Mille pensées dans un lieu calme…

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Où en sommes-nous dans notre programme?
Après la barrière des émotions, nous nous penchons désormais sur un nouvel obstacle à la conscience du Christ dans notre esprit:
les pensées de notre petit soi. 

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Notre fiche pratique pour cette semaine :

Observer le passage de nos pensées,
sans nous laisser entraîner par elles

« Cette semaine, j’observe le défilé de mes pensées comme un feu d’artifice, je les regarde passer sans me laisser impressionné par leurs couleurs. »

Aujourd’hui mon esprit est tranquille,
pour recevoir les Pensées que Tu m’offres.
Et j’accepte ce qui vient de Toi, au lieu de moi.
Je ne connais pas la voie vers Toi.
Mais Tu es entièrement certain.
(leçon 291)

Réflexion : 

Question à Bernard et Patricia:

Le Cours me dit comment aborder mes pensées.

Mais, franchement, certains jours, je trouve impossible de maîtriser mon esprit.

Mes pensées fusent dans tous les sens.

Même accueillir une petite pensée de paix ou de pardon est au-delà de mes forces.

Que puis-je faire?

Réponse rapide :

Rassurez-vous, nous connaissons tous ces moments là!

Un événement déclenche une première pensée.

Celle-ci en entraîne une autre, qui nous fait penser à autre chose, et ainsi de suite…

Jusqu’au moment où nous ne savons même plus ce qui avait déclenché tout ce remue-ménage! 🙂

Pour sortir de cet engrenage, prenons d’abord conscience que nous nous sommes perdus dans le labyrinthe de notre mental.

Puis demandons de l’aide à notre Guide.

Il peut nous aider à regarder cette succession de pensées comme une simple « procession bizarrement disparate » (leçon 10), sans accorder à chacune une importance particulière.

Ensuite, trouvons un point d’ancrage stable dans notre esprit.

Cela peut être simplement le mot « paix », « calme » ou « silence ».

Nous pouvons aussi porter notre attention sur notre respiration en suivant tranquillement son mouvement, comme si nous respirions avec notre Guide.

Avec un peu de pratique, nous redevenons maître de notre attention, même si notre esprit continue à faire des cabrioles.

Car notre mental ne suit pas spontanément la clarté de notre esprit juste.

Il obéit encore aux instructions de l’ego.

Pour celui-ci, c’est une question de survie de maintenir une activité mentale incessante car penser, c’est exister.

Voyons cela de plus près! 🙂
 

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Chers amis,

Le réveil sonne…
Un peu trop fort.
Et surtout, un peu trop tôt!
Et voilà, la danse mentale du matin commence.

Je n’aurais pas dû me coucher aussi tard hier soir!
Je ne serai pas très en forme aujourd’hui.
En plus, j’ai une tonne de choses à faire!
Et puis, il y a ce problème de voiture…
Il faudrait que je passe chez le garagiste. Mais lequel?
Je suis sûr qu’on m’a fait payer trop cher la dernière fois.
Attends, Thérèse ne m’avait pas parlé d’un bon garagiste quand on a déjeuné ensemble hier?
Pauvre Thérèse, elle attend ses résultats d’examens aujourd’hui, il faut que je l’appelle…
D’ailleurs, il faudrait que je prenne rendez-vous chez le médecin pour ce petit problème de…

Mince, quelle heure est-il ?
Bon, je devrais peut-être commencer par me lever!
Mais avant, c’est quoi ma leçon du Cours pour aujourd’hui?
Ah oui:

Que la paix soit avec mon esprit.
Que toutes mes pensées soient calmes.
(leçon 221)

Ben, ça commence fort! »
🙂

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Qui n’a jamais rêvé d’une journée parfaitement tranquille, sans être envahi par les vagues de stress, de souci ou de chagrin?

Selon le Cours, une telle journée est tout à fait possible!

Sauf que cela n’est pas du tout l’idéal de notre ego.

Pour lui, une excellente journée est une journée bien remplie de pensées urgentes et dramatiques.
Pourquoi?

