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Qui marche avec moi ?

Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche de pratique pour cette semaine

Qui marche avec moi ?

« Cette semaine, je suis déterminé à ne pas oublier mon Guide, Jésus. »

Contre nos forces unifiées, l’ego ne saurait prévaloir.   
(T-4.III.2)

Lecture suggérée pour cette semaine:
Clarification des termes : 6 « Jesus – le Christ »

Bonjour à toutes et à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION
Question:
« Je sais que Jésus est la source du Cours,
mais je ne sais pas comment l’intégrer dans ma pensée. »

Chers amis,

Nous lisons chacun le Cours avec intérêt et il nous inspire profondément.

Mais tirons-nous pleinement profit de cette œuvre remarquable? Ne laissons-nous pas de côté, bien souvent, un de ses aspects fondamentaux : son auteur?

Comme vous le savez, Helen Schucman a identifié la voix, qui lui dictait le texte qui est devenu le Cours, comme celle de Jésus, qui a vécu sur Terre il y a plus de 2000 ans.

Qui est Jésus?
Ne le confondons pas avec le Jésus biblique! Il y a là bien trop de différences.
A l’inverse de la Bible, Jésus dans le Cours :

  • est un homme comme nous,
  • se considère notre égal en tout point,
  • n’a pas souffert pour nos péchés,
  • nous enseigne de ne pas donner d’importance au corps,
  • affirme notre innocence parfaite, en même temps que la sienne,
  • se voit comme notre frère aîné,
  • et nous apprend à reconnaître son visage en chacun.

C’est une présence d’une immense bienveillance, d’une grande sagesse et d’une paix éternelle!

Jésus est notre guide et notre enseignant dans le Cours. Mais il souhaite également sortir des pages du livre pour nous accompagner chaque jour dans notre quotidien.

Autrement dit, il veut « vivre » avec nous et faire partie de notre vie.

Jésus ou Saint-Esprit?
Jésus parle très peu de lui-même dans le Cours et évoque plutôt le Saint-Esprit comme Celui à qui nous devrions demander de l’aide.

Mais Kenneth Wapnick insiste, à travers son enseignement, sur l’importance d’intégrer Jésus lui-même dans notre pratique du Cours, car il représente la manifestation du Saint-Esprit et peut nous montrer le chemin vers le Christ :

Jésus est la manifestation du Saint-Esprit, Qu’il a appelé à descendre sur terre après … s’être complètement identifié au Christ… (C-6.1:1-5)
Laissons tout son amour passer par nous 
Dans cette vidéo bouleversante de tendresse, Kenneth décrit ainsi cette relation:
« Quand vous laissez l’amour que Jésus représente imprégner votre vie de plus en plus souvent, cela n’a pas d’égal ici. La plus grande expérience d’amour ici n’est qu’une ombre blême de cet amour qui n’est pas de ce monde.
Quelle expérience plus merveilleuse en ce monde que de ressentir cet amour en vous et laisser cet amour passer par vous pour embrasser tout le monde. »
Il précise aussi que le nom de « Jésus » importe peu. Ce qui compte, c’est qu’il soit pour nous une présence non-corporelle, d’une sagesse infinie, libre d’ego, inlassablement aimante et jamais jugeante.
Que signifie « demander de l’aide » à Jésus?
C’est une question importante, qui nous emmène au cœur de notre relation avec Jésus et de notre manière de l’intégrer dans notre vie.
Si nous ne franchissons pas cette étape, la figure de Jésus risque de rester aux marges de notre conscience.Kenneth, dans l’extrait qui suit, rapporte cet épisode avec Helen où il donne deux réponses à cette question:
« Le Cours était déjà terminé, lorsqu’un jour Helen demanda de l’aide à Jésus pour savoir quoi dire à quelqu’un qui avait besoin d’aide.
La réponse de Jésus l’a beaucoup surprise. Il lui dit :
Ne me demande pas quoi lui dire.
Demande plutôt mon aide pour regarder la personne avec les yeux de la paix et non du jugement.
Alors toute l’aide du Ciel, tous les anges viendront t’aider.Jésus disait donc clairement à Helen : ne me demande pas de te dire quoi faire ou quoi dire, car ce n’est pas important.
Demande-moi de t’aider à enlever les blocages qui empêchent d’être conscient de ma présence.
Une fois ces blocages disparus, tu sauras automatiquement quoi dire et quoi faire.Voilà ce que signifiait la métaphore : tous les anges viendront t’aider.
Grâce à l’amour en vous auquel vous vous identifierez, vous saurez quoi dire ou quoi faire.
Cela touche au cœur de ce que Jésus devrait être pour nous. »
Jésus, la clé pour entrer dans notre Soi en Christ
Kenneth nous aide également à comprendre que Jésus est le moyen par lequel nous retrouverons la conscience de notre propre Soi en Christ.Il n’est pas facile pour nous d’accéder directement à notre grand Soi, et Jésus représente cette partie élevée de notre esprit, tant que nous avons encore peur de ce grand Soi.A mesure que nous laisserons davantage de place à Jésus dans notre esprit, nous découvrirons notre similitude avec son esprit. Plus encore : nous comprendrons que nos deux esprits ne sont pas simplement semblables – mais qu’ils ne font qu’un seul et unique esprit.Cette relation intime et profonde avec Jésus nous mène progressivement à écarter l’ego et à nous éveiller à notre non-particularité —  à notre esprit universel, uni avec le sien, avec celui de chacun et uni à l’esprit de Dieu.

Mettons maintenant tout cela en pratique…

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

PRATIQUE :

« Cette semaine, j’invite Jésus à partager mon esprit et à regarder le monde avec moi. »

Pratique 1 – Voir Mr. Johnson différemment

Mr. Johnson dit du mal de nous. Il agit aussi souvent par pur intérêt personnel, sans se soucier des autres.
Nous pouvons demander à Jésus de nous aider à regarder Mr. Johnson comme lui le regarderait : non pas pour nier ses actes mais pour enlever nos jugements et voir la paix derrière son apparence hostile et indifférente.

Jésus pourrait nous dire : « Ce n’est pas Mr. Johnson qui te perturbe, mais ton choix de te séparer de moi – c’est cela qui te fait mal. »

Cela nous aiderait à voir que Mr. Johnson souffre aussi de cette séparation, tout comme nous.

Jésus nous rappellerait aussi son amour profond pour Mr. Johnson, qui est son frère —  et donc véritablement le nôtre aussi.

En ce qui concerne la souffrance causée aux autres par les actes de Mr. Johnson, Jésus nous rappellerait que son esprit doux apporte également force et réconfort aux esprits de ces personnes.

Pratique 2 – Voir le monde différemment
Face aux actualités troublantes, nous pouvons inviter Jésus à les regarder avec nous.

Une perception différente est toujours possible, même dans les situations les plus dramatiques.

« Qu’est-ce que Jésus voudrait que j’apprenne de cette situation à …? »

Son point de vue, bien plus élevé que le nôtre, tient compte d’une infinité d’éléments que nous ignorons: causes, effets, antécédents et souffrances visibles et invisibles…

Nous cesserons de juger lorsque nous comprendrons que nous ne pouvons pas juger.
Dans le passage qui suit, il est très clair que tout sentiment de faiblesse ou d’impuissance, le nôtre ou celui d’autres personnes, vient du fait que nous nous sommes séparés de Jésus et avons fusionné avec l’ego:

Tu as souvent été enjoint de t’abstenir de juger, non pas parce que c’est un droit qui t’est refusé. Tu ne peux pas juger. Tu peux simplement croire les jugements de l’ego, qui sont tous faux. Il guide tes sens soigneusement, pour prouver combien tu es faible, combien tu es impuissant et effrayé, combien tu appréhendes un juste châtiment, combien tu es noir de péché, combien misérable dans ta culpabilité.   (LEX-pI.151.4)

Dans la vision unifiée qui suit, Jésus nous montre que nous sommes unis non seulement aux victimes, mais également aux auteurs des crimes.
Son regard guérit en démontrant notre lien universel dans l’amour :

L’amour ne peut pas juger.
Étant lui-même un, il voit tout ne faisant qu’un. Sa signification réside dans l’unité. … L’amour est une loi sans opposé. Son entièreté est la puissance qui tient toutes choses en une, le lien entre le Père et le Fils qui garde les Deux à jamais les mêmes.  
(LEX-pI.127.3) 

Cette vision est vraiment exceptionnelle … et tout à fait atteignable. Ne pensons pas un seul instant que nous ne soyons pas capables de voir comme lui:

Dans sa complète identification avec le Christ … Jésus est devenu ce que vous tous devez être. (C-5.3:1-5)

Est-il le Christ ? Oh oui, avec toi. …Et quand tu joindras ta volonté à la sienne, ta vue sera sa vision, car les yeux du Christ sont partagés. (C-5.5:1-9)

Pratique 3 – Marcher tous les jours avec lui…
Jésus n’est ni un esprit enfermé dans un gros livre bleu ni un esprit bienveillant mais distant.
Jésus est un être vivant dans notre propre esprit, capable d’opérer les changements les plus profonds et les plus transformateurs.

Mais souhaitons-nous vraiment qu’il remplace notre ego, voix de notre propre particularité?

Accepter la présence de Jésus, c’est reconnaître que nous avons tort chaque fois que nous ne regardons pas une situation avec ses yeux paisibles.

Et si nous constatons une résistance, si nous restons attachés à notre irritation ou à notre rancœur, partageons-lui avec sincérité:

« Jésus, je vois bien que je préfère mon ressentiment à ta paix. Je ne suis pas encore prêt à lâcher prise de mon ego. Mais je veux t’en parler. Reste avec moi. »

Et il nous répondra :

Je vais t’aimer et t’honorer …
Je ne t’abandonnerai jamais…
Parce que j’attends avec amour et non avec impatience… (C-5.5)

Dès ce soir, dès demain …
Dès cet instant, vivons comme s’il était là, à nos côtés.
Car il l’est.
Allons maintenant avec lui et lâchons prise de tout sentiment de solitude…

Aller avec lui est tout aussi naturel que d’aller avec un frère que tu connais depuis ta naissance, car c’est certes ce qu’il est. 
(C-5.5)
 
« Qui marche avec moi ? »
Cette question devrait être posée mille fois par jour, jusqu’à ce que la certitude ait mis fin au doute et établi la paix. Aujourd’hui, que cesse le doute. Dieu parle pour toi en répondant à ta question par ces paroles :
Je marche avec Jésus en parfaite sainteté.
J’éclaire le monde, j’éclaire mon esprit et tous les esprits que Dieu a créés un avec moi.  
(LEX-pI.156.8)    
Et terminons chaque jour avec cette petite prière:
Jésus est mon seul Guide.
Il vient avec moi avec amour.
Et je Lui rends grâce de me montrer la voie à suivre.   

(LEX-pI.215.1)
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Se reposer dans l’Instant saint

Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique
pour cette semaine

Notre thème :

Pardonner pour entrer dans l’instant saint

« Cette semaine, j’oublie le passé pour me souvenir de la paix dans l’instant saint. »

« Le passé de ton frère n’a pas de réalité dans le présent, donc tu ne peux pas le voir.   
(T-13.VI.1:1-7)

Lectures suggérées pour cette semaine:
Section I, chapitre 15 : Les deux usages du temps
Leçon 308 : Cet instant est le seul temps qui soit.
Leçon 335 : Je choisis de voir l’impeccabilité de mon frère.


Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, voici quelques idées à explorer et à pratiquer cette semaine.

PRÉPARATION

Question:
« Quand je regarde quelqu’un, je ne vois pas le Fils de Dieu en lui. Pourtant, je sais qu’il doit être là. Comment puis-je retrouver la trace de cette beauté en lui? »

Chers amis,

Un cours en miracles évoque un niveau de réalité qui se situe bien au-delà de ce monde.

Même si notre quotidien semble souvent bien réel — parfois trop! —, nous sentons tous intuitivement qu’il existe autre chose:

Un souvenir de chez toi continue de te hanter, comme s’il y avait un endroit qui appelait ton retour, bien que tu ne reconnaisses pas la voix, ni ce que c’est que cette voix te rappelle. (leçon 182.1)

Cette idée de réminiscence — retrouver un savoir oublié — est présente dans de nombreuses traditions : le platonisme, le plotinisme, le soufisme, les évangiles apocryphes…Mais Un cours en miracles est sans doute unique en affirmant que nous pouvons redécouvrir cette vérité en la voyant chez les autres.

Enlever les voiles
* Puisque cette vérité sublime est en nous, elle est donc en chacun.
* Et puisque nous l’avons voilée en nous, nous l’avons également voilée chez les autres.
* C’est en retirant les voiles de notre ignorance que nous pourrons retrouver la lumière, en les autres et en nous.

Jésus nous donne le moyen d’enlever ces voiles, sa méthode s’appelle le véritable pardon.

Il nous enseigne que nous ne voyons jamais l’autre tel qu’il est vraiment, car son être véritable est bien au-delà de ce que nos yeux peuvent voir :

Le pardon est un choix. Je ne vois jamais mon frère tel qu’il est, car cela est bien au-delà de la perception.   (leçon 335) 
Pour passer de la perception du petit soi à la vision de notre Esprit juste, nous sommes invités à faire deux ajustements en nous :
1) Regarder au-delà du corps
Tant que nous gardons notre perception focalisée sur la particularité de l’autre (son corps et sa personnalité), nous ne pourrons pas trouver la vérité en lui. Car l’autre n’est pas un corps mais un esprit. Nous avons déjà commencé à pratiquer cette démarche la semaine dernière, en percevant une qualité chez l’autre qui nous démontre le lien à son Soi véritable. (lisez T-18.VI.11; T-31.VII.3:1-6; et leçon 158.7). Voici la méditation qui accompagne cette étape.
2) Oublier le passé
Tant que nous maintenons vivant le passé de l’autre, nous ne pourrons pas voir le Christ en lui . Pour nous souvenir de la réalité de l’autre, nous devons oublier, ne serait-ce que quelques instants, son passé et ouvrir notre esprit à un présent totalement neuf.Le Christ en l’autre vit purement dans le présent. Il n’a pas de passé.
Si, en regardant ton frère, tu te souviens du passé, tu seras incapable de percevoir la réalité qui est maintenant.  
(T-13.VI.1:1-7)
Jésus nous informe que le passé de l’autre n’a pas de signification dans le présent.
C’est à nous de faire abstraction de son passé pour révéler sa réalité ici et maintenant :
Percevoir véritablement, c’est prendre conscience de toute la réalité en prenant conscience de la tienne…
Cela signifie que tu perçois ton frère uniquement comme tu le vois maintenant.
Son passé n’a pas de réalité dans le présent, donc tu ne peux pas le voir.
Tes réactions passées envers lui ne sont pas là non plus, et si c’est à elles que tu réagis, tu ne vois de lui qu’une image que tu as faite et que tu chéris au lieu de lui.
Dans ta remise en question des illusions, demande-toi s’il est vraiment sain de percevoir ce qui fut comme étant maintenant.
 (T-13.VI.1:1-7)
Selon Jésus, il semble que notre désir soit le facteur clé.
Pour trouver le Christ en l’autre, il faudrait vouloir le voir davantage que nous ne voulons donner d’importance à son passé:
Ce que je vois en lui est simplement ce que je souhaite voir, parce que cela représente ce que je veux pour vérité. C’est à cela seul que je réponds, peu importe à quel point j’y semble contraint par des événements extérieurs. Je choisis de voir ce que je voudrais regarder, et c’est cela que je vois, et seulement cela. L’impeccabilité de mon frère me montre que je voudrais contempler la mienne. Et je la verrai, ayant choisi de contempler mon frère en sa sainte lumière.   (leçon 335) 
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Notre véritable Maison est ici à chaque instant
Elle n’est pas ailleurs, dans un moment futur. Elle est présente avec nous, où que nous soyons.

Ce cours insiste toujours sur le même point : c’est en ce moment que le salut complet t’est offert, et c’est en ce moment que tu peux l’accepter. Cela est encore ta seule responsabilité. L’Expiation pourrait être assimilée à une évasion totale du passé et à un manque total d’intérêt pour le futur.

Le Ciel est ici.
Il n’y a pas d’ailleurs.
Le Ciel est maintenant.
Il n’y a pas d’autre temps. 
(M-24.6:1-13)

Le Cours nous offre le pardon pour dépasser les limites de notre petit soi et trouver cette paix, même ici, même maintenant.
Au-delà de la matière
Pour cela, il nous faut « décrocher » notre perception de la matière, comme nous l’avons fait la semaine dernière, en élevant notre perception au-delà du corps de l’autre.
Au-delà du temps
Nous poursuivons cet apprentissage en apprenant à « décrocher » notre perception du temps et en élevant notre perception au-delà du passé de l’autre, pour trouver sa réalité spirituelle dans le présent.C’est de cette manière que le Cours nous apprend, par le biais du pardon, à quitter les limites du temps et de l’espace, et à entrer dans le Pur Esprit.Nous avons déjà parcouru un bon bout de chemin ensemble
.
Notre avançons maintenant vers la fin de notre programme et poursuivons notre ascension pour nous souvenir de notre Origine.
Pour cela, il nous suffit de nous offrir quelques instants quotidiens pour entrer dans l’instant saint.

L’instant saint est une miniature du Ciel, à toi envoyée du Ciel.
(T-17.IV.11)

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je ne resterai pas fixé sur ma perception très temporelle de l’autre, mais je chercherai le présent en lui, en ignorant son passé, ce qui me mènera dans l’Instant saint. »

Pratique 1 – Voir au-delà du passé de l’autre, vers sa présence dans l’instant. 

Comme nous l’avons vu plus haut, nous ne voyons jamais notre frère « tel qu’il est, car cela est bien au-delà de la perception » (leçon 335).

