Comment pardonner ? (1)

J’ai reçu une demande d’aide par rapport au processus du pardon et je trouvais que la réponse que j’ai offerte valait la peine que je la partage avec vous. Je vous demande de me pardonner mes erreurs de français, comme d’habitude. 🙂

Question: Comment suis-je censé pardonner quand je vois une telle quantité de personnes et de choses dans ce monde qui m’agressent et qui me font mal? Je suis très sensible énergétiquement et je trouve le monde rude, dur, agressif, de par ces bruits, de par tout ce qui se passe ici… je ne pourrais pas pardonner tout ceci un par un et donc j’ai plutôt tendance à renoncer avant même d’essayer.

Réponse: Le Cours nous apprend qu’il n’y a qu’une seule et unique chose que nous devons pardonner, et non pas une multitude, et c’est notre choix d’avoir abandonné l’Amour (Dieu) pour avoir adopté un semblant d’individualité (notre identité particulière et séparée) à la place. A la fin, nous devons juste nous pardonner pour notre erreur de pensée et accepter la vérité telle qu’elle est, et c’est tout. Nous devons juste accepter le pardon et l’innocence qui nous sont offerts.

Mais si ça semble simple, en réalité c’est assez compliqué. C’est compliqué parce que notre individualité ne va pas lâcher aussi facilement le morceau!  Nous ne sommes pas prêts et nous en aurons trop peur. Nous n’abordons donc pas le problème directement, mais indirectement. Puisque nous ne pouvons pas accepter le pardon pour notre erreur toute entière, l’erreur d’avoir voulu quitter notre Foyer divin (ce qui ne s’est pas fait en réalité), nous pratiquons le pardon par petit bout – une petite partie de l’erreur à la fois.

Nos esprits sont remplis de cette erreur d’origine mais nous ne la voyons pas (ceci est le déni). Par contre, nous voyons pleines d’autres erreurs dans nos vies tout autour de nous, surtout en d’autres personnes! Cela s’appelle la projection. Quand nous ne supportons pas quelque chose en nous (la culpabilité et le malheur de notre erreur de pensée) nous le refoulons puis nous voyons le problème immédiatement autour de nous.

C’est la dynamique de la projection qui nous donne l’impression que le monde nous agresse et qui produit notre hypersensibilité aux choses extérieures. Notre hypersensibilité n’a pas une cause et une origine extérieure mais intérieure. Ce n’est pas toutes ces personnes imparfaites et tous ces bruits grinçants extérieurs qui nous gênent vraiment ; c’est la pensée imparfaite à l’intérieur et le bruit grinçant en nos esprits qui nous gênent! Ça, oui, ça nous gêne beaucoup.

Nous devons alors commencer par prendre responsabilité pour cette gêne intérieure et d’arrêter de blâmer tous ces facteurs et acteurs extérieurs pour notre dérangement. Ceci est la première démarche dans le processus du pardon. J’accepte que ce soit moi qui suis à l’origine de tous ces instants de manque de paix dans mon existence. Et je fais ceci un petit instant à la fois, et non pas tout d’un bloc.

Alors je commence aujourd’hui par le premier dérangement qui traverse mon esprit, et je me suggère que le vrai problème n’est pas en une autre personne ou dans le monde autour, mais dans mes pensées – « j’ai complètement occulté la présence d’Amour dans mon propre esprit, personne ne m’a enlevé la présence de l’Amour, moi je l’ai fait tout seul. Et moi, je peux le faire revenir dans mon esprit. »

Je fais ceci avec la première chose qui m’arrive, puis avec la deuxième chose dans la journée qui me gêne, et ainsi de suite, toute la journée je bascule mon attention à l’intérieur où je trouve le souvenir de cette magnifique présence qui m’aime, qui me réconforte, qui me rappelle que je suis un enfant parfait de l’Innocence et de la Plénitude, et que j’ai n’ai plus raison d’être malheureux dans ce monde.

Petit à petit, j’arrive à me pardonner pour mon erreur de pensée et à faire lâcher prise sur l’obstacle dans mon esprit. Petit à petit, je ramène mon esprit à la Présence que j’ai repoussée et je me retrouve pleinement dans les bras de sa Paix parfaite.

Voici une petite synthèse de ce travail.