Parce que, pour ce grand adepte de René Descartes, penser, c’est exister:

« Je pense, je rumine et je stresse… donc je suis! » 🙂

Quand il ne restera plus une seule pensée de péché, le monde sera terminé.
Il ne sera ni détruit ni attaqué ni même touché.
Il cessera simplement de sembler être.  
(M-14.2:1-12)

Moins il y a de pensées, plus ce monde se rapproche de sa fin.

Et donc, plus il y a de problèmes, plus ce monde séparé a l’air réel.

Et plus notre ego se sent chez lui!

Pour lui, l’absence de pensées signifie la mort.

Mais pour notre véritable Soi, l’absence de pensées, c’est le grand calme.

C’est le début du Ciel.

Le Cours nous rappelle que:

La conscience fut la première division introduite dans l’esprit après la séparation. (T-3.IV.2:1-5) 

Et pour nous maintenir dans cette conscience, loin de notre Soi, il a trouvé la technique parfaite: saturer notre esprit d’un flux continu de pensées enchainées les unes aux autres.

Il n’est donc pas si étonnant que ralentir le rythme de nos pensées, ou simplement leur accorder moins d’importance, nous semble si difficile.

Cela peut même nous paraître contre-nature!

Et ce l’est: contre la nature de notre ego, oui…

Mais absolument pas à celle de notre Soi en Christ, qui demeure toujours présent, même lorsque notre esprit est particulièrement agité.

Que nous murmure-t-il?

Que, même au milieu d’une véritable tempête mentale, nous pouvons toujours retourner vers notre sanctuaire intérieur, pour y retrouver un calme absolu.

Et comment faire?
La clé, c’est de ne surtout pas lutter contre le flot de nos pensées, mais de les regarder passer avec patience et détachement.

Le pardon est calme, et tranquillement ne fait rien. Il regarde simplement, attend et ne juge pas. (L-pII.1.4)

Exactement comme nous l’avons fait lors de notre pratique sur les émotions, nous prenons simplement conscience de ce qui se passe dans notre esprit.

L’ego aimerait bien que nous analysions notre esprit, mais uniquement dans le but de nous juger, de nous rabaisser ou, au contraire, de nous donner de l’importance.

Notre Soi nous invite à une attitude bien différente, simplement regarder nos pensées:

  • sans les justifier,
  • sans les croire,
  • sans les suivre, et surtout…
  • sans les juger.

S’il n’y a pas de jugement, l’ego est lui aussi absent, car l’ego ne sait pas s’empêcher de juger.

Et à mesure que le jugement s’estompe, la paix s’installe.

Le calme revient, même au milieu d’un tourbillon de pensées.

Et tu seras plus conscient de ce calme centre de la tempête que de toute son activité déchaînée. (T-18.VII.8:1-5)

Et si on essayait ? 🙂

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PRATIQUE 1 : Repérer la pensée cachée derrière notre contrariété

Commençons par une question simple:

Quelle situation vous a récemment contrarié?

Vous pouvez d’abord reconnaître les émotions et sensations que vous avez éprouvées, comme nous l’avons fait dans notre pratique précédente (la méditation SOIN).

Mais pour cet exercice, nous allons mettre l’accent sur la pensée en amont…

Qu’est-ce qui vous a réellement dérangé dans cette situation?

Essayez de formuler la pensée centrale de la manière la plus claire possible.

Si cela peut vous aider, écrivez cette pensée sur un papier, ou visualisez-la sur un écran mental.

A l’origine de toute contrariété ou de tout chagrin, il y a une simple idée de départ  —  ce qu’on appelle un « phénomène mental ».

Le problème ne vient pas de la pensée elle-même, mais de toutes les associations et les liens que nous tissons autour: d’autres pensées, des souvenirs, des interprétations, des anticipations…

Une pensée toute simple, si on la laisse faire, peut rapidement entraîner une véritable constellation de pensées qui fabriquent une histoire extrêmement perturbante.

Or, le présent reste toujours pareil:

L’amour demeure le seul état présent, dont la Source est ici pour toujours et à jamais. (leçon 293)

Chaque jour de cette semaine, choisissons une situation qui nous a contrariés et essayons de retrouver la toute première pensée qui a déclenché notre réaction.