Or, le Cours nous propose de trouver la vérité derrière l’illusion de ce monde :

Faire abstraction de ce que nous pensons savoir de l’autre, et ouvrir notre esprit à une réalité bien plus élevée, comme si nous découvrions l’humain pour la première fois. 🙂 

A chaque rencontre, nous pouvons alors nous suggérer que la personne en face de nous n’est pas tout à fait ce que nous pensons d’elle.Son être véritable peut nous rappeler le Christ dans le présent … à condition de faire abstraction de son passé et de tout ce que nous pensons d’elle.

Pour chaque rencontre, cette semaine, invitons-nous à nous dire:

« Je pense connaître cette personne, elle a des traits de caractère que je reconnais, nous avons une histoire commune, elle me rappelle même peut-être d’autres personnes que je pense connaître… Et pourtant, il y a autre chose chez cette personne. Je préfère maintenant oublier totalement tout ce que je pense savoir à son sujet, pour ouvrir mon esprit à une autre dimension de la réalité. Je suis prêt à accueillir une vision du Christ en l’autre, au-delà de tout mes préjugés et souvenirs. »

C’est ainsi que nous allons entrer dans l’Instant saint, ce moment si précieux que Jésus nous offre pour goûter au Ciel, même ici dans l’illusion.

Pratique 2 – Laisser de côté son propre passé, accepter sa renaissance à chaque instant

De la même manière que nous regardons maintenant l’autre sans son passé, nous apprenons maintenant à nous regarder de la même manière. Sa pureté est aussi la nôtre.

Nous avons pris l’habitude d’avoir une image de nous-même fixée dans le temps.
La personne que nous sommes aujourd’hui semble être le résultat de nos actions passées.
« Je suis mon passé, je ne peux pas me séparer de ce que j’ai fait. » Ces mots résonnent fort dans l’esprit de notre petit soi.
Et la pensée la plus lourde du passé à laquelle chacun tient si fort, c’est la culpabilité: toutes les fautes, les échecs, les manquements et les imperfections.

A cet argument Jésus répond:
Tu n’es pas cet être temporel, mais un magnifique Esprit intemporel. Pour l’accueillir, il suffit de t’imaginer naître à chaque instant dans un nouveau moment totalement séparé et indépendant du passé, et totalement libre de toute culpabilité: 

Il n’y a pas de peur dans le présent quand chaque instant se détache clairement, séparé du passé et sans son ombre s’étirant jusque dans le futur.
Chaque instant est une naissance, propre, non ternie, par laquelle le Fils de Dieu émerge du passé dans le présent. Et le présent s’étend à jamais. Il est si beau et si propre et libre de culpabilité qu’il n’y a là rien d’autre que le bonheur. Il n’y a plus aucun souvenir de ténèbres, et l’immortalité et la joie sont maintenant.   (T-15.I.8:1-7)
Essayons, une fois par jour cette semaine, de nous imaginer naître à nouveau, à chaque minute, à chaque seconde, tout « beaux », totalement dépourvus de passé.
Vous serez peut-être surpris du résultat! 🙂

Pratique 3 – Voir ce monde sans le passé, trouver sa perfection dans l’instant Nous pouvons maintenant nous proposer d’étendre cette vision de pureté à l’ensemble du monde.

Comme chaque personne porte en elle une double identité (petit soi – grand Soi), chaque objet et chaque scène de ce monde contiennent également deux faces: une condition temporelle colorée par leur passé, et une réalité de l’instant, éclatante de fraicheur et d’innocence.

Souvenons-nous maintenant des premières leçons du Livre d’exercices du Cours. Elles portent sur notre manière erronée de voir le monde, avec cette perception ancrée dans le passé. Nous lisons dans la leçon 7 par exemple:

Je ne vois que le passé
C’est la raison pour laquelle tu ne comprends rien de ce que tu vois. C’est la raison pour laquelle tu n’es jamais contrarié pour la raison à laquelle tu penses.

Jésus est encore plus explicite dans la leçon 52:

Je ne vois rien tel que c’est maintenant. Si je ne vois rien tel que c’est maintenant, on peut vraiment dire que je ne vois rien. Je ne peux voir que ce qui est maintenant. (leçon 52.4)

Et dans la leçon 265 il explique ce qui fausse notre vision:

J’ai certes mal compris le monde, parce que j’ai posé sur lui mes péchés et les ai vus là qui me regardaient. Comme ils semblaient féroces ! Et comme je me trompais en pensant que ce que je craignais était dans le monde plutôt que seulement dans mon esprit. (leçon 265.1)

Ici, Jésus nous encourage à voir le monde à travers notre propre innocence.
Ouvrons notre esprit, cette semaine, à la possibilité que le monde ne soit pas ce que nous avons toujours cru, simplement parce que nous y avions projeté nos propres imperfections, attentes et déceptions.

Notre innocence, nouvellement acquise, nous fera découvrir un monde neuf.

Les mots qui suivent semblent avoir été écrits pour nous aider à regarder notre monde en flammes par les yeux de la paix. Soyons-y attentifs :

Je pourrais voir la paix au lieu de cela. Quand je vois le monde comme un lieu de liberté, je me rends compte qu’il reflète les lois de Dieu plutôt que les règles que j’ai inventées pour qu’il y obéisse. Je comprendrai que c’est la paix, et non la guerre, qui y demeure. Et je percevrai que la paix demeure aussi dans les coeurs de tous ceux qui partagent ce lieu avec moi.   (Leçon 57.4)
La douceur de la création est tout ce que je vois.  (leçon 265)
Aujourd’hui je vois le monde dans la douceur céleste dont resplendit la création. Il n’y a pas de peur en lui. Qu’aucune apparence de mes péchés n’obscurcisse la lumière du Ciel qui luit sur le monde. Ce qui est reflété là est dans l’Esprit de Dieu. Les images que je vois reflètent mes pensées. Or mon esprit ne fait qu’un avec Celui de Dieu. Ainsi je peux percevoir la douceur de la création.Dans la quiétude je voudrais regarder le monde, qui ne fait que refléter Tes Pensées et les miennes aussi. Que je me souvienne qu’elles sont les mêmes, et je verrai la douceur de la création.   
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Au-delà du corps, le Soi et la Joie

Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique
pour cette semaine

Notre thème :

Une vision joyeuse qui dépasse la matière

« Cette semaine, je commence à adopter la vision heureuse de Jésus : voir l’Esprit en l’autre au-delà de sa personne. »

« Le Christ en toi n’habite pas un corps.
Or Il est en toi.
Et ce doit donc être que tu n’es pas au-dedans d’un corps. 

(T-25.in.1:1-9)

Lectures suggérées pour cette semaine:
« Au-delà du corps » Chapitre 18 section 6
Leçon 121 paragraphes 10-13


Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PRÉPARATION

Question:
« Le Cours nous parle de ce monde comme d’une illusion.
Mais comment atteindre ce niveau de perception très élevé?
Cela me semble vraiment être hors de ma portée. »

Chers amis,

Nous poursuivons doucement notre ascension vers les sommets de l’Esprit, là où la perception se détache peu à peu de la matière, pour nous rapprocher de l’Unité parfaite de Dieu.

Le monde que tu vois est l’illusion d’un monde. Dieu ne l’a pas créé, car ce qu’Il crée doit être éternel comme Lui-même. 
(C-4.1:1-5)
Selon le Cours, le monde que nous percevons n’est qu’une image sophistiquée projetée en trois dimensions. Le vrai monde est immatériel, et notre véritable identité est elle aussi purement spirituelle. 
Assieds-toi tranquillement, regarde le monde que tu vois, et dis-toi : « Le monde réel n’est pas comme cela. Il n’y a pas d’immeubles et il n’y a pas de rues où les gens vont seuls et séparés. Il n’y a pas de magasins où les gens achètent une liste interminable de choses dont ils n’ont pas besoin. Il n’est pas éclairé par une lumière artificielle, et la nuit ne tombe pas sur lui. Il n’y a pas de jour qui se lève, puis s’enfuit. Il n’y a pas de perte. Rien n’est là qui ne brille, et brille à jamais. »   (T-13.VII.1:1-7)

Cette vision paraît si élevée comparée à notre perception ordinaire.
Heureusement, Jésus ne nous demande pas d’atteindre ce niveau de conscience. 🙂

Il n’attend certainement pas de nous, que, du jour au lendemain, nous envisagions la réalité purement non-physique malgré les apparences concrètes de ce monde.
Il ne nous demande pas de douter de la réalité de notre voiture ou de notre café chaud ou de notre gaufre au sucre – OUF!. ; )

Il nous demande simplement de remettre en question certaines perceptions; notamment celles que nous prenons pour d’immuables vérités…
Comme, par exemple, cette petite croyance tenace d’être un corps. 🙂

Ce n’est pas là une croyance anodine, nous sommes bien d’accord!
Mais l’idée que nous ne soyons qu’un corps n’est néanmoins qu’une simple croyance.

Aussi réel et concret qu’il puisse sembler être, le corps n’est, au fond, qu’une image tangible à laquelle nous nous identifions.

Selon le Cours, l’esprit ne peut pas être « dans » le corps:

L’esprit … ne peut pas demeurer au-dedans d’un corps.   (leçon 167.6)

Oui, cela peut ébranler notre notion d’identité personnelle, celle qui commence toujours par ce petit nom que nous donnons à notre corps. 

Mais c’est précisément l’intention de Jésus.
Il veut nous enseigner un autre nom, une nouvelle identité, celle du Christ.
Nous ne sommes pas ces petites personnes que nous croyons être mais le majestueux Soi intemporel, une extension de la Pensée de Dieu.

De même que l’ego voudrait limiter au corps la perception que tu as de tes frères, de même le Saint-Esprit voudrait délivrer ta vision et te laisser voir les Grands Rayons qui irradient d’eux, si illimités qu’ils vont jusqu’à Dieu. (T-15.IX.1:1-7)
* * * * * * * * * * * * * * * 

Nous nous appelons par notre nom, ce qui a évidemment une grande utilité dans l’illusion  surtout pour se faire rembourser par la Sécurité sociale, par exemple! 🙂
Mais ce nom particulier a beaucoup moins d’importance sur notre chemin d’éveil.

Pour accéder à la conscience de Jésus, il nous faut l’entendre nous murmurer un nouveau nom dans notre esprit …

« Tu es (prénom) le Christ »:
Tu es Jacques le Christ,
Marie le Christ,
Emmanuel le Christ,
Sophie le Christ. 
  

C’est ainsi que nous pouvons doucement commencer à imager et imaginer la présence d’un autre « nous » derrière notre apparence physique personnelle.

Nous sommes tous ensemble la présence du Christ.
Nous la voyons d’abord émerger individuellement, en cherchant à percevoir le Christ en l’autre, puis collectivement, en reconnaissant cette même lumière en chacun de nous.

C’est alors que nous découvrons l’unité de Dieu dans la révélation de notre lumière partagée, celle de notre esprit en Christ.

Jésus nous a enseigné le pardon pour opérer cette transformation profonde de notre perception.

Le mal de l’ego réside dans l’autre qui nous contrarie, certes, mais ce mal dissimule simplement la bonté profonde de son Soi divin.
En dépassant nos jugements et nos attaques dirigés vers le corps de notre frère, nous révélons son esprit en Christ, ce qui nous permet de nous unir avec lui.

L’absence de foi est la perception d’un frère comme un corps, et le corps ne peut pas être utilisé dans un but d’union. Si, donc, tu vois ton frère comme un corps, tu as établi une condition dans laquelle il devient impossible de t’unir à lui. (T-19.I.4:1-6) 

Car deux frères ne peuvent s’unir que par le Christ, Dont la vision les voit ne faisant qu’un.   (T-22.I.7:1-6)

Cette semaine, nous nous exercerons à reconnaître une réalité spirituelle en l’autre, qui remplacera progressivement notre perception habituelle de sa personne physique.

C’est ainsi que nous élèverons notre regard vers la conscience de l’unité, tout en restant présent dans la dualité.

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je ne resterai pas fixé sur ma perception très corporelle de l’autre, mais je chercherai le bon en lui, qui me mènera vers le Christ.« 

Pratique 1 – Voir au-delà de l’apparence physique de l’autre, vers le Christ en son esprit. 

Lors de notre dernière séance, nous avons commencé à nous détacher de la vision du corps comme s’il n’était que l’unique réalité de l’autre.

Au lieu de focaliser notre attention sur son apparence, ses mimiques, gestes, paroles et actions, nous avons cherché à percevoir le bon en l’autre: un acte de générosité, un instant de gentillesse sincère, un moment de tendresse, un regard inspiré et spirituel…

N’en doutons pas, il n’y a pas que l’ego en l’autre, aussi méchant ou égoïste puisse-t-il nous sembler être.
La bonté et la grâce du Christ résident aussi en lui.

En maintenant notre esprit figé sur les actes et les paroles spécifiques des autres, l’ego tente de fixer notre esprit dans la séparation.

Nous ne donnerons pas raison à l’ego cette semaine. 

Faisons un effort particulier pour élever notre perception au-delà de cette simple forme physique, afin de nous ouvrir à une nouvelle réalité.
Le monde réel, purement spirituel et magnifiquement beau, est caché derrière toutes ces apparences matérielles.

Comme lors de notre méditation, trouvons une qualité chez une personne que nous aimons peu, et amplifions-là jusqu’à ce qu’elle devienne tout ce que nous retenons et pensons d’elle. Tout le reste en elle ne devient alors que de simples erreurs passagères dans ce monde de dualité, compréhensibles et pardonnables.

Nos petits efforts pour transformer la vision que nous avons d’une seule autre personne cette semaine, seront récompensés bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

La vision du Christ a une seule loi.
Elle ne regarde pas un corps
en le prenant pour le Fils que Dieu a créé.
Elle contemple une lumière au-delà du corps ;
une idée au-delà de ce qui peut être touché,
une pureté non ternie par les erreurs,
les fautes pitoyables et les pensées effrayantes de culpabilité
venues des rêves de péché. Elle ne voit pas de séparation.
Et elle regarde chacun, chaque circonstance,
tous les événements et tout ce qui arrive,
sans le moindre affaiblissement de la lumière qu’elle voit.  

(W-pI.158.7:1-5)

Pratique 2 – S’offrir une joie intérieure à la place d’une tristesse extérieure. 

Lors de notre dernière séance, nous avons également évoqué comment développer une nouvelle perception du monde qui serait basée sur la joie. En effet, Jésus nous enseigne que notre fonction dans ce monde est d’être heureux — non pas d’un bonheur mondain, mais d’une joie profonde, née de la reconnaissance de notre pureté et de notre innocence véritables

Cette semaine, engageons-nous à ressentir cette joie intérieure. Accueillons la joie d’être enfin libre de toute idée de péché et de culpabilité, de faute ou d’imperfection. Libérons ce monde de toutes nos attentes et de tous nos jugements ; il ne pourra jamais nous donner ce que nous cherchons.

Je partage la Volonté de Dieu du bonheur pour moi, et je l’accepte pour fonction maintenant – leçon 102

Sois heureux, car ta seule fonction ici est le bonheur.
Arrête-toi fréquemment aujourd’hui pour te dire que tu as maintenant accepté le bonheur pour ta seule fonction.

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

Malgré toute cette Lumière, n’oubliez pas la matière ici!! ; )

… vos contributions,
même ponctuelles,
changent notre réalité ici!
; )

Avec beaucoup d’humour, de légèreté et de tendresse, nous vous remercions de vous joindre à nous par cette vision très réaliste aussi ! : )

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Derrière l’ego, la lumière…

Notre fiche pratique pour cette semaine

Notre thème :

Une vision qui dépasse les limites de soi-même

« Cette semaine, je commence à adopter la vision de Jésus:

voir la bonté en chacun au-delà de sa personne. »

« Le nom de Jésus est le nom de quelqu’un qui était un homme mais qui a vu la face du Christ en tous ses frères et s’est souvenu de Dieu. » (C-5.2:1-6)

 

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

 

PRÉPARATION

« Le Cours parle de l’Unité comme notre véritable condition.
Mais comment La voir ici, dans ce monde de dualité ? »

Chers amis,

Nous approchons de la fin de notre programme:
* nous avons commencé à lever les barrières que nous avions bâties contre l’amour (nos piliers 2, 3 et 4);
* puis nous avons fait le choix de notre Soi intemporel (pilier 5).

Comme dans la séance 19, nous avons commencé à contempler la profonde bonté et l’innocence de notre Soi … 🙂

Peu de choses nous empêchent encore de nous éveiller du rêve de la particularité et de joindre notre esprit à l’immensité de  Dieu.

D’accord, ce « peu de choses » peut se révéler difficile à faire disparaître. 🙂
Mais nous pouvons néanmoins pratiquer les principes, en attendant tranquillement le jour où notre esprit sera prêt à accepter la présence de Dieu.


Le principe pour voir l’unité de Dieu dans la dualité est simple:

Nous sommes séparés dans notre culpabilité particulière –
Nous sommes unis dans notre innocence commune.

En reconnaissant la lumière de cette innocence dans notre esprit, celle-ci se reflète dans l’esprit de l’autre qui se réjouit de pouvoir la reconnaître à son tour.

Voilà, tout est dit!

Mais comme vous l’avez déjà pressenti, il nous faut pratiquer régulièrement et assidument, avec quelques astuces, pour faire ce voyage jusqu’au bout.

Astuce 1
L’essentiel est de vouloir trouver cette bonté en l’autre, malgré et au-delà de ses erreurs…
C’est à dire, de transformer, dans notre perception, ses « péchés » – ces actes que nous jugeons inacceptables et impardonnables – en de simples erreurs, produites par un esprit confus et souffrant.

