Cliquer pour obtenir une meilleure présentation de cet article
***********************************************

A propos du Livre d’exercices:
« Chaque petit pas dissipera un peu des ténèbres,
et la compréhension viendra finalement éclairer chaque recoin de l’esprit qui aura été débarrassé des débris qui l’enténèbrent. »
– Leçon 9
***********************************************
Bonjour 🙂
Merci de l’intérêt que vous portez à notre programme sur le Livre d’exercices d’Un cours en miracles.
Cette fiche pratique contient deux parties:
Première partie : Leçon 12
Deuxième partie : Leçon 13
Nous vous souhaitons une très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia
***********************************************
Une invitation à nous soutenir…
Et à nous montrer votre appréciation pour ce programme
Nous les offrons sur la base d’une contribution libre.
Merci de collaborer à ce travail à hauteur de vos possibilités et du bénéfice que vous en retirez.
« Je clique pour soutenir ce que je reçois »
Merci d’avance 🙏💛
***********************************************
Version MP3 audio de cette vidéo
Pour écouter cette séance :
* en voiture,
* dans les transports en commun, …
* ou même en faisant la vaisselle ; )
***********************************************
Leçon 12
« Je suis contrarié parce que je vois un monde in-signifiant »
Chers amis,
« Tu as tort – j’ai raison! »
Qui n’a jamais eu envie de prononcer, ou même de crier, ces mots? 🙂
Selon le Cours, ce réflexe vient de loin! Il prend son origine, profondément métaphysique, dans notre besoin de donner du sens, notre sens, à un monde qui n’en a pas.
Avec ces leçons 12 et 13, nous commençons donc à comprendre pourquoi Jésus insiste, depuis la première leçon, sur « l’in-signification » (l’absence de sens) du monde:
Le monde est une illusion: il n’a pas de signification proprement dite.
Mais en tant qu’un soi particulier, nous n’avons aucune envie de faire partie d’un monde illusoire!
Nous voulons un monde vrai, doté d’un vrai sens – un monde où il se passe des choses qui comptent.
Alors, si rien n’a de sens en soi, nous en trouvons… et nous l’imposons.
C’est pour cela que nous nous accrochons à nos perceptions et à nos jugements : Juger, avoir raison, interpréter – pour le soi particulier, c’est une question de survie, pour rendre ce monde réel dans notre expérience.
Le monde doit être « réel » de trois manières:
Le monde doit reconnaître notre soi particulier: « Bravo, tu as fait du bon travail! »
Le monde doit nous rendre heureux: « J’adore cet endroit! »
Le monde doit prendre la responsabilité de notre malheur: « Tu m’agaces tellement! »
Mais malgré notre insistance, nous reconnaissons notre échec. Ce monde est incapable de nous procurer des sentiments durables de reconnaissance, de bonheur et de souffrance justifiée car il n’a, en soi, aucune signification – il ne fait que refléter notre perception.
Si nous souhaitons accueillir notre Soi uni à Dieu, nous devons apprendre à mettre de côté ce soi particulier et à apaiser notre inconfort face à ce monde qui ne porte pas le sens que nous lui avons attribué. Nous devrons également accepter que nous ne pouvons pas contrôler ce monde par nos jugements.
Tu as souvent été enjoint de t’abstenir de juger, non pas parce que c’est un droit qui t’est refusé. Tu ne peux pas juger. Tu peux simplement croire les jugements de l’ego, qui sont tous faux. (leçon 151.4)
Commençons … 🌸
Regardons autour de nous. Nous voyons un monde d’objets – certains semblent, à nos yeux, plus importants que d’autres.
Le sens que nous attribuons à toutes ces choses est tout à fait personnel. Il est fabriqué et projeté par notre esprit. Il porte le sens que nous lui donnons; mais en lui-même, il demeure neutre, inchangé et inaffecté par nos pensées.
Réflexion :
Le monde n’a pas le sens que je lui donne.
Et le sens que je lui donne est une fabrication personnelle.Soyons attentifs à toute gêne ou surprise que nous pourrions ressentir pendant cet exercice. Celle-ci pourrait nous révéler notre besoin de trouver dans ce monde le sens que notre soi particulier veut lui imposer.
Cette attitude ne nous permettrait pourtant pas d’entendre le sens que lui donne le Saint-Esprit.
Rassurons-nous : le Saint-Esprit ne nous enlève rien.
Il ne supprime pas nos relations particulières — Il les transforme.
