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Bonjour 🙂
Merci pour votre intérêt dans nos enseignements
Cette fiche pratique contient deux parties:
PREMIERE PARTIE : Leçon 4
DEUXIEME PARTIE : Leçons 5 et 6
Nous vous souhaitons une très bonne semaine de pratique!
Bernard et Patricia
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Nous préparons ces séances, fiches et vidéos avec votre aide.
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Version MP3 audio de cette vidéo
Pour écouter cette séance :
* en voiture,
* dans les transports en commun, …
* ou même en faisant la vaisselle ; )
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PREMIERE PARTIE : Leçon 4
« Ces pensées ne signifient rien.
Elles sont comme les choses que je vois dans cette pièce [dans cette rue, de cette fenêtre, dans ce lieu]. »
Question pour nous inspirer :
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Chers amis,
A partir de la leçon 4, Jésus nous invite à porter davantage notre attention sur notre paysage intérieur.
En observant attentivement le flot de nos pensées, nous constatons rapidement qu’elles sont changeantes et parfois contradictoires.
Cette variabilité est un indice précieux qui nous informe que nous ne pensons pas encore à partir de notre grand Soi, uni au Saint-Esprit.
La vision du Soi, elle, est stable.
Elle reconnaît le rôle qu’a chaque chose et le sens de chaque situation dans notre vie.
A l’inverse, l’ego – associé à notre petit soi – interprète tout à partir de ses besoins personnels qui fluctuent constamment.
Notre va-et-vient mental et émotionnel reflète le basculement constant entre ces deux voix intérieures.
Le but du Livre d’exercices n’est pas de juger cette activité, mais de nous entrainer à distinguer chaque voix, pour mieux choisir.
Au début, cette pratique peut être inconfortable.
C’est normal! 🙂
Mais à mesure que nous devenons plus familiers avec cette instabilité et que nous cessons de la juger, elle perd de son pouvoir.
Certaines pensées peuvent toutefois encore nous surprendre par leur dureté ou leur charge émotionnelle persistante.
Elles peuvent même résister à l’invitation de cette leçon.
Là aussi, nous pouvons être bienveillants pour nous accompagner et traverser plus sereinement ces moments.
Commençons … 🌸
La leçon 4 nous invite tout d’abord à devenir conscients de l’activité de notre esprit.Il est inévitable que certaines pensées nous déçoivent – elles ne sont pas toutes agréables! 😦Mais, plutôt que de les fuir ou de les condamner, nous pouvons simplement les observer et nous souvenir :
« Voilà une pensée qui vient de mon ego! Heureusement, d’autres pensées plus justes viennent de mon Soi, et celles-là m’aideront à me pardonner. »
J’accompagne mes souvenirs douloureux avec douceur
Certaines pensées peuvent nous ramener vers des moments difficiles que nous avons pu traverser : des blessures, un abandon ou une trahison…
Ces pensées résistent davantage à nos efforts de lâcher prise.
Elles nous demandent donc d’être bien plus attentifs.
Et au lieu de chercher à les exclure de notre pratique, nous pouvons les inclure avec tendresse et nous dire:
« Je n’ai pas besoin de lâcher prise de ces pensées tout de suite. Je peux les observer, les accueillir avec douceur, sans me forcer. Et je relâcherai la signification que je leur ai donnée quand je me sentirai vraiment prêt(e). »
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Nous conservons certaines de nos pensées de jugements et de souffrance parce qu’elles soutiennent encore l’identité de notre soi séparé auquel nous croyons.Lâcher prise de ces pensées nous conduira, tôt ou tard, à lâcher prise du petit soi lui-même.
Et il est bien possible que nous ne nous sentions pas encore prêts pour cela.
Ce n’est pas un problème. 🙂
Nous pouvons simplement reconnaître ce blocage et nous rassurer:
« Je lâcherai prise de ces pensées difficiles et douloureuses quand j’aurai davantage confiance en mon identité, la vraie, celle de mon Soi en Christ. En attendant, je peux reconnaître que ce n’est pas la gravité de ce que j’ai vécu qui me freine, mais mon besoin récurrent de préserver mon petit soi séparé. J’ai le temps. Tout suit son cours. »
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DEUXIEME PARTIE : Leçons 5 et 6
« Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense. » Leçon 5
« Je suis contrarié parce que je vois quelque chose qui n’est pas là. » Leçon 6
Question pour nous inspirer:
« En lisant ces leçons, une pensée me traverse: s’il y a bien une chose dont je suis certain(e), c’est de connaître la cause de ma contrariété. Quand je vis une situation difficile, qui me dérange, je suis convaincu(e) de savoir pourquoi elle me dérange. Que veut donc nous dire Jésus? »
Chers amis,Il est rare que nous remettions en question nos contrariétés.
Elles nous semblent si familières et si justifiées, que nous ne pensons pas à en questionner l’origine.