Et si « vouloir » trouver cette bonté s’avère trop difficile, nous pouvons « vouloir vouloir » la trouver, pour ouvrir notre esprit le plus doucement possible à cette démarche de pardon. Disons donc: « Je voudrais vouloir voir la bonté en l’autre… ».

Il y a bien une lumière dans l’esprit de l’autre.
Mais cette lumière n’appartient ni à son corps ni à sa personnalité.
Elle appartient à quelque chose de bien plus élevé en lui.

C’est la question essentielle pour chacun:

Sommes-nous prêts à découvrir cette lumière en l’autre au-delà de sa personnalité?

Nous ne pourrons pas conserver nos perceptions ordinaires si nous voulons découvrir la réalité en l’autre … qui est aussi la nôtre … et qui est celle de Jésus.

Astuce 2
Pour dépasser notre perception habituelle de l’autre, pour trouver l’esprit universel en lui, nous allons voir au-delà de son corps, et faire abstraction de son identité particulière.

Nous allons également devoir faire abstraction de nos jugements et surtout de toutes nos réactions à son ego.

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je voudrais vouloir diminuer l’importance de l’ego de l’autre et mettre en lumière son esprit éternel. »

Pratique 1 – Je m’entraine à mettre de côté mes réactions face aux autres. 

Nous avons maintenant suffisamment de connaissance de nous-mêmes pour observer nos réactions lorsqu’elles ne sont pas alignées avec notre Soi en Christ.

En général, ces réactions sont celles qui ne sont pas « suprêmement heureuses », une expression tirée de la leçon 167:

« Tout chagrin, toute perte, toute anxiété, toute souffrance et toute douleur, même un petit soupir de lassitude, un léger malaise ou le moindre froncement de sourcils… »
(leçon167.2)
Ce sont tous des sentiments du petit soi, celui qui ne pense qu’à sa souffrance et à sa condition personnelle.Ne nions pas ces expériences — mais ne leur donnons pas non plus une importance excessive.

Elles sont simplement l’activité d’une toute petite partie de notre esprit:

Le soi que tu as fait n’est pas le Fils de Dieu. Par conséquent, ce soi n’existe pas du tout. Et tout ce qu’il semble faire et penser ne signifie rien. (leçon 93.5)
Mettons-les doucement de côté, comme dans cette méditation, pour laisser la lumière en nous s’étendre et accueillir une autre dimension cachée de l’autre.Pratique 2 – J’ouvre mon esprit à ce qui est plus grand en l’autre. 

Nous n’avons pas l’habitude d’imaginer le Christ en l’autre.

Pourtant, Jésus revient sur cette idée plusieurs fois dans le Cours:

Le Christ Se tient devant toi, chaque fois que tu regardes ton frère. (T-25.V.2:1-11)

Le nom de Jésus est le nom de quelqu’un qui était un homme mais qui a vu la face du Christ en tous ses frères et s’est souvenu de Dieu.   (C-5.2:1-6)

A cette étape de notre apprentissage, nous devrons faire un effort particulier pour imaginer cet esprit extraordinaire de pureté et de bonté en l’autre … celui que nous trouvons également en nous.

Pour cela, nous allons devoir apprendre à faire abstraction de sa personne, comme nous allons devoir maintenant apprendre à faire abstraction de notre propre personne.

Rien n’est plus important maintenant
– ni notre expérience, ni notre histoire –
que de trouver les traces de cet Esprit parfait en l’autre,
et en nous-mêmes.

 

L’autre n’est pas son corps, ni l’histoire de son corps.

 

Quand tu regardes un frère comme une entité physique, sa puissance et sa gloire sont  » perdues  » pour toi, de même que les tiennes.   (T-8.VII.5:1-9)

Sois désireux, donc, de voir ton frère sans péché, afin que le Christ s’élève devant ta vision et te donne la joie. Ne place aucune valeur dans le corps de ton frère, qui le tient aux illusions de ce qu’il est. 
(T-20.VIII.3:1-6)

 

Chaque jour cette semaine, nous essaierons de dépasser les détails de l’histoire, du comportement et de l’apparence d’une personne, au moins, devant nous, pour contempler quelque chose de bien plus grand en elle.

L’amour ne connaît pas de corps, et s’étend vers tout ce qui fut créé pareil à lui.
(T-18.VIII.8:1-7)

 

La bonté pure que nous cherchons est en l’autre, puisqu’elle est en nous.

Prions pour que cette semaine soit celle où nous brisons cette dernière barrière à notre vision du Christ:
celle de notre fixation sur la particularité chez l’autre, pour trouver sa parfaite unité avec nous.

PRIERE
Rêve tendrement de ton frère qui est sans péché et s’unit à toi en sainte innocence. Et de ce rêve le Seigneur du Ciel éveillera Lui-même Son Fils bien-aimé. Rêve aux gentillesses de ton frère au lieu de t’attarder dans tes rêves sur ses erreurs. Choisis ses prévenances comme objet de tes rêves, au lieu de faire le compte des blessures qu’il a données. Pardonne-lui ses illusions et rends-lui grâce de toute l’aide qu’il a donnée. Et ne balaie pas ses nombreux dons parce qu’il n’est pas parfait dans tes rêves.
(T-27.VII.15:1-7)
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

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Accepter notre inévitable innocence

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Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique
pour cette semaine

Notre thème :

De la bonté pure, pour soi-même et pour chacun

« Cette semaine, je vois le monde à travers l’innocence pure – la mienne. »

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Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PRÉPARATION

Jésus voudrait que je mette mon petit soi de côté et que j’accepte mon Soi parfait à la place.
Mais sa bonté et sa pureté semblent au-delà de ma portée.
Comment puis-je faire ?

Chers amis,

Ça y est, après cinq mois à nous entraîner avec les principes du Cours, nous arrivons au carrefour, point de décision : un choix simple s’impose.

Continuer à nous identifier étroitement à notre ego — mesquin, méfiant et méchant — ou nous rapprocher de notre majestueux Soi en Christ qui correspond à notre véritable Identité.

Lors de notre dernière séance, nous avons parlé de l’innocence pure qui appartient à notre Soi, celle que Jésus nous demande maintenant d’accepter comme la nôtre.

S’il en parle aussi fréquemment et avec autant d’insistance dans le Cours, c’est parce que c’est la voie qui nous élève vers notre Soi parfait.

L’innocence est comme une porte d’entrée vers cette réalité intérieure.

Une difficulté avec le mot innocence ?
Comment vous sentez-vous avec cette idée d’innocence, cette impeccabilité (le fait d’être totalement « sans péché ») dont Jésus parle ?

Y a-t-il quelque chose d’inconfortable dans cette idée de sainteté, d’une perfection si pure qu’elle ne permet aucune exception, aucun vice ou déficience ?

Si c’est le cas, c’est normal. Nous sommes si proches de l’ego que nous pensons qu’un tel niveau de pureté est bien au-delà de notre portée — voire même inconcevable.

Souvenez-vous, la culpabilité — comme la contrariété dans la séance 17 et dans cet extrait vidéo — est toute une identité, celle du petit soi, d’où notre difficulté d’en lâcher prise.
Dire non à la culpabilité, c’est dire non au petit soi, à « moi ».

Soyons attentifs à ce possible refus intérieur dont Jésus parle, et gardons notre esprit ouvert à ses paroles.

Commençons donc à gravir l’“échelle de la sainteté” avec quelques idées simples mais puissantes.

Tout d’abord, nous pouvons neutraliser l’idée de nos erreurs passées, toutes celles dont nous nous souvenons et qui voudraient “prouver” que la bonté ne peut exister en nous:

C’est Sa Volonté (de Dieu) que personne ne souffre d’une mauvaise décision, toi y compris. C’est pourquoi Il t’a donné le moyen de la défaire. Par Sa puissance et Sa gloire, toutes tes mauvaises décisions sont complètement défaites, vous délivrant, toi et ton frère, de toute pensée qui emprisonne tenue par n’importe quelle partie de la Filialité.
(T-8.III.7:1-10)

 

Réfléchissons plus attentivement à l’idée que toutes nos erreurs passées sont défaites.Jésus parle d’une condition d’absolution — un mot fort, mais parfaitement approprié pour désigner notre Identité:

Pas une seule erreur ne nous barre le chemin. Car nous avons été absous des erreurs. Tous nos péchés sont lavés quand nous nous rendons compte qu’ils n’étaient que des erreurs.  (leçon 98.2)
Essayons de ressentir cette condition extraordinaire de propreté, de pureté et de perfection.Jésus n’exagère pas… et il ne ment pas non plus. 🙂
Il ne choisit jamais ses mots à la légère. 

Dans une partie réelle, vivante et actuelle de notre esprit, nous sommes des êtres d’une perfection éblouissante.
Sans exagération. 🙂

Arrêtons-nous cette semaine… et réfléchissons à cela.

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je me permets d’être totalement pardonné et innocent de toute faute.
Je regarde le monde à travers mon innocence. »

Pratique 1 – Contemplons notre beauté (oui !), soyons doux avec nous-mêmes

Nous avons tellement l’habitude d’être durs avec nous-mêmes.
Notre sévérité n’est pas méritée.

C’est la stratégie de l’ego pour nous empêcher de regagner la conscience de notre Soi.

Il y a en nous quelque chose de profondément et éternellement bon.

Nous avons le devoir d’accepter cette bonté : c’est notre réalité.
Mettons derrière nous tout rêve de petitesse (voir la section « Petitesse versus immensité » T-15.III).

Essayons de ressentir cette bonté dans chaque geste, chaque respiration, chaque activité.

Ne nous jugeons plus pour l’heure à laquelle nous nous réveillons,
pour notre “tête” du matin, pour la façon dont nous nous préparons pour la journée,
pour l’organisation de notre vie, pour la condition de notre logement,
pour nos finances, nos choix passés, ou notre avenir incertain.

Acceptons le don le plus précieux que Dieu puisse nous faire…
notre parfaite innocence et sainteté.

Soyons doux et tendres avec nous-mêmes toute cette semaine.
Aussi doux et tendres que Jésus l’est avec nous…

Notre Soi le mérite.

Vous le méritez.

Peu importe ce que notre petit soi nous crie comme reproches, n’oublions pas d’être profondément gentils et respectueux envers nous-mêmes.

Rappelons-nous qu’au-delà de nos erreurs, de nos maladresses et de nos manquements,
il y a en nous une présence d’une beauté éblouissante.


Pratique 2 – Commençons à regarder toute chose avec tendresse et douceur

La façon dont nous nous voyons — notre concept de soi — détermine entièrement notre expérience du monde :

« Ton concept du monde dépend de ce concept de soi. » (T-31.V.11:1-6)

« Le monde que tu vois… est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. » (T-21.in.1:1-12)

Tu dois regarder au-dedans avant de regarder au-dehors. En regardant au-dedans, tu choisis un guide pour ta vue. Ensuite tu regardes au-dehors et tu vois ses témoins. Voilà pourquoi tu trouves ce que tu cherches. Ce que tu veux en toi-même, tu le rendras manifeste, …   (T-12.VII.7:1-11)

C’est la croyance en notre culpabilité qui nous rend méfiants, apeurés, honteux, susceptibles et vulnérables… et qui nous fait voir un monde hostile et injuste.
C’est l’acceptation de notre innocence véritable qui nous libérera de toute peur, de toute difficulté, de tout danger — et qui nous rendra la joie et la paix.Innocents, nous regarderons toute chose avec une douceur infinie, n’attendant plus que des choses heureuses et bienveillantes.

Dans chaque difficulté, notre innocence est la seule chose qui nous manque:

Tu n’as pas perdu ton innocence. C’est après elle que tu languis. Voilà le désir de ton cœur. (leçon 182.12)
Essayons donc, cette semaine, de voir le monde à partir de notre innocence profonde.
Essaie donc, aujourd’hui, de commencer à apprendre comment regarder toutes choses avec amour, reconnaissance et ouverture d’esprit. (Leçon 29.3)
Une toute nouvelle expérience du monde s’ouvre à nous dès l’instant où nous cessons de croire en notre culpabilité pour un crime que nous n’avons jamais commis – la séparation d’avec Dieu.
En vérité, nous n’avons pas le choix :
nous ne pouvons pas refuser la vérité de notre innocence tout en nous proclamant coupables et indignes.

Nous sommes tels que Dieu nous a créés : l’Enfant parfait d’un Père parfait.

Nous n’avons pas pu nous changer.

Nier cela, c’est simplement une folie vaine.

L’accepter, c’est retrouver la clarté de l’esprit juste.

« Ma sainteté brille d’une vive clarté aujourd’hui. » (Leçon 285)

Aujourd’hui, je m’éveille avec joie, m’attendant à ce que ne viennent à moi que les choses heureuses de Dieu.
Je demande qu’elles seules viennent, et je me rends compte qu’à mon invitation répondront les pensées auxquelles elle a été envoyée.
Je ne demanderai que des choses joyeuses, dès l’instant où j’accepterai ma sainteté.
Car à quoi me servirait la douleur, quel but remplirait ma souffrance, et comment le chagrin et la perte me seraient-ils utiles, si l’insanité me quitte aujourd’hui et qu’à la place j’accepte ma sainteté ?

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

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Passons doucement du faux soi au vrai Soi

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Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique
pour cette semaine

Notre thème :

Observer notre faux soi pour retrouver notre Soi en Christ

« Cette semaine, je m’entraine à passer doucement du faux soi au vrai Soi. »


Bonjour à chacun,

À la suite de notre dernière rencontre, nous vous proposons quelques pistes de réflexion et de pratique pour approfondir ensemble ce chemin.

PREPARATION

Je me surprends parfois à me dire : 
« Il doit y avoir une autre façon de vivre ma journée. »
Et je me demande:
« Comment pourrais-je choisir un peu plus de paix, un peu plus de douceur? » 

Chers amis,

Ce mois-ci, nous avançons au cœur de ce que nous pouvons appeler la guérison profonde. Ce n’est pas un petit sujet.

C’est un point central: il correspond à la source cachée de toute expérience malheureuse dans notre vie — ce moment où nous avons décidé de nous séparer de notre Esprit juste, de notre lien vivant avec le Saint-Esprit et le Christ.

C’était le choix presque impensable de donner naissance à un « faux soi », à cette conscience qui semble vivre séparée de Dieu, sensible, fragile, apeurée.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Jésus nous dit clairement que ce « moi » attaché à notre corps n’est pas notre réalité:

Le corps est la figure centrale dans le rêve du monde. Il n’y a pas de rêve sans lui, pas plus qu’il n’existe sans le rêve dans lequel il agit comme s’il était une personne qui peut être vue et crue. (T-27.VIII.1)

Les conditions de notre vie peuvent être difficiles et les événements douloureux, mais c’est néanmoins  le fait de dire « non » à la présence aimante de Dieu qui produit la vraie souffrance en nous:

Ton Père t’a créé entièrement sans péché, entièrement sans douleur et entièrement sans souffrance d’aucune sorte. Si tu Le nies, tu apportes le péché, la douleur et la souffrance dans ton propre esprit à cause du pouvoir qu’Il lui a donné. (T-10.V.9:1-11)

Mais la bonne nouvelle, c’est que rien n’a été perdu :

Demeure du Saint-Esprit, et chez Lui en Dieu seul, le Christ reste en paix dans le Ciel de ton esprit saint. C’est la seule partie de toi qui ait une réalité en vérité.   (Livre d’exercices-pII.6.3)

Alors pourquoi ne pas simplement le choisir?

Parce que nous vivons tellement proches de ce faux soi que nous ne savons même pas que nous sommes en train de le choisir! 😦

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous consacrons autant de temps, ce mois-ci, à ce sujet. Au cas où vous penseriez que nous insistons un peu trop sur ce point 🙂

Sans ce regard honnête et bienveillant, nous retomberons sans cesse dans les mêmes jugements, les mêmes émotions, sans même nous en rendre compte.

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Lors de notre derniers cours, nous avons vu combien l’ego est habile à utiliser la moindre contrariété, la moindre injustice, pour chasser la paix de notre esprit (lecture conseillée: leçon 136 —  en remplaçant « maladie » par « contrariété »).

La vérité est un peu dérangeante :
Nous croyons vouloir la paix… mais nous préférons encore trop souvent l’irritation, la peur ou le ressentiment.

C’est ainsi que nous donnons du poids et de l’énergie à cette image du « moi » qui occupe toute notre attention.

Et tant que cette activité intérieure reste inconsciente, elle continuera à empoisonner nos émotions, nos choix et nos relations.

C’est peut-être devenu plus évident maintenant qu’il est essentiel de nous entraîner avec ces pratiques d’observation, même si cela nous enquiquine un peu parfois. 🙂

Voici le cœur de la guérison profonde que nous visons dans ce pilier de notre programme:

Observer notre esprit pour déceler la présence du faux soi, puis faire un autre choix.

Nous avons, jusqu’ici, suivi machinalement l’appel de l’ego vers le conflit.
Mais il n’y a pas que lui dans notre esprit!
Nous entendons également l’appel doux de la Paix de Dieu.

 Or ce que tu veux, c’est la paix, sinon tu n’aurais pas appelé à ton aide la Voix pour la paix.   (T-6.V-B.5)

 Il y a une paix au-dedans de toi à laquelle tu fais appel aujourd’hui, pour aider à préparer ton esprit très saint à entendre parler la Voix pour son Créateur.   (leçon 125.6)

Son Amour (de Dieu) n’a pas cessé de nous appeler depuis le commencement des temps.  (L-pII.in.8:1-5)

Passons cette semaine à nous rappeler ce désir profond de retrouver la tendresse de cet Amour qui nous aime si profondément, si constamment.

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PRATIQUE :

« Cette semaine, j’identifie clairement  et tendrement l’activité de mon faux soi, et je choisis la paix. »

Après ces deux semaines passées sur ce sujet, nous reconnaissons maintenant que la contrariété n’est pas dans notre esprit par hasard.

