Traverser les trois voiles

Notre thème :


Bonjour à tous,

Pour donner suite à notre dernière séance, nous vous proposons les idées suivantes.


PREPARATION

« Pourquoi cette personne me dérange-t-elle autant? »

Pourquoi est-il parfois si difficile de laisser tomber nos jugements, de nous calmer et de retrouver la paix de Dieu? 

La raison en est qu’intérieurement, secrètement, nous entretenons un conflit, important, que nous prenons soin de dissimuler.
Pour être plus exact, nous préservons trois conflits, bien cachés.
 
En identifiant ces batailles et en remontant à la source du problème, nous pouvons nous défaire de cette pression intérieure et ouvrir la porte à la paix.
Notre douleur peut s’estomper alors, la vie peut nous sembler plus sereine, les autres peuvent nous paraître plus touchants, plus amicaux, plus compréhensibles.   

Un cours en miracles explique que la tension que nous ressentons envers une autre personne (et avec la vie en général) est en réalité la tension que nous ressentons avec nous-même

« Parlons maintenant à la première personne » :
Ce n’est pas l’autre qui me déçoit ou me fait mal … c’est moi-même! 
Comment expliquer cela? 
Le conflit ou la déception que je ressens face à une autre personne vient du conflit que je ressens avec  moi-même, à cause de mon choix de me couper de ma véritable Identité, puissante, abondante et sereine, en Christ. 

Comprenons bien : 

Ce n’est pas l’autre qui m’abandonne ; je m’abandonne…
Ce n’est pas l’autre qui me déçoit ; je me déçois
Ce n’est pas l’autre qui me trahit ; je me trahis
Et cela chaque fois que je m’enferme dans ma petite identité particulière et dans mon histoire de faiblesse et de souffrance;
Chaque fois que je me coupe de la présence aimante, fidèle et abondante du Christ en moi.

Je me laisse pauvre, démuni, vulnérable, amoindri, ce qui me rend très susceptible.

Ne voyant pas cette dynamique, mon conflit intérieur devient rapidement un conflit extérieur avec tout un chacun autour de moi ; avec ma voiture, mon ordinateur ou le temps qu’il fait…

Attention: cela ne doit pas devenir un motif de culpabilité! 🙂

Quand c’est trop, c’est trop.
Lorsque la douleur du monde devient trop forte, lorsque nos ressentiments et nos déceptions brûlent en nous et nous supplient du répit, c’est le moment alors de trouver une autre voie.

Notre Guide, Jésus dans Un cours en miracles, nous murmure alors doucement que nous pouvons venir à lui et trouver refuge dans notre Esprit-juste, là où nous sentirons une nouvelle tendresse et entendrons une voix sage et bienveillante nous aider. 

Nous comprendrons alors : 

* Que notre conflit avec les autres était la simple projection de notre conflit avec nous-mêmes. 
Nous ne sommes pas la personne que nous avons toujours pensé être. Nous sommes toujours l’Enfant parfait d’un Père parfait et parfaitement aimant. L’Unité de Dieu est toujours intacte. 
 
* Que notre conflit avec nous-mêmes était le résultat de notre conflit avec Dieu (l’Unité immuable). 
Nous avons choisi d’écouter l’ego, la voix de la séparation, et nous avons cru que nous nous étions séparés de notre Père céleste. Cela a produit en nous un puissant ressenti de mal-être, ce qu’on appelle la culpabilité ontologique (ou métaphysique). Mais cette séparation n’a jamais vraiment eu lieu, nous sommes toujours les bienvenus au Ciel. L’Amour nous entoure et nous protège à chaque instant.  

Comment guérir ces trois voiles de confusion?

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PRATIQUE

Traverser les trois voiles de conflit qui nous séparent de la paix de Dieu 

Au moins une fois par jour cette semaine, choisissons une relation et essayons de remonter l’échelle des trois voiles vers la Source de la Paix. 

En bref: 
1. Je vois mon conflit avec les autres, je monte…
2. Je vois mon conflit avec mon soi, je monte…
3. Je vois mon conflit avec Dieu, puis…
4. J’accepte enfin son immense Amour et me souviens que je suis son Enfant bien-aimé. 

Regardez cette vidéo, extraite de notre séance, pour vous donner un exemple.


Ces étapes en détails :

Pour notre conflit avec les autres, disons-nous : 
Je vous libère de toute responsabilité pour mon mal-être. Je prends responsabilité de ce que je ressens.
Vous êtes comme moi, un Enfant de Dieu, confus et effrayé et vous cherchez la même chose que moi, le souvenir du Christ en nous. 
Nous pouvons nous aimer, comme des frères et des sœurs, même si vous avez encore peur de comprendre ce lien entre nous. 

Pour notre conflit avec nous-mêmes, disons-nous :
Je me libère de toute culpabilité et de tout sentiment d’échec.
Je n’ai pas commis la terrible faute que je pensais avoir commise; ma véritable Identité, au-delà de ma vie particulière, est toujours parfaitement intacte, en ce moment même. 
Je suis pleinement digne de la paix et du bonheur d’un Enfant de Dieu.  
 
Pour notre conflit avec Dieu, disons-nous :
Je me libère de toute pensée d’avoir blessé ma Source en Dieu. 
J’accepte qu’il ne s’est rien passé, qu’il est impossible de détruire l’Amour parfait et que mon lien à Dieu est toujours parfaitement intact. 
Je me réjouis de mon union avec Dieu et avec tous mes frères et sœurs. 
Je me permets de me sentir parfaitement aimé et protégé par cet Amour. 


Un dernier mot
En cas de difficulté – soyons tendre envers nous-mêmes
Souvenons-nous qu’il s’agit d’un long et lent processus pour défaire notre attachement à notre soi séparé. Si la paix ne vient pas, c’est uniquement parce que nous avons encore trop peur de lâcher prise de notre histoire et de nos émotions. C’est simplement notre peur de l’Amour qui nous empêche d’avancer maintenant, et ce n’est pas un crime d’avoir peur. 

Très bonne semaine de pratique,
Bernard et Patricia

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