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Comment gérer la peur et la confusion en étudiant le Cours?

FB Q&R 1

Nous venons d’ajouté cinquante questions et réponses supplémentaires sur UCEM sur le site Q&R (https://questionsetreponsesucem.wordpress.com/). Je vous partage ici cette réponse à la question 95 qui explique d’une façon très claire et douce la façon de travailler avec le Cours pendant une phase de confusion et de peur:

Q: Je suis de plus en plus confus en ce qui concerne la vie et comment fonctionner. Bien que j’aie traversé des périodes semblables auparavant, celle-ci dure depuis longtemps et est très troublante. Cela est lié au fait de savoir qu’aucune rêverie ni rien de ce que j’avais espéré dans le monde ne m’apportera le bonheur. Je ne sais plus du tout ce que je veux et j’ai du mal à savoir comment me comporter dans mes relations et mon travail, comment prendre des décisions, pratiquer Un cours en miracles, et ainsi de suite. Cet état comporte de la peur. Je sais que cela fait partie du processus et que c’est peut-être lié au fait de lâcher prise d’images de moi-même et de ce que je crois être vrai, et un stratagème de l’ego pour que je reste en conflit. Pourriez-vous s’il vous plaît préciser comment passer par cet état perturbant tout en essayant d’être normal dans le monde? Merci.

R: Oui, le plus souvent l’état que vous décrivez est une phase normale du processus qui consiste à défaire nos croyances erronées à propos de nous-mêmes et le monde, et en ce sens c’est positif. D’une certaine manière cela ressemble assez à la douleur et la désorientation ressenties lors du sevrage d’une dépendance. Nous avons en effet été dépendants de notre identité particulière en tant qu’individu, et donc nous pouvons nous attendre à un sérieux malaise lors du progrès que nous faisons à «…dégager [notre] esprit de sa position fixe ici», comme nous le dit Jésus. Mais il nous assure: «Cela ne te laissera pas sans demeure ni sans cadre de référence. La période de désorientation, qui précède la transition proprement dite, est bien plus courte que le temps qu’il a fallu pour fixer ton esprit si fermement sur les illusions» (T-16.VI.8:3,4-5). Cela demande une certaine dose de foi et de confiance. Dans le manuel pour enseignants, comme vous le savez probablement, Jésus parle des étapes pour développer la confiance, et il décrit la cinquième étape en particulier comme «une période de perturbation» (M-4.I-A.7:1).

Ce qui peut aider à traverser cette période, c’est de changer le cadre de référence pour votre vie quotidienne. Au lieu de penser de la façon habituelle à ce que vous voulez dans la vie ou à ce que le monde a à vous offrir, vous pourriez aborder les circonstances de votre quotidien comme une classe où vous allez en apprendre davantage sur la façon de défaire ce qui vous sépare de l’amour. Suite à cela, vous serez peut-être motivé par le désir de voir des intérêts communs au lieu d’intérêts séparés et concurrents. Autrement dit, c’est ce que vous voulez qui change, comme on peut lire dans la leçon 129: «Au-delà de ce monde, il y a un monde que je veux» (L-I.129). Vous pouvez devenir un «apprenant heureux» (T-14.II), avide d’apprendre plus sur le pardon et sur ce que vous faites et pensez qui mène à ce que vous vous sentez séparé des gens dans votre entourage, parce que vous savez que tout cela ne fait que recouvrir l’amour qui vous unit à Jésus et à tout le monde dans votre vie. Alors vous pouvez voir chaque jour comme une occasion pour mieux reconnaître les moyens que vous utilisez pour cacher l’amour: vous devez prendre conscience de ce que vous choisissez avant de pouvoir choisir contre. Autrement dit, le point de mire de la journée serait d’apprendre ce qui se passe dans votre esprit. Votre joie viendrait davantage du fait de vous voir vous-même et tous les autres comme faisant le voyage ensemble, au lieu de suivre les points d’intérêt de l’ego et la façon dont il définit la joie, ce qui veut toujours dire arriver à ce que nos besoins soient comblés aux dépens d’autrui.

Vous pouvez faire cela en même temps que vous vous concentrez sur votre travail et toute autre chose dont vous êtes responsable dans votre quotidien. C’est comme une attention divisée: une partie se consacre soigneusement et consciencieusement aux responsabilités et une autre partie voit toutes ces interactions comme une classe où Jésus ou le Saint-Esprit vous apprend comment défaire la séparation que vous avez rendue réelle et que vous continuez à rendre réelle. Donc, plutôt que d’être découragé et sans entrain, vous pouvez utiliser ce temps comme occasion pour changer la façon de voir votre vie comme vous ne l’avez encore jamais fait. Toute votre pratique du Cours vous a conduit jusqu’ici, où un nouveau niveau de fonctionnement et d’entretenir des rapports s’ouvre à vous.