Il y a un mouvement intérieur qui nous pousse à réagir au monde sans réfléchir, avec impatience et faiblesse.

Mais cette façon de réagir appartient à notre faux soi, celui que Jésus enseigne ne pas être « nous »:

Le soi que tu as fait n’est pas le Fils de Dieu. … Et tout ce qu’il semble faire et penser ne signifie rien. Il n’est ni bon ni mauvais. Il est irréel, et rien de plus que cela. 
(L-pI.93.5)

Cela ne veut pas dire ignorer ce que nous ressentons.
Mais cela veut dire de replacer toutes ces expériences dans un cadre qui limite les effets de ce mauvais choix de soi:
Tout ce que ce faux moi pense ou ressent… ce n’est pas « moi ».
Mon vrai Soi est ailleurs.

Le Christ est le lien qui te garde un avec Dieu et qui garantit que la séparation n’est pas plus qu’une illusion de désespoir, car l’espoir demeurera à jamais en Lui. Ton esprit fait partie du Sien, et le Sien du tien.    (LE-pII.6.2)

Alors cette semaine, plusieurs fois par jour, dès que je remarque un trouble dans mon esprit, je peux me dire simplement:

Ceci est la voix de mon faux soi.
Ce n’est pas mon Soi réel.
C’est un vieux choix que je ne veux plus entretenir.
Et ce n’est pas grave.
Mon vrai Soi est toujours là, paisible, patient, aimant.

Voilà comment, doucement mais sûrement, nous apprendrons à ne plus suivre l’appel de la séparation, et à écouter plutôt celui de l’Unité.

Pas de lutte. Pas de rejet. Pas de jugement.

Seulement une douce mise de côté de ce que nous ne sommes pas. Et un retour tranquille vers ce que nous avons toujours été.

Nous avons longtemps baigné dans l’idée que la souffrance était inévitable.
Elle l’est … mais uniquement dans le faux soi.

Aujourd’hui, nous savons … un autre choix est possible.

Un choix d’une paix profonde et durable:

La paix de notre Soi intemporel nous attend patiemment, les bras ouverts.

  Venez à Moi, Mes enfants…
Vous êtes encore saints de la Sainteté qui vous a enfantés en une parfaite impeccabilité et qui vous entoure encore des bras de la paix.
Rêvez maintenant de guérison…
Donne tous tes rêves au Christ et laisse-Le être ton Guide vers la guérison, Qui t’emmène en prière au-delà des tristes portées du monde.   (C-3.IV.6:1-6)

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Tempérer l’euphorie de notre ego

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


Chère amie, cher ami,

Nous sommes dans cette partie de notre programme où nous essayons d’adopter l’état d’esprit qui nous permettrait d’accéder à la paix intérieure dont Jésus parle dans son Cours. 

A cette fin, nous pratiquons depuis trois mois des exercices pour effacer les effets de la séparation dans notre esprit. 

Nous avons appris à remplacer la culpabilité par l’innocence (pilier 2), la particularité par l’unité (pilier 3) et le manque par la complétude (pilier 4). 

Tout est réglé maintenant, non?
Nous sommes prêts à transformer chaque situation en un instant saint de reconnaissance de l’Amour de Dieu. 
La paix profonde s’infuse dans notre esprit, n’est-ce pas? 🙂

Eh bien, il nous manque peut-être encore quelques clés pour faire naître dans notre esprit cet extraordinaire état de félicité. 

L’une de ces clés est de comprendre notre opposition farouche à la paix intérieure. Comme nous l’avons vu la semaine dernière, pour notre ego, la paix représente la mort imminente.

La paix étant aussi l’unité, l’ego se dissout dans sa présence. Malgré nous, nous nous opposerons à la paix, soit par le déni, la projection ou la compensation, les trois stratégies préférées de l’ego.

Ainsi, lorsque l’opportunité de transformer une contrariété se présente, nous risquons fort d’attiser le conflit et les troubles au lieu de l’apaiser. 

Un exemple: 
Votre collègue ou votre ami oublie un rendez-vous avec vous. Vous apprenez plus tard qu’il s’est entretenu avec une autre personne à la place, quelqu’un que vous avez du mal à apprécier et avec qui votre collègue/ami semble lier une amitié particulière. Vous sentez les prémices d’une gêne et commencez à glisser vers l’agacement pur et simple. 

Quelles sont les options? 


Trouver votre sanctuaire intérieur avec Jésus
Vous pouvez recentrer votre attention sur votre état d’esprit, en vous fixant comme objectif le pardon et la paix intérieure, et demander de l’aide à Jésus ou au Saint-Esprit (ou à une autre présence aimante).

Guidé par eux, vous pouvez trouver une manière équilibrée et douce de communiquer avec votre collègue/ami pour exprimer votre expérience, tout en gardant votre attention sur l’amitié que vous partagez avec lui, une amitié sans attachement ni obligation.  

Ou vous pouvez vous laisser aller vers un bon coup de cafard. 🙂

Dans ce cas, nous allons pratiquer:

Le déni: « je suis vraiment perturbé, mais je vais faire comme si de rien n’était. Je me fiche que ça ressorte d’une façon spontanée et violente plus tard avec mon collègue/ami, et que ça pourrisse ma relation avec lui, je refuse de me laisser embarrasser par son comportement puéril. »

La projection: « Je suis entièrement en droit de dire à cette personne que ce qu’elle a fait est totalement inacceptable. Il doit apprendre à me respecter et réaliser que mon amitié n’est pas gratuite. Il peut fréquenter qui il veut, mais moi, je n’oublie pas mes amis. »

La compensation: « Je ne suis pas content, je n’aime pas ça, soit, mais je vais chercher la compagnie d’autre personnes qui, elles, m’aiment bien. Je vais montrer à mon collègue/ami que je n’ai pas besoin de lui. C’est lui qui viendra me chercher ensuite. »

Comme vous pouvez vous en douter, aussi tentantes que soient ces trois stratégies de l’ego (n’est-ce pas? ; )), elles ne nous apporteront pas la tranquillité que nous avons promis de chercher. 

Logiquement … nous savons que ces trois stratégies ne fonctionneront pas. 

Et pourtant, nous sommes tout à fait capables de les poursuivre, l’une après l’autre ou les trois à la fois. 

C’est toute notre destinée spirituelle qui est en jeu dans ces moments-là. 

Nous pouvons nous épargner des années, des décennies, voire des vies entières d’efforts si nous parvenons à transformer une simple contrariété en un instant de paix. 


Pour changer durablement cette façon contradictoire de gérer nos sauts d’humeur, il suffit de comprendre et d’observer un phénomène de l’esprit:

L’euphorie de la contrariété

D’un côté, nous sommes malheureux…
Et de l’autre côté, notre ego saute de joie.
Il s’écrie: 
« La paix est partie, youpi, j’existe, je suis vivant! »

Chaque fois que nous laissons une contrariété prendre de la place dans notre esprit, nous en profitons pour déclarer que nous sommes bien vivants. 

Plus exactement, que notre ego particulier est bien vivant, au détriment de notre Soi uni.

La clé est de s’observer profiter de ces instants de « vie particulière » pour maintenir la paix à distance. 

Lors de notre dernière séance, nous avons identifié un domaine particulier de notre vie où nous avons tendance à éprouver une absence de paix intérieure.

Qu’il s’agisse des problèmes de santé, de travail, d’argent, de relations ou de la vie en général, nous allons cette semaine essayer d’identifier le plaisir qui se cache derrière l’inconfort que ces situations nous procurent.

Ce n’est pas un « plaisir confortable » que ces douleurs nous offrent, mais le plaisir de savoir que nous sommes toujours en vie.

La vie de qui ?
Celle de notre ego, de notre individualité.
Cette situation douloureuse fait que notre histoire personnelle est toujours très intacte et particulièrement intense. 

Voici notre interrogation cette semaine: 

« Quel plaisir est-ce que je tire de ma douleur dans cette situation? » Et puis, on en sourit – ce qu’il ne faut pas oublier -:)

Il peut s’agir du plaisir de raconter notre histoire aux autres.
Ou de ressentir nos émotions d’une manière intense ou « électrique ».
Ou de nous plaindre à Dieu « Pourquoi me fais-tu cela? Qu’ai-j’ai fait pour mériter cela? »

« Quel est le bénéfice secondaire de ma contrariété? » Puis on sourit à nouveau. 

Il y en a certainement un. 
Sans bénéficie secondaire, nous changeons rapidement notre perception de la situation et la considérons comme une simple condition à gérer, à traverser ou à quitter. 

Sans la moindre contrariété, notre ego s’ennuie et prend peur.
Sans la moindre contrariété, nous nous sentons mal, comme au bord d’un gouffre. 
Nous nous obligeons à ressentir une contrariété pour éviter la réalité. 

En réalité, il n’y a pas de contrariétés
Chaque douleur a déjà été guérie par Dieu. 
Toute situation problématique a déjà trouvée sa réponse dans son Amour. 
Si nous refusons de le voir, c’est parce que nous avons plus peur de Sa Paix maintenant que de notre douleur. 

Lorsque nous désirerons la paix de tout notre cœur, nous reconnaîtrons qu’aucune situation n’a besoin de nous déranger. 

 
Essayons de progresser cette semaine chaque fois qu’une contrariété se présente. 

Cherchons, sur un plan subtil, le « bienfait » pour notre ego d’attiser cette difficulté au lieu de l’apaiser avec l’aide de notre Esprit Juste et du Saint-Esprit.

« Quel est le plaisir, sur un arrière plan, que me procure cette contrariété? »
« En quoi cette contrariété est-elle plus attrayante que la paix de Dieu? »
« Quelle est ma raison d’insister que la paix de Dieu n’est pas présente ici? »


Des pas de géant
Ce mois-ci, nous ferons des pas de géant si nous voyons, ne serait-ce qu’un peu, le « plaisir » de notre contrariété, dans le but de revenir à la paix. 
Chaque fois que nous ressentons l’excitation d’un moment de souffrance, adoucissons notre expérience en nous souvenant de notre souhait véritable et sincère: 


Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Transformer l’habitude de la contrariété

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


Chère amie, cher ami,

Cette semaine, nous allons examiner de plus près le paradoxe humain de vouloir la paix et pourtant faire la guerre.

« Je veux vraiment la paix de Dieu. » (leçon 34 du Cours)

Voilà un souhait universel : vouloir être plus heureux, éprouver un profond sentiment de grâce et de félicité.

Pourtant, comme nous l’avons vu lors de notre dernière séance, il arrive souvent que le moindre contretemps provoque en nous un sentiment d’agacement, le moindre regard hostile une réaction désobligeante.

Il nous arrive même d’être conscient de nos réactions excessives ou incontrôlées sans pouvoir nous empêcher de continuer sur notre lancée. 

Où sont alors passées nos bonnes intentions? Qu’est devenu notre désir profond de connaître la paix de Dieu?

Quel est cet « élastique » qui nous renvoie à la tension chaque fois que nous voulons intégrer la paix et la douceur dans notre esprit?

Depuis trois mois, nous travaillons assidûment sur cette instruction de notre guide Jésus dans le Cours:

Les pensées dont il parle, qui s’opposent à cette vérité, sont le manque, la particularité et la culpabilité.

Vous les reconnaîtrez peut-être comme nos piliers 2, 3 et 4 de ce programme? 

Nos pratiques, depuis le mois de février, nous ont permis de progresser avec le pardon et la transformation de ces trois dimensions de la séparation dans notre esprit.

En faisant ces exercices, vous avez sans doute remarqué la rapidité avec laquelle les « mauvaises habitudes » reviennent.
Nous aurons besoin d’en savoir plus sur ce phénomène si nous voulons tirer le meilleur parti de notre engagement avec le Cours. 

Comme nous l’avons vu lors de notre dernière séance, l’attraction à notre contrariété provient de notre attachement à notre soi particulier.

C’est le soi particulier qui fait écran à la paix de Dieu, et ce soi existe dans un état permanent de stress et de conflit

Si nous voulons moins de contrariété, nous devons prendre l’habitude de moins de particularité.

Cela signifie de mettre moins l’accent sur nos souffrances, nos droits, nos besoins, nos croyances et nos jugements.

Cette habitude à notre contrariété, et son attirance pour elle, nous conduisent – à notre insu – à défendre ce soi particulier avec toutes ses perceptions personnelles. 
C’est l’explication pour cet « élastique » qui nous ramène à notre expérience très personnelle du conflit et de la contrariété. 

Nous pouvons maintenant nous inviter à regarder, à ressentir et à gérer différemment ces moments de tension et d’inconfort.
Nous devons cesser d’insister sur notre souffrance quand nous ne nous sentons pas bien, même si cela peut nous sembler paradoxal.

Il ne s’agit pas d’arrêter d’avoir mal (impossible pour le moment)…
Mais il s’agit plutôt de cesser d’insister sur le mal en lui-même. Il s’agit de cesser de justifier que nous avons raison d’avoir mal 
Et de commencer à insister sur la présence de l’amour … même si les événements autour de nous ne semblent pas correspondre à cette perception …

Une tension permanente est là … observons-là. 
Mais ne soyons plus aussi convaincus de sa véracité ni de son importance. 
Elle est peut-être juste le signe d’un point de résistance à franchir.

Mai est le mois de la guérison profonde, pour commencer à nous détourner plus résolument de nos contrariétés et nous tourner tendrement vers la paix présente.  

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Aujourd’hui,… ce matin, ce soir, … nous allons prendre conscience d’une tension, d’un écran de stress dans le fond de notre esprit.

C’est la tension ontologique, i.e. le fait d’avoir choisi pour identité un faux soi séparé qui contredit la vérité de notre Soi uni

Ce mal-être n’a pas de source précise rattachée à un événement particulier … il est juste là, tout le temps, en permanence. 

Et nous y sommes bien plus attachés que ce que nous croyons. 

Ce ne sont pas nos véritables pensées qui alimentent ce sentiment. 
Et l’esprit qui le ressent n’est pas notre véritable esprit. 

Tout est faux.


Et pourtant ça semble tellement réel, et tellement « nous »!

Cette semaine, pour défaire notre résistance à la paix, nous décidons de prendre conscience de cette tension de fond et de commencer à la transformer avec la plus grande tendresse: 


Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Acceptons la plénitude de l’instant présent

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Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Notre fiche pratique pour cette semaine

Notre thème :

Acceptons la plénitude de l’instant présent 

« Cette semaine, je prends de la distance avec mes pensées perturbatrices pour entrer dans l’instant saint. »

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« J’ai parfois l’impression de m’énerver pour rien.
Puis, soudain, tout devient calme. » 

Chère amie, cher ami,

Ne vous arrive-t-il pas parfois de vous rendre compte que vos problèmes ne sont pas toujours aussi graves que ce que vous craigniez?

Et cela se produit parfois lorsque nous nous promenons en forêt ou le long d’une rivière… lorsque nous lisons un magnifique passage du Cours ou lorsque nous passons un moment sincère entre amis ou en famille…

Nous relativisons. Nous prenons du recul. Et le monde semble soudain plus simple, la vie pleine de bonnes choses malgré tout ce qui ne va pas.

C’est une expérience que nous avons tous vécue et que nous pouvons répéter si nous le souhaitons.

En fait, le Cours nous assure et nous promet que ce peut être la manière de vivre à chaque instant … avoir une vie bien moins compliquée.

Selon le Cours, ces moments « d’adoucissement » sont des sorties du temps chronologique, vers l’instant saint.

Dans cet instant précieux, ici et maintenant, nos problèmes disparaissent car ils ne sont plus qu’une série de pensées sur la nature de notre vie.

Les circonstances de notre vie ne sont pas « notre problème »; elles n’ont pas le pouvoir de nous priver de la paix présente.

Ce sont nos pensées, contrariantes et malheureuses, qui nous dérangent. Mais elles ne sont que des interprétations, jamais des vérités, et elles nous communiquent une perception biaisée et déformée de la vie.

Tu peux voir de multiples façons parce que la perception comporte une interprétation, ce qui signifie qu’elle n’est ni entière ni constante.
(T-3.III.2:1-11)

Tu ne peux pas être conscient sans interpréter, car ce que tu perçois est ton interprétation.
(T-11.VI.2:1-6)

La vraie vie, stable et constante, ne se trouve pas en écoutant nos petites pensées, mais en quittant l’esprit qui les pense pour entrer dans un autre, uni au moment présent.

C’est là que nous pouvons relativiser l’importance de nos difficultés et que nous pouvons comprendre tout l’amour et toute la paix que le Saint-Esprit a préservés pour nous.

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je me refugie dans un autre monde, celui de l’instant saint. »

Pour trouver la paix que le Saint-Esprit a préservée pour nous, nous devons apprendre à observer nos pensées, pour nous en éloigner, au lieu de nous confondre totalement avec elles.

Sois soulevé, et regarde-le d’un lieu plus élevé. De là, la perspective sera tout à fait différente. Ici, en plein milieu, il semble très réel. (T-23.IV.5:1-11)

C’est ce qu’on appelle la désidentification ou la défusion d’avec nos pensées.

Cela remet nos pensées, nos sentiments, nos émotions et nos expériences à leur juste place.

Au lieu d’être au centre de notre esprit, au lieu d’être « nous » comme si nous étions ces pensées, ces émotions et ces expériences, elles redeviennent ce qu’elles ont toujours été … juste une activité périphérique de notre esprit, celui de notre petit soi séparé.

Notre vraie vie, celle de notre Soi spirituel et intemporel, continue de nous inviter à nous joindre à la paix de Dieu.

C’est ce qui se produit lorsque nous décidons de cesser de donner de l’importance à nos pensées et de revenir à l’instant saint.