Constatons qu’au tout début de cette réaction, il n’y avait qu’une seule et unique pensée.

Puis, posons-nous tranquillement ces questions:

  • Suis-je vraiment en danger ou contrarié à cause de cette seule pensée?
  • Est-elle vraiment capable de me priver de ma paix?
  • Ou bien la paix est-elle toujours présente, en arrière-plan?

Posées avec détachement, ces questions deviennent une invitation adressée au Saint-Esprit pour qu’Il nous ramène dans Sa présence.

Aujourd’hui nous ne laissons aucune pensée de l’ego diriger nos paroles ou nos actions.
Quand de telles pensées se présentent,
nous prenons tranquillement du recul pour les regarder,
puis nous en lâchons prise
.
Nous ne voulons pas ce qu’elles apporteraient.
Ainsi nous ne choisissons pas de les garder.
Elles font silence maintenant.
Et dans ce silence, sanctifié par Son Amour,
Dieu nous parle, et Il nous parle de notre volonté,
puisque nous avons choisi de nous souvenir de Lui.
(leçon 254)

PRATIQUE 2 : Regarder, sans juger et sans y croire… 

(Vous pouvez aussi écouter cette méditation pour vous accompagner dans cet exercice)

Reprenez cette situation qui vous a récemment perturbé, puis accordez-vous un petit moment de méditation.

Essayons de suivre les instructions de Jésus dans cette leçon:

Jette simplement un regard désinvolte autour de toi sur le monde que tu perçois comme extérieur à toi, puis ferme les yeux et passe en revue tes pensées intérieures d’une manière tout aussi désinvolte. Essaie de garder une attitude aussi détachée dans les deux cas et de maintenir ce détachement… (leçon 33.2)

Observons défiler le film de nos pensées, aussi tranquillement et détaché que possible.

Remarquons que certaines pensées semblent nous accrocher davantage que d’autres.

Elles sont peut-être associées à des souvenirs, à des peurs, à un sentiment de perte ou d’injustice.

Elles nous paraissent plus dérangeantes, plus importantes que les autres.

Mais en réalité, ce ne sont que de simples pensées.

Nous pouvons les laisser venir comme elles veulent, et les laisser repartir de la même façon.

Il n’y a rien à craindre: les pensées ne peuvent rien nous faire tant qu’on refuse de les suivre ou d’y réagir.

N’essayons pas de faire autre chose. 

Le pardon est calme, et tranquillement NE FAIT RIEN. Il n’offense aucun aspect de la réalité ni ne cherche à la tourner en des apparences qui lui plaisent. (L-pII.1.4)

Ne nions rien, ne changeons rien, ne jugeons rien et n’effaçons rien.

Même les pensées les plus violentes, les plus honteuses ou les plus dérangeantes ne sont pas mauvaises: ce ne sont que de simples phénomènes dans notre esprit.

Observons simplement l’effet qu’elles produisent habituellement en nous.

Nous remarquons alors combien elles peuvent nous coûter en paix intérieure…

Et combien de fois nous acceptons de payer ce prix sans même nous en rendre compte !

Mais maintenant une autre possibilité s’offre à nous.

La paix est là…

Et nous pouvons l’accueillir avec soulagement et gratitude.

C’est la paix que Jésus, avec une immense tendresse, souhaite partager avec nous, tout au long de la journée.

Car, derrière le flot de nos pensées et les événements de notre vie, la paix du Christ est toujours présente.

Il est un silence dans lequel le monde ne peut faire intrusion.

Il est une paix ancienne que tu portes en ton cœur et n’as pas perdue.

Il est un sentiment de sainteté en toi que la pensée de péché n’a jamais touché.

De tout cela aujourd’hui tu te souviendras.
Ta fidélité à t’exercer aujourd’hui apportera des récompenses si grandes et si complètement différentes de toutes les choses que tu recherchais auparavant, que tu connaîtras qu’ici est ton trésor, et qu’ici est ton repos.  
(leçon 164.4)

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia 
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