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Notre fiche pratique pour cette semaine
Notre thème :
Cherchons l’unité derrière les apparences de différence
« Cette semaine, je n’insisterai plus sur les différences qui nous séparent, pour trouver l’unité sous-jacente. »
Guérir est une façon de défaire la croyance dans les différences, étant la seule façon de percevoir la Filialité ne faisant qu’un.
(T-7.IV.5:5)
Bonjour à tous,
Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.
PREPARATION
« J’ai vraiment envie de découvrir l’Unité
dont parle Un cours en miracles,
mais je ne La vois pas! »
Vous avez peut-être souligné cette belle phrase dans le chapitre 5 du Cours:
La guérison est une pensée par laquelle deux esprits perçoivent leur unité et deviennent joyeux. (T-5.I.1:1)
Celle-ci, comme tant d’autres aussi inspirantes, nous donne envie d’éprouver cette joie de l’unité.
Mais, comme pour d’autres belles idées du Cours, il ne suffit pas de répéter la phrase pour en faire l’expérience, il faut travailler avec l’idée et surtout enlever les obstacles dans notre esprit.
En occurrence, par rapport à cette vision de l’unité, les obstacles à lever sont les différences-mêmes qui semblent nous séparer des autres personnes.
« Nous sommes tous uniques,
chacun est unique à sa manière. »
Nous entendons très souvent cette idée dans les domaines du bien-être, de la psychologie ou de la spiritualité.
Un cours en miracles enseigne une réalité radicalement différente sur notre véritable nature: nous formons une unité indivise et identique.
Il est tout à fait vrai que nous sommes tous très différents au niveau des corps, des paroles et des actes.
Mais, selon le Cours, il ne s’agit que de différences superficielles et insignifiantes qui ne servent que les buts de notre esprit séparé (l’ego), et de ses besoins de reconnaissance et de valorisation.
A un niveau plus profond, le contenu – c’est-à-dire la motivation profonde derrière nos actes et nos paroles – est toujours partagé par tout le monde.
L’exercice que nous avons fait lors de notre dernière séance nous a donné l’occasion de creuser sous les apparences de nos différences, pour trouver ce qu’il y a de commun en chacun de nous.
Comment pouvons-nous retrouver ce niveau de similitude avec les autres?
Voici quelques cas de figures qui peuvent nous aider.
Par exemple:
Le voisin qui fait trop de bruit et ne pense pas aux autres
Le client qui perd patience et insulte la caissière pour sa lenteur
Le collègue de travail qui manipule les autres pour prendre leur place
Le politicien qui se glorifie et méprise les autres
L’adolescent autodestructeur qui se drogue et n’écoute pas ses ainés…
Nous ne nous comportons pas comme ces personnes, n’est-ce pas ?
Strictement parlant, non.
Mais lorsque nous nous penchons sur leur comportement pour découvrir ce qui motive leurs actes et leurs paroles, nous dévoilons alors des courants d’esprit qui nous semblent très familiers.
Le voisin bruyant: n’est-il pas obsédé par le besoin de se divertir, peut-être pour oublier un état douloureux ou bien l’ennui de ce monde de séparation?
Et nous, n’avons-nous jamais voulu faire passer nos propres besoins avant ceux des autres, même quitte à leur rendre la vie un peu plus difficile, pour échapper à la routine ou à l’inconfort?
Le client impatient: ne nous est-il jamais arrivé de vouloir que quelqu’un aille plus vite? Pourquoi? Parce que nous pensons avoir des choses urgentes à faire pour être « efficace » ou satisfait, alors que le Cours nous rappelle que le vrai bonheur est toujours présent où que nous soyons. Et n’avons-nous pas manqué de gentillesse à l’égard de quelqu’un en lui lançant un mot piquant ou en nous moquant de lui, soi-disant gentiment?
Le collègue manipulateur: il vous est sûrement arrivé d’influencer les autres pour les inciter à réaliser un projet qui vous était cher, ne serait-ce qu’une sortie, en ville, à la campagne ou au cinéma pour le weekend… Et ce au détriment du projet cher à quelqu’un d’autre. C’est un niveau d’intensité plus « léger », mais c’est toujours la même pulsion.