Une expérience de plénitude et de complétude, de paix et de sécurité est en effet possible, même dans les moments difficiles.

Il suffit de revenir au présent et d’oublier le temps, ne serait-ce que pour quelques instants.

Comment y parvenir? 

1) Nous ne fuyons pas nos pensées présentes mais nous les reconnaissons sans crainte.

2) Nous acceptons tranquillement leur présence dans notre esprit au lieu de les juger ou de nous y opposer.

3) Nous prenons conscience que ce ne sont que des pensées, des jugements, des ressentis ou des émotions. Ils ne représentent pas la vérité de notre Soi intemporel, mais seulement une partie de notre petit soi temporel.

4) Nous portons notre attention sur ce qui est immédiatement présent avec nous :

Commence à t’exercer dans l’usage du temps que fait le Saint-Esprit comme aide à l’enseignement vers le bonheur et la paix. Prends l’instant même, maintenant, et imagine que c’est tout le temps qu’il y a. Rien ne peut t’atteindre ici qui vienne du passé, et c’est ici que tu es complètement absous, complètement libre et entièrement sans condamnation. À partir de cet instant saint dans lequel la sainteté est née à nouveau, tu avanceras dans le temps sans crainte et sans sentiment de changement avec le temps.
(T-15.I.9:1-7)

Tout l’amour et la paix de Dieu sont présents en ce moment même, où que nous soyons.

Il n’existe pas de meilleur moment… pensez-y…
Le temp n’améliore en rien l’instant saint : l’amour de Dieu y est toujours totalement présent.

Il nous suffit de mettre de côté nos pensées urgentes ou nos émotions perturbatrices, ne serait-ce que pour quelques instants.

Cela nous permet de réaliser qu’il y a toujours quelque chose de doux, de tendre, d’aimant, de patient et de tranquille, quelque chose de rassurant, avec nous à chaque moment.

Prenons de la distance avec toutes nos pensées de stress ou de manque, de faiblesse ou de honte, de solitude et d’abandon… Mettons-les de côté, observons-les sans les juger, et sans nous juger nous-mêmes.

Alors laissons la mémoire de l’Amour nous revenir … en cet instant saint :

Fais simplement ceci : Sois calme et mets de côté toute pensée de ce que tu es et de ce qu’est Dieu ; tous les concepts que tu as appris au sujet du monde ; toutes les images que tu as de toi-même. Vide ton esprit de tout ce qu’il pense être vrai ou faux, ou bien ou mal, de toute pensée qu’il juge digne, et de toutes les idées dont il a honte. Ne t’accroche à rien. N’apporte avec toi aucune pensée que le passé t’a enseignée, ni aucune croyance que tu as jamais apprise auparavant de quoi que ce soit. Oublie ce monde, oublie ce cours, et viens les mains entièrement vides à ton Dieu.
(Leçon 189.7)

Dans l’instant saint tu reconnais l’idée de l’amour en toi, et tu unis cette idée à l’Esprit qui l’a pensée, et qui ne pouvait pas l’abandonner.
(T-15.VI.5)

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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« Mon bonheur présent est tout ce que je vois »

Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Ces exercices sur le non-profit et l’amitié, c’est bien beau, mais je ressens toujours le manque!
Que puis-je faire? » 

Chère amie, cher ami,

Vous avez raison de nous poser cette question. Nous nous posons souvent la même en écoutant les enseignements de notre cher professeur, Kenneth Wapnick. 🙂

Ce ressenti de manque est si fort!

Et Kenneth nous répondrait probablement :
« Just look at it, and it will diminish and disappear »
(Regarde le simplement, et il diminuera et disparaîtra »)

Ces mots nous rappellent ces phrases du Cours qu’il nous répétait souvent:

La solution à notre dilemme n’est pas si loin! 

Ainsi lorsque nous croisons d’autres personnes qui semblent être heureuses et accomplies… peut-êre davantage que nous… peut-être mieux que nous …
Quand nous pensons à l’avenir ou à notre santé ou à l’état de nos affaires…

Et qu’un vif sentiment de manque, d’insatisfaction ou d’incomplétude nous envahit…

Sans insister à tout regarder « sans opposition ni profit, rempli d’amitié et de gentillesse », nous pouvons prendre du recul et commencer à observer tranquillement cet obstacle dans notre esprit. 

Toute cette amitié que nous voudrions ressentir – et qui nous échappe pourtant! – nous voulons d’abord la ressentir en nous-mêmes, envers nous-mêmes et pour notre difficulté. 🙂

Nous voulons, comme le dit le Cours « regarder, attendre et ne pas (nous) juger ». 

La paix, le bonheur et le réconfort de la complétude ne sont pas si loin…

Nous les trouverons en tournant notre regard vers nous-même, vers notre intérieur, en défocalisant notre attention portée si automatiquement vers l’extérieur. 

Rappelons-nous:
l’ego nous propose une solution extérieure au problème intérieur du manque.

Le Saint-Esprit nous rappelle simplement que la solution à notre problème existe déjà : là où est le problème, dans notre esprit.

Le Cours développe beaucoup cette idée d’un remède déjà présent en nous : 

Mon bonheur présent est tout ce que je vois.  (Leçon 290)

On peut aussi dire « Ma complétude présente est tout ce que je vois. »
Ou encore, selon la leçon 189, « Je sens l’amour (et l’entièreté) de Dieu en moi maintenant ».

« Une fois que… »
Dans ces leçons et dans beaucoup d’autres, l’accent est mis sur « l’instant », sur le « présent », et sur le « maintenant ».

La bonheur que nous cherchons n’est pas dans le futur, « une fois que … » (et vous pouvez vous amuser à compléter la phrase): une fois que j’aurai accompli ce projet, acheté/vendu ma maison, trouvé/quitté ce travail, vaincu cette maladie, que mon collègue sera parti en retraite …

Le sentiment de satisfaction auquel nous aspirons et qui nous a manqué, est un état, non pas du futur, ni d’un souvenir du passé, mais bien du présent, de l’instant et dans le « maintenant ». 

Pour y accéder, il suffit de regarder attentivement notre condition de manque et d’insatisfaction, et nous rappeler que notre esprit contient bien plus que cela.

Il y a là une grande réserve de tranquillité, de force, un sentiment d’abondance dans l’existence telle qu’elle est. 

Nous entrons maintenant dans une nouvelle phase de notre apprentissage
– celle de l’expérience directe. 

Après presque quatre mois d’enseignements, nous pouvons maintenant commencer à accueillir l’expérience définitive que nous recherchons.

La paix et le bonheur sont possibles même face au manque, au stress et à l’insatisfaction
– acceptons les

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PRATIQUE 1 :

« Cette semaine, j’accepte le bonheur présent en même temps que ce sentiment d’insatisfaction. »

Dans un monde parfait, nous accepterions immédiatement les propositions de Jésus dans son Cours et nous ne ressentirions que le bonheur et l’amour de Dieu dans notre esprit – et cela tout le temps. 

En réalité, nous aurions probablement besoin d’un peu plus de temps pour y parvenir. 🙂

Nous pouvons commencer par admettre que, dans certaines situations, adopter un esprit « sans profit et plein d’amitié » risque encore de nous échapper, même s’il reste notre plus cher désir.

Dans ce cas, nous pouvons observer clairement notre difficulté, sans nous juger, et nous proposer gentiment qu’une autre expérience, calme, satisfaisante et sans manque, est néanmoins présente, malgré toutes nos pensées contradictoires.

Nous avons lu plus haut « Mon bonheur présent est tout ce que je vois.  (Leçon 290) ».

Lorsque nous ne parvenons pas à aligner notre pensée sur cette belle idée, nous pouvons la reformuler pour faciliter notre apprentissage: 


Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


Regardons avec générosité

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Comment guérir ce sentiment de manque qui me suit partout? » 

Lors de notre dernière séance, nous avons exploré notre rapport au monde et examiné les deux courants, selon le Cours, qui dominent notre perception:

Les relations d’amour particulières qui disent « Je veux! »

Les relations de haine particulières qui proclament « Je ne veux pas! »

Aussi simpliste que cela puisse sembler, dans la partie la plus primitive de notre ego, nous voyons tout à travers ce filtre extrêmement réducteur: il y a des choses que nous aimons, voulons et prenons; et des choses que nous désapprouvons, ne voulons pas et auxquelles nous nous opposons.

Et nous nous autorisons à prendre ou à rejeter tout ce qui est nécessaire pour accommoder ces deux mouvements, que nous les jugions utiles et profitables ou menaçants et nuisibles à notre bien personnel. 

D’où viennent ces deux stratégies?… d’un profond sentiment de manque, d’un besoin insatiable de confort et de sécurité.

Dans le Cours, nous apprenons que nous n’avons qu’un seul vrai besoin

Mais dans l’illusion d’être séparé de Dieu (de l’Unité parfaite), ce besoin se transforme et devient un appel incessant au confort et à la sécurité.  

Nous programmons donc nos jours en fonction de ces deux impératifs: 
* Réaliser des projets pour accroître notre confort personnel;
* Nous défendre contre les menaces qui pèsent sur notre confort actuel.

Remarque: Il n’est pas « mauvais » de privilégier nos besoins personnels; cela ne doit certainement pas alimenter un sentiment de mal-être ou de culpabilité. 🙂 Regardez cette vidéo  pour vous aider à pardonner vos projets de bonheur particulier.

C’est une habitude, un automatisme de privilégier ce confort personnel; si instinctif que nous ne nous en rendons même plus compte.  
Cela semble être la « normalité » dans notre société : du coup, plus personne ne s’interroge sur une alternative ni même sur l’efficacité de cette façon de faire.

Elle semble si efficace!
Bien sûr, accomplissant nos projets de bonheur, nous pensons avoir écarté l’inconfort et l’insécurité. 

Mais voici ce que l’ego ne nous laisse jamais entrevoir: 

Plus nous nous efforçons d’atteindre notre bonheur particulier,
plus nous renforçons le sentiment de manque.
Plus nous contribuons au problème initial…

Eureka!

Comme nous l’avons vu dans la citation ci-dessus, le ressenti du manque vient du fait d’insister sur notre esprit séparé au détriment de notre appartenance à l’Unité de Dieu.

Je suis « moi » parce que j’ai dit non à mon Soi joint en Dieu. 

Lorsque nous « travaillons » exclusivement à la satisfaction de nos besoins personnels, nous renforçons ce sentiment d’un moi séparé, et de la même manière, le manque, et cela s’intensifie avec le temps.

Nous trouverons toute sorte de raisons pour expliquer l’absence d’une satisfaction profonde (« Je n’ai pas assez fait, il me manque ceci, c’était mieux avant, c’est le gouvernement qui m’empêche… »), et nous continuerons d’insister sur des solutions extérieures: plus de projets, des changements, plus d’améliorations.

Et si trouver un sentiment de satisfaction profonde et de complétude était (beaucoup) plus simple? 🙂

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Notre perception ordinaire trie instinctivement ce qui augmente notre confort particulier et ce qui le diminue.
Nous voulons profiter de certains objets, de certaines personnes ou de certaines situations. 
Et nous préférons nous opposer à d’autres. 

Profit et opposition.
« Soit j’en profite, soit je m’y oppose. »
Telle est la devise de notre ego. 

Ce sont les seuls critères de sélection que l’ego connaisse. 
Nous savons maintenant qu’il n’a peut-être pas entièrement raison!
Et même s’il essaye de nous chuchoter que c’est la meilleure manière d’accroître notre bonheur, nous voyons maintenant plus clairement que lui.

Nous voulons éviter le piège qui consiste à renforcer le manque. 

Pour se faire du bien, il suffit d’inverser ces deux perceptions. 

Nous voulons donc maintenant regarder le monde en supprimant notre opposition et notre désir de profit.

« Cette semaine, j’aimerais apprendre à tout regarder avec un regard sans opposition et sans profit. »

Faites votre propre liste des objets, des personnes et des situations que vous aimeriez ainsi libérer des impératifs très personnels de votre ego, par exemple: 

J’aimerais te voir avec un regard sans opposition ni profit.

Entraînez-vous: 
J’aimerais regarder ma voiture avec …
J’aimerais regarder ma maison …
J’aimerais voir mon travail…
J’aimerais regarder mes collègues…
J’aimerais regarder mon corps…
J’aimerais regarder cette personne bien-aimée…
J’aimerais regarder cette personne que je n’aime pas …
J’aimerais voir la météo…

« J’aimerais tout accepter tel quel,
sans insister sur mes besoins personnels,
sans insister sur ce que j’aime ou n’aime pas,
sans insister pour qu’elle/il soit telle/tel que je voudrais qu’elle/il soit. » 

Allons un peu plus loin encore …

Nous avons vu plus haut que « Le sentiment d’être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger. »  (T-1.VI.2:1-5). 

Puisque « Dieu est Amour » (T -29.I.8:1-7), nous pouvons aussi dire que « Le sentiment d’être séparé de l’Amour est le seul manque que nous ayons réellement besoin de corriger ».  

Comment retrouver ce sentiment d’être à nouveau uni à l’Amour qu’est Dieu? En suivant le conseil de cette belle phrase du Cours: 

Nous regardons chacun comme un frère et nous percevons toutes choses comme douces et bonnes.   
(L-pII.14.3)

En pratiquant ce nouveau regard dépourvu d’intérêt personnel, sans opposition ni profit, nous pouvons aussi étendre la bonté et la gentillesse :

J’offre à cet objet de l’amitié, de la tendresse et de la gentillesse.
J’offre à cette personne de l’amitié, de la tendresse et de la gentillesse

Entraînez-vous: 
J’offre à mon travail de l’amitié de la tendresse et de la gentillesse.
J’offre à mon ordinateur…
J’offre à mon collègue…
J’offre à ce politicien…
J’offre à ce pays étranger…
J’offre à toute ma famille…
J’offre à tout mon voisinage…
Je m’offre à moi-même…
J’offre à toute la famille humaine…

Envers qui et envers quoi puissé-je être gentil aujourd’hui? 

Le manque et la perte proviennent du rejet de notre Soi. 

Nous revenons au Soi et à son état de complétude en arrêtant de mettre l’accent sur les besoins de notre ego particulier et en nous refugiant dans les dons universels de l’amitié et de la gentillesse. 

Le manque disparaît quand nous offrons la paix avec un cœur généreux qui s’intéresse au bonheur de chacun. 

Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


Nous avons pris le temps de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.

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Quatre pratiques pour tout changer

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Comment développer une vision d’ensemble du travail que nous avons accompli depuis le mois de janvier? » 


Au rythme d’une séance par semaine, nous pouvons avoir l’impression d’avoir progressé lentement dans notre étude du Cours.
 
Mais sans forcément nous en rendre compte, nous avons déjà accompli une véritable révolution intérieure !
 
Il est bon, à ce stade, de prendre un peu de recul et de mettre en lumière les grandes orientations de notre pratique depuis ces trois derniers mois.

Janvier – Pilier 1 : La réalité cachée
Vous vous souvenez de notre «grand tableau» ? En l’espace de cinq séances, nous avons voyagé de l’Unité parfaite au monde illusoire de la dualité. Puis nous sommes revenus à l’Unité en transformant notre perception pour voir ce monde obscur par la lumière de notre Esprit juste.

Nous avons vu ensemble une méthode pour prendre conscience des erreurs dans notre esprit. En corrigeant progressivement ces erreurs, en apercevant la nouvelle vérité cachée derrière, nous pouvons défaire notre souhait originel d’être séparé et regagner la conscience de l’Unité présente.  

Février – Pilier 2 : Notre Innocence d’origine
Notre état dans l’Unité de Dieu est un état de parfaite innocence, de sainteté. Pourtant, notre désir de séparation nous a conduits à nous croire dans l’erreur et le péché.

Pour retrouver la conscience claire de notre état originel, nous devons retraverser toutes ces pensées de faute et les corriger en laissant place à la vérité : «notre impeccabilité est garantie par Dieu» (leçon 93).

Pour chaque situation difficile, nous avons essayé de déceler la culpabilité cachée et essayé d’accepter à sa place un sentiment de pureté et d’innocence. 

Mars – Pilier 3 : L’Universalité pour trouver l’unité en chacun 
Si notre objectif est de retrouver notre innocence originelle, nous devons inclure chaque personne dans cette démarche. Pourquoi ? Parce que du fait d’être tous Unis (Un), cette innocence appartient également à chaque esprit. Chaque esprit … sans exception ! 🙂

Nous sommes toujours une unité, malgré l’apparition de huit milliards de personnes distinctes, Un dans l’esprit juste, et Un aussi dans l’esprit faux, « pour le meilleur et pour le pire! 😉 Cela signifie que chaque faute dont nous accusons les autres trouve son reflet exact dans nos propres esprits. Pour tenter de contredire cette unité, nous avons jugé les fautes des autres plus importantes que les nôtres.

À ce stade, nous cherchons donc à voir l’universalité de nos erreurs afin d’en révéler l’unité. Aussi désagréable que cela puisse sembler, nous sommes tous pareils. Lorsque nous cessons de diviser l’unité par nos jugements et nos ressentiments, la sagesse de notre Esprit juste commence à éclairer notre conscience. Nous nous ouvrons alors à la possibilité qu’il existe, au-delà de toutes les apparences, un esprit splendide, celui du Christ universel.  

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Pratique 1 : Trouver la contrariété universelle (la séparation)
« Nous sommes tous gênés par le même problème »

Profitons de notre pause pour pratiquer et chercher la gêne originelle qui hante l’esprit de chacun dans toute situation stressante. Qu’il s’agisse d’un collègue de travail, d’un parent, d’un enfant ou d’un partenaire de vie… qu’il s’agisse d’hommes politiques, de victimes, de bourreaux… essayons de comprendre la douleur profonde en chacun, celle de se croire un corps exilé dans un monde hostile et injuste.

