tu ne vois aucune raison de croire qu’il y a une lumière brillante cachée par les nuages.
(leçon 69)
Réflexion:
Bernard et Patricia, malgré des années de pratique, je me rends compte que je ne gère toujours pas très bien certaines émotions.
Il m’arrive de me sentir immobilisé-e ou vraiment réactivé-e par une émotion lorsque les choses changent autour de moi.
Je cours dans tous les sens et pense à un millier de choses pour régler le problème.
Et la paix ne me vient tout simplement pas dans ces moments-là.
Que puis-je faire, selon le Cours?
Réponse rapide :
Tout d’abord, il n’y a aucune raison de te sentir déçu(e) ou de te juger.
C’est une expérience courante, que nous avons tous.
Nous pensons devoir « mieux faire » parce que nous étudions la spiritualité… mais parfois, la paix ne vient tout simplement pas.
Le Cours propose une idée très simple: « Le pardon est calme, et tranquillement ne fait rien. Il regarde simplement, attend et ne juge pas.« (L-pII.1.4)
Pour commencer, il suffit donc de regarder et d’accueillir notre expérience tranquillement, sans peur et sans jugement.
Cela suffit déjà pour ouvrir la porte à la Tendresse de Jésus, qui ne manquera pas de nous aider.
Voyons cela de plus près! 🙂
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Chers amis,
C’est une expérience commune que nous connaissons tous :
On lit un magnifique passage du Cour … la paix nous remplit le cœur …
Puis, cinq minutes plus tard, quelque chose se passe, et nous voilà submergés par une vague de colère, de frustration, de tristesse ou de peur.
Et oui, on peut se sentir un peu nul! 🙂
Soyons rassurés… tout ça est bien normal!
Mais il peut être utile de comprendre ce qui se passe et de voir ce que nous pouvons en faire.
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Notre ego n’a qu’un seul souhait : celui de nous faire baisser les bras pour que nous cessions de chercher la paix de Dieu.
Il n’a aucune envie que nous trouvions le Christ en nous, parce qu’en Sa présence, il disparaît.
Au contraire, il nous encourage à donner toute notre attention à nos vagues d’émotions, et il nous aide même à dénicher les situations qui les provoquent.
L’ego est bien plus rusé que nous ne le pensons.
Il vaut donc mieux ne pas essayer de lutter contre lui ni contre ces vagues d’émotions.
Fuir nos ressentis n’est pas non plus une bonne solution à long terme.
Ces expériences difficiles semblent parfois si puissantes que nous pensons qu’elles vont nous détruire si nous leur faisons face.
Mais cette idée est simplement un autre mensonge de l’ego:
Très fort, l’ego te dit de ne pas regarder au-dedans, car si tu le fais ton regard se posera sur le péché et Dieu te frappera de cécité. Tu crois cela et ainsi tu ne regardes pas.
(T-21.IV.2:1-8)
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Un rêve plus doux
Que faut-il faire alors?
Le Cours nous parle d’une présence de douceur qui nous aidera à traverser tous ces mensonges et ces mauvais rêves.
Le rêve est si effrayant, il semble si réel, qu’il ne pourrait pas se réveiller à la réalité sans une sueur de terreur et sans un cri de peur mortelle, à moins qu’un rêve plus doux ne précède son réveil et ne permette à son esprit plus calme d’accueillir, et non de craindre, la Voix qui appelle avec amour pour le réveiller. (T-27.VII.13:1-5)
Nous avons besoin d’un « rêve plus doux », et c’est une véritable présence de douceur dans notre esprit qui nous aidera à le vivre.
Cette présence – celle de Jésus ou du Saint-Esprit – nous accompagne lorsque nous regardons dans notre esprit et faisons face à nos émotions.
Notre Guide nous rassure : l’ego n’a pas raison et, si nous regardons profondément en nous, nous ne trouverons pas ce que nous craignons d’y trouver, mais seulement l’innocence pure:
Sous ta peur de regarder au-dedans à cause du péché, il y a encore une autre peur, une peur qui fait trembler l’ego….
Et si tu regardais au-dedans et n’y voyais aucun péché ? (T-21.IV.)
Il est donc bien possible de traverser nos émotions fortes, même les plus dures.
C’est même essentiel, car la Paix que nous cherchons se trouve juste de l’autre côté.
Jésus parle de ces émotions (notamment la plus douloureuse, la culpabilité) comme d’une barrière faite de simples nuages, que nous pouvons traverser paisiblement pour découvrir la brillante lumière qu’ils recouvraient:
Il devrait en être ainsi des noirs nuages de la culpabilité, qui ne sont pas plus impénétrables et pas plus substantiels.
Tu ne te cogneras pas contre eux en les traversant.
Laisse ton Guide t’enseigner leur insubstantielle nature comme Il te conduit passé les nuages, car il y a au-dessous un monde de lumière sur lequel ils ne jettent aucune ombre. (T-18.IX.8:1-5)
Laissons maintenant notre Guide nous apprendre à voir la « nature insubstantielle » de nos émotions fortes.