Il révèle la beauté présente derrière ce que nous avons imaginé.J’ai dit maintes fois que le Saint-Esprit ne te priverait pas de tes relations particulières, mais qu’il les transformerait. (T-17.IV.2:1-7)Chacun sur terre a formé des relations particulières, et bien qu’il n’en soit pas ainsi au Ciel, le Saint-Esprit connaît comment leur apporter une touche de Ciel ici. (T-15.V.8:1-5)
En écoutant les informations ou en regardant l’actualité, remarquons la rapidité avec laquelle surgissent en nous conclusions, interprétations et jugements.Sans nous juger, suggérons-nous simplement:
C’est ainsi que je tente de donner un sens à un monde qui n’en a pas un en lui-même. Mon malaise face à l’absence de sens inhérent du monde me pousse à l’interpréter. Mais si j’accepte de ne plus imposer ma perception, je peux ouvrir mon esprit au regard du Saint-Esprit, parfaitement bienveillant et aimant.
***********************************************************
Leçon 13
« Un monde in-signifiant engendre la peur »
Chers amis,
« Ça ne colle pas! »
Si vous avez bien médité la leçon 12, vous aurez remarqué ceci: le monde ne s’adapte jamais à l’interprétation que nous lui donnons. Chaque fois que nous essayons d’imposer notre perception sur le monde, quelque chose résiste. Ça ne colle pas. Alors nous insistons. Nous ruminons nos problèmes, nous ressassons le passé, nous réaffirmons nos jugements — pour maintenir le sens que nous avons fabriqué, pour en faire une « vérité » stable. Mais le monde reste, en lui-même, sans signification inhérente. Et cela, non seulement, nous contrarie mais nous inquiète aussi profondément.
Quel est ce monde, s’il n’est pas celui que nous avons défini?
Quelle est sa réalité, si ce n’est pas celle que nous lui attribuons?
Sans signification propre, peut-on même dire qu’il existe réellement?
Voilà pourquoi un monde insignifiant engendre la peur.
L’absence de sens pointe vers l’absence d’existence véritable.
La peur de notre ego vs. la confiance en notre Soi
Cette peur, cependant, appartient à l’ego – pas à notre Soi.
L’ego s’identifie au corps. Il a besoin du monde pour se sentir réel.
Mais notre grand Soi est libre de cette contrainte. Il ne dépend pas du monde pour exister.
Et c’est précisément cette liberté qui effraie l’ego.
Dans la Signification du Soi, tout est Un.
Tout est inclus dans une Totalité aimante.
L’ego écoute cela, et entend « totalitaire ».
Il écoute « inclusion », et entend « enfermement ».
Pour lui, la vie véritable est indépendance, séparation, différence.
Nous sommes encore très attachés à cette autonomie apparente : avoir nos propres idées, nos jugements, faire nos propres choix.
Nous sommes « moyennement » confortables à l’idée d’un Soi qui semble vouloir « imposer » son Amour et sa Paix.
Et pourtant, si nous étudions Un cours en miracles, c’est bien que nous ressentons cet appel profond et irrésistible de laisser nos pensées personnelles s’apaiser, et permettre au Christ d’éclairer notre esprit. Non pas pour disparaître, mais pour nous fondre dans son Amour…
Commençons … 🌸
Le monde n’a pas de signification en soi. Cela nous contrarie (leçon 12) – et plus encore, cela nous inquiète. Au lieu d’éviter cette peur, apprenons à l’observer avec douceur.
Plus nous arriverons à nous familiariser avec notre peur, plus nous pourrons la désamorcer et la faire disparaître, pour accueillir la Paix derrière.
Disons-nous intérieurement:
« Ce monde n’a pas le sens que je lui donne. Mes souvenirs ne sont peut-être pas ce que je crois. Mes jugements ne sont peut-être pas justifiés. Dans cet espace ouvert, le Saint-Esprit peut me montrer un autre regard. »
Puis, observons:
Que se passe-t-il en moi ?
Y a-t-il une tension émotionnelle ou physique ? Une résistance ? Une inquiétude, même subtile ?
Accueillons cette réaction sans la juger.
Plus nous tenterons de faire la paix avec cette peur, plus elle se dissoudra.
Derrière elle se trouve une Paix stable, qui ne dépend d’aucune interprétation personnelle.
Si un monde insignifiant engendre la peur, c’est parce que nous voulons lui imposer notre propre sens au lieu d’accueillir celui de Dieu.
Chaque fois que nous défendons rigidement notre opinion, nous déclarons notre opposition à Dieu: « Je m’en fiche de ce que Tu penses, mon interprétation est plus importante que la Tienne. »
Essayons de ressentir ce conflit intérieur, sans culpabilité.
Ce reflexe est une tentative de préserver le soi particulier.
Si Dieu arrivait à nous « imposer » Sa Signification – son Amour et sa Paix -, notre soi disparaîtrait.
Puis murmurons-nous :
« Il n’y a rien à craindre en Dieu car Il est pur Amour.
Mon opposition n’a aucun effet sur Lui.
Je suis toujours aimé.
Je peux relâcher mes défenses et m’ouvrir à sa Signification.
Je peux laisser Son Mot s’inscrire sur le monde et le transformer en un lieu de paix. »