« Qu’est-ce qui gêne vraiment cette personne?
C’est le fait qu’elle pense être un corps séparé de l’Unité! »


 A partir de là, nous pouvons plus facilement observer la solution à tout problème: nous souvenir de la Réalité cachée. L’Amour de Dieu et l’Eternité du Ciel embrassent chaque personne, chaque scène de vie, même celle-ci. Et nous nous dirons:

« Nous sommes en sécurité ici, l’Unité du Ciel est encore intacte et Dieu nous aime profondément. »


Pratique 2 : Trouver l’innocence originelle en chacun
« Nous portons tous en nous un don exceptionnel. »

Malgré la méchanceté apparente de certaines personnes, il y a en elles, comme en chacun, un esprit pur et parfait. Même si cette vision reste inatteignable pour le moment, notre perception s’étant figée sur leurs erreurs, nous pouvons néanmoins nous dire:

« Ce n’est pas tout ce qu’il y a en eux. Il existe aussi autre chose. »

Et ce quelque chose d’autre en eux, c’est la pureté et l’innocence, tout comme en nous. 



Pratique 3 : Trouver l’identité universelle au-delà des différences
« Nous partageons tous la même bonté mais aussi la même méchanceté »

Il n’y a rien de plus automatique que d’insister – même légèrement – sur l’aspect désagréable de quelqu’un. Sans en avoir l’air, il y a, dans ces paroles qui se veulent anodines, le même coup de sabre qui a fait éclater l’Unité de Dieu en des milliards de fragments séparés.

Et c’est justement cette parole « anodine » qu’il faut commencer à changer. Nous ressemblons bien plus que nous le pensons aux personnes que nous critiquons.
Cette semaine, questionnons nos pensées et suggérons-nous: 

« Je ressemble beaucoup plus à cette personne que je ne le pense. Je ne me rends pas service en insistant sur les différences entre nous. Cela me ferait le plus grand bien de savoir que nous sommes fondamentalement les mêmes. Cela m’aiderait à trouver ma Famille dans le Christ. »  



Pratique 4 : Trouver le Christ universel
« Nous restons tous unis à Dieu »


Au-delà de toute faute, de toute différence et de toute douleur, au-delà de toute pénurie, de toute injustice et de tout conflit, une présence immuable, forte et calme est là. Nous ne sommes pas ces corps et ce monde n’est pas notre vraie maison. Nous ne sommes chez nous que dans le Christ, l’extension de l’Unité parfaite de Dieu.
Faisons un effort sincère cette semaine pour surmonter toute pensée de fausse identité et nous reposer dans cette calme vérité:

« Je vois cette personne et je sais qu’au plus profond de son esprit, il y a une lumière brillante qui est le Christ. Je laisse de côté mes petites pensées, mes jugements et mes émotions. Je m’ouvre à la douce mémoire de notre réalité commune, le splendide Enfant du Ciel. »



Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


Nous avons pris le temps de rédiger cet article grâce au soutien de nos contributeurs.

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Voir des appels à l’amour partout


Si ce sujet vous intéresse,
vous pouvez profiter de l’enregistrement du stage:

Un pas de plus vers l’Eternité : 
les quatre identités
Retraite à Figeac en 2018

mp3 de 12 heures
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Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Comment puis-je trouver le Fils de Dieu dans la personne qui se trouve en face de moi. Je ne vois que son ego!  » 


Dans le Cours, nous sommes encouragés à voir le Christ en l’autre et à pardonner son ego.

Le principe est simple, mais le processus est tout sauf facile.

Voici une méthode qui pourrait nous aider à dépasser notre perception habituelle des autres en « grimpant l’échelle » des différents aspects du soi: 

Aspect 1) Notre charmeur
Nous commençons à changer notre perception en observant la « face d’innocence » en l’autre (chapitre 31, section 5). 

C’est l’apparence ou la personnalité que nous adoptons tous pour présenter notre soi en société.

C’est surtout l’aspect que nous utilisons pour satisfaire nos besoins, en nous présentant de manière aimable et méritante pour que les autres fassent ce que nous leur demandons.

C’est notre aspect « charmeur » et il n’est pas aussi bienveillant qu’il en a l’air.

Car sous ses airs bien sympathiques, il cache son vrai jeu, celui de l’ego qui souhaite maintenir sa particularité et satisfaire ses besoins au détriment de ceux des autres.

Aspect 2) Notre « voyou » intérieur 🙂
Le Cours nous enseigne que l’ego n’est pas notre ami, et il n’est pas non plus un ami pour les autres. C’est la partie de notre esprit qui nous fait croire que nous sommes la « demeure du mal, des ténèbres et du péché », aussi répugnant qu’un « serpent venimeux ». (Leçon 93.1) 

Lorsque nous pensons que quelqu’un nous contrarie, c’est souvent cet aspect de son identité qui nous saute aux yeux. Nous avons parfois du mal à nous décrocher des fautes commises par les autres et du tort dont nous pensons avoir été victimes, et nous les ressassons parfois jusqu’à ce que la vie nous paraisse insupportable.

Bien souvent, nous n’arrivons pas à voir au-delà de cet aspect de l’autre car cela nous arrange!! Cela arrange beaucoup notre ego: nous pensons ainsi pouvoir maintenir notre particularité, tout en nous débarrassant de notre culpabilité, que nous pensons maintenant voir en l’autre.

Si nous sommes perturbés, si la paix de Dieu n’est plus avec nous, il nous semble donc tout à fait logique et justifié de penser que c’est à cause de l’autre et non pas parce que nous avons refusé l’aide et l’amour de Jésus. 

En tant qu’étudiants du Cours, nous voulons pouvoir dépasser cette expérience et reconnaître la véritable identité de l’autre en tant qu’Enfant de Dieu. Alors, allons-y…

Aspect 3) Notre esprit-décideur (lisez la leçon 166)
L’enseignement de Kenneth Wapnick se concentre sur cette étape de notre apprentissage: identifier clairement l’esprit-décideur, en vous et chez l’autre personne. Ceci est la partie de son esprit qui fait le choix malheureux de la séparation:

Il ne se rend pas compte que c’est ici qu’il est certes apeuré, et sans demeure aussi ; un paria errant si loin de chez lui, si longtemps parti, qu’il ne se rend pas compte qu’il a oublié d’où il est venu, où il va et même qui il est réellement.

Or est-il vraiment tragique, quand tu vois qu’il suit la voie qu’il a choisie, et qu’il aurait seulement besoin de se rendre compte de Qui fait route avec lui et d’ouvrir ses trésors pour être libre ? … Voilà le soi que tu as choisi, celui que tu as fait pour remplacer la réalité. 
(Leçon 166.6 et 7)

Cette leçon nous éclaire vraiment sur le fait que l’expérience que nous faisons d’être tristes et apeurés est un choix.

Si seulement nous pouvions voir le soi malheureux en l’autre, perdu et confus dans le rêve de séparation, cela ouvrirait nos cœurs et nous préparerait à reconnaître sa véritable Identité:

Aspect 4) Le Christ en nous
Le soi chez l’autre est triste parce qu’il fait le mauvais choix pour l’ego et contre le Christ en lui. Voir cette dynamique du mauvais choix nous ouvre à la présence du Christ en l’autre.

L’autre choisit contre le Christ (tout comme j’ai choisi contre le Christ) … il s’agit donc simplement de voir clairement de quoi l’autre a peur (de la même manière, de quoi ai-je peur lorsque je choisis contre le Christ en moi). 

Le Christ est là en lui, comme en moi-même, resplendissant de tranquillité et d’innocence.

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PRATIQUE :

« Cette semaine, je me servirai des attaques apparentes pour me souvenir de l’amour présent. »

Notre plus grand besoin aujourd’hui est de retrouver notre identité universelle, celle qui est partagée par tous, celle qui nous relie et nous rappelle l’Unité de Dieu dont nous sommes l’extension.

Cette identité est composée de quatre aspects distincts: 
Notre face apparente, notre ego destructeur, notre esprit décideur, notre esprit en Christ. 

La manière la plus efficace de retrouver notre identité universelle est donc d’amener notre attention de la perception de l’ego de l’autre (tout ce qui nous pousse à le juger) vers la réalité de son esprit-décideur apeuré et malheureux. A partir de là, il est facile d’entre-apercevoir le Christ en lui. 

Kenneth Wapnick a souvent présenté ce passage du Cours dans cette optique. 
Comme Jésus le suggère ici, nous pouvons voir les expressions de peur et d’attaque comme des appels à l’aide et à l’amour:

Considère alors comment l’interprétation que donne le Saint-Esprit des motifs d’autrui te servira bien. En t’enseignant à n’accepter que les pensées aimantes en autrui et à considérer tout le reste comme un appel à l’aide, Il t’a enseigné que la peur même est un appel à l’aide. Voilà ce que reconnaître la peur signifie réellement. Si tu ne la protèges pas, Il la réinterprétera.

C’est le suprême avantage d’apprendre à percevoir l’attaque comme un appel à l’amour. Nous avons déjà appris que la peur et l’attaque sont inévitablement associées. S’il n’y a que l’attaque qui produise la peur, et si tu vois l’attaque comme l’appel à l’aide qu’elle est, l’irréalité de la peur doit commencer à se faire jour en toi.

Car la peur (l’attaque) est un appel à l’amour, ce qui était nié étant reconnu inconsciemment.   (T-12.I.8:1-13)

Face à toutes les expressions de haine, nous pouvons constater la peur de l’amour.

Nous pouvons basculer notre attention de l’ego, qui nous parle d’attaque, vers l’esprit-décideur qui nous supplie de nous souvenir de la paix, de l’innocence, de la sécurité et de l’amour, pour ainsi pouvoir mieux la rappeler aux autres.

Chaque épisode de peur, d’attaque, de jugements … peut nous aider à recentrer notre attention sur l’amour présent plutôt que sur la haine apparente.

Les leçons avec Jean Dupont
Voyons comment cela fonctionne:

Jean Dupont, notre voisin de quartier, insiste pour tondre la pelouse le soir en rentrant du travail, au moment où nous voulons profiter d’un moment de calme dans le jardin en famille. Il le fait régulièrement et nous avons échangé plusieurs fois nos opinions à ce sujet sans qu’il ne change d’avis. Notre humeur se dégrade, nous refoulons notre colère ou la laissons s’exprimer dans des échanges de plus en plus vifs ou nous réfléchissons à la manière de nous venger.

Et puis nous tombons sur sa femme qui fait ses courses et qui nous explique que son mari est obsédé par l’état de son jardin. Elle-même est exaspérée, mais il n’y a rien à faire. Il n’y peut rien, la pelouse doit être parfaite, et les week-ends sont trop occupés par les autres activités familiales.

Enfin, nous comprenons ! Jeannot souffre d’un terrible choix de séparation, il se prend pour un « serpent venimeux » et doit à tout prix prouver sa perfection et sa propreté. Ce n’est pas l’état du jardin qui l’obsède, mais l’état de son propre esprit. Chaque jour, il se lève et souffre d’être exilé de sa Maison et exclu de l’amour de son Père. Comment pouvons-nous l’aider ?

Tout ce que nous avons à faire est de lui communiquer, à travers nos yeux, que nous comprenons son malheur parce que c’est le nôtre, et qu’il est aimé et profondément apprécié, malgré ce sentiment d’imperfection et de malpropreté.
 
Nous vous invitons à trouver des moyens créatifs d’intégrer cette nouvelle perception dans vos scènes quotidiennes 🙂

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Cette semaine, encourageons-nous à pratiquer cette observation pour orienter différemment notre perception, au moins une fois par jour. Ecoutons nos appels à l’aide respectifs!

Constatons une manifestation ou une expérience d’agressivité ou d’égoïsme et concentrons notre attention sur l’esprit confus et effrayé – en nous ou chez l’autre personne, ou chez les 2! ; ) – sur cet esprit qui mène à dire ou faire des choses disproportionnées ou inconsidérées. 

Depuis ce point d’observation, calme et sans jugement, nous trouverons facilement notre chemin vers le Christ, en Nous et en l’Autre. 

Le Christ Se tient devant toi, chaque fois que tu regardes ton frère. 
(T-25.V.2:1-11)

 Sois désireux, donc, de voir ton frère sans péché, afin que le Christ s’élève devant ta vision et te donne la joie. 
(T-20.VIII.3:1-6)

Chaque frère que tu rencontres aujourd’hui te fournit une autre chance de laisser la vision du Christ luire sur toi et t’offrir la paix de Dieu.  
(leçon 158)

Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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Au-delà des différences

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

Vous avez peut-être souligné cette belle phrase dans le chapitre 5 du Cours: 

Celle-ci, comme tant d’autres aussi inspirantes, nous donne envie d’éprouver cette joie de l’unité. 

Mais, comme pour d’autres belles idées du Cours, il ne suffit pas de répéter la phrase pour en faire l’expérience, il faut travailler avec l’idée et surtout enlever les obstacles dans notre esprit.

En occurrence, par rapport à cette vision de l’unité, les obstacles à lever sont les différences-mêmes qui semblent nous séparer des autres personnes. 

« Nous sommes tous uniques,
chacun est unique à sa manière. »

Nous entendons très souvent cette idée dans les domaines du bien-être, de la psychologie ou de la spiritualité. 

Un cours en miracles enseigne une réalité radicalement différente sur notre véritable nature: nous formons une unité indivise et identique. 

Il est tout à fait vrai que nous sommes tous très différents au niveau des corps, des paroles et des actes. 

Mais, selon le Cours, il ne s’agit que de différences superficielles et insignifiantes qui ne servent que les buts de notre esprit séparé (l’ego), et de ses besoins de reconnaissance et de valorisation. 

A un niveau plus profond, le contenu – c’est-à-dire la motivation profonde derrière nos actes et nos paroles – est toujours partagé par tout le monde. 

L’exercice que nous avons fait lors de notre dernière séance nous a donné l’occasion de creuser sous les apparences de nos différences, pour trouver ce qu’il y a de commun en chacun de nous. 

Comment pouvons-nous retrouver ce niveau de similitude avec les autres?
 
Voici quelques cas de figures qui peuvent nous aider. 

Par exemple: 
Le voisin qui fait trop de bruit et ne pense pas aux autres
Le client qui perd patience et insulte la caissière pour sa lenteur
Le collègue de travail qui manipule les autres pour prendre leur place
Le politicien qui se glorifie et méprise les autres
L’adolescent autodestructeur qui se drogue et n’écoute pas ses ainés…

Nous ne nous comportons pas comme ces personnes, n’est-ce pas ?
Strictement parlant, non. 
Mais lorsque nous nous penchons sur leur comportement pour découvrir ce qui motive leurs actes et leurs paroles, nous dévoilons alors des courants d’esprit qui nous semblent très familiers. 

Le voisin bruyant: n’est-il pas obsédé par le besoin de se divertir, peut-être pour oublier un état douloureux ou bien l’ennui de ce monde de séparation? 
Et nous, n’avons-nous jamais voulu faire passer nos propres besoins avant ceux des autres, même quitte à leur rendre la vie un peu plus difficile, pour échapper à la routine ou à l’inconfort?

Le client impatient: ne nous est-il jamais arrivé de vouloir que quelqu’un aille plus vite? Pourquoi? Parce que nous pensons avoir des choses urgentes à faire pour être « efficace » ou satisfait, alors que le Cours nous rappelle que le vrai bonheur est toujours présent où que nous soyons. Et n’avons-nous pas manqué de gentillesse à l’égard de quelqu’un en lui lançant un mot piquant ou en nous moquant de lui, soi-disant gentiment? 

Le collègue manipulateur: il vous est sûrement arrivé d’influencer les autres pour les inciter à réaliser un projet qui vous était cher, ne serait-ce qu’une sortie, en ville, à la campagne ou au cinéma pour le weekend… Et ce au détriment du projet cher à quelqu’un d’autre. C’est un niveau d’intensité plus « léger », mais c’est toujours la même pulsion. 

Le politicien qui se glorifie et méprise: nous avons sûrement tous eu nos moments où nous nous sommes vus meilleurs que les autres … et nous avons aimé ça en plus! En d’autres termes, cela nous a réconfortés de savoir que les autres étaient moins bons que nous car cela nous a permis, momentanément, de chasser un sentiment de mal-être ou d’indignité. Soyons clairs, c’est du mépris, moins flagrant mais tout aussi réel que celui du politicien. 😦

L’ado autodestructeur: il fait des mauvais choix, entrainé par un besoin de fuite et poussé par une haine de soi ou des autres. N’avons-nous pas fait exactement la même chose? Notre décision de quitter l’Unité du Ciel était sûrement un très mauvais choix, entrainé par un besoin d’échapper au courroux du Dieu vengeur et poussé par notre culpabilité ontologique. Nous sommes assurément aussi perdus et confus que lui. Et tout aussi dépendant de notre drogue de particularité, le « shoot de moi ». 

Vous n’aimez pas cet exercice ?
Bien sûr que non !
Qui aime savoir qu’il est comme ceux qu’il critique et attaque?
C’est à dire avec qui il partage la même motivation, la même pulsion et le même besoin? 

Nous n’aimons certainement pas savoir que nous pouvons être aussi manipulateurs, égoïstes, bornés, agressifs, inconscients et méchants que les autres. 😉
 
Aussi désagréable que cela soit, cet exercice peut nous libérer de nos obstacles et nous ouvrir à une réalité beaucoup plus sereine: 

Donc ne craignons pas de trouver tous nos points de similitude avec les autres. Cherchons-les activement pour mieux les transformer… 

Vous trouvez encore quelques exceptions? 
Alors il est possible que vous n’ayez pas assez « gratté » … ou que vous ayez encore besoin de voir une différence entre vous et l’autre, pour éviter l’effacement de votre particularité. 