Assez souvent ce changement de point de mire peut en fait rendre les choses plus faciles au niveau du quotidien, parce que vous ne pensez plus en fonction de «Qu’est-ce que cela m’apporte?», ce qui entraîne inévitablement beaucoup de tensions et de conflits. Comme vous le dites, la peur de faire ce changement est énorme, car l’importance du seul soi que vous connaissez et auquel vous vous identifiez diminue, tandis que celui qui le remplace ne vous est pas encore entièrement apparu. Avoir confiance en ce processus est extrêmement important à ce stade, tout comme la douceur et de vous permettre de tout mettre de côté pendant un certain temps si cela peut vous soulager un peu. Tout au moins vous pouvez être sûr que vous ne passez pas par là tout seul. Vous savez au moins intellectuellement que dans votre esprit se trouve le reflet de l’Amour du Ciel qui vous soutient à chaque étape tout au long du chemin.

On ne devrait pas non plus oublier que parfois la psychothérapie ou une autre forme d’intervention professionnelle peut aider à traverser une période difficile. Ce n’est jamais faux, alors que nous allons de l’avant dans notre processus, de se prévaloir de l’aide d’un bon thérapeute compatissant, et dans de nombreux cas cela peut accélérer les choses. Cela pourrait également servir le but de nous aider à éviter l’erreur de sauter les étapes dans notre processus.

Cette entrée a été publiée le juillet 1, 2016.

Échange de mail: que veut Dieu de nous?

FB Extrait mail 1

Voici un échange de mail avec un étudiant du Cours sur un problème à écouter ‘la voix de Dieu’:
« Voilà, maintenant, je veux me remettre au Cours. A la leçon 71 “Seul le plan de Dieu pour la salut marchera”, le fait de demander à Dieu “Que voudrais-tu que je fasse etc…” me fait peur. Je me sens livrée à l’inconnu et je sens que je n’ai pas assez confiance pour pouvoir poser cette question en toute sérénité. »

Réponse: Je voudrais te rassurer que le Cours ne veut jamais dire que Dieu va nous dire exactement ce que nous devons faire dans ce monde ici, même si le langage peut le suggérer des fois. Parce que, pour l’auteur du Cours, ce monde n’existe pas, et nous ne sommes pas dans ce monde, donc ça n’a pas de sens de nous dire qu’il faut faire des choses dans un monde qui n’existe pas et où nous ne sommes pas!

La seule et unique chose que Dieu voudrait pour nous est que nous retrouvions un profond sentiment de paix et d’amour pour nous-même, à la place de notre mépris de soi et notre culpabilité, et le moyen est le relâchement de notre souffrance et nos rancunes qui est le processus du pardon. C’est tout, c’est tout, et c’est tout.

Une fois que nous avons fait ceci, nous aurons l’impression de savoir ce que nous devons faire dans notre journée, et une fois que nous avons retrouvé cette profonde paix intérieure, tout ce que nous faisons étendra cette même paix que nous ressentons – c’est cela « faire la volonté de Dieu ». Donc la réponse à la question ‘Dieu, que voudrais Tu que je fasse… » sera toujours une forme de cette idée: accepter son amour pour toi, et laisses tomber tes rêves brutaux de haine, d’exclusion, de peur et de tristesse. C’est tout. Est-ce si difficile, ça? 🙂

Pour te rassurer, personne ne peut poser cette question d’une façon pleinement ouverte d’une façon constante sans connaître de difficulté. Parce que nous avons tous peur de Dieu, en ayant fait de Lui notre ennemi. Lui, il en rigole, mais nous le prenons très au sérieux ce jeu de haine et de rétribution divine. Accepter pleinement l’Amour de Dieu veut dire accepter la fin de notre haine de soi. Le problème est que notre haine pour nous mêmes nous définit, et nous garde à part de cette magnifique Unité. Donc il faut du temps pour relâcher notre besoin de garder notre petite identité, pour accepter notre grande Identité en Lui. Voilà tout!

Cette entrée a été publiée le juillet 1, 2016.

Nouvelle page de vidéos

Nous annonçons la création d’une nouvelle page sur ce site qui regroupent les vidéos que nous avons tournées en conférence-web, en atelier, ou en vidéo d’enseignement. Vous pouvez accéder à la page en suivant ce lien ou en cliquant sur l’onglet « Vidéos » en haut de cette page.