4 réflexions sur “Comment pardonner ? (1)

  1. Merci pour ce rappel, l’ explication claire et les suggestions simples .
    Pour ma part je n’accuse personne -sauf moi- de ce que je ressens, c’est à dire un agacement intérieur pour tout et rien, sans savoir pourquoi .Si j’étais un chien, je crois que j’aboierais sur tout ce qui bouge ou presque !C’est très étrange ! Dans le quotidien je crois me comporter ,la plupart du temps, avec tolérance, solidairité, et générosité sincères.Et je sais que je suis parfaite comme toutes les créatures de l’univers . J’essaie de ne pas m’en vouloir et me dis que si j’accepte tout simplement ce fait sans me juger j’en serais plus vite délivrée ,mais ça ne le fait pas !Cette agressivité intérieure est épuisante ! Est-ce une question de temps ou une autre attitude serait-elle plus adéquate ?
    Merci de m’éclairer
    Cordialement
    Martine

    • Bonjour Martine, vous décrivez notre problème commun de séparation très bien! Le fait de se croire avoir une identité séparée de l’Unité parfaite provoque en nous un sentiment d’agressivité intense. Cette agressivité peut être tournée vers les autres ou vers nous-mêmes, c’est la même chose, et c’est tout à fait épuisant. Vous faites déjà très bien de la constater au lieu de prétendre qu’elle n’est pas là. Vous dites essayer de vous comporter avec bienveillance avec les autres, et c’est certainement mieux que vouloir faire l’inverse, mais ça risque de produire des tensions intérieures importantes. Ce Cours n’est pas un cours sur le comportement – comment faire gentiment avec les autres. C’est un cours sur comment faire gentiment avec soi-même, dans la pensée. Ce n’est pas facile de ne pas s’en vouloir dans la séparation – en fait, c’est impossible, et ce mépris pour soi sortira tôt ou tard envers les autres. Donc la seule chose que nous pouvons faire c’est reconsidérer la nature de notre propre identité: « Suis-je un enfant de l’ego et de la séparation, ou un enfant de l’Unité parfaite, de Dieu? » Je retrouve toutes mes pensées de séparation (càd de jugement, de supériorité, de différence etc) puis je me propose que tout ceci est faux. Je regarde ensuite la difficulté que j’ai à garder cette ligne intérieure, je me vois dériver encore et encore vers le jugement et l’exclusion, et je retrouve un endroit de douceur et de non-jugement envers moi-même par rapport à ma résistance. Ma résistance vient de ma peur de l’Amour, et c’est tout. J’accepte que l’Amour peut m’aimer même dans ma confusion et ma peur, et ceci me ramène toujours plus près de cet endroit de paix. C’est une question de temps de pratique, d’assiduité et aussi de changement d’attitude. Ce n’est pas très compliqué mais il faut le faire, ne se laisse que ponctuellement dans la journée, pour apprendre à nos esprits qu’il y a une autre façon de faire, et nous serons plus détendus et heureux si nous changions. Bien à vous, Bernard

  2. Bonjour! Il est vrai que c’est dans le quotidien qu’il est le plus difficile d’adapter le travail de pardon. Non pas dans les rues, à l’écoute des informations, à la vue d’images troublantes et dérangeantes où il est plus aisé de pardonner et de se pardonner face à des personnes et des situations étrangères à ce quotidien, mais pour moi c’est avec la famille, les amis, les voisins avec qui les habitudes encrées depuis longtemps demande un effort constant et sans relâche….parfois j’ai très envie et j’ai besoin de me retrouver seule, de fuir ces contraintes!!! Je me le pardonne quand je suis seule dans mon silence intérieur…mais il m’arrive d’oublier de le faire!! En revanche, je fais confiance au Saint-Esprit pours me guider dans mes décisions et je ne suis plus stressée quand je dois en prendre!! Dans le Paix….

    • Bonjour Agnès, merci pour votre commentaire. Certainement, nos familles ont le « chic » pour savoir nous contrarier! Qu’est-ce que c’est cette partie de moi qui se laisse déranger par cela, c’est ça la question que je me pose… N’y a t-il pas une partie de moi qui utilise de tels dérangements pour ne pas accéder à cette paix parfaite intérieure? Comme Kenneth nous demandait tout le temps, quel est le but que tu donnes à ta contrariété? Car il y en a un. Je serai libre le jour que je n’ai plus besoin de me servir des autres pour garder l’Amour à distance. Jusqu’à ce jour, je me laisserai perturbé par eux, et je dirai que c’est eux qui me dérangent, or la vérité est tout autre…
      L’Amour attendra patiemment mon retour et au moment que je l’accepte, les autres peuvent faire tout ce qu’ils veulent et ça n’aura aucun pouvoir de me déranger. Mais ça peut prendre du temps d’y arriver parce que l’Amour nous fait encore très peur.
      Bien à vous, Bernard

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