Pour éviter cela, nous insistons sur les différences qui semblent irréfutables et nous nous indignons quand quelqu’un suggère un point de ressemblance avec ceux que nous n’aimons pas.

Mais si nous persistons dans cette pratique, nous gagnerons une paix, une joie et un sentiment d’innocence et de liberté extraordinaires. Nous enlèverons la séparation de notre esprit et la remplacerons par l’amour de Dieu.  

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Si nous voulons vraiment progresser dans notre pratique d’Un cours en miracles, il nous faut nous révéler les différences sur lesquelles nous insistons (par le jugement, par nos émotions ou nos réactions).

Derrière ces différences apparentes, il existe de vrais points de similitudes.
Plus encore, nous partageons exactement le même esprit, celui de l’ego universel, avec tout le monde, même les personnes que nous considérons différentes de nous: les mêmes motivations, les mêmes pulsions et les mêmes besoins. 

Si nous voulons nous souvenir de l’unité de Dieu, nous devons apprendre à accueillir chacun comme un frère et un égal, en accordant toute notre attention à ce qui nous relie.

Cette semaine, nous pouvons faire un effort sincère pour observer nos pensées, celles qui différencient et séparent et percer le mensonge pour trouver le point de similitude entre nous et l’autre personne. 


Cette semaine, faisons le vœu de ne plus utiliser la perception des différences pour briser la réalité de l’unité que nous partageons. 


Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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TRANSFORMER TOUTE CONTRARIETE

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Lorsque quelqu’un me contrarie, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose d’injuste dans ma façon de réagir. Comment puis-je être plus en phase avec ma paix intérieure? » 


Sur un plan personnel,
la grimace sombre d’un proche, une mauvaise blague à notre sujet, la remarque désobligeante d’un ami…

Et au niveau national et international,
les injustices et les violences sociales, les bombardement d’innocents, la famine…

Tous ces événements, petits ou grands, peuvent nous déstabiliser et nous causer beaucoup d’inconfort, une profonde contrariété, ou un grand désarroi. 

Qu’ont-ils tous en commun?
Vous serez peut-être tentés de répondre: « Ils jouent tous sur la vulnérabilité, la nôtre ou celle des autres. » Et vous penserez sans doute même que vous aurez raison de vous défendre et d’exprimer votre souffrance.  

Le Cours lui nous donnera une toute autre réponse : 

Tous ces événements nous affectent à cause du choix que nous avons fait de nous éloigner d’une source intérieure de force et d’amour, et d’avoir accepté une condition de vulnérabilité. 
Et ces événements affectent de la même manière d’autres personnes qui ont elles aussi choisi inconsciemment de s’éloigner de leur Source. 

NB : il sera inapproprié et même cruel de suggérer à quelqu’un qui souffre : « C’est juste ton choix de séparation qui te fait mal! »
La souffrance dans ce monde est complètement compréhensible et justifiable, étant donné le système de pensée dans lequel elle se produit. Il faut comprendre la souffrance des autres au niveau où elle se manifeste.

La souffrance sous la douleur
Mais si nous, étudiants engagés d‘Un cours en miracles, souhaitons maintenant progresser vers notre objectif de paix, alors nous devons porter un regard très incisif et très clair sur la souffrance qui se cache sous notre contrariété et notre désarroi. Car c’est là la clé de la compréhension du miracle et de la guérison définitive de notre perception. 

Notre mal-être n’est jamais ce qu’il prétend être 
Nous avons mal à cause d’un état de faiblesse :
Que nous provoquons,
Que nous entretenons,
Que nous dissimulons, et 
Que nous projetons. 

Si tu reconnais en outre que tu fais partie de Dieu, tu comprendras pourquoi tu t’attaques toujours toi-même en premier [quand tu te sépares de Lui].   (T-10.II.4:1-5)

Plus nous pourrons voir et sentir cette dynamique dans notre esprit, plus nous pourrons l’arrêter, mieux nous guérirons nos relations avec les autres. 

Nous ne pourrons pas surmonter notre ressenti d’injustice et la contrariété qui va avec, tant que nous n’aurons pas compris ce que nous nous faisons à nous-mêmes pour nous rendre fragiles et vulnérables; c’est à dire, comment nous nous attaquons, comment nous nous rendons faibles, sensibles, susceptibles et réactifs, facilement déstabilisables et contrariés.

Les autres nous révèlent ce que nous nous sommes faits, à nous-mêmes
Nous ne pourrons pas guérir nos relations avec les autres et leur pardonner d’anciennes blessures tant que nous n’aurons pas fermement ancrer cette nouvelle conscience dans notre esprit. 
Car tous nos ressentiments trouvent leur origine dans la pensée qui commence par « Vous m’avez fait ça! » ou « Vous leur avez fait ça! ».
 
Et le Cours nous enseigne que les autres n’ont fait que révéler une condition de grande faiblesse qui était déjà présente dans notre esprit : notre attaque contre notre Soi.

Le pardon reconnaît que ce que tu pensais que ton frère t’avait fait ne s’est pas produit. Il ne pardonne pas les péchés pour les rendre réels. Il voit qu’il n’y a pas eu de péché. Et dans cette façon de voir, tous tes péchés sont pardonnés. Qu’est-ce que le péché, sauf une idée fausse sur le Fils de Dieu? Le pardon voit simplement sa fausseté, et par conséquent en lâche prise. (L-pII.1.1:1-7)

Si nous pouvons voir que nous refusons la force et l’innocence innées de notre Soi, nous verrons instantanément que les autres n’ont pas tout le pouvoir que nous leur avons attribué.
 
Le pardon, le lâcher prise de nos jugements et de nos blessures, sera une évidence dès lors que nous accepterons la présence de notre Soi aimant dans notre esprit. 

Puis, en regardant autour de nous, nous comprendrons facilement la profonde douleur des autres qui, comme nous, ont totalement oublié et refusé la présence de leur Soi et de Dieu dans leur esprit. 

Frère, la guerre contre toi-même est presque terminée. La fin du voyage est à l’endroit de la paix. Ne voudrais-tu pas maintenant accepter la paix à toi offerte ici ? Cet « ennemi » que tu combattais en tant qu' »intrus » dans ta paix est ici transformé, sous tes yeux, en donneur de ta paix. Ton « ennemi » était Dieu Lui-même, à Qui tout conflit, triomphe et attaque de toute sorte sont tous inconnus.
Il t’aime parfaitement, complètement et éternellement.  (T-23.I.4:1-9)

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PRATIQUE :

Pratique 1 – « En amont »
« Cette semaine, je remarque les deux niveaux de contrariété: humaine et métaphysique. » 

La vie nous donne multiples occasions de nous sentir déséquilibrés, légèrement ou lourdement bousculés hors de notre centre de calme. En tant qu’étudiants du Cours, dès qu’une contrariété apparaît, nous essayons de nous réaligner, aussi rapidement que possible, avec notre intention de paix intérieure.

Puis nous reconnaissons ce qui semble être la cause extérieure de notre perturbation: des événements, des paroles et les actes irréfléchis de certaines personnes, les manquements et les absences d’autres personnes. Ce sont les « causes humaines » de notre perturbation, et, à ce niveau, nous sommes totalement impuissants.

L’humain est imparfait, il ne sera jamais à la hauteur de toutes les attentes de notre petit soi exigeant, sensible et critique. Nous pouvons juger, corriger, râler, résister et bouder autant que nous le voulons, mais nous ne changerons pas les autres.

Mais nous pouvons prendre du recul et observer très attentivement qu’en amont de notre contrariété, nous ne ressentions pas la grande force de notre Soi intemporel. L’absence de cette force, mais aussi de la paix et de la confiance en notre Soi, sont le signe que nous avons accepté l’identité diminuée de notre ego. C’est aussi le signe d’une grande souffrance métaphysique (ou ontologique).

C’est ce niveau de douleur qui nous intéresse tout particulièrement, car c’est à ce niveau que nous pouvons reprendre la maîtrise de notre expérience. Reconnaître cette souffrance originelle permet de la questionner, puis de trouver la solution immédiate: revenir rapidement à la présence de notre Soi intemporel. 

Question:

« Suis-je perturbé parce que les autres n’ont pas fait ce que j’attendais d’eux, ou parce que je me suis coupé de la force de mon Soi intemporel? »

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Pratique 2 – « Tout comme moi! »
« Cette semaine, je remarque que les autres sont exactement comme moi: ils souffrent de la douleur métaphysique d’être exilés de leur Source »

Dans la première pratique, je remarque l’absence de la Paix de Dieu dans mon esprit. 
Dans cette deuxième pratique, je constate l’absence de la Paix de Dieu dans l’esprit de toutes les personnes qui me déçoivent.

La conclusion est maintenant évidente:
Nous sommes tous pareils. 

C’est cette puissante prise de conscience qui constitue le troisième pilier de notre Esprit juste: la vision universelle.

La vision du Christ a une seule loi. … Elle ne voit pas de séparation. Et elle regarde chacun, chaque circonstance, tous les événements et tout ce qui arrive, sans le moindre affaiblissement de la lumière qu’elle voit.
Leçon 158.11  

 
Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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Ouverture et accueil

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

Avez-vous déjà sous-estimé ou surestimé quelqu’un?

Vous pensiez avoir bien cerné la personne, puis celle-ci vous a surpris de manière positive ou négative.
Cela a pu vous faire du bien ou du mal, tout comme aussi vous faire douter de votre propre perception.
Comment avons-nous pu nous tromper ?…

Un cours en miracles aborde ce sujet en profondeur et nous apprend que notre façon de voir est loin d’être juste ou neutre.

Le cours nous apprend que nous ne connaissons même pas nos véritables pensées!
Oui, nous pouvons nous tromper à ce point. 🙂 

Ce que nous pensons être une perception est en fait une projection. Nous ne voyons à l’extérieur que ce qui correspond à nos convictions les plus profondes. Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est vraiment.

Pour commencer à regarder avec la vision de l’Esprit juste, nous devons d’abord nous familiariser avec nos pensées cachées.

Ce sont ces pensées qui déterminent ce que nous voyons et interprétons des scènes qui se déroulent devant nous.

Mais tout effort pour dévoiler ces pensées se heurte à deux obstacles: 

1) Nous pensons toujours être trop « occupés » pour nous poser et observer réellement ce que nous pensons, croyons et ressentons. Et même si nous parvenions à nous poser et à regarder, même très brièvement:

2) Nous n’aurions aucune véritable envie de savoir ce que nous pensons!

En effet, l’ego (la partie de notre esprit qui contient notre souhait de séparation) ferait tout pour nous empêcher de regarder à l’intérieur, pour nous empêcher de défaire les erreurs dans notre esprit et découvrir notre Identité pure dans l’Esprit Juste. 

Il faut donc d’abord franchir la barrière de l’oubli et du déni : pour cela, il faut s’arrêter à plusieurs reprises dans la journée pour regarder le contenu de notre esprit.

C’est simple mais il faut prendre le temps de le faire! Or, tout nous dit à l’intérieur : « ne t’arrête pas, ne regarde pas »! 

Si nous parvenons à franchir cet obstacle, nous pouvons en rencontrer un deuxième ! ; ) Car ce que nous voyons là est fort désagréable!
Nous risquons alors de buter sur la barrière de la peur et de la haine

Or Jésus nous dit clairement :
N’aie pas peur de regarder au-dedans. (T-13.IX.8)

Cette semaine, pratiquons pour ouvrir notre esprit à la vision claire de notre Soi et apprendre à lui faire confiance. C’est elle qui nous guidera tendrement pour connaître le véritable contenu de notre esprit. C’est ainsi que nous pourrons accueillir notre Esprit juste et sa vision universelle pleine de bonté et d’innocence.

Notre innocence, c’était notre sujet en février.
Accepter notre innocence nous a donné le courage d’affronter notre croyance en notre culpabilité. 

En mars, nous apprendrons à voir l’universalité de cette innocence et à la reconnaître en chacun.

Cela nous demande d’abord de faire de la place pour accueillir cette nouvelle perception, en mettant de côté nos fausses idées pour laisser entrer les idées justes et bonnes.    

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PRATIQUE

« Cette semaine, je fais de la place dans mon esprit en observant mes automatismes de pensée. »

Il n’y a rien de plus facile que de « penser que l’on sait ».

Comme vous le savez déjà, cette attitude ne nous mène pas très loin et certainement pas vers notre Esprit juste. 🙂 

Cette semaine, nous prendrons notre courage à deux mains et déciderons de lever le voile sur nos pensées les plus cachées et les plus dérangeantes.
 
Examinons donc attentivement notre esprit cette semaine.

« Soyons très calmes en faisant cela », comme nous le dit notre grand frère Jésus dans ce passage rassurant:

Il n’y a vraiment rien à craindre à regarder en nous pour découvrir le fond de nos pensées. Comme le dit Jésus, elles ne sont que des illusions, appartenant à l’ego.
 
Trouvons une distance critique avec nos pensées
Réconfortons-nous à l’idée qu’elles ne sont que des idées de l’ego, et que nous ne sommes pas l’ego. Ce n’est que lorsque nous nous confondons avec l’ego que nos idées noires peuvent nous déranger.
 
Mais nous ne sommes pas l’ego; ce ne sont que des pensées.
Ce n’est pas « nous » que nous regardons, mais les idées qui circulent dans notre esprit – des idées qui ne nous appartiennent même pas !
 

Il est essentiel que nous apprenions à faire la distinction entre ce que nous sommes et ce que nous pensons. Dans le langage technique de la psychologie, cela s’appelle la « défusion cognitive », une pratique au coeur d’Un cours en miracles.
 
Exercice: Notons chaque jour au moins trois pensées ou jugements que nous avons eus et qui nous dérangent, en notant pour chacun d’eux:  

 Ensuite, répétons les paroles de Jésus :

 Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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Comprendre notre peur de l’Amour

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Je comprends mieux que je résiste à l’innocence, mais je ne me vois toujours pas l’accepter. J’ai l’impression de la vouloir, mais je reconnais que je la repousse en même temps. » 


Vous arrive-t-il encore de penser que ce sont les autres qui posent problème?

Hé bien, vous n’êtes pas le(la) seul(e)!

Nous sommes quelque huit milliards sur Terre à ressentir la même chose. 🙂

Cela ne veut pas dire que la perception est juste
Simplement qu’elle est très répandue et qu’elle fait partie intégrante de cette illusion. 

Et pour cause! 

Se voir comme des êtres humains séparés de notre Source en Dieu nous remplit d’un mal-être insupportable. 
Au lieu de l’assumer et de le guérir en nous tournant vers notre Source pour retourner dans l’Unité, nous préférons le déguiser en projetant la faute sur les autres.

C’est tellement plus simple! 
Nous continuons à vouloir croire que nous pouvons garder notre individualité ET nous débarrasser de cette fâcheuse culpabilité. 
Ce n’est pas notre faute, c’est toujours celle des autres! 

Nous savons pourtant que quelque chose « cloche » dans cette logique. 
Nous savons que nous ne pourrons jamais nous convaincre à 100% et avoir raison, et nous ne pourrons jamais être vraiment heureux de cette manière. 

Nous sommes sensibles aux paroles de Jésus lorsqu’il dit: 
« Tu n’es jamais contrarié pour la raison à laquelle tu penses. »

Nous voulons le croire quand il dit qu’il connaît la véritable raison de notre contrariété: 
à savoir, que nous refusons toujours de quitter l’esprit de notre petit soi pour entrer dans celui de notre magnifique Esprit juste. 

Nous arrivons aux termes du deuxième pilier de notre programme, celui sur l’Innocence.
Nous avons passé un mois à étudier et à pratiquer les exercices pour accepter un état de perfection dans notre esprit.
Nous comprenons mieux désormais notre résistance à opérer ce basculement vers notre Esprit juste – nous sommes encore trop attachés à l’histoire de notre petit soi, à ses besoins, à ses sensibilités et à ses blessures.

Cette semaine, nous deviendrons davantage conscients de la forme que prend notre négation du Christ en nous.

Cela nous aidera considérablement à nous motiver pour accepter la guérison : i.e. pardonner nos erreurs, ainsi que celles des autres; ce sera notre sujet pour le mois prochain.  

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PRATIQUE

« Cette semaine, je scrute mon esprit pour les formes particulières de négation du Christ en moi. »

Oui, nous voulons tous être conscients du Christ en nous et en les autres. 

Nous sommes remplis des meilleures intentions, mais ce n’est pas pour autant ce que nous allons faire! 🙂

Notre peur de quitter notre petit soi est encore grande. 
Comme le disait si souvent Kenneth Wapnick : 
« Vous n’êtes empêchés que par votre peur de l’Amour. » 

Pratique 1) « Je dois encore avoir peur de l’Amour. »
Il s’agit d’une première pratique très simple: chaque fois que vous constatez que votre esprit n’est plus en paix, identifiez le conflit et dites-vous :

« La paix est ici. Je dois encore avoir trop peur de l’Amour. »


Puis réaffirmez votre désir d’avoir moins peur de l’Amour, pour pouvoir ressentir à nouveau sa présence dans votre esprit puis être capable de l’offrir aux autres. 

Pratique 2) J’identifie ma forme particulière de résistance à l’innocence

L’innocence est la qualité de l’esprit du Christ en nous. Chaque jour et chaque instant nous offrent l’occasion de respirer l’air de cette pureté et de savoir qu’elle est nôtre, celle du Christ en nous. 

Si cette paix n’est pas en nous, c’est parce que nous la refusons encore. Cette résistance prendra une forme particulière dans notre esprit. 