Le politicien qui se glorifie et méprise: nous avons sûrement tous eu nos moments où nous nous sommes vus meilleurs que les autres … et nous avons aimé ça en plus! En d’autres termes, cela nous a réconfortés de savoir que les autres étaient moins bons que nous car cela nous a permis, momentanément, de chasser un sentiment de mal-être ou d’indignité. Soyons clairs, c’est du mépris, moins flagrant mais tout aussi réel que celui du politicien. 😦
L’ado autodestructeur: il fait des mauvais choix, entrainé par un besoin de fuite et poussé par une haine de soi ou des autres. N’avons-nous pas fait exactement la même chose? Notre décision de quitter l’Unité du Ciel était sûrement un très mauvais choix, entrainé par un besoin d’échapper au courroux du Dieu vengeur et poussé par notre culpabilité ontologique. Nous sommes assurément aussi perdus et confus que lui. Et tout aussi dépendant de notre drogue de particularité, le « shoot de moi ».
Vous n’aimez pas cet exercice ?
Bien sûr que non !
Qui aime savoir qu’il est comme ceux qu’il critique et attaque?
C’est à dire avec qui il partage la même motivation, la même pulsion et le même besoin?
Nous n’aimons certainement pas savoir que nous pouvons être aussi manipulateurs, égoïstes, bornés, agressifs, inconscients et méchants que les autres. 😉
Aussi désagréable que cela soit, cet exercice peut nous libérer de nos obstacles et nous ouvrir à une réalité beaucoup plus sereine:
Nous sommes une Unité, dans l’obscurité de l’ego comme dans la Lumière resplendissante de notre Soi intemporel.
Donc ne craignons pas de trouver tous nos points de similitude avec les autres. Cherchons-les activement pour mieux les transformer…
Vous trouvez encore quelques exceptions?
Alors il est possible que vous n’ayez pas assez « gratté » … ou que vous ayez encore besoin de voir une différence entre vous et l’autre, pour éviter l’effacement de votre particularité.
Il n’y a rien de plus inconfortable pour notre ego que de perdre sa particularité.
Pour éviter cela, nous insistons sur les différences qui semblent irréfutables et nous nous indignons quand quelqu’un suggère un point de ressemblance avec ceux que nous n’aimons pas.
Mais si nous persistons dans cette pratique, nous gagnerons une paix, une joie et un sentiment d’innocence et de liberté extraordinaires. Nous enlèverons la séparation de notre esprit et la remplacerons par l’amour de Dieu.
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PRATIQUE :
Pratique : » Je retrouve enfin notre unité ! «
Si nous voulons vraiment progresser dans notre pratique d’Un cours en miracles, il nous faut nous révéler les différences sur lesquelles nous insistons (par le jugement, par nos émotions ou nos réactions).
Derrière ces différences apparentes, il existe de vrais points de similitudes.
Plus encore, nous partageons exactement le même esprit, celui de l’ego universel, avec tout le monde, même les personnes que nous considérons différentes de nous: les mêmes motivations, les mêmes pulsions et les mêmes besoins.
Si nous voulons nous souvenir de l’unité de Dieu, nous devons apprendre à accueillir chacun comme un frère et un égal, en accordant toute notre attention à ce qui nous relie.
Cette semaine, nous pouvons faire un effort sincère pour observer nos pensées, celles qui différencient et séparent et percer le mensonge pour trouver le point de similitude entre nous et l’autre personne.
« En quoi suis-je semblable à cette personne? »
Qu’est-ce qui lui fait peur? N’ai-je pas la même peur?
Quel est son besoin? N’ai-je pas le même besoin?
Quelle est son émotion?
N’ai-je pas le même sentiment?
Qu’est-ce qui le contrarie?
N’y a t-il pas des choses qui me contrarient et qui semblent chasser la paix de Dieu de mon esprit?
Cette semaine, faisons le vœu de ne plus utiliser la perception des différences pour briser la réalité de l’unité que nous partageons.
Nous ne faisons qu’un et nous ne cherchons que cette unité, tandis que nous accomplissons ces quelques derniers pas qui mettent fin à un voyage qui n’a pas été commencé. (leçon 225)
Qu’est-ce que la face du Christ, sinon celle de celui qui est allé un moment dans l’intemporel et en a rapporté un clair reflet de l’unité qu’il a ressentie un instant afin de bénir le monde ? (W-pI.169.13:3)
Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia
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