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Ces enseignements prennent toute leur force dans notre esprit lorsque nous les pratiquons entre les séances.
Notre fiche pratique pour cette semaine
Notre thème :
Les quatre aspects de notre identité universelle
« Cette semaine, je vais dépasser ma perception ordinaire des autres pour trouver les quatre aspects que je partage avec chacun. »
Lisez le récit « Leçons avec Jean Dupont » dans cet article
Si ce sujet vous intéresse,
vous pouvez profiter de l’enregistrement du stage:
Un pas de plus vers l’Eternité :
les quatre identités
Retraite à Figeac en 2018
mp3 de 12 heures
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Bonjour à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.
PREPARATION
« Comment puis-je trouver le Fils de Dieu dans la personne qui se trouve en face de moi. Je ne vois que son ego! »
Dans le Cours, nous sommes encouragés à voir le Christ en l’autre et à pardonner son ego.
Le principe est simple, mais le processus est tout sauf facile.
Voici une méthode qui pourrait nous aider à dépasser notre perception habituelle des autres en « grimpant l’échelle » des différents aspects du soi:
Aspect 1) Notre charmeur
Nous commençons à changer notre perception en observant la « face d’innocence » en l’autre (chapitre 31, section 5).
C’est l’apparence ou la personnalité que nous adoptons tous pour présenter notre soi en société.
C’est surtout l’aspect que nous utilisons pour satisfaire nos besoins, en nous présentant de manière aimable et méritante pour que les autres fassent ce que nous leur demandons.
C’est notre aspect « charmeur » et il n’est pas aussi bienveillant qu’il en a l’air.
Car sous ses airs bien sympathiques, il cache son vrai jeu, celui de l’ego qui souhaite maintenir sa particularité et satisfaire ses besoins au détriment de ceux des autres.
Aspect 2) Notre « voyou » intérieur 🙂
Le Cours nous enseigne que l’ego n’est pas notre ami, et il n’est pas non plus un ami pour les autres. C’est la partie de notre esprit qui nous fait croire que nous sommes la « demeure du mal, des ténèbres et du péché », aussi répugnant qu’un « serpent venimeux ». (Leçon 93.1)
Lorsque nous pensons que quelqu’un nous contrarie, c’est souvent cet aspect de son identité qui nous saute aux yeux. Nous avons parfois du mal à nous décrocher des fautes commises par les autres et du tort dont nous pensons avoir été victimes, et nous les ressassons parfois jusqu’à ce que la vie nous paraisse insupportable.
Bien souvent, nous n’arrivons pas à voir au-delà de cet aspect de l’autre car cela nous arrange!! Cela arrange beaucoup notre ego: nous pensons ainsi pouvoir maintenir notre particularité, tout en nous débarrassant de notre culpabilité, que nous pensons maintenant voir en l’autre.
Si nous sommes perturbés, si la paix de Dieu n’est plus avec nous, il nous semble donc tout à fait logique et justifié de penser que c’est à cause de l’autre et non pas parce que nous avons refusé l’aide et l’amour de Jésus.
En tant qu’étudiants du Cours, nous voulons pouvoir dépasser cette expérience et reconnaître la véritable identité de l’autre en tant qu’Enfant de Dieu. Alors, allons-y…
Aspect 3) Notre esprit-décideur (lisez la leçon 166)
L’enseignement de Kenneth Wapnick se concentre sur cette étape de notre apprentissage: identifier clairement l’esprit-décideur, en vous et chez l’autre personne. Ceci est la partie de son esprit qui fait le choix malheureux de la séparation:
Il ne se rend pas compte que c’est ici qu’il est certes apeuré, et sans demeure aussi ; un paria errant si loin de chez lui, si longtemps parti, qu’il ne se rend pas compte qu’il a oublié d’où il est venu, où il va et même qui il est réellement.
Or est-il vraiment tragique, quand tu vois qu’il suit la voie qu’il a choisie, et qu’il aurait seulement besoin de se rendre compte de Qui fait route avec lui et d’ouvrir ses trésors pour être libre ? … Voilà le soi que tu as choisi, celui que tu as fait pour remplacer la réalité.
(Leçon 166.6 et 7)
Cette leçon nous éclaire vraiment sur le fait que l’expérience que nous faisons d’être tristes et apeurés est un choix.
Si seulement nous pouvions voir le soi malheureux en l’autre, perdu et confus dans le rêve de séparation, cela ouvrirait nos cœurs et nous préparerait à reconnaître sa véritable Identité:
Aspect 4) Le Christ en nous
Le soi chez l’autre est triste parce qu’il fait le mauvais choix pour l’ego et contre le Christ en lui. Voir cette dynamique du mauvais choix nous ouvre à la présence du Christ en l’autre.
L’autre choisit contre le Christ (tout comme j’ai choisi contre le Christ) … il s’agit donc simplement de voir clairement de quoi l’autre a peur (de la même manière, de quoi ai-je peur lorsque je choisis contre le Christ en moi).
Le Christ est là en lui, comme en moi-même, resplendissant de tranquillité et d’innocence.
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PRATIQUE :
« Cette semaine, je me servirai des attaques apparentes pour me souvenir de l’amour présent. »
Notre plus grand besoin aujourd’hui est de retrouver notre identité universelle, celle qui est partagée par tous, celle qui nous relie et nous rappelle l’Unité de Dieu dont nous sommes l’extension.
Cette identité est composée de quatre aspects distincts:
Notre face apparente, notre ego destructeur, notre esprit décideur, notre esprit en Christ.
La manière la plus efficace de retrouver notre identité universelle est donc d’amener notre attention de la perception de l’ego de l’autre (tout ce qui nous pousse à le juger) vers la réalité de son esprit-décideur apeuré et malheureux. A partir de là, il est facile d’entre-apercevoir le Christ en lui.
Kenneth Wapnick a souvent présenté ce passage du Cours dans cette optique.
Comme Jésus le suggère ici, nous pouvons voir les expressions de peur et d’attaque comme des appels à l’aide et à l’amour:
Considère alors comment l’interprétation que donne le Saint-Esprit des motifs d’autrui te servira bien. En t’enseignant à n’accepter que les pensées aimantes en autrui et à considérer tout le reste comme un appel à l’aide, Il t’a enseigné que la peur même est un appel à l’aide. Voilà ce que reconnaître la peur signifie réellement. Si tu ne la protèges pas, Il la réinterprétera.
C’est le suprême avantage d’apprendre à percevoir l’attaque comme un appel à l’amour. Nous avons déjà appris que la peur et l’attaque sont inévitablement associées. S’il n’y a que l’attaque qui produise la peur, et si tu vois l’attaque comme l’appel à l’aide qu’elle est, l’irréalité de la peur doit commencer à se faire jour en toi.
Car la peur (l’attaque) est un appel à l’amour, ce qui était nié étant reconnu inconsciemment. (T-12.I.8:1-13)
Face à toutes les expressions de haine, nous pouvons constater la peur de l’amour.
Nous pouvons basculer notre attention de l’ego, qui nous parle d’attaque, vers l’esprit-décideur qui nous supplie de nous souvenir de la paix, de l’innocence, de la sécurité et de l’amour, pour ainsi pouvoir mieux la rappeler aux autres.
Chaque épisode de peur, d’attaque, de jugements … peut nous aider à recentrer notre attention sur l’amour présent plutôt que sur la haine apparente.
Les leçons avec Jean Dupont
Voyons comment cela fonctionne:
Jean Dupont, notre voisin de quartier, insiste pour tondre la pelouse le soir en rentrant du travail, au moment où nous voulons profiter d’un moment de calme dans le jardin en famille. Il le fait régulièrement et nous avons échangé plusieurs fois nos opinions à ce sujet sans qu’il ne change d’avis. Notre humeur se dégrade, nous refoulons notre colère ou la laissons s’exprimer dans des échanges de plus en plus vifs ou nous réfléchissons à la manière de nous venger.
Et puis nous tombons sur sa femme qui fait ses courses et qui nous explique que son mari est obsédé par l’état de son jardin. Elle-même est exaspérée, mais il n’y a rien à faire. Il n’y peut rien, la pelouse doit être parfaite, et les week-ends sont trop occupés par les autres activités familiales.
Enfin, nous comprenons ! Jeannot souffre d’un terrible choix de séparation, il se prend pour un « serpent venimeux » et doit à tout prix prouver sa perfection et sa propreté. Ce n’est pas l’état du jardin qui l’obsède, mais l’état de son propre esprit. Chaque jour, il se lève et souffre d’être exilé de sa Maison et exclu de l’amour de son Père. Comment pouvons-nous l’aider ?
Tout ce que nous avons à faire est de lui communiquer, à travers nos yeux, que nous comprenons son malheur parce que c’est le nôtre, et qu’il est aimé et profondément apprécié, malgré ce sentiment d’imperfection et de malpropreté.
Nous vous invitons à trouver des moyens créatifs d’intégrer cette nouvelle perception dans vos scènes quotidiennes 🙂
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Cette semaine, encourageons-nous à pratiquer cette observation pour orienter différemment notre perception, au moins une fois par jour. Ecoutons nos appels à l’aide respectifs!
Constatons une manifestation ou une expérience d’agressivité ou d’égoïsme et concentrons notre attention sur l’esprit confus et effrayé – en nous ou chez l’autre personne, ou chez les 2! ; ) – sur cet esprit qui mène à dire ou faire des choses disproportionnées ou inconsidérées.
Depuis ce point d’observation, calme et sans jugement, nous trouverons facilement notre chemin vers le Christ, en Nous et en l’Autre.
Le Christ Se tient devant toi, chaque fois que tu regardes ton frère.
(T-25.V.2:1-11)
Sois désireux, donc, de voir ton frère sans péché, afin que le Christ s’élève devant ta vision et te donne la joie.
(T-20.VIII.3:1-6)
Chaque frère que tu rencontres aujourd’hui te fournit une autre chance de laisser la vision du Christ luire sur toi et t’offrir la paix de Dieu.
(leçon 158)
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia
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