Une fois par jour cette semaine, à la fin de la journée, cherchez dans votre esprit cette forme particulière, votre raison de refuser le Christ et son innocence, selon la liste suivante : vous pourrez constater que nous savons être très créatifs en la circonstance. Peut-être trouverez-vous vous-mêmes encore d’autres alibis ! ; )

De la tristesse : « Je n’y arriverai jamais, ce n’est pas pour moi, c’est trop dur. »
De la tergiversation : « Je peux le faire, mais j’ai encore beaucoup d’impuretés en moi, ça va être long! ».
De la honte : « Je ne mérite pas cette perfection. »
De la peur : « C’est vertigineux, je vais disparaître, qui suis-je, où suis-je, le monde s’écroule autour de moi! »
De l’offense : « Par quel droit Jésus pense-t-il pouvoir m’imposer cette idée? C’est moi qui décide qui je suis, comment je suis, et personne d’autre! »
De l’ennui : « Il ne se passe rien « d’intéressant » dans cette conscience d’innocence, c’est tellement ennuyeux! »
De la rage : « Jamais tu ne m’enlèveras ma haine, mon histoire, mes douleurs et mes blessures !
De l’irritation : « Cet exercice est totalement stupide, ce n’est pas en répétant bêtement un mot que je vais guérir mes problèmes. »
De la distraction : « Ça me fait penser à cette personne qui se sent vraiment coupable, peut-être que cet exercice pourrait l’aider. Je ferai mieux cet exercice demain parce qu’aujourd’hui j’ai beaucoup de choses à faire. »
Du sommeil : « Quelle était l’idée? J’ai déjà oublié! »
De l’évitement « Je ne me sens pas tellement coupable, ce n’est pas un gros problème pour moi. J’ai d’autres aspects de moi sur lesquels je peux travailler. »
De l’auto-valorisation : « La culpabilité n’est pas un problème pour moi. Je sais que je suis quelqu’un de bien. En tout cas, meilleur que les autres. »
De l’exaspération : « Jésus n’a aucune idée de ce qu’il me demande. Il s’est vraiment trompé à mon sujet. Il est impossible que je sois innocent, compte tenu de ce que je suis et ce que j’ai fait. Il est impossible que je sois accepté dans sa bande. »

Puis dites-vous:
« Je dois avoir encore peur de l’innocence et de la perfection dans mon Esprit juste.
Je veux apprendre qu’il n’y a rien à craindre en acceptant cette innocence maintenant.
Je ne peux rien perdre. Je ne peux que gagner. » 

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

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Apprenons à « cohabiter » avec nos jugements :-)

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« J’aimerais accepter l’innocence dont parle Jésus, mais quelque chose en moi semble toujours résister et ne pas y croire. » 


Nous avons compris qu’accepter l’innocence à la place de la culpabilité est le cœur de la pratique d’Un cours en miracles. C’est le moyen par lequel nous pouvons défaire la séparation dans notre esprit et nous ouvrir à l’Unité parfaite de Dieu.

Jésus parle très souvent de l’importance d’accueillir cette innocence, à la fois en nous-mêmes et en chacun de nos frères et sœurs.

Mais malgré son insistance sur cette pratique, nous pouvons rencontrer de réelles difficultés lorsque nous essayons de balayer ce sentiment de mal-être. Kenneth Wapnick l’appelle la culpabilité ontologique.

C’est comme si, sur un niveau inconscient, nous résistions à prendre conscience de notre bonté et préférions garder notre attention fixée sur nos défauts ou ceux des autres. 

Comment pouvons-nous diminuer notre résistance à l’innocence?

Il est difficile de prendre conscience d’un seul coup de toute la culpabilité que nous ressentons du fait d’avoir choisi de nous séparer. 

Mais nous pouvons facilement en voir les effets: ce sont tous nos jugements et toutes nos pensées critiques, qu’ils soient dirigés vers nous-mêmes ou vers les autres.
Chaque pensée non-aimante nous renvoie à l’un des aspects de notre esprit non-guéri. 

Pour réduire petit à petit la masse de culpabilité ontologique logée dans notre esprit, il nous suffit de grignoter chaque petit morceau qui se révèlera à nous, sous la forme d’un jugement, tel un iceberg qui s’effritera au contact de l’eau et de l’air qui se réchauffent autour de lui.

Cela semble facile, n’est-ce pas?…
On voit un jugement, on le fait disparaître – et pouf ! 🙂

Hé bien, si vous avez déjà essayé de le faire, vous savez que ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air! 😦

En effet, le jugement en question semble bien souvent disparaître… pour réapparaître, peu de temps après ou des années plus tard, sous la même forme ou sous une autre.

Mais nous avons maintenant compris pourquoi le jugement ne disparaît pas si facilement; au cours de nos deux dernières séances (SPEJ 5 et 6), nous avons examiné le lien étroit qui existe entre la culpabilité et la particularité: il n’y a pas de petit soi sans sentiment de péché.

Si le fait de faire disparaître un jugement grignote notre culpabilité et que nous restons pourtant attachés à notre petit soi, nous n’irons pas jusqu’au bout du travail. Le sentiment de péché restera, qu’il soit vu en nous ou chez les autres.  

Lors de notre dernière séance, nous nous sommes entraînés à réduire notre attachement à nos jugements, en procédant par étapes, 4 au total. Cette méthode fonctionne là où d’autres n’ont pas réussi parce qu’elle intègre l’Esprit juste dans notre pratique.

Comme l’a dit Kenneth Wapnick, « Être dans l’Esprit juste, c’est être dans l’esprit faux sans le juger »
Nous utiliserons cette idée clé pour formuler cette méthode efficace visant à réduire la peur et l’attachement à nos jugements. 

Nous vous proposons donc cette semaine de travailler avec cette méthode pour en accueillir les bienfaits, et nous ouvrir tout en douceur et sans résistance à l’innocence dans notre Esprit juste. 
        

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PRATIQUE

« Cette semaine, j’apprends à cohabiter tranquillement avec mes jugements,
et à accueillir l’innocence qu’ils recouvrent . »

Il est essentiel, dans un premier temps, de prendre conscience de nos pensées, surtout celles qui ne sont pas alignées avec notre Esprit juste, c’est-à-dire nos pensées non-aimantes.

Il est si facile de les ignorer ou de les dissimuler que, malgré toutes nos bonnes intentions, nous pouvons indéfiniment rester, sans même nous en rendre compte, dans l’esprit faux du petit soi.

Les mois et les années passent … nous pensons être de bons étudiants du Cours … et pourtant nous jugeons et nous réagissons, sans aucune véritable gentillesse.

Nous devons apprendre à « cohabiter » avec nos aspects égotiques. 🙂 Nous pouvons le faire en acceptant et en accueillant la présence de nos jugements, sans nous y opposer, ni les juger. Ce ne sont pas nos ennemis, ils ne veulent pas nous faire honte ou démontrer notre stupidité. 

Nous pouvons les considérer plutôt comme des « collègues » ou même des « amis », même s’ils sont un peu désagréables 🙂 qui sont là pour nous apprendre certaines choses importantes. Souvenons-nous de la magnifique leçon 193 :

« Toutes choses sont des leçons que Dieu voudrait que j’apprenne. »


Petit à petit, nous adoptons une toute nouvelle façon d’être avec notre esprit égotique pour laisser de plus en plus de place à notre Esprit juste aimant. 

Voici notre pratique pour la semaine: 

1) Au moins une fois par jour, prenons conscience d’une pensée, d’un jugement ou d’une sensation qui manque de gentillesse, de patience ou de pardon. Soyons conscients de ce dérangement dans notre esprit et n’essayons pas de diminuer son impact sur notre tranquillité intérieure.

2) Acceptons que ce dérangement soit dans notre esprit, sans le juger et sans nous y opposer. Il est là, nous n’allons pas le faire disparaître en souhaitant simplement qu’il ne soit pas là – notre attachement à lui est encore trop fort. Faisons plutôt la paix avec lui, en l’accueillant comme un messager pour nous enseigner un manque d’amour en nous. 

3) Ce dérangement semble prendre possession de notre esprit et de notre corps, les remplissant de stress et de sensations désagréables. Prenons du recul et regardons la source de ce stress: à l’origine, cela n’était qu’une pensée, une croyance, une perception, une conclusion. Nous pouvons maintenant observer ce message dérangeant pour ce qu’il est … une simple pensée. il s’agit d’un simple message dans notre esprit auquel nous avons attribué beaucoup de force et d’importance. 

4)  Nous prenons enfin conscience du « nous » qui se situe derrière le dérangement. « Nous » ne sommes pas un amas de pensées, de sensations et de réactions. Nous sommes immensément plus grand que cela. Nous sommes la calme et stable présence derrière chaque pensée, réaction ou dérangement. Nous pouvons donc accueillir ces jugements et ces pensées méprisantes en leur accordant de la place dans notre esprit, sans perdre conscience de notre centre calme. 

Nous pouvons ainsi « faire ami » avec tous les aspects de notre esprit, même les plus résistants et les plus désagréables. Notre innocence fait partie de notre Esprit juste, de celui qui attend et observe tranquillement avec nous les désagréments et les contrariétés de notre petit soi. 

Que je me souvienne qu’il n’y a pas de péché. 
Père, je voudrais ne pas être insane aujourd’hui. Je voudrais ne pas avoir peur de l’amour ni chercher refuge dans son opposé. Car l’amour ne peut pas avoir d’opposé. Tu es la Source de tout ce qui est. Et tout ce qui est reste avec Toi, et Toi avec tout ce qui est.   (Leçon 259)

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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L’innocence est la réponse à tout problème

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Y a-t-il dans le Cours une idée-clé qui réponde à tous mes besoins et à toutes mes difficultés? » 


Dans cette vie, nous devons faire face à maintes difficultés et désagréments. 

Et nous cherchons naturellement la meilleure solution à chaque problème. Cette solution soulage généralement l’aspect matériel de notre vie.

Mais elle ne nous aide pas à régler l’aspect émotionnel de nos difficultés. 

Comment gérer donc nos pensées, nos émotions et nos ressentis lorsque les circonstances nous semblent troublantes?

Il existe un moyen…  

Pour commencer, Un cours en miracles nous enseigne que deux esprits coexistent en nous, et non un seul esprit : 

1) L’esprit faux : c’est par lui que nous éprouvons nos troubles émotionnels, nos contrariétés, nos déceptions et nos conflits. Nous ne trouverons pas de solution à nos difficultés dans cet esprit. Il n’a rien à offrir, car il fait partie du problème. Il est basé sur une pensée de mal-être qu’il alimente continuellement : celle d’être séparé de l’Amour (l’Unité de Dieu). Cette séparation imprègne le faux soi d’un ressenti de faute, de péché et de manque. 

2) L’Esprit juste : c’est la demeure de notre Identité dans le Christ (l’extension de Dieu). Il contient toute la paix nécessaire pour faire face à tout problème. Cet esprit nous élève au-dessus des circonstances de notre vie pour percevoir l’innocence et la force. 

Le Cours nous offre donc une solution extrêmement simple pour faire face à toutes nos difficultés : 


Comment faire ce basculement? 

En nous rappelant la nature de notre Esprit-juste: Innocence

Toutes nos difficultés ont commencé au moment où nous avons oublié la pureté et la perfection de notre grand Soi. 

En nous souvenant de la pureté et de la beauté de notre Soi, nous basculons notre attention vers sa paix et sa force. 

I n n o c e n c e . . .

En nous répétant doucement, tendrement et tranquillement ce mot, sa vérité, sa profondeur et sa réalité se rappellent à notre esprit : la faute, le jugement et le blâme n’existent pas.     

Cette méditation nous ouvre la porte de l’Esprit juste. 

Nous disons
« I n n o c e n c e . . . »

Et nos peurs s’apaisent… 
Nos besoins disparaissent…
Notre colère se calme…
Notre indignation s’évanouit…
Notre tristesse s’allège…
Notre honte disparaît…

Et notre problème perd le pouvoir de nous contrarier parce que notre véritable besoin aurait été satisfait.
 
Ce n’est jamais la situation qui nous dérange vraiment. 
C’est la perte de notre innocence qui nous trouble profondément. 

PRATIQUE

« Cette semaine, mon innocence changera mon regard sur tous mes problèmes. »

Cette semaine, je considère la possibilité que ce ne soient pas les conditions et les événements de ma vie qui me perturbent. Aussi désagréables soient-ils, ils ne sont pas responsables des émotions ou des ressentis que j’éprouve.

L’expérience psychologique que je fais de ma vie dépend entièrement d’une décision fondamentale dans mon esprit:

Suis-je coupable ou innocent? 

Coupable, il est impossible de me sentir à l’aise, confiant, fort et optimiste. 

Innocent, je me sens automatiquement confiant, détendu, inspiré, joyeux et aimant. 
Je ne prendrai rien contre moi, la vie ne s’imposera pas à moi comme un poids ou une punition.

Cette semaine, je considère la possibilité qu’au plus profond de mon existence, je suis entièrement et parfaitement innocent, même si je ne reconnais pas encore pleinement ce dont j’aurais pu être coupable.

Car la culpabilité dont nous essayons de nous guérir est encore inconsciente dans notre esprit, puisqu’il s’agit d’une condition ontologique (i.e. métaphysique) qui échappe à notre conscience ordinaire.


Ecoutons et pratiquons avec la plus grande attention les paroles de notre Guide Jésus:

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia


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Cette entrée a été publiée le février 13, 2025. 1 commentaire

Adoptons une « double vision »

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


Jésus, dans Un cours en miracles, nous invite à prendre conscience de l’activité de notre esprit.

Mais parfois cette étape, aussi simple puisse-t-elle nous sembler, peut déjà nous confronter et nous mettre face à une première difficulté. 

Une sorte de mal-être, un sentiment de culpabilité ou d’auto-critique peut surgir dans notre esprit et nous empêcher de faire tranquillement nos exercices. Parfois, ce sentiment peut être très douloureux. 😦

La bonne approche pour progresser
Les quatre premiers cours de notre nouveau programme nous ont donné un aperçu de l’activité intense de notre égo. Il est maintenant essentiel pour nous d’adopter la bonne approche pour avancer, sans nous laisser à nouveau piéger par l’égo.

Soyons clairs: l’égo n’est ni le diable, ni une entité distincte. C’est simplement la partie de notre esprit qui aime l’idée d’être indépendante et séparée de l’Unité du Christ. Pour conserver son indépendance, l’ego doit nous convaincre que nous avons perdu la perfection du Christ.

L’égo insiste et renforce notre culpabilité qui se manifeste par ce ressenti d’imperfection et cette impression d’avoir commis une faute impardonnable. Ce courant imprègne si totalement notre esprit que nous ne sommes plus conscients des effets qu’il provoque sur nos pensées et nos émotions. Ne nous étonnons donc pas si nous nous sentons accablés par le sentiment d’avoir mal agi en lisant le Cours ou en faisant ses leçons. 

C’est le mois de l’innocence!
Ce mois-ci, nous « travaillerons » sur l’innocence qui est, en tout point, opposée au sentiment de mal-être de l’ego. Chaque fois que nous observerons surgir dans notre esprit une pensée ou un sentiment qui voudrait remettre en question notre valeur (dans le contexte de nos leçons), nous nous rappellerons qu’il ne s’agit pas de « nous » mais de notre petit soi imaginaire. « Nous » sommes bien au-delà du petit soi, de l’esprit particulier. 

Bien sûr, nous restons toujours fortement influencés par l’ego et, par conséquent, nos actions et nos paroles ne sont pas toujours empreintes de bonté et de gentillesse. Nous serons même parfois méchants, impatients, et égoïstes, pour être vraiment honnêtes. Mais c’est à travers et grâce à ces erreurs que nous apprenons! Alors ne les nions pas en prétendant que nous sommes déjà dans la perfection du Christ. 🙂

Notre fond, c’est la perfection du Christ, celle qui est bien au-delà de notre petit esprit erroné. De cela, soyons convaincus! 

Alors comment garder ça en esprit ? 
Voici notre pratique pour la semaine…    
 

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PRATIQUE

« Cette semaine, j’adopte une sorte de double vision:
la dureté de l’ego ET la douceur du Christ. »

Cette semaine, nous allons nous entraîner à adopter une « double vision ». Nous observerons l’activité de l’ego, comme nous avons commencé à le faire au cours des séances précédentes. Nous remarquerons ses émotions, ses ressentis, ses réactions, ses drames et ses catastrophes. Nous ne changerons rien de toute cette activité! au risque de nous mettre la pression et de juger notre ego. 

Il n’est pas mauvais d’être dans l’ego,
il n’est pas mauvais d’avoir un ego.

Méfions-nous de toute tendance à critiquer cet ego, le nôtre … ou celui des autres! 🙂

Nous avons entendu notre mentor, Kenneth Wapnick, nous dire à plusieurs reprises:

« Être dans l’Esprit-juste,
c’est être dans l’esprit faux et ne pas le juger. »

Comment ne pas se juger soi-même d’un comportement que l’on sait être égoïste?
…pour un acte ou une parole valorisante pour soi et dévalorisante pour les autres,
…pour critiquer les défauts ou les imperfections des autres,
…pour chercher à manipuler ou à charmer (même juste un peu!) pour que les autres adhèrent à nos idées ou nos propositions? 

Hé bien… N’en faisons pas tout un plat! ; )
Vous savez quoi? Vous êtes en bonne compagnie : nous sommes 8 milliards de personnes à faire la même chose! 

Essayons juste, pour l’instant, de nous rappeler que c’est inévitable …
Essayons de nous souvenir qu’il s’agit simplement d’une erreur qui nous vient de la conviction d’être séparés de notre Soi en Christ…

Et tournons-nous vers une présence aimante dans notre esprit, pour nous rassurer que nous n’avons plus besoin de ces « jeux » puisque nous sommes profondément aimés, acceptés et appréciés tels que nous sommes. 

Envisagez de lire cet extrait de la leçon 151 une fois par jour cette semaine:  

 Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia