Regardons avec générosité

Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.

PREPARATION

« Comment guérir ce sentiment de manque qui me suit partout? » 

Lors de notre dernière séance, nous avons exploré notre rapport au monde et examiné les deux courants, selon le Cours, qui dominent notre perception:

Les relations d’amour particulières qui disent « Je veux! »

Les relations de haine particulières qui proclament « Je ne veux pas! »

Aussi simpliste que cela puisse sembler, dans la partie la plus primitive de notre ego, nous voyons tout à travers ce filtre extrêmement réducteur: il y a des choses que nous aimons, voulons et prenons; et des choses que nous désapprouvons, ne voulons pas et auxquelles nous nous opposons.

Et nous nous autorisons à prendre ou à rejeter tout ce qui est nécessaire pour accommoder ces deux mouvements, que nous les jugions utiles et profitables ou menaçants et nuisibles à notre bien personnel. 

D’où viennent ces deux stratégies?… d’un profond sentiment de manque, d’un besoin insatiable de confort et de sécurité.

Dans le Cours, nous apprenons que nous n’avons qu’un seul vrai besoin

Mais dans l’illusion d’être séparé de Dieu (de l’Unité parfaite), ce besoin se transforme et devient un appel incessant au confort et à la sécurité.  

Nous programmons donc nos jours en fonction de ces deux impératifs: 
* Réaliser des projets pour accroître notre confort personnel;
* Nous défendre contre les menaces qui pèsent sur notre confort actuel.

Remarque: Il n’est pas « mauvais » de privilégier nos besoins personnels; cela ne doit certainement pas alimenter un sentiment de mal-être ou de culpabilité. 🙂 Regardez cette vidéo  pour vous aider à pardonner vos projets de bonheur particulier.

C’est une habitude, un automatisme de privilégier ce confort personnel; si instinctif que nous ne nous en rendons même plus compte.  
Cela semble être la « normalité » dans notre société : du coup, plus personne ne s’interroge sur une alternative ni même sur l’efficacité de cette façon de faire.

Elle semble si efficace!
Bien sûr, accomplissant nos projets de bonheur, nous pensons avoir écarté l’inconfort et l’insécurité. 

Mais voici ce que l’ego ne nous laisse jamais entrevoir: 

Plus nous nous efforçons d’atteindre notre bonheur particulier,
plus nous renforçons le sentiment de manque.
Plus nous contribuons au problème initial…

Eureka!

Comme nous l’avons vu dans la citation ci-dessus, le ressenti du manque vient du fait d’insister sur notre esprit séparé au détriment de notre appartenance à l’Unité de Dieu.

Je suis « moi » parce que j’ai dit non à mon Soi joint en Dieu. 

Lorsque nous « travaillons » exclusivement à la satisfaction de nos besoins personnels, nous renforçons ce sentiment d’un moi séparé, et de la même manière, le manque, et cela s’intensifie avec le temps.

Nous trouverons toute sorte de raisons pour expliquer l’absence d’une satisfaction profonde (« Je n’ai pas assez fait, il me manque ceci, c’était mieux avant, c’est le gouvernement qui m’empêche… »), et nous continuerons d’insister sur des solutions extérieures: plus de projets, des changements, plus d’améliorations.

Et si trouver un sentiment de satisfaction profonde et de complétude était (beaucoup) plus simple? 🙂

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Notre perception ordinaire trie instinctivement ce qui augmente notre confort particulier et ce qui le diminue.
Nous voulons profiter de certains objets, de certaines personnes ou de certaines situations. 
Et nous préférons nous opposer à d’autres. 

Profit et opposition.
« Soit j’en profite, soit je m’y oppose. »
Telle est la devise de notre ego. 

Ce sont les seuls critères de sélection que l’ego connaisse. 
Nous savons maintenant qu’il n’a peut-être pas entièrement raison!
Et même s’il essaye de nous chuchoter que c’est la meilleure manière d’accroître notre bonheur, nous voyons maintenant plus clairement que lui.

Nous voulons éviter le piège qui consiste à renforcer le manque. 

Pour se faire du bien, il suffit d’inverser ces deux perceptions. 

Nous voulons donc maintenant regarder le monde en supprimant notre opposition et notre désir de profit.

« Cette semaine, j’aimerais apprendre à tout regarder avec un regard sans opposition et sans profit. »

Faites votre propre liste des objets, des personnes et des situations que vous aimeriez ainsi libérer des impératifs très personnels de votre ego, par exemple: 

J’aimerais te voir avec un regard sans opposition ni profit.

Entraînez-vous: 
J’aimerais regarder ma voiture avec …
J’aimerais regarder ma maison …
J’aimerais voir mon travail…
J’aimerais regarder mes collègues…
J’aimerais regarder mon corps…
J’aimerais regarder cette personne bien-aimée…
J’aimerais regarder cette personne que je n’aime pas …
J’aimerais voir la météo…

« J’aimerais tout accepter tel quel,
sans insister sur mes besoins personnels,
sans insister sur ce que j’aime ou n’aime pas,
sans insister pour qu’elle/il soit telle/tel que je voudrais qu’elle/il soit. » 

Allons un peu plus loin encore …

Nous avons vu plus haut que « Le sentiment d’être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger. »  (T-1.VI.2:1-5). 

Puisque « Dieu est Amour » (T -29.I.8:1-7), nous pouvons aussi dire que « Le sentiment d’être séparé de l’Amour est le seul manque que nous ayons réellement besoin de corriger ».  

Comment retrouver ce sentiment d’être à nouveau uni à l’Amour qu’est Dieu? En suivant le conseil de cette belle phrase du Cours: 

Nous regardons chacun comme un frère et nous percevons toutes choses comme douces et bonnes.   
(L-pII.14.3)

En pratiquant ce nouveau regard dépourvu d’intérêt personnel, sans opposition ni profit, nous pouvons aussi étendre la bonté et la gentillesse :

J’offre à cet objet de l’amitié, de la tendresse et de la gentillesse.
J’offre à cette personne de l’amitié, de la tendresse et de la gentillesse

Entraînez-vous: 
J’offre à mon travail de l’amitié de la tendresse et de la gentillesse.
J’offre à mon ordinateur…
J’offre à mon collègue…
J’offre à ce politicien…
J’offre à ce pays étranger…
J’offre à toute ma famille…
J’offre à tout mon voisinage…
Je m’offre à moi-même…
J’offre à toute la famille humaine…

Envers qui et envers quoi puissé-je être gentil aujourd’hui? 

Le manque et la perte proviennent du rejet de notre Soi. 

Nous revenons au Soi et à son état de complétude en arrêtant de mettre l’accent sur les besoins de notre ego particulier et en nous refugiant dans les dons universels de l’amitié et de la gentillesse. 

Le manque disparaît quand nous offrons la paix avec un cœur généreux qui s’intéresse au bonheur de chacun. 

Très bonne semaine de pratique,

Bernard et Patricia


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