Pourtant, c’est précisément cette pratique que le Livre d’exercices nous invite à faire, encore et encore, afin de rétablir la vérité dans notre esprit.
Selon le Cours, la paix de Dieu est toujours présente et à chaque instant accessible en nous si nous la souhaitons.
Si nous ne la ressentons pas, ce n’est pas parce qu’elle est absente, mais parce que nous en avons voilé sa présence.
Lorsque cela nous arrive, notre esprit se crispe et se fige sur ce qu’il ressent – souvent des douleurs physiques ou des tensions émotionnelles sont présentes.
Et au lieu d’identifier instantanément notre rôle dans cette expérience, notre attention se tourne au contraire rapidement vers l’extérieur, pour chercher la cause de cet inconfort.
Nous y trouvons alors les événements ou les personnes qui semblent expliquer notre contrariété.
Il faut bien le reconnaître, dans notre monde d’illusion, certaines circonstances sont difficiles.
Et notre première réaction – cette contrariété intense que nous ressentons – est un fait.
Ces leçons ne nous demandent ni de nier notre expérience, ni de la minimiser, encore moins de la refouler.
Elles nous invitent par contre à questionner son origine.
Malgré les apparences parfois dramatiques, l’absence de paix ne provient pas de nos circonstances.
Elle vient du fait d’être profondément attaché à notre soi séparé, en opposition à notre paisible Soi en Christ.
Nous pouvons ainsi reformuler la leçon 5:
« Je ne suis pas contrarié à cause de la situation, mais à cause de mon choix de vivre séparé de l’Amour et de la Paix de Dieu. »
Or, cette séparation n’est pas réelle.
A chaque instant, nous demeurons intimement unis dans l’Unité de Dieu.
D’où notre reformulation de la leçon 6:
« Je suis contrarié parce que je vois une séparation qui n’est pas réellement là. »
Ces leçons ne nous demandent pas d’abandonner l’ego d’un seul coup, ni de ne plus jamais souffrir.
Elles nous invitent simplement à ouvrir notre esprit à la possibilité que la source de notre contrariété puisse ne pas être ce que nous pensions.
Et cela, en soi, est déjà un immense pas.
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Pratique – Observer notre état d’esprit avant la contrariété
Lorsque nous sommes contrariés, nos réactions arrivent très rapidement… un automobiliste nous coupe la route, quelqu’un passe devant nous dans la file d’attente, mon partenaire me coupe sans arrêt la parole, un collègue est privilégié à mes dépens…
Pour clarifier ce qui se passe réellement dans notre esprit, posons-nous cette question :
« Quel était mon état d’esprit juste avant cet événement? »
Est-ce que je me sentais en paix et en confiance, soutenu par l’Amour, au moment où cela s’est produit? »
Si la réponse est non, alors il est bien possible que nous nous sentions déjà vulnérables avant l’événement.
Les situations en elles-mêmes ne créent donc pas de contrariété, mais révèlent plutôt notre état d’esprit en amont.
Ce n’est pas un problème – bien au contraire. 🙂
C’est une information précieuse qui peut nous guider vers l’acceptation et le pardon.
Cela nous permet de nous dire:
« Enfin je comprends mieux… J’étais contrarié, puis cet événement est apparu et ne me convenait pas car il ne répondait pas à mes besoins. C’était désagréable, mais ça n’en est pas pour autant la véritable cause de mon mal être. Je peux observer mon jugement et accepter que la paix est malgré tout présente. »
Pour les étudiants ayant déjà parcouru le Livre d’exercices:
« Je m’ouvre aux réserves de paix dans mon esprit, et dans celui des autres. »
Ce n’est pas la première fois que nous pratiquons ces leçons. Cette fois-ci, nous pouvons aller un peu plus loin.
Ces leçons nous invitent tout d’abord à prendre conscience de notre état d’esprit:
« Suis-je réellement en paix, dans la Paix de Dieu? Ou est-ce juste la paix d’une situation confortable? »
La contrariété dont ces leçons nous parlent correspond à l’absence de la paix de Dieu.
A bien y regarder, nous sommes donc « contrariés » bien plus souvent que ce que nous pensons. 🙂
Cherchons ce qui résiste encore à cette pratique – toutes ces situations où nous restons convaincus d’avoir été contrariés pour des raisons qui nous semblent « logiques » et « évidentes ».
Laissons infuser l’idée que peut-être, malgré tous nos ressentis, la paix était là…
Cette pratique nous invite à revisiter nos souvenirs, en imaginant qu’à chaque instant, la Présence profondément aimante de Jésus ou du Saint-Esprit nous accompagnait silencieusement.
Cette Présence est dans l’esprit de chacun.
Ouvrons notre esprit à cette Compagnie intérieure.
Comme Helen Schucman a appris à accueillir la présence de Jésus, nous pouvons, nous aussi, unir notre esprit au sien.
Souvenons-nous: nous ne sommes jamais seuls.
Très bonne semaine de pratique,