N’ayons pas peur: Jésus nous rassure qu’il n’y a véritablement rien à craindre:
N’aie pas peur de regarder au-dedans. L’ego te dit que tout est noir de culpabilité au-dedans de toi, et il t’enjoint de ne pas regarder. … Au-dedans de toi n’est pas ce que tu crois qu’il y a là, et ce en quoi tu mets ta foi. … (T-13.IX.8)
Il nous garantit même que nous n’y trouverons que lumière et amour…
Regarde donc la lumière qu’Il a placée au-dedans de toi, et apprends que ce que tu craignais qu’il y ait là a été remplacé par l’amour. (T-13.IX.8)
Jésus nous montre ainsi que nous avons en nous les moyens de traverser toutes nos difficultés sans nous faire mal.
Explorons maintenant ces moyens qui nous mèneront vers la joie.
Dieu a voulu qu’il s’éveille doucement et avec joie, et Il lui a donné les moyens de s’éveiller sans peur.
(T-27.VII.13:1-5)
Commençons ! 🙂
* Constater notre préférence pour la « paix de l’ego »
* Avoir de la Tendresse pour notre peur de souffrir
Lors de notre dernière séance, nous avons vu comment l’ego nous a convaincus que sa paix à lui — celle d’une vie confortable et sécurisée — serait bien plus intéressante que la Paix immuable de Dieu.
C’est notamment ce que le Cours explore à travers les « relations particulières ».
Chaque jour cette semaine, prenons quelques instants pour observer à quel point nous dépensons encore beaucoup d’énergie à maintenir une vie stable et agréable.
Il n’y a aucun mal à nous investir de cette manière, à vouloir nous entourer des bonnes conditions.
Mais si nous voulons vraiment connaître la paix de Dieu, nous devons apprendre à traverser la peur de l’inconfort et de la souffrance.
Nous cherchons souvent ce confort extérieur pour nous protéger d’une souffrance intérieure, sans pour autant la guérir.
Pour la guérir, nous pouvons porter une attention bienveillante sur cette souffrance elle-même et demander l’aide de Jésus ou du Saint-Esprit pour la transformer.
Plusieurs fois par jour, disons-nous:
« Je vois que j’ai peur de souffrir dans cette situation et que j’ai envie qu’elle ne change pas ou qu’elle s’améliore pour me sentir bien. Je choisis maintenant de traverser ma peur de souffrir au lieu de toujours chercher à me protéger en défendant ou en changeant mes conditions. Je demande à la Tendresse en moi de m’aider à avoir moins peur de la souffrance et à ressentir la paix profonde et stable qui se trouve derrière. »
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* « Reste avec, regarde avec Tendresse »
* Accueillir toute notre expérience, sans peur et sans jugement
Face à une situation qui nous dérange, notre première réaction est souvent de vouloir « faire quelque chose » pour régler le problème.
Il n’y a rien de mal à vouloir améliorer les conditions de notre vie ou celle d’autres personnes.
Mais si notre seul but est constamment d’échapper à la douleur — la nôtre ou celle d’autrui — nous ne guérirons jamais notre réelle difficulté.
Cette semaine, nous allons essayer de faire davantage confiance à notre Guide:
Si nous regardons ce que nous ressentons avec Lui, nous ne serons pas détruits par notre souffrance.
Nous pouvons la traverser avec Lui, plutôt que de vouloir la fuir ou contrôler l’extérieur.*
Plusieurs fois par jour, observons les petits dérangements de notre paix, accueillons-les en prenant soin de notre expérience (la méditation SOIN peut vous y aider).
Résistons à la tentation d’analyser ou de justifier ce que nous ressentons (ne fuyons pas dans le mental). Restons simplement avec notre expérience, telle qu’elle est, en invitant la Tendresse à nous accompagner.
Souvenons-nous:
Le pardon est calme, et tranquillement ne fait rien.
Il regarde simplement, attend et ne juge pas.
(L-pII.1.4)
Disons-nous:
« J’accueille ce dérangement, et je reste avec lui, en l’observant et en le ressentant avec la tendresse de Jésus. Il est plus important pour moi en ce moment d’adoucir cette émotion que de chercher à changer la cause extérieure. La Tendresse m’aidera avec cette situation. »
Ecoutons Jésus nous murmurer:
Viens ici. Reste avec moi.
Apporte-moi ta détresse
et je t’aiderai à l’accueillir avec douceur.
* Face à une grande souffrance psychologique ou à un traumatisme, nous conseillons de solliciter un accompagnement professionnel et de ne pas essayer de gérer votre difficulté seul(e).
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📖 Quelques pensées pour nous accompagner :
Cette barrière qui paraît si lourde, ce plancher artificiel qui ressemble à du roc, est comme un amoncellement de nuages bas et sombres, qui semble former un mur solide devant le soleil…. Il cède mollement aux sommets montagneux qui le dépassent et il n’a pas du tout le pouvoir de retenir quiconque désire grimper plus haut pour voir le soleil.
(T-18.IX.6:1-6)
Tu choisis toujours entre ta faiblesse et la force du Christ en toi.
Et ce que tu choisis est ce que tu penses réel.
Simplement en n’utilisant jamais la faiblesse pour diriger tes actions,
tu ne lui as donné aucun pouvoir.
Et la lumière du Christ en toi est mise en charge de tout ce que tu fais.
Car tu Lui as apporté ta faiblesse et Il t’a donné Sa force à la place.
(T-31.VIII.2:1-7)
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia 🌸